Jean-Luc Raymond

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vendredi 6 octobre 2006

Banlieues créatives en France : 150 actions dans les quartiers, Guide 2007 (par Anne Dhoquois)

Rédactrice en chef de Place Publique (une agora sur Internet mettant en avant des initiatives citoyennes), Anne Dhoquois vient de signer un remarquable ouvrage d'espoir qui vient trancher avec l'image négative des banlieues à l'automne 2005 : "Banlieues créatives en France : 150 actions dans les quartiers - Guide 2007" (collection Guide des initiatives solidaires, éditions Autrement).


Cet ouvrage présente des monographies et portraits d'acteurs, d'associations, d'entreprises, de collectivités locales et organismes consulaires qui agissent dans une dynamique d'innovation au coeur des quartiers dits "sensibles". Ces expériences humaines, sociales, culturelles, d'entreprises sont au coeur d'une innovation dans des contextes locaux compliqués où le projet collectif est plus fort que l'image souvent écornée du quartier.


En 8 thèmes : Apprendre, Créer son activité, Dialoguer, Participer, Se distraire, S'exprimer, S'insérer, Vivre au quotidien, Anne Dhoquois fait un inventaire étonnant de diversités et d'idées mises en oeuvre qui libèrent la parole, expliquent la volonté de faire, montrent "l'agir concrètement" et témoignent d'un retour d'expériences de vies passionnantes au sein de banlieues, "le lieu du ban" (lieu des bannis) comme l'explique le journaliste Suisse Michel Beuret.


Des initiatives liées à Internet sont présentées comme les activités numériques citoyennes du Centre Social de Belleville à Paris (blog collaboratif, wiki, projet d'ordinateur simplifié MiniNet), l'accompagnement de projets par l'association Génération NTM à Saint-Denis, département de la Seine-Saint-Denis (implication dans le site Espace Citoyen Dyonisien en cherchant à aider au développement de médias indépendants locaux), les HLM connectés de Moulins Habitat à Moulins dans l'Allier (connexion gratuite à Internet dans les logements sociaux via un téléviseur ou un ordinateur avec un accompagnement à l'appropriation, des contenus informatifs propres...), l'Internet dans les quartiers avec l'apport de l'Espace Public Multimédia de Kerourien, à Brest (ateliers d'écritures, aller au-devant des publics éloignés de l'internet avec un ordinateur portable, atelier cuisine multimédia...) ou encore le projet du pôle Internet citoyen de proximité développé par l'association Fraternet dans le Nord (créer un site Internet sur un quartier ou une ville et proposer aux habitants de l'alimenter en organisant en amont des ateliers d'écriture), T.O. Mirail à Toulouse (un portail avec, par et pour les habitants du quartier du Mirail avec des infos, des photos, des reportages...)...


Anne Dhoquois résume ainsi l'aventure de ce livre :

"Force, générosité, inventivité, pragmatisme... Tels sont les maîtres mots qui caractérisent nombre de personnes oeuvrant et vivant dans les quartiers. Mais pas seulement. Au détour d'une réflexion, d'un bilan, d'un constat, s'exprime la détresse, voire le désespoir. Car les temps sont durs - subventions en diminution, secteur de l'insertion en crise, développement de la misère... - et les raisons de la colère nombreuses. Pour autant, les discours de découragement ne sont pas légion tant l'énergie vitale qui anime ces travailleurs sociaux, bénévoles, éducateurs, artistes, militants associatifs, animateurs... rencontrés et interviewés lors de la rédaction de cet ouvrage a été palpable. Et c'est à toute cette richesse humaine que le livre rend hommage. Comme un miroir tendu aux habitants d'autres quartiers, moins en crise, mais qui pourraient être à leur tour gagnés par cette soif de créer du lien, de la solidarité, du mélange. Comme une boîte à outils d'idées, d'initiatives, d'expériences, souvent réussies, parfois ratées, mais toujours en mouvement".


