Jean-Luc Raymond

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Tag - communication

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mardi 28 novembre 2006

Un portail d'alerte et d'aide à la décision des ONG en cas de catastrophe humanitaire, projet phare de CIO Sans Frontières

Les Chief Information Officers (CIO) français se mobilisent. En 2005, AT&T, IBM, Oracle, Singapour et les Directeurs de Systèmes d'Information Pascal Anquetin (Vedior), Karine Durand (Armaris), Yves Trézières (Nexans) et Isabelle Vialettes (Invivo) ont fondé l'association CIO Sans Frontières, avec les slogans "unis pour une informatique responsable" et "le coeur a ses réseaux".


Un an après sa création, CIO Sans Frontières est sur le point d'aboutir à une belle réalisation utile et concrète : un portail d'alerte et d'aide à la décision des Organisations Non Gouvernementales en cas de catastrophe humanitaire.


Yves Trézières, Président de CIO Sans Frontières, évoque le partenariat avec Télécoms Sans Frontières et la raison de ce initiative de portail solidaire :

"Notre association va travailler sur du concret, c'est-à-dire sur des projets bien identifiés, des livrables comme nous disons dans notre jargon. Notre objectif est de fédérer des compétences et des ressources au profit d’une action simple : sauver des vies grâce à l’utilisation des technologies de l'information. Télécoms Sans Frontières est une organisation non gouvernementale française qui vient au secours des sinistrés en cas de catastrophe humanitaire par la mise à disposition temporaire des réseaux de télécommunications par satellite.

CIO sans frontières va concevoir et déployer un portail d'aide à la décision imaginé par TSF qui permettra à l'ensemble des ONG de la planète d'être informées en temps réel en cas de catastrophe humanitaire et mettra à leur disposition toutes les données indispensables à l'organisation des secours.

Nous apporterons aussi à TSF notre capacité de mobilisation des acteurs des technologies de l'information par la mise à disposition de matériel, de logiciels ou de personnel. Nous laisserons alors le temps nécessaire à TSF pour remplir sa mission : agir sur le terrain.

Nous ne nous engageons pas pour une seule cause, mais nous serons au service de toutes les ONG. C'est ce qui a retenu mon attention dès mes premiers contacts, et les besoins de TSF sont vitaux pour améliorer les secours aux sinistrés des catastrophes naturelles. Celles-ci frappent de plus en plus fort, de plus en plus souvent, y compris à la porte de chez nous."

Construction des savoirs, PC à 100 Dollars au Brésil, GCompris, principes d'intégration des TIC en milieu scolaire... (brèves citoyennes de clavier)

Sur le blog Vagabondages, des notes à la volée d'interventions du colloque Lyonnais "Savoir, Réseaux et partages" des 23 et 24 novembre 2006, avec une attention sur les outils collectifs au service de la construction des savoirs (Web 2.0, wiki, flux RSS...).


Ce sont 49 écoliers brésiliens qui testent le premier prototype fonctionnel 2B1 du PC à 100 dollars ("One Laptop Per Child") comme le rapporte ZDNet. "Son coût de fabrication se situe pour l'instant à 150 dollars". NetEco décrit la machine, sa connectique et son offre logiciels via l'article : "Les PC à 100$ l'unité gagnent le Brésil".


Philippe Larmine présente pour GénérationCyb : "GCompris : un logiciel éducatif libre pour les 2 à 10 ans" qui propose une centaine d'activités différentes sur des thèmes comme la manipulation du clavier et de la souris, le calcul et l'écriture, des jeux (échecs, mémory...), le dessin vectoriel, etc.


François Guité publie une liste explicative ("work in progress") des 6 principes d'intégration des TIC en milieu scolaire :
1. La technologie doit servir l'utilisateur sans le déshumaniser,
2. La technologie doit seconder la pensée sans s'y substituer,
3. La technologie doit faciliter les savoirs,
4. La technologie doit se conformer au développement de la personne,
5. La technologie ne doit pas contraindre la liberté dans le choix des moyens,
6. La technologie ne doit pas entraver l'épanouissement social.


