Jean-Luc Raymond

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Tag - cooperation

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mardi 12 décembre 2006

Unconference (tendance 023)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Unconference n'a pas encore de traduction en français. On pourrait toutefois dire qu'il s'agit d'une nonconférence ou d'une aconférence. L'acronyme est abordé dans Wikipédia en anglais comme "une conférence où les sessions sont conduites et créées par les participants, au jour le jour, durant le déroulement de l'événement, plus qu'à l'avance par un seul organisateur ou un groupe d'organisateurs."

"An unconference is a conference where the content of the sessions is driven and created by the participants, generally day-by-day during the course of the event, rather than by a single organizer, or small group of organizers, in advance. To date, the term is primarily in use in the geek community. Unconference processes like Open Space Technology, however, have been around for over 20 years in other contexts."

Ces unconferences existent dans le monde de l'informatique depuis plus de 20 ans mais la formalisation du terme est due à Dave Winer dans un article publié au premier semestre 2006 (sachant qu'il en a établi le principe 3 ans auparavant en l'expérimentant à BloggerCon) : "What is an unconference" et indique que les personnes dans le public deviennent des participants et non plus seulement des "auditeurs".


Dave Winer renvoie sur un de ses articles de 2003 donnant un mode d'emploi de l'unconference : "BloggerCon for Newbies" ; il place chaque participant sur un pied d'égalité, montre le rôle crucial de l'animateur de la conférence et y décrit l'importance du Wifi pour pouvoir échanger entre les participants via un outil de messagerie instantanée, pour pouvoir diffuser en audio ou en vidéo la conférence ou publier des articles ou de la prise de notes sur son blog.


Scott Berkun, explique, comment, selon lui, réussir à animer une unconference : "How to run a great unconference session". C'est un petit guide pratique sur les choses à faire et à éviter avec quelques repères. Enfin, le blog Unconference est une ressource qui repère des conférences ou des méthodes de conduite de réunion sur la même thématique.

jeudi 7 décembre 2006

Richesse et pauvreté dans le monde, premier bilan des pôles de compétitivité, Homère à la BNF... (brèves citoyennes de clavier)

Un rapport des Nations Unies affirme que 2% de la population mondiale possède 50% des richesses mondiales. L'AFP, via Le Monde dit que 50% de la population possédait 1% de la richesse mondiale. Références : Communiqué de Presse de l'United Nations University : "Pioneering study shows richest 2 percent own half world wealth", l'étude en anglais avec des illustrations et liens, l'étude complète (en .pdf) : "The World Distribution of Household Wealth" et l'article de l'AFP via le quotidien Le Monde : "La moitié de l'humanité se partage 1 % de la richesse mondiale" (Via Roland Piquepaille).


La société Lexmark (imprimantes et consommables) lance une campagne sur Internet pour maîtriser les coûts d'impression et ainsi faire acheter moins de papier et donc sauvegarder des arbres ; avec le site Imprimez-moins comprenant des conseils et permettant de tester ses connaissances.


Dans sa lettre d'infos La Quinzaine, L'Association Emmaüs incite les personnes sans abri à voter en 2007 et à s'inscrire sur "les listes électorales avant le 31 décembre 2006 en vue des élections présidentielle et législatives". Renseignements sur le site Internet Service-public.fr avec le mode d'emploi "Inscription des personnes sans domicile fixe (SDF)". Jacques Deroo, auteur du livre "Salauds de pauvres" (voir aussi son blog) est interviewé dans 20 Minutes à ce sujet : "Sans-abri mais pas sans avis".


La Libre Belgique annonce le lancement par le ministre de l'Economie fédéral Belge, Marc Verwilghen, d'un portail Internet associant acteurs publics et partenaires privés "visant à mieux armer le consommateur contre les dangers des spams ou des e-mails indésirables"SpamSquad.be avec des régles de base et des conseils.


