Pour
réfléchir, deux articles à lire dans le magazine Sciences Humaines de
février : "Le Développement durable" par Sylvie Brunel, Géographe
(apparition, principes, contradictions et applications) et "Les jeunes
"guerriers des cités"" par Thomas Sauvadet, Sociologue (enquête au cœur des
bandes de jeunes, révélatrice d'un microcosme avec ses liens de solidarités,
ses codes mais aussi ses lois implacables).
Fracture numérique : Le Môle de Recherche Breton MARSOUIN révise son
positionnement de recherche sur la fracture numérique à
l'occasion d'un appel à
communications : "Espaces publics & TIC : les TIC sont-elles un
outil servant le débat public, et en même temps font-elles l'objet d'un débat
sur leur usage qui dépasse la question un peu vaine de la "fracture
numérique"?". Dans le bilan du bulletin E-Veille 2005-2006 du Ministère
des Services Gouvernementaux du Québec, tout un chapitre sur "l'Inclusion
numérique : un défi de taille auquel s'attaquent les gouvernements" (en .pdf).
Tutoriels : "Concevoir un sudoku en Flash" (par Le Journal du Net
développeur) ; pour la recherche d'emploi : "Faire aboutir ses candidatures spontanées" (par le Journal du
Management) ; dans le milieu professionnel, avec les outils technologiques
: "S'organiser pour gagner en efficacité" (toujours par le
Journal du Management).
Mobilité : "Comment les enfants britanniques de 6 à 13 ans utilisent le téléphone
portable ?", résultat d'une étude de Intuitive Media Research : "69 %
des 6-13 ans déclarent, en effet, envoyer des SMS à leurs connaissances.
Viennent ensuite la prise de photos, qui représente 58 % des réponses, puis la
réalisation de vidéos (43 %). Envoyer des MMS est moins répandu mais touche
tout de même 42 % de cette classe d'âges. Enfin, les jeux sur téléphone avec
des amis ne rallient que 39 % de l'échantillon."
Innovation : "Knowledge and the diversity of innovation systems: a comparative analysis
of European regions", article scientifique de Christophe Carricazeaux et
Frédéric Gaschet, Université Bordeaux 4, en .pdf de 44 pages qui
analyse la diversité des configurations régionales européennes en termes
d'accumulation de connaissance et de performances socio-économiques.
L'hypothèse est que les liens dynamiques entre connaissance, innovation et
performances sont spécifiques au contexte institutionnel au sein duquel
interagissent des agents hétérogènes.
Lieux : Edicom nous
informe que le Japon a inauguré ce dimanche le plus vaste musée d'art du
monde consacré exclusivement à des expositions temporaires (le Centre national
d'art de Tokyo), un espace qui veut incarner l'esprit du "21e siècle", ouvert
aux collections du monde entier, aux jeunes talents et aux nouvelles
technologies. A Paris, jusqu'à fin mars 2007, la Maison A et le Studio B se
visitent au 38 bis rue Hallé, 14e arrondissement ; des maisons
intelligentes avec innovations technologiques et écologiques.
Sites internet locaux : nouveau, le blog de
Bretteville l'Orgueilleuse (plus de 2000 habitants, dans le
Calvados) par le Maire Loïc Cavellec qui témoigne de la vie de la commune
et des différents projets. A Faulquemont (5500 habitants, Moselle), ce sont les
agents qui alimentent le site Internet de la commune selon leur domaine de compétences et
ils apprécient l'interactivité du système (article de la Gazette des Communes
du 22 janvier 2007).
Tag - entreprise
dimanche 21 janvier 2007
Fracture numérique, développement durable, innovation, utilisation des téléphones mobiles chez les enfants... (brèves citoyennes de clavier)
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 21 janvier 2007, 17:38 - Brèves citoyennes de clavier
lundi 15 janvier 2007
100 façons de visualiser l'information, A periodic table of visualization methods
Par Jean-Luc Raymond le lundi 15 janvier 2007, 23:40
Comment
cartographier l'information ? Comment l'explorer ? Les typologies sont diffuses
et avec Internet, on a parfois l'impression que le concept d'information se
cherche à nouveau.
A ce challenge impossible, Ralph Lengler et Martin J. Eppler (chercheurs à
l'Université de Lugano, Suisse qui travaillent sur la Visual literacy) viennent
de répondre de façon magistrale sous la forme de la simili-table périodique des
éléments de Mendeleïev en présentant une table périodique des méthodes de
visualisation ("A periodic table of visualization methods") qui s'affiche sur une page
de format A4 en mode portrait.