Utile : un recensement de photothèques gratuites sur Interroge où l'on peut télécharger gratuitement des clichés numériques de son choix pour des illustrations. Via Techbee.


Christian Bensi signale deux stages organisés par l'INJEP (Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire) au premier semestre 2007, rendez-vous coordonnés par Gérard Marquié (chargé d’études et de formation) qui prendront notamment en compte la problématique Internet : "L'information des jeunes dans les politiques publiques d'éducation et de jeunesse" (du mardi 13 février au vendredi 16 février) et "L'orientation des jeunes dans un parcours de vie" (du mardi 24 avril au vendredi 27 avril).


Comment choisir le bon outil technologique de communication dans une relation client - utilisateur (point de vue de l'utilisateur). Voici une excellente modélisation d'un arbre de décision avec les bonnes questions à se poser et les choix technologiques qui s'imposent : "Communication Technologies - A Decision Tree for Users".


L'Arobase espace public multimédia municipal de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) vient de fêter son 5e anniversaire. Depuis 2001, "ce sont plus de 1000 personnes qui se sont inscrites pour se former aux multiples usages que permet l'informatique, pour utiliser l'équipement sur place et pour développer leurs projets personnels ou collectifs."

lundi 27 novembre 2006

Journée internationale des handicapés 2006, le 3 décembre sur le thème de l'accessibilité numérique

Monique Brunel lance, à juste titre, un appel sur son blog pour la Journée internationale des handicapés qui a lieu le dimanche 3 décembre. Thème de cette année : L'accessibilité numérique ; comme le précise Kofi Annan, secrétaire général de l'O.N.U. dans le communiqué "Rendre l'Internet accessible à tous" :

""L'accessibilité numérique", le thème choisi cette année pour la Journée internationale des handicapés, nous rappelle qu'il est impératif de rendre Internet accessible à tous.


Cette évolution, nous l'appelons de nos vœux. Alors que les technologies de l'information et de la communication ne cessent de se développer dans le monde entier et que le nombre d'utilisateurs s'accroît de jour en jour, une grande partie des sites web restent inaccessibles à des millions de personnes qui ont des difficultés à manier la souris ou qui, souffrant de déficiences visuelles, ont besoin d'un "lecteur d’écran" ou de gros caractères pour déchiffrer la page. Les gouvernements et le secteur privé ont commencé petit à petit à prendre conscience des avantages économiques et sociaux que comporte l’accessibilité des sites web, et à prendre des mesures pour adapter les logiciels et le matériel.


La Convention sur les droits des personnes handicapées, qui devrait être adoptée par l'Assemblée générale dans le courant du mois, peut donner une nouvelle impulsion dans ce sens. Les Etats qui décideront de ratifier la Convention s'engageront à adopter des mesures pour fournir "aux personnes handicapées l'information destinée à la population générale dans des formats et avec des technologies accessibles et adaptés aux différents types de handicaps, dans les plus brefs délais et sans frais supplémentaires". La Convention exhorte également les entreprises privées et les médias à fournir des informations et des services dans des formats accessibles aux handicapés.


A l'occasion de cette Journée internationale des handicapés, nous renouvelons notre engagement de faire tout notre possible pour édifier une société de l'information à dimension humaine, inclusive et privilégiant le développement. Nous devons redoubler d'efforts pour permettre aux personnes handicapées d'exercer leurs droits et de participer pleinement à la vie économique, sociale et politique."


Dans son article "Proposition d'action pour le 3 décembre", Monique Brunel invite chacun à écrire sur son propre site Internet ou son blog, un billet sur l'accessibilité numérique en indiquant des ressources en ligne sur ce thème.