Premier bilan des pôles de compétitivité (mis en place au début de l'été 2005) dans le cahier central du magazine Industries du mois de novembre 2006 (téléchargeable ici en .pdf, 13 pages) : "Il s'appuie notamment sur l'expérience des quatre pôles mondiaux basés dans les deux grandes régions de l'Ile-de-France et de Rhône-Alpes."
En écho dans le Monde : "Les pôles de compétitivité souffriraient de leur "jeunesse"" : "Cette étude a été réalisée auprès de 158 acteurs (entreprises, gouvernance, centres de recherche et de formation) de quarante pôles de compétitivités, sur les soixante-six que compte la France." Lire le communiqué de Presse de KPMG (en .pdf).


La Bibliothèque nationale de France vient d'ouvrir le site Internet Homère, sur les traces d'Ulysse consacré à l'Iliade et à l'Odyssée. "Ces premières œuvres de la littérature occidentale, imprègnent notre imaginaire ; c'est le monde fabuleux des dieux, des héros et des monstres, mais c'est aussi celui de lieux bien réels, d'objets archéologiques et d'œuvres artistiques ; c'est surtout le creuset de toutes les formes de notre littérature, le récit métaphorique de toute aventure humaine."


Culturel, le projet photographique "Vu en ville" explore l'urbain ("collection de signes donc presque devenus insignes, invisibles aux yeux des citadins dans un espace public surchargé ou négligé").


Le quotidien économique La Tribune lance des fils RSS pour suivre l'actualité société par société ; la liste étant impressionnante (Via VTech).


Pédagogique : Dossier en 6 pages du Journal du Net sur les Interfaces utilisateurs ("Etat des lieux d'un domaine en mutation, porté par le développement du Web 2.0, de la mobilité et par la montée en puissance des serveurs vocaux interactifs"), "5 clés pour produire des contenus vidéos pour son site" (toujours pour le Journal du Net), "Créer une table des matières avec OpenOffice Writer" et "Installer SPIP sur un serveur distant" chez GénérationCyb, "Comment faire un site Web mobile" expliqué par ZDnet, des ressources en ligne pour les 3-6 ans (compilation d'une animatrice multimédia).


Mise à jour de l'article phare de Dave Pollard sur l'utilisation professionnelle des outils du Web social sous l'angle de l'utilisation (et non pas de la technique informatique) : "Social networking in business". Autre ressource actualisée (mais cette fois-ci en français) : "Mon listing Web 2.0" soit plus de 500 services Web 2.0 classés par catégorie.

mercredi 6 décembre 2006

LaRoueVerte.com, site de coiturage domicile-travail au quotidien

Marie Martese, jeune informaticienne Grenobloise de 26 ans, vient de lancer fin novembre, LaRoueVerte.com, un site Internet de covoiturage domicile-travail couvrant tout le territoire français. Plus de 300 connexions par jour ont déjà été enregistrés.


LaRoueVerte.com permet de trouver gratuitement un covoitureur pour des trajets quotidiens. Le mode d'emploi : on entre son adresse de départ et d'arrivée lors de l'inscription, et le site affiche sur une carte vos voisins faisant le même trajet. Par la suite, on reçoit automatiquement un email à chaque fois qu'une personne s'inscrira sur le même trajet. Simple et précis.


Une attention particulière a été accordée au graphisme du site et son ergonomie afin qu'il soit agréable à visiter. Son moteur de recherche traduit les adresses en coordonnées géographiques pour localiser les personnes voisines. LaRoueVerte.com permet d'administrer facilement son profil et comporte des rubriques de conseils et d'informations. Enfin, un espace est réservé aux entreprises ou collectivités qui souhaitent soutenir cette initiative.

Contact : laroueverte@gmail.com

mercredi 29 novembre 2006

Martin Roulleaux Dugage, Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau, ouvrage téléchargeable gratuitement

Martin Roulleaux Dugage (directeur Knowledge Management Schneider-Electric) vient de publier sur son blog une version alpha (donc non finalisée) de 148 pages de son ouvrage "Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau" téléchargeable gratuitement à cette adresse en .pdf (2,9 Mo).


