Jean-Luc Raymond

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jeudi 2 novembre 2006

Livres sur le Web 2.0 et les médias sociaux, la glocalisation en question

Le journaliste anglais Ian Delaney prépare un ouvrage sur le Web 2.0 et les médias sociaux ("social media"). Dans sa capitalisation de connaissances sur le sujet, il vient de publier un article sur son blog indiquant des eBooks sur ces 2 thèmes, des livres électroniques téléchargeables gratuitement en .pdf : 10 free ebooks about Web 2.0.


Parmi cette sélection de 12 ouvrages, qui augmente au fur et à mesure des contributions des internautes, on peut signaler 2 ouvrages en gestation pour lesquels les auteurs ont délivré leur texte préparatoire en ligne et invitent les visiteurs à complémenter leurs propos afin d'améliorer leur contenu :

- We-think: the power of mass creativity de Charles Leadbetter s'intéresse par des exemples concrets à montrer comment le nouveau Web bouleverse des pans entiers de notre société dans les fondements organisationnels de notre temps : univers de l'entreprise et du travail, monde scolaire, sphère du jeu vidéo, vie de la cité, modes d'innovations... Au coeur de ces changements, ce que Charles Leadbetter appelle la créativité de masse.

- New Influencers par Paul Gillin, prévu pour 2007. Ce journaliste américain, auteur et consultant Internet et nouvelles technologies s'intéresse au phénomène des blogs et à leur influence grandissante dans l'entreprise. Paul Gillin dresse aussi des portraits de blogueurs influenceurs anglo-saxons.


Lecture recommandée par Ian Delaney, une intervention de Danah Boyd (chercheuse doctorante sur les réseaux sociaux en ligne et qui travaille pour Yahoo) en mars 2006 sur une caractéristique très importante des technologies de l'information et de la communication : "G/localization: When Global Information and Local Interaction Collide".


Le sociologue Blaise Galland définit ainsi le processus de glocalisation :

"processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d'échange et de traitement de l'information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d'organisations sociospatiales au niveau local."


... à compléter par l'article du Courrier, quotidien suisse, dans un entretien avec le sociologue Roland Robertson : "Nous vivons dans un monde glocalisé" :

"La "glocalisation" est une globalisation qui se donne des limites, qui doit s'adapter aux réalités locales, plutôt que de les ignorer ou les écraser. Par ailleurs, en provoquant une résistance à elle-même – suscitant un mouvement mondial de contestation – la globalisation contribue, ironiquement et paradoxalement, à concentrer l'attention sur les réalités locales. Il est vrai que protester contre la globalisation a parfois eu l'effet contraire, produisant plus de globalisation. Mais l'on a compris que, pour faire avancer la cause du "local", il faut agir au niveau global, en sillonnant la planète, en communiquant à travers les nouvelles technologies, etc."


Source :

Delaney, Ian (October 31, 2006). "10 free ebooks about Web 2.0" (En ligne), TwoPointTouch, Londres, 1 p. (Page consultée le 1er novembre 2006)

Visage de l'Internet marocain

La connaissance de l'utilisation de l'Internet en Afrique est très parcellaire. Il est assez difficile de donner un visage aux habitudes des internautes de ces pays, d'en dégager des tendances fortes. Le réseau de chercheurs d'Africanti observe depuis plusieurs années l'internet et les nouvelles technologies du Sud. C'est l'une des rares initiatives francophones d'ampleur sur le sujet à compléter par le catalogue de liens d'Africanti et des sites plus locaux ou régionaux.


Le rôle joué par les diasporas (notamment en Europe) pour l'appropriation d'Internet dans les pays africains reste peu souligné dans les grands médias de l'actualité d'Internet. Celle-ci constitue un apport majeur dans l'invitation à la communication pour les familles en Afrique, dans le fait de pouvoir rester en contact avec "le pays" par courrier électronique, mais aussi en pouvant consulter des sites internet de la Presse quotidienne comme Le Soleil (Sénégal), L'Essor ou Le Républicain (au Mali). Le portail panafricain Afrik.com, créé en 2000 par des journalistes, demeure aujourd'hui un site incontournable qui couvre l'actualité de 52 pays du Sud. On ne mesure pas assez ici, en Europe Occidentale, le rôle joué par ces médias.