En France, les Espaces Publics Numériques experts des handicaps : La Cordée (Lorient), Le Centre Icom de Handicap International (Lyon), L'Access-site (Paris 13e) proposeront-ils des animations ou ateliers sur l'accessibilité numérique à l'occasion de la Journée internationale des handicapés 2006 ?

Cutlife (tendance 017)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le cutlife est une forme de show personnel enregistré en vidéo et mis à disposition par une personne inscrite sur une plateforme communautaire de type MySpace ou YouTube pour un public choisi et donc restreint (profils amis). Ce show consiste à "découper" sa vie, à en montrer ou à en conter une partie comme une "tranche de vie quotidienne". Par ricochet, la personne se mettant en scène est surnommée cutlifer ou cutlifeuse.


Le marketing manager Carl Hallard évoque ce phénomène de l'internet "communautaire" vidéo sur son blog dans le billet : "De l'intérêt des UGC (User Generated Content)" (consulter également les commentaires de cet article) et donne un exemple vidéo avec une séquence d'Ilana.

Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action

Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le Centre for Social Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada), dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et économiques.


Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs, entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des initiatives sociales.


Le Centre for Social Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail, services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de l'aide organisationnelle aux innovateurs.


Le Centre for Social Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations, fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode "virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du secteur associatif et caritatif.


Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs locaux.


Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer, échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein développement.

samedi 25 novembre 2006

Altermédiation (tendance 016)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Altermédiation, un mot qui cherche à se fondre dans l'univers du rapport homme-machine, de l'accompagnement humain pour s'approprier des outils techniques et technologiques et donner du sens à leur utilisation en créant, participant, échangeant...


Philippe Batreau, juriste, conceptualise cette expression dans un article de Sociétés de l'Information n°30 (septembre 2006) reproduit sur le blog d'Adminet : "La reconnaissance, moteur du web 2.0, par Philippe Batreau" :

"L'altermédiation est donc la médiation informationnelle alternative aux modes traditionnels de communication où, au niveau particulier, l'individu devient son propre média et choisit ses sources d’information ; et où, au niveau général, l'information est profilée, les outils personnalisés aux besoins explicites ou déduits de l'individu. L'information de masse devient personnalisée et signifiante. L'altermédiation ne se conçoit que dans le réseau, pour produire et/ou recevoir l'information / communication / donnée /savoir.

Cette altermédiation à deux faces, individuelle et collective ne fait que satisfaire le besoin de reconnaissance de l'individu, voire de la communauté. L'appropriation, la maîtrise des outils de communication et la construction de son propre réseau pour ne pas subir les réseaux dominants sont des processus d'altermédiation. Le blog est par excellence l'outil altermédiaire de l'ère réticulaire."


Philippe Batreau et Paul Soriano collaborent à un wiki sur l'altermédiation : Altermediation.fr en cherchant à définir une sémantique de l'altermédiation :

"L'alter-médiation est à double sens :

- l'autre médiation, au sens de médiation alternative comme pour alter-mondialisation, la médiation à l'ère réticulaire,

- une médiation tournée vers l'autre, non plus de façon indifférenciée mais personnalisée et signifiante. La prise en compte de l’altérité dans la médiation de masse, qui se décline dans les différents secteurs de la société où l'autre devient alter-ego.

Le marketing direct avec des contacts qualifiés, profilés avec des comportements connus grâce aux cookies de l'ordinateur rentre dans cette altermédiation. Le peer to peer en est un autre exemple. La mise en place de communautés communicantes en dehors des modes traditionnels, en s'exonérant des intermédiaires obligés relève de l'altermédiation."

mardi 21 novembre 2006

Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question, Alain Farmer

Rares sont les dossiers pédagogiques complets sur les outils de communication du Web en proposant un vaste panorama de l'existant. Le dossier "Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question" du chercheur Alain Farmer diffusé sur le site canadien Profweb dresse un état de l'art des possibilités communication sur Internet : courrier électronique, listes de diffusion, clavardage (chat), forum, cybercarnet (blog), wiki et fils RSS (veille). Le chercheur suggère aussi des pistes pédagogiques d'utilisation de ces outils. Un dossier passionnant à feuilleter chapitre par chapitre à cet URL ou bien à télécharger ici en .pdf (19 pages).