Source :

Dhoquois, Anne (5 octobre 2006). "Banlieues créatives en France : 150 actions dans les quartiers, Guide 2007", Editions Autrement, Guide des initiatives solidaires, Paris, 210 p.

jeudi 5 octobre 2006

Le Wifi dans les villes... et dans les stades

Nouvel eldorado pour le Wifi aux États-Unis, les offres d'entreprises montant des réseaux Wifi dans des villes (comme la firme Earthlink) souhaitent désormais fournir des réseaux internet sans fil dans des stades de baseball. Sur les rangs, le Oakland Coliseum (Californie) et le stade de Cincinnati. Le stade des San Francisco Giants est déjà équipé en Wifi mais il est bien difficile de savoir comment ce réseau est utilisé par le public. On imagine déjà des services sportifs d'infos ou vidéos couplés avec cet internet sans fil d'un nouveau genre. Le potentiel de spectateurs présents simultanément lors de matchs de baseball a de quoi séduire le marché de la fourniture de Wifi et de services Web additionnels.

Source :

Fehrenbacher, Katie (October 4, 2006). "The Path to Muni Wifi... Baseball?" (En ligne), GigaOM, Om Malik, San Francsco, 1 p. (Page consultée le 5 octobre 2006)

mercredi 4 octobre 2006

Competitio.us : outil de veille gratuit en ligne

Les services en ligne Web 2.0 fleurissent chaque jour. Le site Competitio.us (beta) se différencie par une offre gratuite donnant la possibilité à l'internaute de construire une veille à partir de l'URL d'un concurrent. Competitio.us recherche des infos en terme d'audience, d'évolution de la structure du site Internet (comparaison de fonctionnalités), de citations et d'infos du concurrent sur des sites ou blogs. C'est un outil de veille concurrentiel gratuit basique intéressant ne se substituant pas aux outils spécialisés de veille plus pointus.

Manuel Castells, Peter Monge et Noshir S. Contractor : atelier sur la théorie des réseaux

Le journaliste Francis Pisani rapporte en 3 billets l'essentiel d'un atelier qu'il a suivi, il y a quelques jours, au Annenberg Center de l'Université de Californie du Sud, sur le sujet de la théorie des réseaux, rendez-vous organisé par Manuel Castells (professeur de sociologie à Barcelone et à Berkeley, spécialiste de l'Internet), Peter Monge (professeur de communication et de management des organisations à l'USC Annenberg School for Communication, spécialiste des réseaux de communication) et Noshir S. Contractor (professeur au département de Communication de l'Énonciation et au département de Psychologie de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, spécialiste des réseaux communautaires).

 

La théorie des réseaux est au centre des préoccupations des discours contemporains sur l'économie mondialisée, les échanges interpersonnels, le travail collaboratif et les communautés en ligne via l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication. Aussi, mieux comprendre la théorie des réseaux, c'est pouvoir mieux analyser les mécanismes en jeu dans ce monde global et local du Web et de ses affluents.

 

Dans le premier article : Théorie des réseaux : la diversité, il est question de "moteur de diversité" de la théorie des réseaux par des observations lors d'études dans un contexte managérial du secteur financier :

"Les meilleures places dans une organisation hiérarchique se trouvent généralement près du sommet. Dans un réseau pourtant, être à la périphérie peut représenter plus d'avantages que d'être près du centre, à condition de pouvoir se placer sur un "trou structurel" (structural hole).

Ainsi baptisée par Ron Burt, professeur à l'Université de Chicago, l'expression, d'abord obscure est en fait parlante et suffisamment imagée pour frapper. Les acteurs qui enjambent les trous structurels permettent à deux réseaux de communiquer par leur intermédiaire."

Dans un 2e papier, Francis Pisani s'intéresse au facteur temps de la Théorie des réseaux, abordé comme sujet complexe dans son évolutivité qui n'est pas une fin en soi :

"Il faut aller plus loin que la simple introduction du temps comme un élément," a proposé David Stark en se fondant sur son étude des investissements étrangers en Hongrie et leur relations avec les réseaux locaux. "Nous voulons introduire l'analyse historique des réseaux. (...) De la même façon que la signification d'un évènement ne peut pas être lue dans l'évènement lui-même,"a-t-il expliqué, "la signification d'un lien ne peut pas se lire dans le lien lui-même.""

Dans une troisième partie, le thème de la complexité dans la théorie des réseaux est abordé notamment par Manuel Castells :

""Manuel Castells, l'un des organisateurs, m'a expliqué par mail que, pour lui, l'originalité de celle-ci tient à "la tentative d'établir des ponts et des relations entre la théorie des réseaux sociaux et la théorie des réseaux neuronaux dans le cerveau, les ordinateurs ainsi que dans la structure territoriale des organisations multinationales ou dans les réseaux des transports aériens. Le projet sous-jacent est de poser les base d'un langage théorique et méthodologique commun qui permette des découvertes cumulatives dans différentes disciplines."