Autre fait pour être "relié" au pays, les forums d'expression. Ils sont nombreux, dans différentes langues, foisonnants d'expression, d'opinions, de questions et de réponses et d'infos. La plupart des personnes qui y interviennent sont issues de la diaspora mais ont en commun une culture. C'est le cas de Yabiladi par exemple, un étonnant "portail du Maroc et des Marocains dans le monde avec une série de services dédiés aux Marocains : Forum, chat,...". Se plonger dans les forums de Yabiladi est un exercice passionnant : on y découvre les traditions marocaines, des recettes de cuisine, des conseils pour le voyage... Mille et une choses sur des sujets divers avec une réactivité et un échange permanent ; une agora virtuelle dont les préoccupations sont réelles. Yabiladi reprend également des informations marocaines et laisse aux internautes la possibilité de les commenter.


Ainsi, la semaine dernière, Yabiladi a publié sur son site un article de l'hebdomadaire marocain TelQuel (du 27 octobre 2006) : "L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" qui donne une vision critique de l'utilisation de l'Internet au Maroc, un dossier complexe, apparemment passionné, qui conte la jeune histoire du Web dans ce pays, une population d'internautes qui semble saisir à bras le corps la "vague" de l'expression. Un article très intéressant, car non monolithique sur la diversité de l'Internet au Maroc où l'on montre que la nouveauté technologique n'est pas forcément adoptée par les utilisateurs.


En lisant de tels papiers, on comprend mieux le développement d'Internet dans les pays du Sud et on peut aussi avoir un autre regard sur le Web mondialisé vu de la vieille Europe. Extrait :

"Les premiers frémissements de ce raz-de-marée verbal se sont fait sentir avec l'apparition du service gratuit de chat vocal en ligne PalTalk en 2000. Une sorte de "jouqa" (foule) bruyante, où se retrouvaient des internautes des quatre coins du globe. Dans le tas, les chatteurs marocains étaient parmi les plus actifs. Ils ont pris d'assaut les salons de discussions pour y dire tout et son contraire, avec une préférence prononcée pour trois thèmes de prédilection : le sexe, la religion et… l'engueulade gratuite. Un engouement qui trouve son origine dans la nature même du service : en remplaçant le texte par la parole, "le chat vocal a décomplexé ceux qui avaient un problème avec l'écrit", analyse Rachid Jankari, pour expliquer la lame de fond qui a inondé le Net marocain.


Et malgré la vogue des logiciels de messagerie vocale (MSN Messenger, Yahoo! Messenger…) et de téléphonie sur Internet (Skype), PalTalk reste toujours aussi encombré de participants marocains. C'est que ce souk de la parlotte offre l'avantage d'être un espace de rencontres plus ou moins anarchique." (...)


"Il y a quelques années à peine, l'Internet marocain balbutiait comme un bébé, tétant le sein d'une connexion aussi lente qu'une tortue neurasthénique. Aujourd'hui, la Toile marocaine ressemblerait plutôt à un adolescent en pleine crise de croissance. Le pays compte désormais 5000 cybercafés, environ 3 millions d'utilisateurs et 400 000 abonnés, dont 80% à une connexion haut débit, sésame indispensable pour accéder au multimédia. Ainsi, de consommateurs passifs figés devant une page web fixe, les internautes sont devenus acteurs du monde virtuel, via leurs sites personnels, leurs blogs, leurs vidéos ou bien les exploits des hackers marocains. Certes, comme tout ado trop vite grandi, le web marocain est encore brouillon et commet pas mal d’erreurs de jeunesse. Les hormones en ébullition, on s'enflamme vite à cet âge. Ce qui a le don de crisper les milieux conservateurs, prompts à crier au loup au premier scandale sexuel impliquant des Marocains. Mais bonne nouvelle : l'internaute marocain, même s'il dérape bien souvent, est en voie de s'approprier l'outil Internet."



Source :

Hamdani, Hassan et Smyej, Hicham (27 octobre 2006). "Enquête. L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" (En ligne) TelQuel, n°244, Rabat, Maroc, Dossier (page consultée le 2 novembre 2006)

vendredi 20 octobre 2006

TICE et Développement, revue scientifique publiée par l'Université de Yaoundé sur les problématiques numériques et d'enseignements

TICE et Développement est le nom d'une jeune revue scientifique publiée en ligne par l'Université de Yaoundé 1 (Cameroun) en partenariat avec l'Agence Universitaire de la Francophonie sur le thème : "Recherche sur les TICE dans les pays francophones du Sud". Les chercheurs africains peuvent ainsi vulgariser leurs travaux scientifiques plus facilement. La publication fonctionne sur la base d'un partenariat entre les universités du Nord (Mons, Montréal, Strasbourg) et celles du Sud (Dakar, Alger, Maurice, Yaoundé, Tunisie). Tous les 6 mois, avec un nouveau numéro, TICE et développement met en avant les travaux des enseignants et chercheurs en charge de la formation des enseignants :

