Jean-Luc Raymond

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lundi 13 novembre 2006

Informatique durable (tendance 008)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Le CNRS propose, via son groupe de travail EcoInfo, des documents et travaux s'inscrivant dans la démarche d'une informatique durable. Toute une page de ressources en ligne réactualisée est disponible sur le sujet : Groupe de travail EcoInfo (dont des documents d'information à destination du public : plaquette et posters de sensibilisation).


Le groupe de travail EcoInfo du CNRS a produit un document phare de 22 pages (en .pdf) : "Les faces cachées de l'informatique : Déchets et énergie, sous-titré : Livre Vert : comment se diriger vers une informatique durable ?" destiné aux gestionnaires de parcs informatiques et aux acheteurs de matériel informatique qui s'avère un guide essentiel pour les personnes s'intéressant aux problématiques écologiques des outils technologiques (consommation énergétique, recyclage, dangerosité des matières premières...). Le concept d'informatique durable sous-tend l'ensemble de ce document de référence présentant un état de la législation, un point sur le choix de son matériel et sur la limitation de l'achat de machines, la maîtrise de la consommation énergétique d'un parc informatique, la gestion responsable des consommables, la sensibilisation des utilisateurs et l'élimination du vieux matériel.


L'informatique durable, c'est donc la prise en compte de l'ensemble de ces préoccupations.

"La croissance du secteur informatique est l'une des facettes de la croissance mondiale, laquelle se heurte de façon de plus en plus visible aux limites de l’environnement. Les responsabilités étant partagées, cette situation résulte en dernière analyse de la somme des comportements individuels, démultipliés à l'échelle de la planète tout entière. (...) L'impact écologique du matériel informatique n'est pas anodin et il est nécessaire de prendre en compte ce facteur dans toutes les phases de sa gestion et de son utilisation. Beaucoup d'entre nous ont déjà réfléchi à ces questions et mis en oeuvre de bons réflexes qu'il faut avoir pour rendre responsable la gestion d’un parc informatique."

Via 01 Informatique - Le blog.

dimanche 12 novembre 2006

Accès public à l'Internet en Afrique : 4 mémoires d'étudiants, travaux de recherche au Mali, Sénégal et au Burkina-Faso

L'association des EPNologues publie 4 travaux d'étudiants du Master 2 CGNPT (Université Paris 10 Nanterre) très intéressants sur l'accès public en Afrique ; une perception de la réalité de l'appropriation des technologies via des expériences différentes et enrichissantes du point de vue humain et pédagogique :


Au Mali, un état des lieux des TIC et des usages diversifiés des technologies

Loïc Baron (Septembre 2006), "Etude des TIC au Mali, lors du Forum Social Mondial 2006. Projet : De l'Ilot Bamako en collaboration avec l'association GNTM de Saint-Denis" (à télécharger ici en .pdf, 72 pages). Au coeur de ce projet, un travail avec un Espace Public Numérique de Saint-Denis (93) permettant à des jeunes du quartier de se rendre au Forum Social Mondial à Bamako (Mali). Un voyage d'études illustré fait un état des lieux de l'accès public à l'Internet au Mali, des utilisations de l'Internet par les Maliens. Extrait :

"Utilisation du GSM dans le désert. Mohamed possède quelques chameaux et un troupeau de chèvres. C'est un Touareg nomade. Mais le seul élevage ne permet pas de vivre convenablement. Sa femme et lui réalisent des objets d’artisanat. Ils invitent des touristes en ballade à dos de chameau qui passent quelques nuits dans leur campement. Ces activités touristiques leur permettent d'acheter en ville des produits de première nécessité. Mais l'arrivée du GSM a considérablement modifié leur mode de vie. En effet, depuis
que Mohamed a acheté un téléphone portable, ils peuvent recevoir des coups de téléphones venant de Tombouctou ville. Ces appels sont ceux de partenaires de Tombouctou qui leur indique l'arrivée de touristes qui souhaitent partir en expédition
dans le désert. Mais la couverture GSM est limitée autour de la ville de Tombouctou. Les touaregs impliqués dans l'activité touristique établissent donc leur campement en fonction de ce nouveau paramètre : être à portée du réseau de téléphonie mobile."