L'enjeu est en fait de reprendre la théorie de la complexité à la mode il y a quelques années. Castells est convaincu que "traduite scientifiquement, elle se convertit en théorie des réseaux et des processus synergiques et auto générés à partir de l'interaction dans les réseaux.""

Le quatrième et dernier volet thématique évoqué par Francis Pisani dans la théorie des réseaux est celui de l'espace et de la politique où Castells fait un point sur ses recherches :

""La globalisation peut être expliquée ou mieux comprise comme un réseau de réseaux" (...) Chaque dimension (sociétale, culture, politique, économique, technologique, etc.) est ainsi "en ensemble de réseaux qui se connectent et se déconnectent au même moment" a expliqué Castells dans une discrète référence aux philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari.

Il pense aussi que "chaque élément ne peut pas être compris isolément, mais dans ses relations avec l'environnement". Cela se matérialise géographiquement "dans des nœuds qui sont des connecteurs de réseaux. Dans chaque pays il y a ainsi deux ou trois centres urbains qui ont cette fonction"."

mardi 3 octobre 2006

Quividi : système d'intelligence de réseaux d'écrans

Repéré sur le blog d'Olivier Ezratty, les solutions de mesure d'audience, de personnalisation de contenus dans les lieux publics développées par la société Quividi qui utilise un système d'intelligence de réseaux d'écrans.

"Quividi propose une solution matérielle et logicielle permettant d'optimiser les points de vente dans la distribution en mesurant dynamiquement l’affluence devant des rayonnages, boutiques ou écrans.

Concrètement, l'ensemble repose sur un logiciel de détection temps réel de visages capturés avec une simple webcam. Il tourne sur un PC embarqué miniature connecté à la webcam sous TCP/IP. Ce genre de logiciel existe déjà dans différents domaines comme la biométrie, mais ici, il s'agit d'une application véritablement innovante. Et en plus, elle ne présente aucun risque sur la vie privée."

Par un système d'analyse de l'activité, on peut de communiquer à des services des informations anonymes sur la clientèle qui visite ces lieux et ainsi optimiser leur communication avec ces publics.

Les gens regardent-ils les écrans ? S'intéressent-ils aux contenus diffusés ? Manifestent-ils l'envie d'en savoir plus ? Les messages peuvent-ils être adaptés aux spectateurs ? Le système compte et qualifie les regards des personnes qui passent dans le champ de vision de ses capteurs. Il peut ainsi dire combien de personnes ont réellement regardé un objet particulier, par exemple un écran, une affiche, une vitrine… Pour chaque personne détectée, le système précise s'il s’agit d'un homme ou d'une femme, d'un adolescent, d'un adulte ou d'un senior, s'il porte des lunettes, etc.

La solution détecte les regards réels, calcule le temps d'attention de la personne, estime le sexe et l'âge de la personne et interprète les mouvements du corps. Le système n'enregistre aucune image et ne stocke pas d'information nominative, mais délivre des statistiques sur les comportements des visiteurs devant la webcam.

La gamme Vidi de Quividi est lauréate du concours Création d'Entreprise 2006, catégorie "création-développement". La société est actuellement hébergée dans le centre de Paris par l'incubateur Paris Innovation.

Contact :

Quividi - Paris Innovation, 5 rue d'Uzès, 75002 Paris
Téléphone : 01 40 13 53 53
Fax : 01 40 13 53 01
Courriel : info@quividi.com

dimanche 20 août 2006

Annuaire magasins bio, commerce équitable, alimentation biologique

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Le blog Ecolopop (revue de Presse environnementale) créé par Pôle Ouest en Bretagne, vient de mettre en ligne un annuaire de boutiques bio et de commerce équitable en France. Particulièrement utile, cet annuaire vise à ce que chacun devienne un acteur de la consommation responsable, un consom’acteur :

“Si les choses ne bougent pas assez vite à votre goût, vous avez du vous poser mille fois la question : que faire ? Une chose est certaine : de nombreuses étapes de nos vies passent par l’échange commercial, rite incontournable de nombreuses civilisations pacifiques. À nous de choisir la meilleure façon de marquer ces moments. Les entreprises écoutent les consommateurs : le meilleur moyen de les faire évoluer dans le sens d’une meilleure prise en compte des problématiques socio-environnementales est de leur parler là où elles écoutent : au porte-monnaie.”