"Plus concrètement, ce dossier est composé de trois sections. Cette première section dresse un portrait d'ensemble de la problématique et des outils disponibles. La prochaine section Dans la pratique concrétisera le potentiel pédagogique des outils. Pour chacun, le sujet est exposé en cinq sous-sections : Description, Usage, Avantages, Inconvénients et Suggestions. La section Références utiles clôture ce dossier survol, en vous orientant vers des exemples et des ressources qui vous permettront d'explorer davantage les outils de communication et de collaboration qui auront suscité votre intérêt."

lundi 20 novembre 2006

Internet, passeport pour l'inégalité ? (Nicolas Arpagian, Grégoire Lucas)

Nicolas Arpagian (grand reporter) et Grégoire Lucas (consultant) ont récemment participé à la rédaction de l'ouvrage L'Opinion numérique (sorti en novembre aux Editions Dalloz), sous la direction d'Agathe Lepage (cf. la présentation du livre). Dans une tribune des Echos (daté du mercredi 15 novembre 2006) intitulée : "Internet : passeport pour l'inégalité", les deux auteurs s'interrogent sur le mot "information" comme matière première, comme témoignage ou comme information erronée et nous questionnent sur un fait saillant avec une conclusion très optimiste :

"Avec l'avènement d'Internet, notre société est-elle dès lors condamnée à compter deux sortes de populations ? Celle des initiés, capable de faire le tri parmi le foisonnement d'informations. L'autre, dont les connaissances plus limitées ne lui permettraient pas de discerner la bonne information de la mauvaise. La réponse passe avant tout par l'éducation et l'apprentissage au plus jeune âge des enjeux de la Toile.

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", disait Rabelais. On pourrait penser que la consommation d'Internet dès le berceau, et son usage presque inné chez les jeunes générations, fera émerger une capacité d'utilisation éclairée, une consommation éduquée, au fait de son potentiel et de ses limites. Et que bientôt ses utilisateurs sauront "traiter" et discerner l'information présente sur le Web, et percevoir "in fine", ce qu'elle est et surtout ce qu'elle n'est pas... C'est sans nul doute le meilleur sinon le seul rempart contre certains excès et dérives que l'on peut craindre".


Source :

Arpagian, Nicolas et Lucas, Grégoire (15 novembre 2006). "Internet, passeport pour l'inégalité ?", Les Echos, Point de vue, Paris, 1 p.

dimanche 19 novembre 2006

Entrepreneur de la connaissance (tendance 014)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans le "Petit précis d'efficacité collective Tome 01 : Travailler autrement" édité en par Microsoft France en Creative Commons, au 1er semestre 2006 (à commander gracieusement sur cette page), Richard Collin, expert français en Knowledge Management et Président d'ICCE introduit la notion d'entrepreneur de la connaissance en titrant une partie de son article "Travailler, produire et créer autrement" : "Chacun devient un entrepreneur de la connaissance" et en contextualisant son approche :

"Parce que le monde change très vite, chacun peut et doit devenir "chercheur". Chacun peut et devenir professeur, parce qu'il ne suffit pas de produire des informations et des connaissances, il faut aussi les formaliser et les communiquer. Enfin, chacun peut et doit devenir un manager dans sa propre sphère, parce que la coopération et le dialogue entre savoir-faire différents deviennent des exercices indispensables, parce que la décision et la navigation dans un environnement complexe et incertain sont désormais le lot de tous. L'autonomie et l'initiative se déclinent ainsi sous le visage de l'entrepreneur de la connaissance".


