Pour
une association, une PME ou une TPE, avoir une stratégie Internet ne
s'improvise pas. Encore faut-il pouvoir être guidé efficacement dans
l'utilisation du Web et de l'informatique... Courrier électronique utile,
lettre d'information qui se distingue, site Internet qui se démarque par son
écriture et son référencement, utilisation des outils du nouveau Web (ou
Web 2.0) à bon escient... Dans cet aréopage de choses à connaître, ne pas s'y
perdre est un challenge permanent.
A recommander dans ce contexte, la lecture régulière du blog ConseilsMarketing.fr qui se distingue par la praticité de ses conseils
avec des articles se présentant comme des mini-guides de pratiques éprouvées
sur différents aspects de la communication Internet (entre autre!) ; exemples
avec Comment augmenter le taux de lecture de sa newsletter ?
; Comment écrire un mailing percutant ? ; Comment rédiger un bon communiqué de Presse ? ; 6 façons d'attirer des visiteurs de qualité sur son site Internet
? ; 15 conseils pour se faire connaître grâce aux Digg Like
! ...
Tag - developpement
mercredi 9 mai 2007
Améliorez sa communication et son approche marketing avec Internet et l'informatique
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 9 mai 2007, 21:12
lundi 5 février 2007
Le capital humain engendre l'innovation
Par Jean-Luc Raymond le lundi 5 février 2007, 18:58
La
dernière édition d'Innovation européenne, magazine de la Commission Européenne
(édition de janvier 2007), propose un article très intéressant intitulé :
"Comment le capital humain engendre l'innovation" qui reprend des résultats
d'une récente étude de Peer Ederer, Philipp Schuller et Stephan Willms (du
groupe de réflexion allemand Deutschland Denken) : "Innovation at Work: The European Human
Capital Index" (à télécharger ici en .pdf, 24 pages).
Ce rapport indique que les pays Européens doivent consentir d'importants
efforts pour aider au développement des compétences et connaissances des
citoyens ; extrait :
"Le capital humain représente beaucoup plus que le niveau d'éducation et le savoir-faire professionnel qu'on reçoit dans les écoles et les universités. Le capital humain englobe aussi les compétences culturelles et les normes sociétales que l'on inculque aux enfants à la maison, l'éducation informelle que les adultes acquièrent volontairement durant leur vie, ainsi que l'apprentissage constant qui accompagne les changements dans l'environnement de travail.
Donc pour appréhender le potentiel d'inventivité d'une société - et la croissance économique qui peut résulter de cette capacité d'innovation - il est nécessaire de prendre en considération chacune des cinq composantes du capital humain : l'éducation parentale, la scolarité, l'enseignement professionnel/universitaire, la formation des adultes et l'éducation sur le lieu de travail. (...)
Il y a lieu d'envisager le lien entre le capital humain et capacité d'innovation dans un sens beaucoup plus large que le seul niveau d'éducation reçu dans les écoles et les universités, ou le volume d'investissement dans la R&D et les installations high-tech."
Peer Ederer est membre de The Innovation and Growth Academy, un groupe international de
chercheurs et d'acteursde terrain qui ont pour sujet de prédilection :
l'innovation.
dimanche 28 janvier 2007
Lutte contre la Fracture Numérique : le Libre marque des points !, conférence à Solutions Linux 2007, le 31 janvier
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 28 janvier 2007, 09:50 - Evénement
Le Salon Solutions Linux 2007 (CNIT - Paris La Défense, Hall Marie Curie, du 30
janvier au 1er février 2007) propose une conférence gratuite sur le thème : "Lutte contre la fracture
numérique : Le Libre marque des points !", le mercredi 31 janvier de 9h30 à
12h, axée sur le développement numérique en Afrique.