L’annuaire présente des boutiques bio et de commerce équitable dans toute la France (boutiques spécialisées, vente par correspondance, associations de paysans ou autres producteurs) classées par département avec leurs coordonnées complètes (adresse, contact, horaire d’ouverture, site internet) : Annuaire magasins bio, commerce équitable, alimentation biologique.


Source :

Collectif (14 août 2006). “Soyez Consom’acteurs, pour vivre un autre monde” [En ligne], Pôle Ouest, Quimper, Blog, 1 p. (Page consultée le 20 août 2006)

mardi 8 août 2006

Trophée Service Plus : les services de demain à la personne

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Le premier Trophée Service Plus (voir le site), organisé par Senior Plus (voir site) et Good Futur (voir site) avec le soutien du Groupe Caisse d’Épargne (voir site) et sous le parrainage de l’Agence nationale des services à la personne (voir site), le 17 novembre 2006, récompensera l’innovation, la qualité et la croissance des services à la personne.


Un appel à projets est lancé : les candidatures peuvent être déposées entre le 13 juillet et le 16 octobre 2006. Le dossier d’inscription se télécharge sur le site Trophée Service Plus à cette adresse.


Le Trophée Service Plus a pour objectif d’encourager l’émergence de réalisations dans le secteur des services à la personne en repérant des prestataires répondant aux attentes d’un marché nouveau et d’accompagner sa structuration. Les principaux critères d’éligibilité sont l’innovation, la qualité et la croissance.

Le Trophée Service Plus décernera quatre prix :

- Prix de l’innovation
- Prix de la qualité
- Prix de la croissance
- Prix spécial du jury

Le Trophée Service Plus est ouvert aux projets conduits par des entreprises commerciales ou de l’économie sociale dans les cinq grands domaines définis par la Convention nationale pour le développement des services à la personne signée le 22 novembre 2004 : services à la famille ; services associés à la promotion de la santé à domicile ou sur le lieu de travail ; services associés à la qualité de vie quotidienne à domicile ou sur le lieu de travail ; services associés au logement et au cadre de vie ; services d’intermédiation.


Les lauréats présenteront leur projet devant les professionnels du secteur et des investisseurs qu’ils pourront rencontrer. Ils gagneront en visibilité et en crédibilité.


Le comité de sélection, composé de professionnels de la communication et de l’innovation, d’investisseurs et de créateurs d’entreprises reconnus, examinera tous les dossiers pour retenir douze lauréats. A l’issue de la sélection, le comité élira quatre gagnants.


Calendrier : 13 juillet – 16 octobre : Appel à projets ; 23 octobre : Sélection des 12 lauréats ; 7 novembre : Passage devant le comité de sélection, élection des 4 gagnants ; 17 novembre : Remise du Trophée Service Plus et présentation des 8 lauréats et 4 gagnants sur le Salon Senior Plus.


Source :

Edel, Laurent (juillet 2006). Trophée Service Plus [En ligne], Good Futur, Paris, Site (Page consultée le 8 août 2006)

Podcasting de services publics locaux : quelques exemples type d’utilisation et un portail local citoyen de podcasts

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Est-ce un nouveau canal de communication intégré pour les sites Internet locaux de services publics ? On connait l’utilisation du podcasting ou balladodiffusion (”moyen habituellement gratuit de diffusion de fichiers audio ou vidéo sur Internet”) à partir de sites publics locaux pour :

- la rediffusion de conseils municipaux (à Fontenay-sous-Bois, France),

- un mini-journal local audio à diffusion régulière, hebdomadaire (informations municipales, sports et interviews, à Warren, Michigan, États-Unis… avec même un videopodcast sur le même thème),

- des infos mensuelles (agenda avec un axe très loisirs et culture, à Issy-les-Moulineaux, France),

- des nouvelles plus ou moins régulières avec une thématique différente traitée à chaque fois (à Boston, États-Unis),

- des podcasts audio et vidéos couvrant une actualité saisonnière (l’été, à Montélimar, France),

- des podcasts culturels facilitant la découverte et la visite d’un lieu (comme ceux du Musée Historique de la Ville de Haguenau, France).