Martin Roulleaux Dugage explore les changements dans le monde post-industriel, le présent de l'entreprise collaborative et décrit comment favoriser, faire émerger, gérer et analyser une communauté de pratique professionnelle active, figure émergeante de l'entreprise en réseau moderne.


L'auteur s'attarde également sur les 7 espaces présents dans une grande entreprise ou un structure importante et donne des clés pour réussir une transformation managériale induite par l'utilisation de plus en plus prégnante des Technologies de l'Information et de la Communication où le leadership devient foncièrement collaboratif.


Ce livre concerne bien au-delà de la cible d'un lectorat de managers attentifs aux changements liés au multimédia dans l'entreprise. Il pose des jalons pour les personnes s'intéressant aux phénomènes de communautés de pratiques et d'échanges de flux de connaissances au sein de l'entreprise. Il délivre des grilles de lecture et, en filigrane, un guide pour agir au sein même de l'organisation dans une approche en réseau.

"Le mouvement de transformation de l'entreprise est bien en marche. Il est porté par les nouvelles technologies du Net, et nous sommes encore loin d'en avoir saisi la portée. La mondialisation associée aux nouvelles technologies de communication, maintenant largement démocratisées, donne naissance à des formes nouvelles d'organisation adaptative. Des groupes de personnes se rassemblent et s'auto organisent en réseaux et en communautés, parfois planétaires, et sans rien demander à personne. Bien plus, ces communautés commencent à établir des connexions entre elles, comme autant de neurones d'un gigantesque cerveau mondial en devenir, se jouant des frontières de la géographie et des organisations. Ce réseau mondial d'intelligence collective en est encore à ses balbutiements, mais sa croissance est explosive, et son impact sur le monde du travail est déjà considérable. Quand on sait que la valeur d'un réseau s'accroît en principe comme le carré du nombre de ses connexions, il y a là quelque chose dont l'impact sur le monde du travail est comparable à celui de la météorite qui a tué les dinosaures. Si l’homme se met à externaliser ses fonctions cognitives, les organisations hiérarchiques et cloisonnées n’y survivront pas.

Il faut donc impérativement apprendre aux managers à reconsidérer l'universalité des pratiques de contrôle héritées de l'âge industriel et en adopter de nouvelles dans le but de développer la connaissance et susciter l'innovation. Il faut rééquilibrer le système traditionnel de management de l'entreprise, centré sur la recherche de productivité des structures, par un système complémentaire centré sur les espaces d'apprentissage et d'innovation. Ainsi, aux deux piliers actuels de l'organisation d'entreprise -les hiérarchies fonctionnelles et les équipes projet-, il faudra ajouter un troisième -les communautés- qui donnera aux entreprises les moyens d'une nouvelle croissance. Les entreprises qui survivront au 21e siècle seront celles qui auront su mettre en oeuvre les systèmes d'apprentissage les plus efficaces sur leur coeur de métier, et qui auront externalisé tout le reste."


En complément, Martin Roulleaux Dugage propose un fichier en .pdf sur le thème : "Dynamiques collaboratives au-delà des frontières : éléments de théorie et de pratique pour le développement de l'entreprise en réseau" issu d'une présentation sur la dynamique collaborative des réseaux sociaux et des communautés.

mardi 28 novembre 2006

Construction des savoirs, PC à 100 Dollars au Brésil, GCompris, principes d'intégration des TIC en milieu scolaire... (brèves citoyennes de clavier)

Sur le blog Vagabondages, des notes à la volée d'interventions du colloque Lyonnais "Savoir, Réseaux et partages" des 23 et 24 novembre 2006, avec une attention sur les outils collectifs au service de la construction des savoirs (Web 2.0, wiki, flux RSS...).