A Dakar, citoyenneté numérique et administration en ligne

Abdoul Aziz Wane (Septembre 2005). "Autre Mairie de Dakar : Audit des Espaces Publics d'Accès Internet : Utilisation des TICs pour une qualité de service public et de bonne gouvernance locale" (à télécharger ici en .pdf, 114 pages). Ce mémoire s'intéresse à la réalité de l'accès public à Internet à Dakar avant de dégager les enjeux des TIC de l'administration locale et d'entrevoir un programme d'actions global par la mairie de Dakar d'appropriation de l'internet, auprès des citoyens de la capitale du Sénégal. Abdoul Aziz Wane dresse une typologie des publics menacés d'exclusion numérique :

"D'après les témoignages recueillis auprès des populations aux alentours des CyberCentres et chez les particuliers (pères et mères de familles), il a été constaté que quelques sous-groupes de la population Dakaroise sont significativement en
marge d'Internet :
- la tranche d'âge des 50 ans et plus (90% de non-utilisateurs),
- ceux qui n'ont pas de diplôme du secondaire (79% de non-utilisateurs),
- ceux qui n'ont pas d'activité professionnelle et ne sont pas demandeurs d'emploi (62% de non-utilisateurs),
Dans une moindre mesure :
- les chômeurs (49% de non-utilisateurs),
- les ouvriers (49% de non-utilisateurs)."


Espaces Numériques Scolaires au Sénégal : pluralité d'expériences

Maty Diallo / Dia (Septembre 2005) "Accès au grand public des Espaces Numériques Scolaires au Sénégal : Situation actuelle et perspectives" (à télécharger ici en .pdf, 97 pages). Ce mémoire de fin d'études dresse un panorama des ENS (Espaces Numériques Scolaires) au Sénégal, des lieux qui sont soit le fait d'une initiative interne (projet d'école ou d'établissement ou encore dans le cadre de partenariat Nord-Sud), soit nés sous l'impulsion des Autorités du Ministère de l'Education ou des Collectivités locales dans le cadre de la décentralisation. Par une méthodologie d'enquête quantitative et qualitative, Maty Diallo / Dia présente la pluralité des approches et des usages en ENS. Dans sa conclusion, il propose des axes de développement pragmatiques :

"Dans le même sens, les Pouvoirs locaux pourraient, toujours en relation avec les ONG, les mouvements associatifs, les artisans, pêcheurs, automobilistes, agriculteurs, les commerçants, etc., initier et promouvoir le développement de cyber-écoles. L'idée serait d'utiliser la puissance des TIC dans les ENS au service de la communauté, afin de mettre en commun les expériences et les activités des groupes socioprofessionnels, dans le but d'une mutualisation des moyens. Ces cyber-écoles, relativement bien implantées, pourraient permettre de faire face aux frais financiers qu'occasionnent aujourd'hui la construction tout azimut de cybercafés et dont les coûts sont souvent de portée des possibilités des habitants. Compte tenu de ce facteur limitant, la mutualisation envisagée pourrait se faire dans le cadre de salles multimédias qui regrouperaient
l'essentiel des moyens informatiques et de communication. Afin d'assurer la pérennisation du projet, il peut être prévu un couplage avec des activités de services telles que l'animation d'un cybercafé, la formation, la vente de produits locaux (artisanat, tourisme) en ligne, la réalisation de sites Web pour les PME locales, etc."