La présentation de cette table est extrêmement claire : chacun des 100
éléments représente une méthode de visualisation de l'information classée en
colonnes de 6 couleurs différentes. On distingue 6 familles de visualisation
: données, information, concept, stratégie, métaphore et
composé ("data, information, concept, strategy, metaphor et
compound").
Une légende dans chaque carré d'élément permet de distinguer : le type de
visualisation (procédural ou structurel : process or structure) ;
s'il s'agit d'une pensée divergente/divergent (ajout de la complexité)
ou convergente/convergent (diminution de la complexité) ou le mode de
visualisation (détail ou synthèse ; detail or overview, ou les 2 à la
fois).
En survolant chaque élément avec la souris, la méthode de visualisation
apparaît afin de se la remémorer plus facilement avec un exemple.
Cette table périodique de 100 méthodes ou façons de
visualiser l'information est d'une grande utilité dans la gestion de
projets, le domaine de la fomation, le management et les ressources
humaines.
En complément, Ralph Lengler et Martin J. Eppler ont écrit un article
scientifique pour expliciter cette table périodique de 100 façons de visualiser
l'information : "Towards A Periodic Table of Visualization Methods for
Management" (6 pages à télécharger ici en .pdf). Via le Center for Teaching and
Learning at The University of Georgia.
samedi 13 janvier 2007
Mobi, Third age suit, une combinaison qui simule le quotidien des seniors
Par Jean-Luc Raymond le samedi 13 janvier 2007, 15:37
Le Monde 2
de cette semaine (numéro 152 du 13 au 19 janvier) évoque l'expérience d'une
innovation : Mobi, un simulateur de vieillesse sous la forme d'une combinaison
qui permet aux plus jeunes de ressentir les sensations de savoir ce que c'est
que d'avoir 80 ans. Extrait de cet article : "Une combinaison simule le
quotidien des seniors. Coup de vieux sur l'innovation" par Pascale Krémer :
"Mobi, cette combinaison qui simule le vieillissement est une invention des chercheurs de l'université anglaise de Leads conçue, à l'origine, pour répondre à une demande du constructeur Ford (afin de faire comprendre aux trentenaires et quadragénaires qui conçoivent les autos les besoins spécifiques des plus de 50 ans). (...)
Sur une sorte de bleu de travail en coton épais se surajoutent des prothèses qui raidissent les principales articulations, simulant l'effet de l'arthrose. (...)Armés de cette combinaison qui vaut tous les discours théoriques, Sophie Schmitt et Cristelle Ghekière (fondatrices de Seniosphère, un cabinet de conseils en innovations sur le marché des seniors, qui se sont emparées pour l'Europe - hors Grande-Bretagne - de la licence du "third age suit" - "costume du 3e âge") sensibilisent l'entreprise à la "planète senior" et l'aident à repenser son offre, à développer aussi de nouveaux produits et services : "Lors des formations, on choisit quelqu'un pour enfiler Mobi et décrire ses sensations aux autres. Ce qui est frappant, c'est de voir que même un jeune adopte instantanément la démarche et le comportement d'un septuagénaire.""
vendredi 12 janvier 2007
Séminaires et intervention au Master 2 Management de l'Intégration des Technologies de l'Information et de la Communication (MITIC), Université de Marne-la-Vallée
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 12 janvier 2007, 23:48 - Mes missions
Je me suis rendu
cet après-midi à l'un des séminaires de la spécialité Collectivités
Territoriales du Master 2 Management de l'Intégration des Technologies de
l'Information et de la Communication (MITIC) de
l'Université de Marne-la-Vallée. Le programme de ces
cours est coordonné par Bernard Corbineau (enseignant-chercheur et responsable de la
spécialité) et comprend 14 rendez-vous sur toute l'année universitaire avec une
présentation des thématiques par les étudiants en duo.
Des discutants et intervenants professionnels sont également présents et
apportent leur éclairage sur les sujets. Peuvent assister ponctuellement à
ces séminaires, des personnes impliquées dans le monde de l'informatique, de
l'internet et des collectivités locales ainsi que des étudiants en universités
ou grandes écoles. Le programme complet des séminaires M2 MITIC est indiqué sur le blog créé
par les étudiants.