Ce sont 49 écoliers brésiliens qui testent le premier prototype fonctionnel 2B1 du PC à 100 dollars ("One Laptop Per Child") comme le rapporte ZDNet. "Son coût de fabrication se situe pour l'instant à 150 dollars". NetEco décrit la machine, sa connectique et son offre logiciels via l'article : "Les PC à 100$ l'unité gagnent le Brésil".


Philippe Larmine présente pour GénérationCyb : "GCompris : un logiciel éducatif libre pour les 2 à 10 ans" qui propose une centaine d'activités différentes sur des thèmes comme la manipulation du clavier et de la souris, le calcul et l'écriture, des jeux (échecs, mémory...), le dessin vectoriel, etc.


François Guité publie une liste explicative ("work in progress") des 6 principes d'intégration des TIC en milieu scolaire :
1. La technologie doit servir l'utilisateur sans le déshumaniser,
2. La technologie doit seconder la pensée sans s'y substituer,
3. La technologie doit faciliter les savoirs,
4. La technologie doit se conformer au développement de la personne,
5. La technologie ne doit pas contraindre la liberté dans le choix des moyens,
6. La technologie ne doit pas entraver l'épanouissement social.


Utile : un recensement de photothèques gratuites sur Interroge où l'on peut télécharger gratuitement des clichés numériques de son choix pour des illustrations. Via Techbee.


Christian Bensi signale deux stages organisés par l'INJEP (Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire) au premier semestre 2007, rendez-vous coordonnés par Gérard Marquié (chargé d’études et de formation) qui prendront notamment en compte la problématique Internet : "L'information des jeunes dans les politiques publiques d'éducation et de jeunesse" (du mardi 13 février au vendredi 16 février) et "L'orientation des jeunes dans un parcours de vie" (du mardi 24 avril au vendredi 27 avril).


Comment choisir le bon outil technologique de communication dans une relation client - utilisateur (point de vue de l'utilisateur). Voici une excellente modélisation d'un arbre de décision avec les bonnes questions à se poser et les choix technologiques qui s'imposent : "Communication Technologies - A Decision Tree for Users".


L'Arobase espace public multimédia municipal de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) vient de fêter son 5e anniversaire. Depuis 2001, "ce sont plus de 1000 personnes qui se sont inscrites pour se former aux multiples usages que permet l'informatique, pour utiliser l'équipement sur place et pour développer leurs projets personnels ou collectifs."

lundi 27 novembre 2006

Journée internationale des handicapés 2006, le 3 décembre sur le thème de l'accessibilité numérique

Monique Brunel lance, à juste titre, un appel sur son blog pour la Journée internationale des handicapés qui a lieu le dimanche 3 décembre. Thème de cette année : L'accessibilité numérique ; comme le précise Kofi Annan, secrétaire général de l'O.N.U. dans le communiqué "Rendre l'Internet accessible à tous" :

""L'accessibilité numérique", le thème choisi cette année pour la Journée internationale des handicapés, nous rappelle qu'il est impératif de rendre Internet accessible à tous.


Cette évolution, nous l'appelons de nos vœux. Alors que les technologies de l'information et de la communication ne cessent de se développer dans le monde entier et que le nombre d'utilisateurs s'accroît de jour en jour, une grande partie des sites web restent inaccessibles à des millions de personnes qui ont des difficultés à manier la souris ou qui, souffrant de déficiences visuelles, ont besoin d'un "lecteur d’écran" ou de gros caractères pour déchiffrer la page. Les gouvernements et le secteur privé ont commencé petit à petit à prendre conscience des avantages économiques et sociaux que comporte l’accessibilité des sites web, et à prendre des mesures pour adapter les logiciels et le matériel.