E-formation et formation au Burkina-Faso via des Espaces Publics Numériques en réseau

Emmanuel Tassr Sawadogo (Septembre 2005). "Offre de e-formation en milieu rural au Burkina Faso : Etude de faisabilité d'un projet pilote" (à télécharger ici en .pdf, 79 pages). L'objectif principal de ce projet est la construction d'une offre de e-formation et d'information pour le développement aux communautés rurales du territoire du Sanmatenga, une des 45 provinces du Burkina Faso, en partenariat avec InFoDev (structure de formation et d'information au Burkina). Le mémoire est présenté sous la forme d'une gestion de projet technique. A propos des publics concernés :

"Le choix d'InFoDev de s'intéresser au monde rural prédéfinit les publics cible du projet qui prend désormais le nom de Projet Sanem. En effet, les zones rurales sont constituées presque exclusivement de petits agriculteurs et d'éleveurs. Ces deux secteurs d'activités occupent 85% de la population du Burkina Faso et, paradoxalement, il n'y a pas d’offre de formation
structurée pour ces publics ; ce qui donne déjà à ce projet son caractère innovant. Ce caractère innovant du projet justifie d'ailleurs l'enquête menée pour dresser le relevé des besoins en formation et en information spécifiques à ce milieu. La politique d'InFoDev, le porteur du présent projet, est d'utiliser la médiation de l'ordinateur dans une série d'offres de formation en direction de ces publics localisés dans la province du Sanmatenga dans la perspective d'un développement humain durable et d'éviter les supports non interactifs à quotient phatique médiocre (...) En terme de disponibilité, les deux saisons qui s'alternent dans le pays rythment la vie : la saison des pluies ou hivernage, qui s'étend de mi-mai à mi-octobre est la période et pendant laquelle la totalité des populations rurales sont sollicitées à temps plein dans les travaux champêtres. En revanche, la saison sèche, qui va de la mi-octobre à la première moitié du mois de mai est une période sans activités majeures et offre donc une plage temporelle de disponibilité des publics pour s’impliquer dans d'éventuelles formations."

samedi 11 novembre 2006

Jean-Jacques Servan-Schreiber, prospectiviste des usages des technologies et précurseur des Espaces Publics Numériques

Comme L'Express et Les Echos ("JJSS et la modernité", 8 novembre 2006) le rappellent cette semaine dans un dossier consacré à sa vie, Jean-Jaques Servan-Schreiber, décédé la semaine dernière à l'âge de 82 ans, fut un visionnaire des technologies. En 1967, il publie "Le Défi Américain", un essai avec un énorme succès qui se vendra à 600 000 exemplaires, où il souligne que l'Europe est dépassée tant au niveau des méthodes de management que de l'équipement technologique et dans sa capacité de mobilisation de la recherche. C'est un livre visionnaire, traduit en 15 langues qui marqua cette époque.


Son second livre à succès, "Le Défi Mondial" sorti en 1980 s'intéressera à la puissance économique du Japon grâce au levier technologique à l'informatisation. En 1981, Jean-Jacques Servan-Schreiber convainc François Mitterrand de créer le Centre pour l'Informatisation de la France (dit "Centre Mondial Informatique et Ressource Humaine") dirigé par Nicolas Negroponte et Seymour Papert. (Photo : Jean-Jacques Servan-Schreiber et des enfants au Centre Mondial de l'Informatique en 1984). Ce centre est en avance sur son temps, il se veut...

"Instiller aux sphères politiciennes le virus micro-processorien et a pour objectifs de mettre au point un nouvel ordinateur individuel ainsi que de servir de base aux programmes pilotes dans les pays en voie de développement, une expérience sociale au profit des jeunes, des chômeurs et des personnes âgées."


Jean-Jacques Servan-Schreiber eut l'idée des Espaces Publics Numériques et d'un réseau des animateurs multimédias plus de 10 ans avant leur existence : "Un réseau national de 50 000 ateliers équipés de micro-ordinateurs professionnels" (document du Centre mondial pour l'informatique et les ressources humaines, novembre 1984), "Coordination entre les responsables de centres et les animateurs" (Note technique, 27 novembre 1984), "L'ordinateur au village : le projet français fait des vagues" (par Daniel Garric, Le Point n° 640, 24 décembre 1984), "Les chantiers populaires de la micro" (Le Matin, 23 janvier 1985).


Le Centre Mondial Informatique ferme en 1985 et on dénonce dans les médias français le gouffre financier (frais de réception et de voyage).