Pour en revenir au sujet de ce séminaire, Delphine Cuq et Sylvain Héraut sont
intervenus sur le thème : "Etude des usages et des expériences menées en milieu
rural et analyse autour de la notion de fracture numérique" avec un exposé très
vivant où ils ont mis en relief les problèmes d'infrastructures (accès haut
débit) dans les zones blanches en France et ont souligné des expériences
intéressantes de création d'Espaces Publics Numériques dans le milieu rural ou
de services publics de proximité utilisant des réseaux à large bande. Quelques
unes de leurs références sont répertoriées sur
le blog de la spécialité.
Gilles Coester (DIACT) a présenté quelques points forts de l'action de l'Etat dans
l'aménagement du territoire en matière d'infrastructures haut débit et
Hervé Deleersnyder (chargé de mission TIC, Communauté de communes de
l'Atrébatie) est intervenu en visioconférence soulignant combien l'accès au
haut débit est important dans le rural pour l'accès à l'administration
électronique, la possibilité d'acheter en ligne pour les consommateurs ou pour
une démarche de démocratie participative en ligne. En fin de séminaire, a été
présenté une solution commerciale de mise en valeur du patrimoine touristique
et patrimonial via un système d'information géographique multimédia à contenu
rédactionnel et vidéo : SIGM, actuellement en expérimentation en Seine-et-Marne.
Ecouter des étudiants (tous quasiment sont en apprentissage), parler,
argumenter et contextualiser l'actualité de l'Internet et les enjeux des
technologies s'avère d'une grande utilité. Ils appartiennent à une génération
des moins de 25 ans, rompus à l'utilisation des différents outils TIC et leur
vision de notre monde et de son avenir décrit des interrogations notamment sur
l'équité de l'accès et de l'appropriation de l'informatique et de l'internet,
des notions comme le service universel Internet. Assister à l'un de ces
séminaires est "rafraichissant" lorsqu'on est plongé dans des pratiques au
quotidien afin de saisir des réflexions abouties ou en cours sur notre
avenir.
Pour la deuxième année consécutive, j'interviens en mars dans ce Master 2
MITIC pour les 2 spécialités : collectivités locales et entreprises. Nouveau
thème que j'aborderai cette année : le Nouvel Internet, en invitant les
étudiants à poser un regard critique sur ce thème d'actualité. Nous y
réfléchirons ensemble avec des ressources bibliographiques hors ligne, des
informations en ligne et des outils technologiques.
mercredi 10 janvier 2007
Papier équitable (tendance 044)
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 10 janvier 2007, 23:33 - Tendance
La rubrique
tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme
reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir,
porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans
son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou
inutile, lieu en devenir...
Le papier équitable est l'objet d'un article dans Le Journal de Montréal dans
un article du 6 janvier 2007 : "Place au papier équitable" par la journaliste Jessica Nadeau.
Le papier équitable n'est pas 100 % recyclé. Il s'agit d'un papier écologique
certifié Forest Council Stewardship (FSC). Il est précisé avec des arguments
commerciaux, économiques et écologiques :
"La papetière québécoise Domtar s'est lancée dans la production de papier écologique certifié dit papier équitable. "Domtar serait la première société nord-américaine de produits de la forêt à s'engager à ce que toutes les étapes de sa chaîne d'approvisionnement entrent dans le cadre d'une certification Forest Stewardship Council (...) L'idée, c'est de réduire au maximum les impacts sur l'écosystème à toutes les étapes de la production. Sa nouvelle gamme de papier (équitable), EarthChoice, est faite à 35 % de fibres recyclées et la certification assure aux consommateurs que le papier provient de forêts gérées de façon écologique (...) Pour être certifié FSC, il faut respecter une dizaine de critères qui permettent d'assurer le renouvellement des forêts et la protection durable des plantes et des animaux (...) En plus d'encourager la réflexion sur la consommation responsable, cette initiative permet de réduire les fameux gaz à effets de serre".
dimanche 7 janvier 2007
Auberge numérique (tendance 042)
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 7 janvier 2007, 23:50 - Tendance
La rubrique
tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme
reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir,
porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans
son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou
inutile, lieu en devenir...
C'est une association belge, l'Asbl Fobagra qui créé un concept nouveau
d'Espace Public Numérique, une sorte d'auberge numérique inaugurée le 1er juin
2006 avec la mission locale de Schaerbeek (Bruxelles). De quoi s'agit-il ? Un
partenariat unit deux Asbl : l'une met à disposition le local (la
mission locale) et l'autre (Fobagra) fournit le matériel informatique
reconditionné et en assure la maintenance technique.