"La revue se propose aussi de constituer et d'étendre des réseaux de chercheurs en vue de mettre en commun les protocoles de recherche, les outils épistémologiques relatifs aux TICE. On pense par exemple aux données et aux outils d'interprétation, puis au mode de validation des résultats. La revue se propose enfin d'analyser la place des TICE dans la société traditionnelle et dans les systèmes éducatifs de nos pays respectifs. Les thématiques qui constitueront le contenu de TICE ET DÉVELOPEMENT vont donc concerner les usages des TICE dans les sociétés francophones, leur impact dans les systèmes éducatifs et les modes d'apprentissage et d'appropriation. Trois axes thématiques sont retenus :
- L'analyse des pratiques de terrain incluant non seulement l'enseignement, mais aussi l'évaluation ;
- La recherche pour l'innovation de l'enseignement/apprentissage ;
- Les travaux de recherche sur l'intégration des TICE dans la société et sur la contribution des TIC à la culture citoyenne."


Les n°1 et n°2 sont consultables en ligne. Thèmes des prochains numéros :
TICE et Développement n° 3 : Quelles plates-formes d'enseignement à distance pour l'Afrique ?
TICE et Développement n° 4 : Dispositifs et pédagogie pour un enseignement en ligne ?
TICE et Développement n° 5 : Quelles normes pour l'enseignement en ligne en Afrique ?
Info via le Café pédagogique.


Source :

Essono, Louis Martin Onguene (octobre 2006). TICE et Développement (En ligne), Université de Yaoundé 1, Cameroun, Site (Page consultée le 20 octobre 2006).

Philippe Quéau, l'enjeu de l'éducation dans les sociétés du savoir

Philippe Quéau (UNESCO) publie un brillant article sur son blog Metaxu à propos de la marchandisation des savoirs à l'époque actuelle mondialisée et de l'enjeu majeur que constitue l'éducation : De la réforme de l'éducation dans les sociétés du savoir. Il propose une augmentation des compétences en sus de l'acquisition de savoirs faire et la nécessité du travail coopératif ; extrait :

"Au moment où certains fossés s'élargissent et s'approfondissent, il faut y insister, la capacité à travailler en groupe, en réseaux, en partenariat devient primordiale. D'où l'importance de créer un environnement d'apprentissage global, ouvert, au service de tous, en tous lieux, à tous moments et dans tous les domaines du savoir. Les réseaux d'écoles, de bibliothèques, de musées, les laboratoires virtuels, constitueront de plus en plus une nécessaire infrastructure coopérative à large échelle. Car le savoir augmente en se partageant. À ce titre il est l'exemple archétypal du bien public.

Si l'éducation comme l'accès à l'information et au savoir sont, par excellence, des "biens publics mondiaux", il faut noter que les tendances à la marchandisation du savoir et de l'éducation risquent d'aggraver les fossés économiques, culturels, sociaux entre ceux qui sont déjà largement bénéficiaires de la révolution de l'information et ceux qui en subissent les effets pervers."


Source :

Quéau, Philippe (19 octobre 2006). "De la réforme de l'éducation dans les sociétés du savoir" (En ligne), Metaxu, Rabat (Page consultée le 20 octobre 2006).

mercredi 18 octobre 2006

Ile Sans Fil lance le Hub des Artistes Locaux à Montréal, connecter les communautés à leurs artistes

Île Sans Fil (voir site) est l'initiative d'un groupe communautaire à but non lucratif qui s'est donné pour mission de fournir un accès à internet sans fil public et gratuit aux utilisateurs de portables et de PDA à travers la ville de Montréal au Canada en utilisant des logiciels libres et du Wifi afin de partager des connexions Internet haut débit. Les personnes dotées d'un outil Wifisé peuvent se connecter à partir de points d'accès gratuits (cafés, boutiques, organismes et individus), 105 hotspots répartis sur Montréal. Ce sont plus de 24000 personnes qui utilisent régulièrement les accès d'Île Sans Fil.


Plus que de l'accès Wifi, Île Sans Fil vise à ce que les gens qui utilisent des connexions Wifi entrent en contact, que de l'information locale soit fournie en ligne et que le lieu physique "point d'accès Île Sans Fil" puisse favoriser l'interaction entre les usagers du Wifi. Pour cela, un portail permet de voir et de communiquer avec les autres personnes connectées dans la même air d'accès.