Il demeure de Jean-Jacques Servan-Schreiber une vision de prospectiviste indiscutable dont voici quelques citations qui font sens et qui sont toujours d'actualité plus que jamais :

"Rien n'est donc plus urgent que de tout mettre en œuvre pour brancher la puissance informatique sur le développement, avant tout, des facultés de chaque homme et de chaque femme, dans sa région, dans sa culture , dans sa langue, selon sa vocation, pour faire surgir sa propre ressource, sa propre capacité à créer. C'est vrai au nord comme au sud. Car devant la nouvelle ère qui commence nous sommes tous sous-dévelopés. ". (Le Défi Mondial, 1980)

"En 1980, et probablement avant, l'ensemble des écoles et universités américaines seront reliées avec des consoles aux ordinateurs géants dans les différentes branches des connaissances. Et les programmes d'éducation par classe, peut-être même par élève, seront adaptés et coordonnés directement par les ordinateurs." (Le Défi Mondial, 1980)

"C'est au cours de mes séjours de travail, de plus en plus fréquents, en Amérique et au Japon, que j'ai découvert cet univers tout neuf, pour nous, Français, de l'informatisation. J'ai alors perçu qu'il va tout pénétrer, tout changer - industries, agriculture, services, éducation. Convaincu qu'il était nécessaire d'en savoir rapidement plus long, j'ai participé, pendant trois mois, à des séminaires en Californie, pour mieux m'imprégner de cette nouvelle "révolution" dans les modes de liaisons entre les individus et communautés, cherchant à définir la meilleure ouverture pour une "voie française". Je me suis même fixé, pour un temps, dans la plus avancée des universités américaines en informatique, celle de Carnegie-Mellon, à Pittsburgh. Chaque bureau, chaque chambre, chaque poste de travail, y est doté d'un ordinateur personnel, directement branché sur l'ensemble des banques de données de l'Université et aussi du pays. (Un seul exemple : un étudiant, en fin de cursus, peut, de son ordinateur même, solliciter un poste dans l'ensemble du pays !) Immense progrès, encore inconcevable chez nous." (Le Fossoyeur, 1993).

jeudi 2 novembre 2006

Intermédiation, le mot faux ami de la lutte contre le fossé numérique ou contre l'exclusion numérique

Comme quoi il faut toujours se méfier des mots, même les plus anodins. Depuis quelques années, lorsqu'on évoque la lutte contre l'exclusion numérique, le fossé numérique ou la fracture numérique, plusieurs termes reviennent communément dans les discours, les écrits et les blogs. Pour qu'une personne en difficulté, dite "éloignée" de l'internet puisse s'approprier l'utilisation même basique d'un ordinateur et de l'internet, on parle d'un accompagnement humain ou d'intermédiation. Ce mot "intermédiation" a aussi tendance à s'affirmer dans le champ du social.

Or, "intermédiation" est un terme relevant de l'économie et non du social. Selon le dictionnaire A l'aide.com, l'intermédiation est le "principe de fonctionnement de certains systèmes de paiement faisant appel à une entité qui assure la gestion du paiement sécurisé pour le compte du client et du marchand".

L'I.N.S.E.E. est encore plus précis en définissant ainsi l'intermédiation financière :

"Activité par laquelle une unité institutionnelle acquiert des actifs financiers et, simultanément, contracte des passifs pour son propre compte par le biais d'opérations financières sur le marché. Les actifs des intermédiaires financiers et leurs passifs présentent des caractéristiques différentes, ce qui suppose que, dans le processus d'intermédiation financière, les fonds collectés soient transformés ou regroupés en fonction de leur échéance, leur volume, leur degré de risque."

Comme quoi, il y a toujours des faux amis.

lundi 30 octobre 2006

Que sont devenus les emplois jeunes des collectivités locales ?

