Jean-Luc Raymond

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dimanche 1 octobre 2006

Fracture numérique : la déclaration de Bucarest du XIe Sommet de la Francophonie insiste sur la lutte contre la fracture numérique ; Kofi Annan et Craig Barrett lancent un appel contre les inégalités numériques

Hasard du calendrier, volonté affichée des organisations internationales de s'impliquer, bonne raison pour les acteurs industriels de s'y intéresser ou simples déclarations de bonne volonté ?...

Le 27 septembre, Kofi Annan, Secrétaire général de l'O.N.U. et Craig Barrett, dirigeant de Intel ont lancé un appel conjoint aux médias, financiers, chefs d'entreprises et hommes politiques à lutter contre le fossé numérique. Kofi Annan a demandé aux entreprises de la Silicon Valley de s'impliquer avec plus d'énergie auprès des personnes exclues des technologies. Techweb relate l'appel des deux personnalités dans l'article : Kofi Annan Praises Silicon Valley, Speaks of Closing Digital Divide.

Chiffres éloquents communiqués par l'O.N.U. : en 2004, on comptait en Afrique, 1,73 ordinateur de type PC pour 100 habitants et 2,61 d'utilisateurs d'Internet pour 100 habitants. Cette même année, 7 % des résidents dans un pays en voie développement étaient connectés à Internet ; en comparaison, 54 % des habitants des pays développés étaient connectés au Web.

Autre évènement, en clôture des travaux du XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest (Roumanie) consacré principalement à l'éducation, le 29 septembre 2006, en présence de 68 États et gouvernements membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie, la Déclaration de Bucarest reproduite dans son intégralité sur le site Roumanie.com affiche des intentions de lutte contre les inégalités numériques avec des mesures-cadre :

"En préambule :

6. Conscients que les technologies de l'information et de la communication favorisent l'élargissement du savoir humain et le partage de connaissances, et reconnaissant le potentiel énorme qu'elles présentent - comme stipulé dans l'article 11 de l'Engagement du Sommet mondial sur la société de l'information de Tunis (novembre 2005) - pour élargir l'accès à un enseignement de qualité, favoriser l'alphabétisation et l'éducation primaire universelle, ouvrant ainsi la voie à l'édification d'une société de l'information et d'une économie du savoir vraiment inclusives et qui respecte la diversité culturelle et linguistique ;

7. Constatant que les pays francophones en développement sont les plus touchés par la fracture numérique et les moins en mesure d'exploiter efficacement les potentialités de la société de l'information, et qu'un accès insuffisant aux technologies de l'information menace d’exacerber toutes les autres disparités et aggrave leur marginalisation ;

8. Persuadés que l'éducation est tout d'abord la transmission d'un savoir du maître à l'élève et l'acquisition de compétences, et convaincus que le développement de l'enseignement dans nos pays passe par l'engagement et la formation des femmes et des hommes qui se consacrent à cette noble mission ;

9. Soucieux d'améliorer la qualité de l'enseignement par la modernisation des systèmes éducatifs et des méthodes pédagogiques ainsi que par la diversification des moyens utilisés, en tenant compte de l'évolution technologique et des impératifs de la société de l'information ;

Nous avons choisi comme thème spécifique de notre XIe Conférence : «Technologies de l'information dans l'éducation ».

10. Nous sommes en effet convaincus que les technologies de l'information et de la communication, sans se substituer au rôle fondamental de l'enseignant, peuvent constituer un outil important pour la réalisation de nos objectifs. Nous voulons contribuer ainsi à réduire la fracture numérique qui sépare les pays du Nord et du Sud afin de favoriser l'émergence et le développement d'une société de l'information inclusive.