Aujourd'hui, Île Sans Fil va plus loin avec le projet HAL (Hub des Artistes Locaux) : "Connecter les communautés à leurs artistes" (lire le communiqué de Presse) en partenariat avec des médias locaux (la radio étudiante CHOQ.FM et CUTV, Concordia University Television) qui associe culture et mobilité, diffusion médiatique interactions sur un territoire restreint, celui des points d'accès Wifi d'Île Sans Fil :

"Première internationale, HAL encourage les Montréalais à découvrir leurs artistes et producteurs locaux par l'entremise de juke-boxes sans-fil, capables de diffuser du contenu audio et vidéo à haute résolution. Notamment, HAL permet une riche diffusion médiatique, basée sur un concept géographique - un contenu culturel unique est rendu disponible à des endroits spécifiques (...) Il suffit de démarrer le logiciel iTunes (disponible pour Windows et Mac) et de cliquer sur le lien HAL qui apparaîtra au même instant. À ce jour, 12 hotspots d'Île Sans Fil sont munis de la technologie HAL et un treizième sera rendu disponible d'ici la fin du mois de décembre prochain.

Le projet HAL promeut le mandat d'Île Sans Fil, soit l'autonomisation des communautés locales de Montréal, à travers la création et l'implantation d'une technologie basée sur la communauté (...) Tout comme les autres projets d'ISF, l'ensemble de la technologie et des connaissances développées par l'entremise de HAL sera partagé publiquement afin d'encourager son adoption par d'autres communautés."


Sur cette page, vous trouverez plus d'informations sur HAL : Pourquoi HAL ? Comment fonctionne HAL ? Où puis-je trouver HAL ? Comment utiliser HAL ? Quel est le contenu disponible sur HAL ? La liste des partenaires, une Foire Aux Questions et une carte des HAL déployés.


D'un accès Wifi qui "individualise" la connexion Internet, Île Sans Fil s'intéresse au collectif et au partage de ressources culturelles sur un territoire produites par des artistes producteurs médiatiques qui n'ont pas de place où diffuser leurs contenus ; une initiative technologique qui tient à favoriser la culture locale.


Source :

Collectif (octobre 2006). Ile Sans Fil (En ligne), Ile Sans Fil, Montréal, Site (Page consultée le 18 octobre 2006)

mardi 17 octobre 2006

Qu'est-ce qu'un wiki : définition, utilisation, usages, enjeux et pratiques... Et nouveau : le vidéo-wiki

Sur son nouveau blog Valeurs d'Usages, Sébastien Sauteur aborde en 3 billets la découverte de l'outil Wiki et ses possibilités dans le milieu professionnel en résumant les apports du wiki dans un contexte entrepreneurial :


Qu'est-ce qu'un wiki #1 - Définition et utilisation de l'outil : tentatives de définition ; en pratique : utiliser l'outil ; suivre la vie du wiki ; les rétroliens : cohérence de l'hypertexte ; autres fonctionnalités,


Qu'est-ce qu'un wiki #2 - Usages et intérêt pour l’entreprise : imaginons quelques usages ; intérêt du wiki pour une entreprise,


Qu'est-ce qu'un wiki #3 - Enjeux et pratiques professionnelles : la place du wiki dans la panoplie des outils NTIC ; opportunité d'un wiki : gagner du temps ici et maintenant ; autre facteur d'opportunité : prendre de l'avance sur le temps qui vient ; question faisabilité : souhaite-t'on vraiment travailler différemment ? ; en pratique : peut-t'on travailler autrement ? Conclusion.


Toujours sur le sujet Wiki, ce soir, Christophe Ducamp pointe vers une expérimentation de vidéo-wiki en test ici avec Cdml Video.

lundi 16 octobre 2006

La voix du savoir : vocaliser le contenu de Wikipédia

La base de connaissances Wikipédia est textuelle. Comment la rendre interactive, lui apporter un sens vivant ? La Voix du savoir réunit une communauté d'enthousiastes qui souhaitent rendre que les articles de Wikipédia puissent aussi être entendus en audio. Des volontaires enregistrent du contenu vocalisé de Wikipédia pour le mettre à disposition thématiquement sur le blog de la Voix du savoir et via podcast ; un projet ambitieux :

"Aujourd'hui, nous prenons le défi de rendre cette encyclopédie 2.0 accessible au format audio. Nous pensons que ce journal ("ce blog") vous permettra de nous suivre dans cette aventure. Grâce à votre podcast ou baladoffusion "la Voix du Savoir" synchronisé sur votre lecteur mp3, tous les jours, les transports en commun, les moments d'attentes pourront être plus enrichissants, plus agréables."