A une époque, on a pu facilement gloser sur les emplois jeunes et leur utilité, voire sur la sortie du dispositif pour nombre de ces employés qui ont fait partie du dispositif du Ministère du Travail "nouveaux services, nouveaux emplois" dès la fin des années 90. Aujourd'hui, on reconnaît peu l'apport de ces salariés au sein des collectivités territoriales qui ont pourtant rempli des missions de service public. Ils sont le creuset de l'animation multimédia dans les Espaces Publics Numériques, des lieux naissants où ils ont souvent inventé, créé avec des moyens raisonnables dans un contexte de découverte des nouvelles technologies pour la majorité des Français. On oublie souvent de dire que plus de 10 % des Français, selon les statistiques, ont découvert les utilisations possibles de l'ordinateur et de l'internet dans des espaces multimédias à but non lucratif. Que sont devenus ces emploi jeunes ? Comment se sont-ils intégrés dans la vie professionnelle à l'issue de ce contrat de 5 ans ?


Une étude de la DARES (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, Ministère de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement) publiée ce jour s'est intéressée au devenir des emplois jeunes : "Que sont devenus les "emplois-jeunes" des collectivités locales, établissements publics et associations ?" (téléchargeable en pdf avec des tableaux au format Excel).


La conclusion montre l'efficacité du dispositif dans son ensemble comme le souligne ce résumé :

"Trois quarts des jeunes embauchés début 1999 en emploi-jeune dans une collectivité locale, un établissement public ou une association et restés au moins deux années en poste ont occupé un emploi immédiatement après leur sortie du dispositif. Parmi eux, 61 % sont restés chez leur employeur sur un contrat de droit commun ou en stage et 23 % ont été maintenus sur leur poste emploi-jeune grâce à une aide supplémentaire de trois ans en vue de sa pérennisation, les autres trouvant un emploi chez un autre employeur.

L'insertion professionnelle a été rapide quand le jeune a choisi de rompre son contrat avant le terme des cinq ans d'aide de l'État : près des deux tiers avaient déjà trouvé un emploi au moment où ils ont rompu leur contrat. L'insertion a été en revanche plus difficile quand le contrat est arrivé à son terme et que le jeune n'a pas pu rester chez son employeur.

Pendant leur emploi-jeune, six jeunes sur dix ont préparé un diplôme ou un concours d'entrée dans la fonction publique et quatre sur dix l'ont obtenu. Si la réussite au concours a été le gage d'une insertion professionnelle rapide et stable, l'obtention d'un diplôme ou d'un titre a eu peu d'impact sur l'insertion des jeunes à 18 mois."


Source :

Rotman, Gilles (30 octobre 2006). "Que sont devenus les "emplois-jeunes" des collectivités locales, établissements publics et associations ?" (En ligne), in Premières Synthèses, n°44.1, Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, Ministère de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement, Paris, 6 p. et annexes (Page consultée le 30 octobre 2006)

mardi 10 octobre 2006

Relais Services Publics (RSP), des lieux informatisés pour effectuer et accompagner les publics dans leurs démarches administratives

Le site Vie-Publique.fr, édité par La Documentation Francaise, a publié aujourd'hui un dossier complet (sur un nouveau dispositif "Relais Services Publics" (R.S.P.) avec liens de références, circulaire du 2 août 2006 sur la labellisation... : "Relais Services Publics : la labellisation lancée" qui peut concerner les Espaces Publics Numériques et lieux d'accès publics à l'internet du monde rural. Cette page complémentaire précise aussi l'essentiel sur les R.S.P.


Ces nouveaux points d'accès locaux à l'administration en ligne donneront accès principalement à des services sociaux et liés à l'emploi par un système de labellisation département par département. Un financement à l'équipement informatique et du local (10 000 Euros par an) est prévu après sélection et un accompagnement humain doit être prévu au sein de chaque "Relais Services Publics" :

"Les RSP doivent permettre au public d'obtenir des informations et d'effectuer des démarches administratives relevant de plusieurs administrations ou organismes publics, principalement en matière d'emploi et de prestations sociales. Une charte nationale de qualité garantit le niveau de prestation de services réalisée. La circulaire du 2 août 2006 apporte les précisions nécessaires aux candidats à l'obtention du label ainsi que sur le financement des projets labellisés."