Phénomène intéressant, certains citoyens et associations locales se regroupent pour créer des portails locaux de podcasts thématiques sous la forme d’un réseau structuré comme celui de Charlottesville (Virginie, États-Unis) : Charlottesville Podcasting Network. Il est question de sports, arts, politique, discours locaux, documentaires audio, critiques de films… Ce portail fourre-tout existe depuis avril 2005 et des bénévoles assurent une initiation et une formation audio pour que des citoyens découvrent comment manier le son sur Internet dans le but de les faire devenir des podcasteurs en herbe.


En Grande-Bretagne, le site Internet public du Lincolnshire County Council va plus loin avec des podcasts proposant les dernières nouvelles du Comté, un agenda et les offres d’emplois administratifs du Comté.


Va-t-on assister dans les prochains mois à une généralisation de podcasts offrant de nouveaux services à la population ? C’est une question majeure. Le podcasting peut aussi faciliter la vie de citoyens faiblement alphabétisés ; les services publics devraient s’atteler à cet aspect d’une administration en ligne plus respectueuse de la diversité des profils des publics.

dimanche 6 août 2006

Firevox : synthèse vocale pour navigateur Firefox, Blog Fairytells sur l’accessibilité Internet

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L’accessibilité numérique et des sites Internet est un enjeu de taille sur le Web aussi qu’une nécessité pour qu’au handicap physique ne se surajoute pas un handicap numérique pour consulter Internet et en être un acteur.


Aurélien Lévy (webdesigner, intégrateur et expert accessibilité dans une agence Web, membre du groupe de Travail Accessiweb et Chargé de cours au Diplôme d’Université Accessibilité du Web pour les personnes handicapées : enjeux, normes et application de l’Université Paris 6) tient un blog très intéressant sur l’accessibilité numérique, les CSS et standards du Web : Fairytells.


On y apprend notamment l’existence de Firevox (voir le site), une extension pour le navigateur Firefox de synthèse vocale multiplateforme, gratuite, performante et en licence GNU GP, avec ces fonctionnalités :

“C’est vraiment impressionnant certaines ne sont même pas implémentées dans les synthèses vocales payantes du marché avec par exemple :

  • Support des CSS médias oraux qui permettent entre autres de jouer sur le volume ou la rapidité d’énonciation,
  • Support de la mise à jour de contenu via le DOM ce qui ravira les utilisateurs d’AJAX.
  • Support de MathML qui permet de lire des formules mathématiques complexes.”

Source :

Lévy, Aurélien (août 2006). Fairytells [En ligne], Viroflay, Blog (Page consultée le 6 août 2006)

jeudi 3 août 2006

700 ordinateurs pour les écoles au Maroc offerts par le Groupe Banque Populaire du Maroc

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On a souvent tendance à évoquer la solidarité numérique Nord-Sud comme la panacée pour une lutte efficace contre l’exclusion numérique dans les pays en voie de développement. Ainsi, les dotations matérielles existent et nécessitent souvent la mise en place de structures logistiques lourdes à gérer dans le suivi et la livraison du matériel (ordinateurs, périphériques…) sans compter l’épineuse question de la maintenance sur place des équipements livrés.


La solidarité numérique Sud-Sud prend tout son sens lorsqu’elle est organisée avec soin et vise des programmes d’action concrets. Le journal marocain Libération (voir le site) relaie une information qui fait sens : la Fondation Banque Populaire du Maroc vient de faire un don de 700 ordinateurs au Ministère de l’Éducation Nationale du pays, destinés aux élèves d’établissements scolaires (lire également le communiqué de Presse du groupe Banques Populaires).


Comme le souligne l’article de Libération : “Maroc: Quand une banque pense à l’éducation”, ce n’est pas la première fois la Fondation Banque Populaire (voir son site) agit pour un public ciblé :

“Ce partenariat inattendu entre une banque et l’école a pris depuis 2003 une autre tournure, qui prend en compte non seulement l’enjeu de l’éducation des générations futures, mais aussi celui tout aussi important, et plus urgent encore, de l’alphabétisation des adultes. Ainsi une action commune entre le secrétariat d’État chargé de l’Alphabétisation et de l’Éducation informelle et la Fondation BP a-t-elle permis d’entreprendre l’alphabétisation des 2400 bénéficiaires de micro-crédit de BP, avec le projet de passer prochainement à 3500 bénéficiaires. Car bien souvent l’illettrisme met en péril la pérennité des micro-entreprises créées.”


Source :

Libération (3 août 2006). “Maroc: Quand une banque pense à l’éducation” [En ligne], All Africa Global Media, Washington DC, 1 p. (Page consultée le 3 août 2006)

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