Source :

Collectif (octobre 2006). La Voix du savoir (En ligne). La voix du Savoir, États-Unis, Blog (Page consultée le 16 octobre 2006).

samedi 14 octobre 2006

Le marché citoyen, l'annuaire pour consommer autrement

Consommer autrement, association loi de 1901, dans laquelle est impliqué le très actif chef de projet internet Sébastien Ravut, a lancé Le Marché Citoyen, un annuaire pour consommer autrement qui recense plus 270 commerçants bios, équitables et solidaires en Ile-de-France respectant un ou plusieurs critères économiques, sociaux ou environnementaux définis dans une charte. Classés en 270 rubriques, ces commerçants et entreprises sont classés en 8 thématiques : restauration et alimentation, habillement, santé et beauté, services, voyages, habitat, loisirs et transports.

Chaque entreprise ou commerçant bénéficie d'une fiche d'information gratuite et des espaces de communication responsable et publicitaires sont proposés. Les internautes peuvent commenter les fiches de l'annuaire en laissant une appréciation sur les produits et services, l'engagement citoyen des commerçants et entreprises référencés.

Une bonne idée qui invite à mieux connaitre l'économie sociale et solidaire, des activités engagées dans une démarche coopérative et des services avec une approche "quotidien durable" affirmée.

Source :

Ravut, Sébastien (octobre 2006). Le marché citoyen - l'annuaire pour consommer autrement en Ile-de-France (En ligne). Association Consommer Autrement, Paris, Site (Page consultée le 14 octobre 2006)

vendredi 13 octobre 2006

Yahoo Questions réponses : test grandeur nature et interrogations sur la validité du vécu comme réponses pour un service Web

Christian Bensi, directeur du Centre Information Jeunesse de l'Essonne, a testé Yahoo Questions Réponses, un service de Yahoo, lancé fin juin en France, s'inscrivant dans la dynamique Web 2.0 : ce sont les internautes qui posent des questions et qui y répondent. Chaque participant y est producteur de contenu, lecteur et consommateur de publicités. L'analyse a mobilisé quelques connaissances du blogueur dans le but "d'évaluer la capacité d'un tel système à générer des réponses utiles pour le public." L'expérience est décrite in extenso dans ce billet du blog Informer Autrement : "On a testé Yahoo Questions réponses".


Christian Bensi et les testeurs ont un avis mitigé sur les réponses obtenues qui ne sont pas toujours complètes (bribes de réponses). En conclusion, le directeur du C.I.J.E. s'interroge sur l'attente du public et la qualification du vécu comme réponses faisant autorité avec un tel service :

"Qu'attendent les internautes qui posent des questions à ce service : des retours d'expérience, des échos de la vraie vie, l'opinion de leurs pairs ? Tout cela peut-il être négligé ! Dans ce type de site, il y a peu, voire pas d'expertise. Dans nos sites d'information, il y a de l'expertise, mais pas de "vécu". Ne devrions-nous pas compléter nos pages avec des éléments de vécu du public ?"

mercredi 11 octobre 2006

Ticoto.fr, covoiturage en Côtes d'Armor, un site Internet du Conseil Général des Côtes d'Armor

Lancé fin septembre par le Conseil Général des Côtes d'Armor (22), le site Internet Ticoto.fr fournit une plateforme de covoiturage pour les déplacements domicile/travail sur tout le département. Un autre département breton a déjà lancé un service en ligne de covoiturage : Covoiturage en Finistère (covoiturage régulier ou occasionnel).


Le succès de cette formule en ligne est grandissant : 15 jours après son ouverture, le site Covoiturage en Finistère comptait 700 inscriptions et ce sont a aujourd'hui plus de 1700 qui possèdent un compte sur ce site. Ticoto.fr, quant à lui, a intégré une base de données des entreprises de plus de 20 salariés du département et met en avant un écocalculateur qui calcule l'économie réalisée grâce au covoiturage, une façon pédagogique et immédiate de comprendre l'intérêt du covoiturage. Les offres des deux sites Internet ont été développées par la société Hippocampe avec une solution clé en main RoulezMalin.fr qui met à disposition des collectivités locales et des entreprises un outil en ligne d'offres et de demandes de covoiturages en ligne... pour que chacun puisse devenir un acteur du quotidien durable.

"Le covoiturage est une bonne idée pour partager son trajet et permettre aux personnes non motorisées d’accéder à un moyen de transport. De plus, il facilite l'interaction entre les différents modes de transports et les autres départements et rend vos trajets plus conviviaux."


Ces sites correspondent à une réalité territoriale très pertinente à l'échelle du département : favoriser de "courts" déplacements et les organiser de façon responsable. La capacité de transports est déterminante dans le développement territorial : elle influe fortement sur les potentialités économiques, d'emploi, d'éducation et de vie sociale (proximité des services publics, institutions, lieux de santé, établissements scolaires).

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