La Convention sur les droits des personnes handicapées, qui devrait être adoptée par l'Assemblée générale dans le courant du mois, peut donner une nouvelle impulsion dans ce sens. Les Etats qui décideront de ratifier la Convention s'engageront à adopter des mesures pour fournir "aux personnes handicapées l'information destinée à la population générale dans des formats et avec des technologies accessibles et adaptés aux différents types de handicaps, dans les plus brefs délais et sans frais supplémentaires". La Convention exhorte également les entreprises privées et les médias à fournir des informations et des services dans des formats accessibles aux handicapés.


A l'occasion de cette Journée internationale des handicapés, nous renouvelons notre engagement de faire tout notre possible pour édifier une société de l'information à dimension humaine, inclusive et privilégiant le développement. Nous devons redoubler d'efforts pour permettre aux personnes handicapées d'exercer leurs droits et de participer pleinement à la vie économique, sociale et politique."


Dans son article "Proposition d'action pour le 3 décembre", Monique Brunel invite chacun à écrire sur son propre site Internet ou son blog, un billet sur l'accessibilité numérique en indiquant des ressources en ligne sur ce thème.


En France, les Espaces Publics Numériques experts des handicaps : La Cordée (Lorient), Le Centre Icom de Handicap International (Lyon), L'Access-site (Paris 13e) proposeront-ils des animations ou ateliers sur l'accessibilité numérique à l'occasion de la Journée internationale des handicapés 2006 ?

Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action

Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le Centre for Social Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada), dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et économiques.


Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs, entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des initiatives sociales.


Le Centre for Social Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail, services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de l'aide organisationnelle aux innovateurs.


Le Centre for Social Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations, fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode "virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du secteur associatif et caritatif.


Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs locaux.


Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer, échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein développement.

samedi 25 novembre 2006

Altermédiation (tendance 016)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Altermédiation, un mot qui cherche à se fondre dans l'univers du rapport homme-machine, de l'accompagnement humain pour s'approprier des outils techniques et technologiques et donner du sens à leur utilisation en créant, participant, échangeant...


Philippe Batreau, juriste, conceptualise cette expression dans un article de Sociétés de l'Information n°30 (septembre 2006) reproduit sur le blog d'Adminet : "La reconnaissance, moteur du web 2.0, par Philippe Batreau" :

"L'altermédiation est donc la médiation informationnelle alternative aux modes traditionnels de communication où, au niveau particulier, l'individu devient son propre média et choisit ses sources d’information ; et où, au niveau général, l'information est profilée, les outils personnalisés aux besoins explicites ou déduits de l'individu. L'information de masse devient personnalisée et signifiante. L'altermédiation ne se conçoit que dans le réseau, pour produire et/ou recevoir l'information / communication / donnée /savoir.

Cette altermédiation à deux faces, individuelle et collective ne fait que satisfaire le besoin de reconnaissance de l'individu, voire de la communauté. L'appropriation, la maîtrise des outils de communication et la construction de son propre réseau pour ne pas subir les réseaux dominants sont des processus d'altermédiation. Le blog est par excellence l'outil altermédiaire de l'ère réticulaire."


Philippe Batreau et Paul Soriano collaborent à un wiki sur l'altermédiation : Altermediation.fr en cherchant à définir une sémantique de l'altermédiation :

"L'alter-médiation est à double sens :

- l'autre médiation, au sens de médiation alternative comme pour alter-mondialisation, la médiation à l'ère réticulaire,

- une médiation tournée vers l'autre, non plus de façon indifférenciée mais personnalisée et signifiante. La prise en compte de l’altérité dans la médiation de masse, qui se décline dans les différents secteurs de la société où l'autre devient alter-ego.

