Jean-Luc Raymond

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - developpement durable

Fil des billets

samedi 22 juillet 2006

Agence mondiale de solidarité numérique : Forum des acteurs de la solidarité numérique le 13 septembre à Lyon

solidaritenumerique.jpg

Dans le cadre de ses activités, l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique organise des ateliers et forums. L’Agence tiendra à Lyon, le 13 septembre 2006, en matinée, le “Forum des acteurs de la solidarité numérique” dont le programme est disponible sur cette page.


Après une introduction sur les enjeux de la solidarité numérique par Diane L. Lassonde (secrétaire exécutive de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique) et la présentation du Plan Africain sur la société de la connaissance par Makane Faye (Coordonnateur TIC à Addis Abeba de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique), des projets seront présentés avec et en présence d’acteurs de Rhône-Alpes :

Thème 1 : Décentralisation (démocratie, développement institutionnel…)

Projet présenté :

- Dialogues Nord/Sud (par le CIDEM, Comité Initiative Développement Europe Maghreb)

Thème 2 : Éducation, formation continue

Projets présentés :

- Développement de compétences TICE des formateurs de formateurs (par l’IUFM de Lyon, voir site)

- Soutien des TIC à l’enseignement supérieur et à la recherche (par l’Agence Universitaire de la Francophonie, voir site)

- TIC et accès à l’école pour les enfants les plus démunis (par l’association Le Chemin de l’école)

Thème 3 : Santé, épidémies, prévention

Projets présentés :

- Logistique de santé en Afrique (par l’Institut Bioforce Développement, voir site)

- Télémédecine dans les pays en voie de développement (par l’association pour la Télésanté en Rhône-Alpes, voir site)

- Services vidéos interactifs pour l’accompagnement des déficients visuels (par la société IVès - Interactivité Vidéo et Systèmes)

Thème 4 : Gestion des territoires (SIG, risques, développement durable…)

Projets présentés non définis

Thème 5 : Économie, insertion et emploi (nouveaux métiers, production…)

Projets présentés :

- Développement de la solidarité numérique internationale (par le Club de la solidarité numérique, voir site)

- Centre de ressources pour l’appropriation des TIC par les personnes en situation de handicap (par le Centre Icom’, programme France de Handicap International, voir site)

- E-Commerce équitable (par la société Wonderful Monde, Ethic Attitude, voir site)

- PIP, Point d’Information Public (par le Club de développement et d’ingénierie en logiciel libre)

Thème 6 : Culture et loisirs multimédia (patrimoine, musique, jeux vidéo…)

Projet présenté :

- Intranet Bamako-Grenoble Métiers du livre, de la documentation et des archives (par l’IUT UPMF de Grenoble, voir site)

Thème 7 : Média & Communication

Projet présenté :

- Formation des journalistes guinéens (par France Guinée Coopération, voir site).


Il n’est plus possible de s’inscrire pour présenter un projet dans le cadre de ce forum. En revanche, vous pouvez assister au Forum des acteurs de la solidarité numérique en complétant ce formulaire en ligne.


Source :

Collectif (juillet 2006). Agence Mondiale de Solidarité Numérique [En ligne], Agence Solidarité Numérique, Lyon, Site (Page consultée le 23 juillet 2006)

lundi 17 juillet 2006

CouchSurfing : échanger de l’hospitalité gratuitement avec 90 000 habitants dans 202 pays

couchsurfing.jpg

“Bienvenue sur CouchSurfing.com, une organisation à but non lucratif. Nous ne sommes pas uniquement des membres, nous sommes des participants”.


C’est le message de bienvenue sur la page d’accueil de CouchSurfing, un site Internet qui permet de trouver un lit pour une nuit voire plus dans le monde entier. En Français, on peut parler de tourisme sur canapé ou touristes sur canapé.


Plus de 90 000 internautes baroudeurs (femmes et hommes avec une grande majorité de jeunes) échangent de l’hospitalité pour un budget hôtelier zéro avec le plaisir de vivre chez l’habitant. Chaque membre de CouchSurfing possède une fiche descriptive de présentation et les routards qui se sont déjà arrêtés chez ce membre bienveillant donnent leur avis sur l’accueil délivré.