Parmi les intervenants de la matinée :
- Frantz Fongang, Chef de projet formations présentielles, Programme "Soutien des TICs à l'enseignement supérieur et à la recherche", "Rectorat-Services Centraux de l'Agence Universitaire de la Francophonie" : "Centre Linux et Logiciels libres pour le Développement (C3LD)et certification internationale (LPI)",
- William Turner, Coordinateur du projet Diaspora Knowledge Network, UNESCO,
- Pierre Bonis, Chef du bureau pour les NTIC, Ministère des Affaires Etrangères : "Lutte contre la fracture numérique : enjeux et perspectives",
- Papa Amadou Konté, Chargé des Nouvelles technologies à la Mairie de Dakar : "Logiciel libre et système d'information de de la Mairie de Dakar. Opportunités et craintes",
- Olakanmi Adewara, formateur ADEN - "Obafemi Awolowo University" Ile-Ife – Nigéria et Nicolas Pejout, projet ADEN (dispositif complet pour la création de points d’accès publics à l’Internet dans des zones numériquement enclavées) du Ministère des Affaires Etrangères : "Le libre au service du développement : l'exemple du projet ADEN",
- et Gonzague Ladmiral, président d'EAH - François Jaffrennou, vice-président et chef du convoi Burkina Faso 2007 - Aurélien Lemoine, chef du Projet Wedus.org avec l'école d'Ingénieurs EFREI. Il s'agit d'un portail éducatif à destination des collégiens et lycéens des pays en voie de développement.
jeudi 11 janvier 2007
Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix 2006, et la mondialisation
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 11 janvier 2007, 17:55
Muhammad
Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, économiste, surnommé le banquier des
pauvres, est fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh, un organisme spécialiste du
micro-crédit qui compte près de 7 millions de bénéficiaires.
Muhammad Yunus est interrogé dans la dernière édition du magazine L'Express (11
janvier 2007, n°2897) par son ami Jacques Attali, Eric Chol et Christian Makarian. Le Prix
Nobel de la Paix 2006 s'exprime sur des enjeux majeurs du monde : l'extrême
pauvreté, l'éducation, la santé, la paix et aussi sur la mondialisation ;
extrait :
"Je comparerais la mondialisation à une centaine de voies d'autoroute traversant le monde de part en part. Sur ces autoroutes circulent de gros camions qui sont les grandes multinationales issues des pays riches. Il n'y a guère de couloir réservé à des pays tels que le Bangladesh. Donc, si l'on veut donner un sens à la mondialisation, il faut discerner la bonne de la mauvaise. La "bonne mondialisation", pour moi, cela consiste à instaurer un code de la route avec des voies rapides, des voies ouvertes aux poids lourds, mais aussi des voies réservées aux véhicules roulant à faible allure. Sans ces règles, la liberté de circuler ne profitera qu'aux poids lourds : c'est ce que j'appelle la "mauvaise mondialisation". Cela dit, la "bonne mondialisation" ne viendra pas d'elle-même, automatiquement. Car l'automaticité, c'est avant tout la mécanique des puissants et l'écrasement des faibles. Il faut donc instaurer un code de la route qui soit d'abord acceptable et respecté par les Grands. Des principes fondamentaux, au nombre de cinq ou de dix, posés à l'échelle internationale et appliqués par toutes les grandes compagnies partout dans le monde. Cela permettrait de limiter les dégâts de la mondialisation et d'ouvrir un espace de négociation pour les pays les plus pauvres. Le problème est de convaincre les puissants de la nécessité d'instaurer ces règles de conduite."
lundi 8 janvier 2007
Démocratie participative locale sur Internet, recommandations pour les collectivités locales
Par Jean-Luc Raymond le lundi 8 janvier 2007, 10:34
En
Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités
territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils
formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes.
Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des
champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une
expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans
un mode d'interaction avec les collectivités locales.