Le marketing direct avec des contacts qualifiés, profilés avec des comportements connus grâce aux cookies de l'ordinateur rentre dans cette altermédiation. Le peer to peer en est un autre exemple. La mise en place de communautés communicantes en dehors des modes traditionnels, en s'exonérant des intermédiaires obligés relève de l'altermédiation."

mardi 21 novembre 2006

Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question, Alain Farmer

Rares sont les dossiers pédagogiques complets sur les outils de communication du Web en proposant un vaste panorama de l'existant. Le dossier "Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question" du chercheur Alain Farmer diffusé sur le site canadien Profweb dresse un état de l'art des possibilités communication sur Internet : courrier électronique, listes de diffusion, clavardage (chat), forum, cybercarnet (blog), wiki et fils RSS (veille). Le chercheur suggère aussi des pistes pédagogiques d'utilisation de ces outils. Un dossier passionnant à feuilleter chapitre par chapitre à cet URL ou bien à télécharger ici en .pdf (19 pages).

"Plus concrètement, ce dossier est composé de trois sections. Cette première section dresse un portrait d'ensemble de la problématique et des outils disponibles. La prochaine section Dans la pratique concrétisera le potentiel pédagogique des outils. Pour chacun, le sujet est exposé en cinq sous-sections : Description, Usage, Avantages, Inconvénients et Suggestions. La section Références utiles clôture ce dossier survol, en vous orientant vers des exemples et des ressources qui vous permettront d'explorer davantage les outils de communication et de collaboration qui auront suscité votre intérêt."

dimanche 19 novembre 2006

Entrepreneur de la connaissance (tendance 014)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans le "Petit précis d'efficacité collective Tome 01 : Travailler autrement" édité en par Microsoft France en Creative Commons, au 1er semestre 2006 (à commander gracieusement sur cette page), Richard Collin, expert français en Knowledge Management et Président d'ICCE introduit la notion d'entrepreneur de la connaissance en titrant une partie de son article "Travailler, produire et créer autrement" : "Chacun devient un entrepreneur de la connaissance" et en contextualisant son approche :

"Parce que le monde change très vite, chacun peut et doit devenir "chercheur". Chacun peut et devenir professeur, parce qu'il ne suffit pas de produire des informations et des connaissances, il faut aussi les formaliser et les communiquer. Enfin, chacun peut et doit devenir un manager dans sa propre sphère, parce que la coopération et le dialogue entre savoir-faire différents deviennent des exercices indispensables, parce que la décision et la navigation dans un environnement complexe et incertain sont désormais le lot de tous. L'autonomie et l'initiative se déclinent ainsi sous le visage de l'entrepreneur de la connaissance".


L'expression "entrepreneur de la connaissance" est un vocable tiré du Knowledge Management. Il constitue le leitmotiv d'un article du Pôle productique de Rhône-Alpes : "Que chacun devienne un entrepreneur de la connaissance" :

"Les systèmes à base de connaissances, les blogs et wikis, les messageries intelligentes et multimedia, les outils numériques pour la modélisation et la simulation collent à cette nouvelle vision du savoir, à condition, précisément, que nos modes d'organisation et nos mentalités n'y fassent pas obstacle.
Ainsi, l'organisation la mieux armée est celle dont le plus grand nombre de membres sont des agents d'innovations, des "entrepreneurs" au sein de leur structure (Suit la définition déjà inscrite plus haut)".


Sur son site Internet, le penseur canadien Michel Cartier consacre un article au knowledge worker (entrepreneur de la connaissance) qu'il considère en 2003 comme une nouvelle catégorie de travailleurs : "Les travailleurs de l'information" :

"La nouvelle économie fait donc émerger une nouvelle catégorie de travailleurs : ceux de l'information. Ceux-ci doivent créer, capitaliser et partager le capital de connaissances entre les employés de l'entreprise et les partenaires de celle-ci. Une étude américaine a révélé que lorsqu'une entreprise perd un employé, ce sont 30 000 $ en valeur information qui disparaît de son capital savoir. Ce sont des gens dont le métier est en train de muter (RH et veille par exemple), d'autres dont les pratiques sont remplacées par de nouvelles (CRM) ou certaines qui n'existaient pas il y a cinq ans (Web et multimédia)."

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