Ce projet original va plus loin dans la démarche qui lie les deux Asbl. La
mission locale "hôte" dispose d'une salle informatique et de l'utilisation du
matériel informatique à moindre coût qu'elle utilise à mi-temps. L'autre
mi-temps est investi par Fobagra pour développer un service de maintenance et
de formation à l'informatique en recrutant des personnes faiblement qualifiées
pour qu'elles apprennent un métier d'agent de maintenance ou de formateur
qualifié au multimédia. Le lieu peut aussi être loué ponctuellement à des
associations locales.
L'auberge numérique est donc tout à la fois un Espace Public Numérique ouvert
sur la ville et ses habitants, et également un espace de formation et de
professionnalisation pour des personnes en difficulté. On y optimise les
coûts d'équipement, de fonctionnement, et son taux d'occupation pour des
services citoyens. Une belle innovation sociale qui devrait essaimer dans
d'autres communes en Belgique.
Coordonnées :
Espace Public Numérique 1030 - Maison de l'Emploi - auberge
numérique
Rue de Jérusalem, 6
1030 Schaerbeek
Tél. : 02 247 77 20
Asbl Fobagra
Rue d'Alost, 7
1000 Bruxelles
Tél. : 02/213 37 90
Courriel : fobagra@win.be
Site : http://www.fobagra.org
vendredi 5 janvier 2007
Le Web 2.0, évolution ou révolution ? Point de vue de Hervé Cuviliez
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 5 janvier 2007, 22:05
Dans l'édition du quotidien Les Echos du 4 janvier, le journaliste
Grégoire Poussièlgue interroge Hervé Cuviliez (coprésident de
l'agence Rapp Collins en France, entreprise spécialisée dan la
relation client) sur les conséquences de l'émergence du concept Web 2.0 aussi
bien pour les entreprises que pour les marques et leur stratégie de
communication.
"Le Web 2 est-il la véritable révolution de l'Internet ?
C'est plus le signe d'une évolution naturelle que d'une révolution. Je dirais qu'Internet tient enfin les promesses qu'on attendait depuis plusieurs années. Aujourd'hui, ce n'est plus seulement de la technologie : Internet est devenu plus accessible, ce que prouve son audience vers un public de plus en plus large. En revanche, dire qu'avec le Web 2.0 tous les gens ont du talent me paraît faux. On vit aujourd'hui dans une sorte d'euphorie globale. Il n'y a plus aucun recul et nous sommes dans une logique de surenchère. Internet donne simplement la possibilité de se faire connaître et met ainsi tout le monde sur un pied d'égalité. Et le plus vu n'est pas le meilleur. Je remarque aussi que les gens les plus admiratifs du Web 2.0 sont les convertis les plus récents à Internet."
jeudi 4 janvier 2007
Internet comme système de production vertical d'un nouveau cinéma
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 4 janvier 2007, 21:33
Eric
Libiot, critique de cinéma pour L'Express, introduit décrit comment Internet
bouleverse l'industrie cinématographique dans sa première chronique de l'année
2007 pour l'hebdomadaire généraliste (numéro du 4 janvier 2007) : "Remue-ménage d'images" ; extrait :
"En 2007, les bouleversements de l'économie du 7e Art, au sens large, vont s'accélérer. Là encore, Internet, par sa technologie et par l'utilisation qu'en fait chacun (producteur autant que consommateur), transforme la donne en profondeur. S'il est difficile de croire à la mort du cinéma en salles quand 2006 aligne, en France notamment, des chiffres de fréquentation en grande forme (tant mieux!), (...) le succès de la vidéo à la demande (les opérateurs vont-ils se transformer en producteurs?), le rapport toujours plus étroit entre l'homme et la machine (des films voient le jour par, et pour, la Toile), tout cela concourt à faire évoluer l'offre du monde des images, donc à en bouleverser le paysage financier et artistique. Si Internet (ou tout autre support numérique) propose, aujourd'hui, une fenêtre autre que le grand écran pour diffuser le cinéma, il devient également, et davantage chaque jour, un système de production vertical que les professionnels de la profession doivent intégrer à leur réflexion sur l'avenir de leur métier."
Génération participation (tendance 039)
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 4 janvier 2007, 14:34 - Tendance
La
rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Consultant en marketing, Thierry Maillet, signe chez M2 Editions (236 pages),
un ouvrage avec le titre :
Génération Participation : de la société de consommation à la société de
participation. Qu'est-ce que la Génération Participation (ou Génération
P) ? Une expression employée dans le champ des affaires.