I. LA FRANCOPHONIE VERS LA SOCIÉTÉ DU SAVOIR

24. Agir contre les inégalités numériques persistantes, en accélérant la mise en place d'infrastructures de base et en améliorant l'accès à Internet. Cet accès doit être durable et financièrement abordable, ce qui implique un environnement international favorable au transfert de technologie et une coopération internationale renforcée dans ce domaine ;

25. Accompagner la mise en place de nouvelles procédures pour le Fonds francophone des inforoutes et accorder une place importante aux projets reliés à l'introduction des technologies de l’information dans le domaine de l’éducation ;

26. Faire de l'utilisation de l'informatique à des fins d'apprentissage une des priorités, et pour cela encourager la production et la mise à disposition d’ordinateurs à coût minime ainsi que favoriser l'utilisation systématique de logiciels appropriés, y compris les logiciels libres ;

27. Mobiliser les technologies de l'information et de la communication au service de la solidarité internationale comme sur le plan national et, au besoin, en partenariat avec le secteur privé, telle l'Université numérique francophone mondiale en partenariat avec plusieurs pays francophones africains, pour faciliter, notamment dans le cadre de la coopération tripartite, les échanges d'expertise et permettre un plus grand partage des équipements technologiques, des outils pédagogiques, des savoirs et des contenus, en particulier par l’enseignement à distance ;

28. Favoriser la contribution des réseaux de radio et de télévision à l’effort d'éducation et de formation, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication ne se limitant pas à l'Internet et au numérique ;

29. Promouvoir l'utilisation des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation à l'environnement, et développer des stratégies d'accès à ces technologies qui prennent en compte une gestion durable des matériels utilisés et leur recyclage sans danger pour l'environnement..."

jeudi 7 septembre 2006

Le Web pédagogique, méta-annuaire sur la connaissance

Édité par Plus Editions SAS et lancé en janvier 2005, <a href="http://www.lewebpedagogique.com/" mce_href="http://www.lewebpedagogique.com/">le site internet</a>&nbsp;Le Web pédagogique (dont le slogan est <em>"Partagez la connaissance"</em>) est un méga-annuaire de sites sélectionnés par une équipe permanente et une équipe rédactionnelle de professeurs de différentes matières. C'est donc via un métamoteur de recherche que les enfants et avides de connaissances peuvent parfaire leur curiosité avec des articles (textes, documents, corrigés) sur des milliers de sujets.<br /><br /><br /><strong>Source :</strong></p> <p>Olivier, Vincent (septembre 2006). <a href="http://www.lewebpedagogique.com/" mce_href="http://www.lewebpedagogique.com/">Le Web pédagogique</a> (En ligne), Plus Éditions SAS, Paris, Site (Page consultée le 7 septembre 2006)</p>

mercredi 6 septembre 2006

Fracture numérique, Inégalités d'accès et d'appropriation à Internet pour les enfants américains de 3 à 12 ans

La nouvelle étude américaine du National Center for Education Statistics "Computer and Internet Use by students in 2003" (72 pages, téléchargeable ici en .pdf) offre un panorama statistique de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les élèves américains (niveau inférieur au grade 12, à partir de 3 ans jusqu'à 12 ans). On y apprend que plus de 66 % des écoliers utilisent un ordinateur et 25 % se connectent à Internet.


La banalisation de l'usage des TIC est soulignée par ce rapport qui indique toutefois des disparités importantes et la persistance d'un fossé numérique très ancré dans le monde scolaire. Ainsi, les écoliers du privé utilisent plus l'ordinateur à la maison que les moyens informatiques disponibles à l'école, ce qui est le contraire pour les enfants défavorisés. L'accès public à l'internet collectif se révèle donc indispensable pour rendre moins inégalitaire l'appropriation à l'internet.


La Presse américaine (via une dépêche de l'agence Associated Press) relève en outre dans cette étude des critères communautaires discriminatoires d'usage de l'Internet aux États-Unis. Si les populations "blanches" d'élèves sont 67 % à utiliser Internet, les hispaniques ne sont que 44 % et les populations noires 47 %. Cela pose un problème évident pour l'employabilité future de personnes issues des minorités.