Dans cette perspective, le blog collectif Administraciones en Redes vient de
publier un article dont la lecture est passionnante : "Conductas politicas para para la participación ciudadana"
("Conduites politiques pour la participation des citoyens"). En voici une
traduction personnelle condensée. Ces points de travail sont également précieux
dans la conduite/gestions de projets collaboratifs en ligne ; un manifeste de
la participation collaborative sur Internet :
"(version Wiki pour politiciens 2.0)
A toi, professionnel de la politique, représentant de la volonté populaire ou
gestionnaire de services publics, qui croit que la démocratie est plus que de
voter année après année, qui rêve d'un système dans lequel la politique est un
peu plus qu'une dispute habituelle entre des partis, qui souhaite être
utile à ta société et qui désire que cette société accorde une légitimité
au travail des politiciens, aspirant-politicien 2.0, j'offre ce catalogue
de conduites pour la participation des citoyens.Et, à toi, lecteur -mon
semblable, mon frère !- je t'invite à corriger, à compléter cette lettre très
particulière aux Rois Mages :
1. Participation signifie partager le pouvoir. Donner une information
n'est pas la même chose que d'offrir la possibilité de participer.
Rassembler des informations n'est pas permettre une participation. La
participation signifie aussi la prise de décisions. Il s'établira une société
civile forte quand on ouvrira les processus de décisions à la participation des
citoyens.
2. Écoute, écoute, écoute. Il est probable qu'il existe déjà une
conversation sur le sujet qui te préoccupe. Si la conversation existe déjà, on
peut consulter ce qui est dit et repérer qui sont les protagonistes dans ce
réseau de dialogue. Internet est un locuteur très important doté d'outils
pour l'écoute : Technorati,
BlogSearch,
Del.ici.ous...
3. Si la conversation existe déjà quelque part, il est plus adéquat de
ne pas l'initier (elle existe déjà, tu te rappelles ?), de la
monopoliser (pour que réduire sa diversité ?), ni de se l'accaparer (tu ne
pourras pas). Il suffit d'y participer. Avec le temps, peut-être deviendras-tu
un noeud significatif du réseau conversationnel.
4. Quand la conversation n'existe pas, il faut se poser
la question si cela vaut la peine de l'entamer. Si le
sujet n'a pas été présent jusqu'à maintenant dans les conversations,
peut-être que cela n'intéresse pas les citoyens. Comment les intéresser
? Les gens prennent part à des conversations qui s'avèrent proches d'eux,
habituelles, faciles, naturelles et qui offrent quelque chose de tangible à
améliorer dans leur vie.
5. Lie, relie, relie. Participe aux conversations
des autres mais ne sois pas le leader de toutes les
conversations. Il faut s'adapter aux conversations en se faisant petit, en
escaladant pas à pas la connaissancedu sujet et il faut aussi avoir de la
mémoire. Il n'y a pas de meilleure façon d'obtenir que quelqu'un
s'intéresse à une thématique que de le proposer en
démontrant que tu t'intéresses aussi à ce que proposent les autres.
6. Ouvre-toi au monde. Pense que dans une conversation, une
institution n'est pas un interlocuteur. La conversation est une affaire de
personnes. Tu devras prendre des risques. Il faudra prononcer des affirmations
comme provisoires et les rectifier. Sois transparent. Il faut
aussi réfléchir.
7. L'attitude fait tout dans une relation entre des personnes.
Il ne faut pas tout gaspiller avec une attitude qui n'est pas compréhensible.
Il faut avoir de l'humour, être persévérant, élégant, tolérant, agir avec
constance. Sois un simple citoyen qui participe à une conversation, mon
ami.
8. Ne te préoccupe pas trop du nombre de personnes qui prennent part à
la conversation mais surtout à la quantité de bonnes conversations qui
s'établissent. Prendre part à une conversation est un acte volontaire. Ne pas
s'intéresser à comment empêcher qu'une personne fasse un mauvais
usage du pouvoir ; prendre plutôt le soin de comment pouvoir faire
pour que beaucoup de personnes fassent un bon usage du pouvoir. Les
menaces sont toujours plus évidentes que les avantages parce que le changement
fait peur.