Source :

Collectif (10 octobre 2006). "Relais Services Publics : la labellisation lancée" (En ligne). Vie-Publique.fr, La Documentation Française, Paris, 1 p. (Page consultée le 10 octobre 2006)

Ordinateur : comment bien accompagner ses enfants ? Un dossier de l'Internaute.com

Le site L'Internaute présente dans sa rubrique High Tech un nouveau dossier sur les enfants et l'ordinateur : "Ordinateur : comment bien accompagner ses enfants ?". Au sommaire, une sélection de 16 jeux ludoéducatifs pour enfants sur cédéroms regroupés par tranches d'âge, un zoom sur 4 logiciels de contrôle parental et une réflexion sur leurs fonctionnements et leurs limites, des conseils aux parents et aux enfants dans l'utilisation d'Internet et des témoignages de parents sur le contrôle parental à partir de 3 questions clés.


Source :

Collectif (4 octobre 2006). "Ordinateur : comment bien accompagner ses enfants ?" (En ligne), Linternaute.com, Benchmark Group, Paris, Dossier (Page consultée le 10 octobre 2006).

jeudi 28 septembre 2006

Le Programme d'Accès Communautaire canadien en péril, les Espaces Publics Numériques canadiens en difficulté

Le Programme d'Accès Communautaire (P.A.C.) Canadien est-il en train de mourir ? C'est la question que l'on peut se poser. Cette initiative qui compte 11 années d'existence et qui a donné naissance à des milliers de C.A.C. (Centres d'Accès Communautaire) dans le pays a été précurseur de nos Espaces Publics Numériques à la Française et a inspiré de nombreux programmes de mise en place d'espaces publics multimédias à but non lucratif par des Etats ou des régions dans le monde.


Dès 1995, le Gouvernement Fédéral Canadien décide d'un vaste plan de création de points d'accès publics à internet (C.A.C.) accompagnés sur l'ensemble du pays animé le plus souvent par des bénévoles afin de faire découvrir Internet au plus grand nombre et d'aider les citoyens à s'approprier les outils informatiques et l'Internet. Aujourd'hui, ce le financement du P.A.C. est remis en cause par le Gouvernement Canadien et la décision sera entérinée à la fin du mois septembre.


Coordonné par l'organisme à but non lucratif Communautique, le blog Numérique s'interroge à juste titre sur cette décision politique :

"La fin du Programme d'accès communautaire dans son ensemble ainsi que de l'Initiative jeunesse de ce même programme aura des conséquences importantes pour plusieurs communautés à travers le Québec et le Canada et plus particulièrement pour les personnes les plus touchées par la fracture numérique soit : les personnes handicapées, les personnes en processus d’alphabétisation, les personnes voulant intégrer le marché du travail, les nouveaux arrivants, les Premières nations et les personnes vivant en région éloignée.De plus, la mise en ligne des services gouvernementaux exclue et continuera d'exclure une large part de la société de l’accès à l'information essentielle à une participation pleine et entière à la société d’aujourd'hui. Que fait-on du 37% restant des gens qui n'utilisent pas Internet ou qui n'y ont pas accès? Si j'en crois le succès de nos activités (Plus de 7700 ateliers de formations donnés cet été, par 106 animateurs, un record!) ce programmme a toujours sa raison d'être..."


Sur les listes de discussion internationales sur les "telecentres", les doigts s'échauffent sur les claviers pour que le Gouvernement canadien revienne sur cette décision.


La Presse au Canada commence à se faire l'écho de la disparition du P.A.C. comme le Chronicle Herald de ce jour qui y consacre un article : "CAP has been cut -- officials" en retenant la mise en péril de 279 Espaces Publics Numériques locaux et communautaires utiles pour la population dans la région de Nova Scotia, le rôle culturel et patrimonial d'informations historiques locales collectées et enregistrées dans ces lieux d'accès publics par des bénévoles.