Le rapport met clairement en évidence qu'un accès limité à Internet en temps réfrène l'autonomie de l'élève à acquérir des compétences numériques et informationnelles et notamment la capacité à rechercher sur Internet. L'étude indique aussi que le revenu du foyer, l'éducation des parents et la présence de 2 parents (couples) influe sur la présence d'un ordinateur au moins au sein de la sphère familiale et favorise une meilleure appropriation de l'utilisation de l'Internet. Aux États-Unis, chez les enfants, on n'observe plus de différences dans des obstacles à l'utilisation de l'ordinateur pour les filles.


De même, les écoles publiques combinent une utilisation hors ligne et en ligne de l'ordinateur ce qui est beaucoup moins fréquent dans les écoles privées favorisant l'utilisation prépondérante de l'internet. Enfin, l'internet à usage scolaire est seulement l'une des composantes de l'utilisation de l'ordinateur pour les enfants, tout comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et les jeux vidéo.


Source :

Chapman, Chris & DeBell Matthew (September 2006). Computer and Internet Use by Students in 2003 - Statistical Analysis Report (En ligne), Institute of Education Sciences, National Center for Education Statistics, U.S. Department of Education, Washington D.C., Report, 72 p. (Page consultée le 6 septembre 2006)

dimanche 20 août 2006

Daniel Thoulouze : le besoin de “relais” de la connaissance est donc crucial

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Daniel Thoulouze est directeur de recherche au C.N.R.S. et directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (C.N.A.M.) à Paris. Dans le numéro de juillet-août 2006 du Monde de l'Éducation intitulé “Penser les savoirs du XXIe siècle”, Daniel Thoulouze répond aux questions du journaliste Marc Dupuis.


Daniel Thoulouze s’exprime sur l’engouement pour les nouvelles technologies qui ont envahi nos vies. En parallèle, on constate un dédain pour la culture technique ; extraits :

“Quasiment absentes des voies générales, les technologies sont ce qu’on laisse à un élève qui semble ne pas présenter suffisamment de dispositions pour la conceptualisation… Il y a un enjeu d’intérêt national à enrayer la dévaluation de l’enseignement technique et à y voir une voie de réussite, parce qu’il y a des débouchés professionnels à la clef de cet enseignement et parce qu’il est un excellent instrument d’intégration : quel que soit leur milieu d’origine, tous les jeunes sont égaux devant les techniques. Dans leur vie, les jeunes, même les plus installés dans la réussite scolaire, sont très attirés par les techniques - portables, musique, sports -, qui reposent sur des prouesses technologiques. (…)

Plus les progrès sont intenses, moins l’accès de tous à un niveau utile de connaissance pour exercer son jugement est réaliste. Le besoin de “relais” de la connaissance est donc crucial. C’est là que les structures culturelles ont un rôle important à jouer de façon indépendante de l’enseignement. Il est urgent de rétablir la confiance dans les scientifiques et les ingénieurs, de mettre un terme aux polémiques sur les enjeux de l’avenir. On peut mieux faire comprendre aux citoyens les longs processus longs de la recherche et ses méthodes de travail pour redonner de la grandeur au débat scientifique.

L’histoire des techniques est importante. Elle permet de retracer toute la richesse de l’inventivité humaine, de faire comprendre que les innovations naissent dans des sociétés qui savent les favoriser, que les progrès ne tombent pas du ciel et que toujours, c’est l’homme qui est derrière.”


Source :

Dupuis, Marc (juin-juillet 2006). "Daniel Thoulouze : “Montrer et surtout expérimenter”", Le Monde de l’Éducation, Paris, n°349, pp. 50-51  

dimanche 30 juillet 2006

DismoiTIC : site ressource de méthodologie de projets Web en ingénierie de formation

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Pierre Benech, enseignant formateur à l’Université de Lyon 1, est l’auteur du site Internet collaboratif exemplaire DismoiTIC.net (voir site) qui présente des outils pratiques de gestion de projets Web (cahiers de charge type), d’ingénierie de compétences et de formation et plus largement d’ingénierie pédagogique. Le site DismoiTIC.net, dans sa nouvelle mouture, propose donc conseils, liens et exemples pédagogiques utiles et concrets dans un contexte de formation ou d’accompagnement de projet Internet.