9. Tu dois savoir qu'il n'y a pas d'obéissance aveugle, ni même
borgne. Les participants aiment se différencier les uns des autres. Si
le projet collectif n'implique pas que mon avis soit considéré, je ne peux pas
croire au projet.
10. Les citoyens adultes méritent d'être traités comme tels.
Ne sois pas paternel, ni maternel avec eux. Laisse-leur la liberté et la
responsabilité. Ils prendront en charge ce qui les concernent. Ils peuvent se
tromper. La participation implique le respect des participants.
11. Les destinataires des politiques publiques peuvent améliorer leur
conception et leur implantation locale et,
évidemment, trouver que les décisions suite aux
discussions soient plus conformes à leurs désirs. Toutefois, n'espère
pas à court terme que les résultats soient extraordinaires. Le principal est
l'ampleur prise par la participation. Évaluer la participation peut la tuer
avant que celle-ci grandisse réellement. Le premier objectif est
de construire une Communauté active, avancer pas à pas vers une
citoyenneté véritablement civique.
12. Enfin, il faut avoir en tête ces trois principes
: (1) La mauvaise participation est contre-indiquée, parce qu'elle
sème la méfiance et le découragement. (2) L'absence de participation est
encore pire que la mauvaise participation. (3) Il est dangereux de faire passer
comme participation la simple manipulation."
dimanche 7 janvier 2007
Deux faits majeurs en 2007 : un habitant sur deux vit dans une ville, plus d'un milliard de téléphones portables vendus dans le monde
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 7 janvier 2007, 23:20
Le
monde avance et la mondialisation est un fait. En 2007, deux faits majeurs sont
annoncés dans les prévisions et statistiques délivrées en fin d'année
2006.
Le rapport 2006/2007 de l'ONU sur l'état des villes dans Le Monde est
alarmiste. Cet article de l'ONU fournit des chiffres à l'appui. Dans les villes, pour la population
mondiale, les moyens décents de vivre, la salubrité publique et
un accès minimum aux services de base (électricité, eau) sont des exceptions.
Alors qu'en 1950, un habitant sur trois habitait une ville ; en 2007, ils
seront un sur deux. L'effet conurbation est grandissant avec tous les problèmes
liés à cette densification de l'espace urbain des villes-centre : Le Caire
(11,1 millions d'habitants), Bombay (18,2 millions)...
Autre fait saillant, selon le Gartner Group, les ventes de téléphones portables
dépasseront en 2007, le milliard d'unités (1,103 milliards). Le nombre de
lignes mobiles va considérablement augmenter jusqu'en 2010 : 11 % par an alors
que les lignes fixes vont croître de 1,3 % par an. Des pays comme la Chine ou
le Brésil vont largement adopter la téléphonie mobile sans avoir connu
massivement la téléphonie fixe. Jamais dans l'histoire de l'humanité, une
technique/outil technologique ne s'était aussi rapidement répandu et aussi
massivement. Plus de chiffres sur le marché de la téléphonie mobile dans le
monde avec cet article du Journal du Net.
