Bruno
Devauchelle, formateur et chercheur au CEPEC de Lyon décrit sur son blog, dans son article
"Fin d'année, TIC et monde scolaire" l'agitation autour du Web
2.0 et parle de "chosification de l"information" en invitant à porter une
réflexion profonde sur les démarches et l'utilisation des outils aussi
dans un cadre scolaire ; extrait :
"Il s'est agit de montrer qu'il y avait du nouveau sur le web et que c'est en particulier parce que chacun pouvait produire et diffuser tout ce qu'il voulait qu'une révolution serait en cours. Web interactif et autres qualificatifs sont venus peupler les feuilles des médias prompts à suivre les courants d'airs du moment. La réalité est beaucoup plus triviale pour moi. Toute "information" est désormais diffusable. Autrement dit l'information revient à sa nature première "un signal". La masse de documents mis à disposition, blog, podcasts, vidéos en tout genres etc... amène à une réification de l'acte d'énonciation. Shannon avait donc bien vu l'origine du problème. Les cybernéticiens avaient emboité le pas en s'intéressant au signal mais aussi à son devenir dans le milieu dans lequel il est envoyé.
Même si les nouveaux zélateurs du web nous invitent à parler d'interaction, de citoyenneté et de démocratie, pour l'instant il s'agit d'abord d'un brouillard. Certes des niches existent et fonctionnent selon leur approche, il faut le reconnaître. Mais ce sont des niches. Pour le reste nous assistons progressivement à la chosification de l'information, c'est à dire à la dépersonnalisation de l'acte d'énonciation. Lorsque une journaliste de Télérama m'avait dit que l'anonymat était indispensable pour libérer la parole, il y a de cela quatre ou cinq années, je pensais seulement à une question d'éthique. Mais non, l'affaire est beaucoup plus grave. Il s'agit de la dépersonnalisation de l'information, ou plutôt de se déshumanisation. Illusion, bien sûr, dans le fond, mais réalité dans la forme quand une émission de télévision a pour projet de montrer les vidéos les plus... déposées par les internautes. L'émergence de cette formidable possibilité d'expression est bien perçue par de nombreux enseignants, souvent pionniers, mais pas toujours (ce qui est nouveau)."
En
Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités
territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils
formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes.
Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des
champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une
expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans
un mode d'interaction avec les collectivités locales.
La lettre du SESSI
(Service des Etudes et des Statistiques Industrielles, Ministère de l'Economie
et des Finances) du mois de novembre 2006 (n°223) consacre ses 4 pages aux
"Technologies de l'Information et de la Communication et la productivité
des entreprises" avec le sous-titre "Des liens forts" (
La municipalité de
Blanquefort (15 000 habitants) a décidé d'une voie originale et citoyenne
pour partager les accès à Internet des citoyens : délivrer un routeur
Wifi
Nouvelle
rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme
reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir,
porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans
son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou
inutile, lieu en devenir...
L'Université de
Jyväskylä en Finlande est porteuse
Dans Le Monde
du 2 décembre 2006, Pascale Weil, sociologue et associée
à
Un rapport
des Nations Unies affirme que 2% de la population mondiale possède 50% des
richesses mondiales. L'AFP, via Le Monde dit que 50% de la population possédait
1% de la richesse mondiale. Références : Communiqué de Presse de l'United
Nations University : "
Sur le blog
Dans le hors-série d'Enjeux Les Echos qui vient de paraître (décembre
2006, n°2) : "La France dans le monde demain", Bernard Charlès, président de