Source :

Benech, Pierre (juillet 2006) Dis-moi TIC [En ligne], Pierre Benech, Lyon, Site (Page consultée le 30 juillet 2006)

lundi 26 juin 2006

Le développement d’Internet et des TIC est-il compatible avec l’école ? (Bruno Devauchelle)

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Responsable de formation au C.E.P.E.C. (Centre d'Etudes Pédagogiques pour l'Expérimentation et le Conseil), Bruno Devauchelle signe pour le Café Pédagogique, un éditorial incisif sur l'univers scolaire et les TIC, à savoir la concurrence de plus en plus évidente en l'utilisation des TIC et l'apprentissage scolaire : "Le développement d'Internet et des TIC est-il compatible avec l'école ?" ; extrait :

"Depuis le début de l'informatique, l'école a été progressivement mise à l'écart ; à l'opposé de l'audiovisuel qui a été largement ignoré et d'abord absent de l'école au début puis progressivement (mais très partiellement) intégré.

(…) Or on observe que, malgré les efforts constants des responsables et des acteurs, les usages sociaux se sont développés beaucoup plus vite dans les familles et l'école ne parvient pas à suivre.

(…) Or il me semble que les technologies qui se développent sont à l'opposé du modèle scolaire : la réussite scolaire est vécue comme individuelle, l'enseignant exerce souvent sa profession dans une certaine solitude (pas ou peu de temps de concertation au collège et au lycée), le modèle dissymétrique maître élève est dominant, etc. Or l'interactivité, la communication interindividuelle, la collaboration sont des valeurs portées par le "web social" qui vont à l'encontre de la "forme scolaire" canonique. La fonction sociale de l'école est plus souvent vécue comme une fonction de tri plutôt que d'intégration. Or la socialisation et la sociabilité se développent désormais de plus en plus en s'appuyant sur les services offerts par les technologies. Soucieuse de contrôle et de sécurité, et à juste titre compte tenu du contexte politique, l'école est progressivement mise "hors jeu" (la métaphore est opportune ici) de ce mouvement qui propose de prendre des risques dans les relations, de dépasser les murs des établissements et des maisons, de s'ouvrir au monde, aux informations et aux savoirs sans médiation.

L'école, lieu de médiation par excellence, est concurrencée par l'intermédiation que proposent les possibilités technologiques accessibles. Peut-elle, doit-elle accepter de prendre en compte cette différence ? Les usagers des technologies et les jeunes en particulier signalent volontiers cet écart aussi bien dans leurs pratiques que dans leurs propos. Il n'est pas sûr qu'ils le déplorent réellement tant, désormais, l'écart s'accroît et cantonne le système éducatif à une fonction annexe, la familiarisation technique pour les plus démunis. On peut penser que les enseignants par leur attitude ne sont que le reflet de cet état de fait qui les touche eux aussi en tant qu'acteur social qui vivent eux aussi ce décalage au quotidien.

A moins que le système scolaire n'opère un changement radical, il y a peu de chances que la tendance s'inverse."


Source :

Bruno Devauchelle (25 juin 2006). "Le développement d'Internet et des TIC est-il compatible avec l'école ?" [En ligne], Association coopérative pour l'information et l'innovation Pédagogique, n°74, Paris, pp. 6-7 (Page consultée le 26 juin 2006)

dimanche 4 juin 2006

“Les TIC et la société du savoir” par Jérôme Binde, UNESCO

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Jérôme Binde, sous-directeur général adjoint pour les sciences sociales et humaines à l'UNESCO s'est exprimé sur la notion de "TIC et la société du savoir" lors de TIC 21, Forum économique international sur les Technologies de l'Information et le développement durable qui s'est déroulé à Valenciennes les 28 et 29 mars 2006 et dont les actes sont disponibles en ligne. Extrait de cette intervention de Jérôme Binde, directeur de la publication du Rapport de l'UNESCO 2005 : "Vers les sociétés du savoir" (322 pages, téléchargeable sur Internet) :

"Qu'est-ce la société du savoir ? Rien, car il faut parler des sociétés du savoir, au pluriel. Les sociétés du savoir on toujours existé, comme l'Egypte ancienne ou la civilisation aztèque, mais il s'agissait de sociétés réservées à des cercles initiés, desquels la plus grande partie de la population était exclue.