L'expression "entrepreneur de la connaissance" est un vocable tiré du Knowledge Management. Il constitue le leitmotiv d'un article du Pôle productique de Rhône-Alpes : "Que chacun devienne un entrepreneur de la connaissance" :

"Les systèmes à base de connaissances, les blogs et wikis, les messageries intelligentes et multimedia, les outils numériques pour la modélisation et la simulation collent à cette nouvelle vision du savoir, à condition, précisément, que nos modes d'organisation et nos mentalités n'y fassent pas obstacle.
Ainsi, l'organisation la mieux armée est celle dont le plus grand nombre de membres sont des agents d'innovations, des "entrepreneurs" au sein de leur structure (Suit la définition déjà inscrite plus haut)".


Sur son site Internet, le penseur canadien Michel Cartier consacre un article au knowledge worker (entrepreneur de la connaissance) qu'il considère en 2003 comme une nouvelle catégorie de travailleurs : "Les travailleurs de l'information" :

"La nouvelle économie fait donc émerger une nouvelle catégorie de travailleurs : ceux de l'information. Ceux-ci doivent créer, capitaliser et partager le capital de connaissances entre les employés de l'entreprise et les partenaires de celle-ci. Une étude américaine a révélé que lorsqu'une entreprise perd un employé, ce sont 30 000 $ en valeur information qui disparaît de son capital savoir. Ce sont des gens dont le métier est en train de muter (RH et veille par exemple), d'autres dont les pratiques sont remplacées par de nouvelles (CRM) ou certaines qui n'existaient pas il y a cinq ans (Web et multimédia)."

Que font les ados devant l'ordinateur ?

Dans le magazine Epok de cette semaine, distribué gracieusement en Fnac, la journaliste Laurence Beauvais a mené l'enquête sur ce que font les ados au quotidien devant leur ordinateur. Elle prend l'exemple de Sacha, 14 ans, collégien en classe de 3e, en titrant son article "Mais qu'est-ce qu'il fabrique devant son ordi ?".


Comme 60 % des Français âgés de 12 à 17 ans, il utilise régulièrement la messagerie instantanée (MSN) et raffole des émoticônes. Sacha fait aussi son shopping en ligne ("Le fonctionnement par porte-monnaie électronique lui évite de réclamer sans arrêt sa carte bancaire à sa mère, il lui suffit de créditer son compte en vendant lui-même ses anciens jeux"), consulte les programmes TV de la soirée.


Profitant de l'heure du dîner familial, il lance plusieurs téléchargements simultanément que ce soit en audio ou en vidéo. La seconde étape sera le transfert de ces fichiers sur CD et sur lecteur mp3. "Est-ce légal ? Non, bien sûr. "Mais puisque tout le monde le fait," argumente Sacha."


Sacha a un skyblog. Il répond aux "com" (comme "commentaires"), invite les internautes à y répondre ("lâchez vos coms") et y publie des photos d'une soirée chez un copain et va visiter les blogs de sa liste d'amis. Sacha joue un réseau ("60 % des jeunes connectés à Internet jouent à des jeux en ligne, en majorité les garçons").


Sacha utilise aussi, certes imparfaitement, mais avec tactique, Internet à des fins scolaires. Il recherche des infos dans un moteur de recherche (Google) pour préparer un exposé et traduit un texte de l'anglais en Français grâce à un outil gratuit en ligne. Plus tard, il recopiera, malin qu'il est, ses éléments à la main pour le rendre à son professeur, faisant croire qu'il a trouvé cela dans des encyclopédies papier.


Le portrait type de l'adolescent "multimédia" 2006 dressé par Laurence Beauvais peut paraître caricatural, mais dans les utilisations mêmes des outils, sans généraliser, la description semble pertinente au regard des études de consommation parues ces derniers mois en France.


Source :

Beauvais, Laurence (17 novembre 2006). "Mais qu'est-ce qu'il fabrique devant son ordi ?", Epok, n°56, pp. 10-14.

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