L’idée revient à un jeune américain à court d’argent qui a monté ce portail, il y a 2 ans. Chez les CouchSurfers, pas de transaction financière, mais le simple plaisir de découvrir une vie, une culture et de partager des moments d’amitié.


Le site portail de CouchSurfing propose de s’inscrire gratuitement à ce réseau mondial, aussi de créer des groupes par affinité et même de monter des projets en commun. Le portail est le ferment et le catalyseur du réseau mondial des CouchSurfers.


38 000 rencontres entre des CouchSurfers ont déjà eu lieu. 44 000 relations amicales se sont créées dans le réseau… Avec des baroudeurs dans 202 pays. Qui dit mieux ?


Mise à jour : à noter qu’il existe un article de Wikipédia francophone sur le CouchSurfing et un blog collectif du “centre d’information des membres francophones du CouchSurfing” : Touristes sur canapé, né au Québec.


Source :

Fenton, Casey (juillet 2006). CouchSurfing.com : The CouchSurfing Project, version 2.0 [En ligne], Casey Fenton Consulting, Conway, New Hampshire, Site (Page consultée le 17 juillet 2006)

dimanche 16 juillet 2006

Le grand don à Paris : créer, nourrir ou recréer le lien social entre les personnes

granddon.jpg

Le grand don est né à Paris, il y a 3 ans, d’une idée simple : une femme habitante qui habitait près de Pont Marie et qui déménageait a demandé à ses amis de se servir parmi les objets qu’elle n’emportait pas. Les bibelots restants ont été disposés sur le pont afin que les passants se servent.

Depuis lors, le grand don se déroule à Paris environ tous les 2 mois le samedi, notamment sur le Pont Marie. Son principe : un rendez-vous de don collectif effectué par des inconnus à d’autres inconnus. Les donneurs volontaires sont avertis à l’avance via Internet pour qu’ils puissent réunir des objets qu’ils souhaitent offrir (livres, disques, vêtements, bibelots, bijoux, jeux, divers…), avec pour seule condition qu’ils puissent être transportés sans encombre par des personnes circulant à pied.

“L’ensemble des dons est disposé sur le rebord du pont, sans entraver le déplacement des personnes. Chacun des donneurs aborde aimablement les passants inconnus et leur propose de prendre un des objets, et d’en devenir immédiatement et sans condition le légitime propriétaire. Le grand don se termine quand tous les objets collectés ont été offerts.”

L’organisation du grand don de Paris encourage d’autres personnes à créer leur Grand Don car l’idée n’appartient à personne. Il existe aujourd’hui des grands dons à Toulouse, en Italie à Palerme et à Colazza. Vous pouvez retrouver en ligne quelques conseils avisés pour organiser un grand don.

On retrouve là les idées de Marcel Mauss, auteur d’ “Essai sur le don” (en 1923) et du mouvement M.A.U.S.S. (Mouvement Anti-Utilitariste en Sciences Sociales, voir le site). Le don est caractérisé dans ce sens comme “toute prestation de bien ou de service effectuée sans garantie de retour, en vue de créer, nourrir ou recréer le lien social entre les personnes”.

Le site Internet du Grand Don joue un vrai rôle d’information sur l’initiative : il permet d’annoncer les rendez-vous du Pont Marie, relaie les projets locaux de grands dons, pose les principes éthiques du grand don, donne à voir des ressources sur le don.

Dernier grand don parisien en date, le samedi 1er juillet 2006 : un grand don nomade :

“Les dernières éditions ont vu l’apparition de personnes (brocanteurs, profiteurs, etc.) décidées à prendre plutôt qu’à offrir, ce qui a attristé beaucoup de gens. Le Grand Don ne se laissera pas parasiter et continuera à démontrer par l’exemple et le symbole que le don gratuit et désintéressé peut et doit se développer dans le monde marchant [et marchand ?] qui nous entoure.

Nous vous appelons donc à nous retrouver le samedi 1er juillet à 15 heures précises, sur le Pont Marie, avec des sacs à dos, cabas et caddies de marché (tous contenants vous permettant de vous déplacer à pied sans fatigue avec vos dons) remplis de tous les objets que vous souhaitez offrir aux inconnus.