Aujourd'hui, on observe une nouvelle articulation entre l'information et le savoir lui-même. Malheureusement, ces deux aspects différents sont souvent confondus.

La nouveauté est l'émergence d'une société de l'information mondiale (terme relatif, car seul 11% de la population mondiale a accès à Internet). Cette émergence n'est pas suffisante, il faut aller vers la création de sociétés du partage des savoirs, fondées sur la diversité. Les savoirs locaux, autochtones sont donc importants pour éviter qu'un unique savoir écrase les autres.

(…) Les sociétés du savoir rencontrent de nombreux obstacles. La fracture de la connaissance est encore plus importante que la fracture numérique, car plus ancienne et plus profonde, elle est plus difficile à combler. La 3e révolution industrielle a creusé ce fossé d'exclusion car il est devenu indispensable de savoir lire et écrire, ce qui exclut 30 à 40 % de la population.

Ces sociétés du savoir ne sont pas réservées aux plus privilégiés des pays du Nord. Au contraire, ce style de développement peut être une chance pour les pays du Sud. A l'ancienne conception du développement fondé sur le sacrifice ("la sueur, le sang et les larmes", formule de Churchill), a succédé un développement fondé sur l'intelligence, sur le savoir et sa valeur ajoutée. Cependant, les sociétés du savoir ne se résument pas à l'économie du savoir, elles concernent aussi les dimensions politiques, sociales, économiques et éthiques de la société.

Par exemple, Villa El Salvador, au Pérou, s'est construite dans le désert aux portes de Lima. Avec l'aide de Miguel Azcueta, ce nouveau bidonville auto-organisé a vu le jour, basé sur le développement communautaire et participatif, dans lequel les femmes ont joué un grand rôle. Partant de rien, Villa El Salvador est ainsi devenue une nouvelle société du savoir. Aujourd'hui, c'est une ville de 400 000 habitants ayant le taux d'analphabétisation d'adultes le plus bas du Pérou (45 %), qui a créé sa propre université (15 000 étudiants) où les citoyens sont reliés par Internet à la municipalité et où ils peuvent s'exprimer sur les décisions. Cette expérience s'est créée dans les conditions les plus défavorables possibles et constitue un exemple magnifique.

Les pays du Nord ont beaucoup à apprendre de cette étude sur les sociétés du savoir. A l'heure actuelle, les collectivités qui ne consacrent pas assez de ressources à la recherche et au développement, s'excluent d'elles-mêmes. Des différences sont en train de se créer et ces nations sont en passe de devenir des "nations tombeaux" qui feront fuir la jeunesse.

La notion de développement durable ne peut, par définition, pas fonctionner sans sociétés du savoir. Les nouvelles sociétés en réseau sont un grand moyen profitable au développement durable. Il y a aujourd'hui des moyens concrets comme le "collaboratoire", un laboratoire de chercheurs dispersés à travers le monde qui travaillent sur les réseaux électroniques. Ce "collaboratoire" a permis notamment le décryptage du génome humain et travaille sur des projets portant sur l'immunité dans le domaine du SIDA ou les changements climatiques. Par exemple, nous mettons actuellement au point un réseau mondial de prévention contre les tsunamis, que nous réclamions malheureusement depuis des années mais qui ne constituait pas une priorité budgétaire.

Nous sommes dans un espace prospectif et c'est dans cette idée de démocratie prospective qu'il faut avancer."

Sources :
Berhault, Gilles (dir.) (28 et 29 mars 2006). TIC 21 : Technologies de l'information & développement durable. Forum économique international. Les actes [En ligne], Acidd, Valenciennes, pp.177-178 (Page consultée le 4 juin 2006)
Binde, Jérôme (dir.) (2005). Vers les sociétés du savoir [En ligne], UNESCO, Paris, 232 p. (Page consultée le 4 juin 2006)

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