A l'initiative de TéléCommunautés, Communautique lance une campagne de courriel pour la sauvegarde du Programme d'Accès Communautaire à partir de cette page :

"Vous n'êtes pas sans savoir que le Programme d'accès communautaire (PAC) ainsi que l'Initiative jeunesse du PAC (IJ-PAC) se termineront sans doute bientôt faute de financement. Pourtant, nous demeurons convaincus de l'utilité de ce programme et de ses bienfaits sur les collectivités qu'il dessert. Il va sans dire qu'un financement récurrent de ce programme faciliterait grandement la tâche des personnes qui travaillent sans relâche pour mener à bien ce projet, mais surtout pour aider les gens qui fréquentent les Centres d'accès communautaire Internet à franchir le fossé numérique."

mercredi 6 septembre 2006

Fracture numérique, Inégalités d'accès et d'appropriation à Internet pour les enfants américains de 3 à 12 ans

La nouvelle étude américaine du National Center for Education Statistics "Computer and Internet Use by students in 2003" (72 pages, téléchargeable ici en .pdf) offre un panorama statistique de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les élèves américains (niveau inférieur au grade 12, à partir de 3 ans jusqu'à 12 ans). On y apprend que plus de 66 % des écoliers utilisent un ordinateur et 25 % se connectent à Internet.


La banalisation de l'usage des TIC est soulignée par ce rapport qui indique toutefois des disparités importantes et la persistance d'un fossé numérique très ancré dans le monde scolaire. Ainsi, les écoliers du privé utilisent plus l'ordinateur à la maison que les moyens informatiques disponibles à l'école, ce qui est le contraire pour les enfants défavorisés. L'accès public à l'internet collectif se révèle donc indispensable pour rendre moins inégalitaire l'appropriation à l'internet.


La Presse américaine (via une dépêche de l'agence Associated Press) relève en outre dans cette étude des critères communautaires discriminatoires d'usage de l'Internet aux États-Unis. Si les populations "blanches" d'élèves sont 67 % à utiliser Internet, les hispaniques ne sont que 44 % et les populations noires 47 %. Cela pose un problème évident pour l'employabilité future de personnes issues des minorités.


Le rapport met clairement en évidence qu'un accès limité à Internet en temps réfrène l'autonomie de l'élève à acquérir des compétences numériques et informationnelles et notamment la capacité à rechercher sur Internet. L'étude indique aussi que le revenu du foyer, l'éducation des parents et la présence de 2 parents (couples) influe sur la présence d'un ordinateur au moins au sein de la sphère familiale et favorise une meilleure appropriation de l'utilisation de l'Internet. Aux États-Unis, chez les enfants, on n'observe plus de différences dans des obstacles à l'utilisation de l'ordinateur pour les filles.


De même, les écoles publiques combinent une utilisation hors ligne et en ligne de l'ordinateur ce qui est beaucoup moins fréquent dans les écoles privées favorisant l'utilisation prépondérante de l'internet. Enfin, l'internet à usage scolaire est seulement l'une des composantes de l'utilisation de l'ordinateur pour les enfants, tout comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et les jeux vidéo.


Source :

Chapman, Chris & DeBell Matthew (September 2006). Computer and Internet Use by Students in 2003 - Statistical Analysis Report (En ligne), Institute of Education Sciences, National Center for Education Statistics, U.S. Department of Education, Washington D.C., Report, 72 p. (Page consultée le 6 septembre 2006)

mardi 5 septembre 2006

Autoformation en vidéo pour OpenOffice (traitement de texte, présentation, tableur)

Les EPM du Lyonnais ont repéré un cours complet en ligne du logiciel du pack logiciel OpenOffice (traitement de texte, présentation, tableur) en auto-formation, créé par la Commission Scolaire de Montréal, d'une incroyable richesse et permettant d'avancer pas à pas dans la découverte et l'appropriation de OpenOffice : OpenOffice : vidéoformations du SITSAT de Montréal.


Source :

Tousignant, Daniel (25 décembre 2005). OpenOffice : vidéoformations du SITSAT de Montréal (En ligne), Commission Scolaire de Montréal, Canada, Page ressource (Page consultée le 5 septembre 2006)

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