samedi 6 janvier 2007
Axel Honneth, les trois sphères de reconnaissance de l'individu
Par Jean-Luc Raymond le samedi 6 janvier 2007, 23:01
Le philosophe
Axel Honneth (ex-assistant de Jürgen Habermas) est l'un des chefs de file de
l'Ecole de Francfort et s'attache à une philosophie
sociale qui insiste sur l'importance de la relation à autrui, à soi-même et
au monde. Dans le numéro de décembre 2006 - janvier 2007 de Philosophie
Magazine, il est interrogé par Alexandra Laignel-Lavastine sur la
reconnaissance de l'individu et la lutte pour la reconnaissance ; extrait :
"Je distingue trois sphères de reconnaissance, auxquelles correspondent trois types de relation à soi. La première est la sphère de l'amour qui touche aux liens affectifs unissant une personne à un groupe restreint. Seule la solidité et la réciprocité de ces liens confèrent à l'individu cette confiance en soi sans laquelle il ne pourra participer avec assurance à la vie publique. La deuxième sphère est juridico-politique : c'est parce qu'un individu est reconnu comme un sujet universel, porteur de droits et de devoirs, qu'il peut comprendre ses actes comme une manifestation - respectée par tous - de sa propre autonomie. En cela, la reconnaissance juridique se montre indispensable à l'acquisition du respect de soi. Mais ce n'est pas tout. Pour parvenir à établir une relation ininterrompue avec eux-mêmes, les humains doivent encore jouir d'une considération sociale leur permettant de se rapporter positivement à leurs qualités particulières, à leurs capacités concrètes ou à certaines valeurs décrivant leur identité culturelle. Cette troisième sphère - celle de l'estime sociale - est indispensable à l'acquisition de l'estime de soi, ce qu'on appelle le "sentiment de sa propre valeur".
Si l'une de ces trois formes de reconnaissance fait défaut, l'offense sera vécue comme une atteinte menaçant de ruiner l'identité de l'individu tout entier - que cette atteinte porte sur son intégrité physique, juridique ou morale. Il s'ensuit qu'une des questions majeures de notre époque est de savoir quelle forme doit prendre une culture morale et politique soucieuse de conférer aux méprisés et aux exclus la force individuelle d'articuler leurs expériences dans l'espace démocratique au lieu de les mettre en actes dans le cadre de contre-cultures violentes."
A lire : La
Société du mépris. Vers une nouvelle théorie critique par Axel Honneth (aux Ed. La Découverte, octobre 2006),
mardi 2 janvier 2007
L'Observatoire des Inégalités propose un nouveau site avec un outil interactif de mesure et de comparaison sur les inégalités sociales
Par Jean-Luc Raymond le mardi 2 janvier 2007, 22:26
Le site
Internet de l'Observatoire
des inégalités fait peau neuve dès aujourd'hui avec une plus grande
lisibilité offerte aux informations grâce à une hiérarchisation par sous
rubriques (patrimoine, salaires, pauvreté...) et à une nouvelle thématique
développée : l'Europe. En quelques années, ce site est devenu
la référence sur la thématique des inégalités en
France : actualité, compréhension du phénomène, recherche
scientifique et références.
Avec cette nouvelle mouture du site, on assiste à une première en France
: l'Observatoire des inégalités lance un nouvel outil
interactif de mesure et de comparaison sur les inégalités sociales à partir
de 250 tableaux, contenant plus de 3 500 données et permettant de
sélectionner les informations chiffrées pour des catégories et des thèmes
spécifiques, à l'intérieur de la base de données d'Inegalites.fr. Cet
outil de comparaison unique en France a été développé spécialement pour
l'Observatoire des inégalités par Julien Villalard, du réseau Moduloo.net.
Cet automne, Louis Maurin (directeur de l'Observatoire des inégalités,
journaliste au magazine Alternatives Économiques) et Patrick Savidan (président
de l'Observatoire des inégalités, maître de conférences en philosophie à
l’Université Paris IV - Sorbonne) ont coordonné un remarquable ouvrage
d'articles de spécialistes portant le titre "L'Etat
des Inégalités en France - 2007" (chez Belin) déjà évoqué sur ce blog dans cette note.
dimanche 24 décembre 2006
Offrir un zébu à Madagascar, un cadeau solidaire... Internet crée du lien
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 24 décembre 2006, 12:03
L'entreprise Zebu Overseas Board vous propose d'investir à Madagascar dans un
zébu. Pour 300 Euros, le zébu est mis à disposition d'une famille
malgache, en location-vente, qui l'utilise au quotidien comme animal d'élevage
("pour produire du lait, labourer sa terre, engendrer des veaux ou tirer
une charrette et produire du fumier naturel").