A 15h30, nous entamerons une lente marche à pied dans le centre de Paris, un “Grand Don nomade” à la rencontre des passants et des Parisiens auxquels nous proposerons de prendre un de nos dons, sans aucune contrepartie, bien sûr. Cette randonnée du don, qui durera jusqu’à 18h30, sera ponctuée d’étapes dans des lieux publics, ouverts et calmes, dans lesquels nous “déballerons” les objets pour les offrir à ceux qui croiseront le chemin de notre “stand” nomade.”

Source :
Collectif (juillet 2006). Le Grand Don [En ligne], Enzo, Paris, Site (Page consultée le 16 juillet 2006)

dimanche 2 juillet 2006

Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE) : agréments attendus

deee.jpg

Sont attendus en France dans le courant de l’été, les agréments qui devraient être attribués à 4 organismes chargés de traiter les Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE). La commission consultative sur les DEEE a été installée début juin et regroupe tous les acteurs de la filière ; sa première tâche va être d’examiner les demandes d’agrément. La collecte et le recyclage des DEEE ont été imposés par une directive de 2003 qui devait entrer en vigueur en août 2005 et en France, le décret de transposition est paru en juillet 2005. La filière de recyclage des ordinateurs serait donc opérationnelle à la rentrée.


En outre, en vertu d’une autre directive de 2003, les appareils électriques et électroniques mis en oeuvre à partir du 1er juillet 2006 ne doivent plus contenir de plomb, de mercure, de cadmium, et certains autres composants toxiques.


Source :

Collectif (22 mai 2006). “Déchets déquipement électriques et électroniques” [En ligne], Ministère de l’écologie et du développement durable, Paris, 1 p. (Page consultée le 2 juillet 2006)

samedi 1 juillet 2006

Albert Jacquard : “Le temps du monde fini commence”

albertjacquard.jpg

Albert Jacquard (scientifique, généticien et essayiste) s’est exprimé dans la table ronde “l’aide à la décision publique et développement durable” aux Assises des ingénieurs territoriaux début juin 2006 à Montpellier avec une thématique humaniste :

“Paul Valéry a écrit en 1945 : “Le temps du monde fini commence”. Notre planète a des limites, nous devons arrêter de raisonner comme si elle était infinie et tenir compte, dans tous nos comportements, de cette finitude. La façon de vivre du milliard le plus heureux actuellement sur la Terre est incompatible avec les ressources offertes par la planète. Il va falloir partager, c’est-à-dire limiter la consommation de ce qui coûte le plus cher à la planète.

La valeur de chaque chose, c’est le désir que les autres en ont. La valeur n’est pas une caractéristique inhérente à l’objet mais c’est une caractéristique qui lui est importée et qu’elle importe de son environnement (…)

Nos arrière-petits-enfants n’auront plus de pétrole et respireront une atmosphère polluée. Mais pour préparer une humanité de 9 milliards d’hommes (prévue pour la fin du XXIe siècle) à vivre ensemble, il faut proposer une utopie, ce n’est pas une idée impossible à réaliser mais un système qu’on n’a pas osé essayer. Il faut commencer par des activités qui ne coûtent rien à la Terre et qui créent du bonheur. Il faut planétariser le système sanitaire et planétariser le coût du système éducatif, c’est-à-dire donner à chaque société les moyens de développer sa culture. Et qu’est-ce qui l’empêche ? C’est uniquement une question de volonté. Il faut mettre le présent au service de demain.”


Source :

Jacquard, Albert (juin 2006). Table ronde “l’aide à la décision publique et développement durable”, Assises des ingénieurs territoriaux, Montpellier, 6-8 juin 2006, Intervention.

dimanche 4 juin 2006

“Les TIC et la société du savoir” par Jérôme Binde, UNESCO

ordinateurclavier.jpg

Jérôme Binde, sous-directeur général adjoint pour les sciences sociales et humaines à l'UNESCO s'est exprimé sur la notion de "TIC et la société du savoir" lors de TIC 21, Forum économique international sur les Technologies de l'Information et le développement durable qui s'est déroulé à Valenciennes les 28 et 29 mars 2006 et dont les actes sont disponibles en ligne. Extrait de cette intervention de Jérôme Binde, directeur de la publication du Rapport de l'UNESCO 2005 : "Vers les sociétés du savoir" (322 pages, téléchargeable sur Internet) :

"Qu'est-ce la société du savoir ? Rien, car il faut parler des sociétés du savoir, au pluriel. Les sociétés du savoir on toujours existé, comme l'Egypte ancienne ou la civilisation aztèque, mais il s'agissait de sociétés réservées à des cercles initiés, desquels la plus grande partie de la population était exclue.