"Cette génération, qui est d'abord une classe de valeurs, plus qu'une classe d'âge, même si les moins de 25 ans qui ont grandi avec Internet et le téléphone mobile y sont prédominants (...) Un individu hypermoderne devenu un hyperconsommateur sollicité par l'hyperchoix".
Thierry Maillet définit l'émergence de cette génération participation entre
1995 et 2000, connectée et "friande d'échanges horizontaux sur le Web et le
mobile", habituée à l'abondance de l'information et qui se satisfait de la
valeur d'usage des outils ou produire sur leur "capacité à produire du rêve
ou de l'émotion". La Génération P prend-t-elle le pouvoir de manière
informelle sur le marché ? A priori oui, selon Thierry Maillet qui tient
un blog thématique
sur son ouvrage Génération Participation.
Thierry Maillet a proposé en juin 2006, une définition large de la Génération
Participation : "Une nouvelle génération est en marche" :
"Enfants de la modernité (internet) cette nouvelle génération voit la vie en réseau car elle est consciente de l'amenuisement des ressources naturelles, qui ont permis, "l'individualisme possessif" de la société de consommation (essentiellement le pétrole, mère nourricière de la voiture et du plastique).
Obligés de penser la vie autrement, les membres de cette génération sont représentatifs des valeurs montantes, qui sont de plus en plus féminines, au sein des sociétés développées. Jeunes dans leurs têtes, ces individus qui peuvent avoir de 14 à 84 ans ont trouvé dans les nouvelles technologies le vecteur nécessaire. La Génération P n’est pas une classe d'âge mais une classe de valeurs.La société de la participation est le fruit de la rencontre entre le monde ancien (saturation de la société de consommation et diminution des ressources naturelles constitutives de cette société) et les ferments de la société en devenir (le facteur technique de la puce numérique et son capital humain, la diffusion des valeurs féminines).
La réappropriation par chacun de la puce numérique, dans ses modes de vie comme de pensée, est la marque d'appartenance à la Génération P. La rapidité du mouvement engagé souligne en creux la réalité de la fracture numérique et l’importance cruciale à la combler."
mercredi 3 janvier 2007
Technologies de l'Information et de la Communication et productivité des entreprises industrielles
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 3 janvier 2007, 11:10
La lettre du SESSI
(Service des Etudes et des Statistiques Industrielles, Ministère de l'Economie
et des Finances) du mois de novembre 2006 (n°223) consacre ses 4 pages aux
"Technologies de l'Information et de la Communication et la productivité
des entreprises" avec le sous-titre "Des liens forts" (édition à télécharger ici en .pdf).
L'analyse microéconomique conduite vise à établir un rapport entre
l'utilisation des nouvelles technologies et la productivité des entreprises de
l'industrie. Plus les sociétés utilisaient déjà les technologies en 2002,
plus les gains ont été importants sur la période 2002-2004 mais ceux-ci restent
relativement faibles : une productivité supérieure de 4 % est mesurée dans
les entreprises fonctionnant avec un progiciel ou d'autres outils logiciels
avancés.
Il semble que l'accompagnement humain est un facteur clé dans la productivité
car ce "différentiel atteint 11 % lorsque les sociétés disposent d'un
extranet, d'un call-center ou d'un outil de visioconférence." On voit là
que le facteur d'assistance à la personne et d'aide en ligne fait quadrupler la
productivité. C'est donc la formation dans son aspect formel et informel qui
joue un rôle majeur dans l'amélioration des performances des entreprises.
Fait important : "les entreprises dont plus de la moitié des salariés
utilisent le courrier électronique en 2002 ont eu une productivité supérieure
de 17 % en 2004." Cela signifie clairement que l'utilisation régulière de
l'Internet dans ses fonctions basiques (dans l'entreprise ou à l'extérieur de
celle-ci) signifient une "montée" en compétence significative pour les
employés. Il serait intéressant de quantifier et de qualifier comment ces
personnes ont appris à se servir d'un ordinateur et de fonctions/outils liés à
l'Internet : Est-ce dans un cadre familial ou amical ? Est-ce dans un Espace
Public Numérique ? Est-ce au sein de l'entreprise lors d'une formation ou via
l'entraide entre collègues ?
Ces statistiques sont toutefois à prendre avec prudence car la
productivité est sujette au jeu et à la conjoncture des marchés. Enfin, cette
question du lien entre productivité et Technologies de l'Information et de la
Communication (TIC) a été invalidée par l'économiste américain Robert Solow en
1987 avec son "paradoxe de la productivité" qui a montré que l'effet TIC dans les
entreprises touche tous les aspects d'une entreprise à l'exception de
la productivité.
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