Au terme de deux ou trois années de remboursements mensuels, le
paysan devient à son tour le propriétaire de l'animal et votre
capital est alors réinvesti dans d'autres projets de développement
agricole à Madagascar. Le Zebu Overseas Board applique le principe du
micro-crédit. Internet joue un vrai rôle dans cette aventure solidaire : chaque
investisseur peut voir son animal en photo sur l'espace privé de Zebu
Overseas Board et avoir des nouvelles de la famille qui s'en occupe. Une
action solidaire d'investissement local qui destinée directement à une
population qui en a besoin. Plus de renseignements sur le site Internet
Zebu Overseas
Board.
jeudi 21 décembre 2006
Veilleur du Web (tendance 028)
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 21 décembre 2006, 20:43 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Dans un article du quotidien Les Echos du 20 décembre (cahier
Innovations), on parle d'une fonction relativement nouvelle au sein de
l'entreprise ou reconnue comme telle, le "veilleur du Web" : "Ecouter la rumeur pour anticiper la crise" :
"On les appelle "les veilleurs du Web". Ils travaillent seuls ou en équipe au sein du département veille de l'entreprise. Leur mission ? Ecouter les rumeurs qui circulent sur les blogs, podcasts et autres forums de discussion pour repérer les signaux faibles et alerter le dirigeant. Aucun bruit de fond ne doit échapper à leur vigilance : ressenti d'un internaute sur un nouveau produit ou sur les effets secondaires d'un médicament, atteinte à l'image de marque, commentaire d'un concurrent... Tout contenu en ligne peut revêtir une dimension stratégique. "Une crise peut mettre du temps à éclater, mais écouter la musique d'ambiance qui se joue sur le Net permet d'identifier les signes précurseurs", déclare Pierre-Antoine Lorenzi, PDG de Serenus Conseil, cabinet spécialisé en management des risques.
"La blogosphère agit comme une cage de résonance. Une crise peut se produire à n'importe quel moment, partout dans le monde. Il faut pouvoir écouter les rumeurs, fédérer les sources d'information et sélectionner celles qui sont les plus pertinentes", insiste Aline Duru, responsable du département veille chez Total. Le groupe travaille avec une équipe de quatre veilleurs et réfléchit actuellement à une approche globalisée de la veille."
On retrouve toutefois l'expression "veilleur du web", il y a presque 10 ans, le
6 mars 1997, dans un papier de L'Expansion : "Les petits
malins d'Internet. Ils font fortune avec peu d'argent et beaucoup d'idées".
Comme quoi, cette fonction à la croisée du marketig et de la communication
n'est pas nouvelle :
"Jean-Christophe Beau, veilleur du Web, www.a-media.com (site non disponible)
Il a attrapé le virus d'Internet chez Peugeot, en initiant la présence du constructeur sur le Web. En janvier 1996, Jean-Christophe Beau refuse poliment une promotion et part créer sa société à Lyon, Média Track, "un compromis entre la veille technologique et la pige publicitaire", explique-t-il. Son équipe de neuf personnes passe toutes ses journées à surfer sur le Web, traquant les nouvelles relatives au secteur automobile. Ses clients ont pour nom Peugeot, Opel, et bientôt Renault, BMW, Mercedes et Ford. Tous doivent se plier à cette règle d'airain : Jamais de papier. Les rapports hebdomadaires sont accessibles sur le Web pour les abonnés "équipés" d'un mot de passe. Il en coûte à l'utilisateur de 7 000 (pour le rapport simple) à 30 000 francs (pour un dossier très complet) par mois.
Média Track travaille également à la demande, comme pour L'Oréal, qui souhaitait comprendre les enjeux du secteur cosmétique sur Internet. La société bâtit même des plans média en ligne afin d'aider les entreprises à augmenter le trafic sur leur site Web. Elle se charge d'inscrire le site sur des moteurs de recherche efficaces et de placer les bandeaux publicitaires aux bons endroits sur Internet."
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