Aujourd'hui, on observe une nouvelle articulation entre l'information et le savoir lui-même. Malheureusement, ces deux aspects différents sont souvent confondus.

La nouveauté est l'émergence d'une société de l'information mondiale (terme relatif, car seul 11% de la population mondiale a accès à Internet). Cette émergence n'est pas suffisante, il faut aller vers la création de sociétés du partage des savoirs, fondées sur la diversité. Les savoirs locaux, autochtones sont donc importants pour éviter qu'un unique savoir écrase les autres.

(…) Les sociétés du savoir rencontrent de nombreux obstacles. La fracture de la connaissance est encore plus importante que la fracture numérique, car plus ancienne et plus profonde, elle est plus difficile à combler. La 3e révolution industrielle a creusé ce fossé d'exclusion car il est devenu indispensable de savoir lire et écrire, ce qui exclut 30 à 40 % de la population.

Ces sociétés du savoir ne sont pas réservées aux plus privilégiés des pays du Nord. Au contraire, ce style de développement peut être une chance pour les pays du Sud. A l'ancienne conception du développement fondé sur le sacrifice ("la sueur, le sang et les larmes", formule de Churchill), a succédé un développement fondé sur l'intelligence, sur le savoir et sa valeur ajoutée. Cependant, les sociétés du savoir ne se résument pas à l'économie du savoir, elles concernent aussi les dimensions politiques, sociales, économiques et éthiques de la société.

Par exemple, Villa El Salvador, au Pérou, s'est construite dans le désert aux portes de Lima. Avec l'aide de Miguel Azcueta, ce nouveau bidonville auto-organisé a vu le jour, basé sur le développement communautaire et participatif, dans lequel les femmes ont joué un grand rôle. Partant de rien, Villa El Salvador est ainsi devenue une nouvelle société du savoir. Aujourd'hui, c'est une ville de 400 000 habitants ayant le taux d'analphabétisation d'adultes le plus bas du Pérou (45 %), qui a créé sa propre université (15 000 étudiants) où les citoyens sont reliés par Internet à la municipalité et où ils peuvent s'exprimer sur les décisions. Cette expérience s'est créée dans les conditions les plus défavorables possibles et constitue un exemple magnifique.

Les pays du Nord ont beaucoup à apprendre de cette étude sur les sociétés du savoir. A l'heure actuelle, les collectivités qui ne consacrent pas assez de ressources à la recherche et au développement, s'excluent d'elles-mêmes. Des différences sont en train de se créer et ces nations sont en passe de devenir des "nations tombeaux" qui feront fuir la jeunesse.

La notion de développement durable ne peut, par définition, pas fonctionner sans sociétés du savoir. Les nouvelles sociétés en réseau sont un grand moyen profitable au développement durable. Il y a aujourd'hui des moyens concrets comme le "collaboratoire", un laboratoire de chercheurs dispersés à travers le monde qui travaillent sur les réseaux électroniques. Ce "collaboratoire" a permis notamment le décryptage du génome humain et travaille sur des projets portant sur l'immunité dans le domaine du SIDA ou les changements climatiques. Par exemple, nous mettons actuellement au point un réseau mondial de prévention contre les tsunamis, que nous réclamions malheureusement depuis des années mais qui ne constituait pas une priorité budgétaire.

Nous sommes dans un espace prospectif et c'est dans cette idée de démocratie prospective qu'il faut avancer."

Sources :
Berhault, Gilles (dir.) (28 et 29 mars 2006). TIC 21 : Technologies de l'information & développement durable. Forum économique international. Les actes [En ligne], Acidd, Valenciennes, pp.177-178 (Page consultée le 4 juin 2006)
Binde, Jérôme (dir.) (2005). Vers les sociétés du savoir [En ligne], UNESCO, Paris, 232 p. (Page consultée le 4 juin 2006)

page 7 de 7 -