Jean-Luc Raymond

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dimanche 20 août 2006

Annuaire magasins bio, commerce équitable, alimentation biologique

annuaireecolopop1.gif 

Le blog Ecolopop (revue de Presse environnementale) créé par Pôle Ouest en Bretagne, vient de mettre en ligne un annuaire de boutiques bio et de commerce équitable en France. Particulièrement utile, cet annuaire vise à ce que chacun devienne un acteur de la consommation responsable, un consom’acteur :

“Si les choses ne bougent pas assez vite à votre goût, vous avez du vous poser mille fois la question : que faire ? Une chose est certaine : de nombreuses étapes de nos vies passent par l’échange commercial, rite incontournable de nombreuses civilisations pacifiques. À nous de choisir la meilleure façon de marquer ces moments. Les entreprises écoutent les consommateurs : le meilleur moyen de les faire évoluer dans le sens d’une meilleure prise en compte des problématiques socio-environnementales est de leur parler là où elles écoutent : au porte-monnaie.”


L’annuaire présente des boutiques bio et de commerce équitable dans toute la France (boutiques spécialisées, vente par correspondance, associations de paysans ou autres producteurs) classées par département avec leurs coordonnées complètes (adresse, contact, horaire d’ouverture, site internet) : Annuaire magasins bio, commerce équitable, alimentation biologique.


Source :

Collectif (14 août 2006). “Soyez Consom’acteurs, pour vivre un autre monde” [En ligne], Pôle Ouest, Quimper, Blog, 1 p. (Page consultée le 20 août 2006)

samedi 22 juillet 2006

Agence mondiale de solidarité numérique : Forum des acteurs de la solidarité numérique le 13 septembre à Lyon

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Dans le cadre de ses activités, l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique organise des ateliers et forums. L’Agence tiendra à Lyon, le 13 septembre 2006, en matinée, le “Forum des acteurs de la solidarité numérique” dont le programme est disponible sur cette page.


Après une introduction sur les enjeux de la solidarité numérique par Diane L. Lassonde (secrétaire exécutive de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique) et la présentation du Plan Africain sur la société de la connaissance par Makane Faye (Coordonnateur TIC à Addis Abeba de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique), des projets seront présentés avec et en présence d’acteurs de Rhône-Alpes :

Thème 1 : Décentralisation (démocratie, développement institutionnel…)

Projet présenté :

- Dialogues Nord/Sud (par le CIDEM, Comité Initiative Développement Europe Maghreb)

Thème 2 : Éducation, formation continue

Projets présentés :

- Développement de compétences TICE des formateurs de formateurs (par l’IUFM de Lyon, voir site)

- Soutien des TIC à l’enseignement supérieur et à la recherche (par l’Agence Universitaire de la Francophonie, voir site)

- TIC et accès à l’école pour les enfants les plus démunis (par l’association Le Chemin de l’école)

Thème 3 : Santé, épidémies, prévention

Projets présentés :

- Logistique de santé en Afrique (par l’Institut Bioforce Développement, voir site)

- Télémédecine dans les pays en voie de développement (par l’association pour la Télésanté en Rhône-Alpes, voir site)

- Services vidéos interactifs pour l’accompagnement des déficients visuels (par la société IVès - Interactivité Vidéo et Systèmes)

Thème 4 : Gestion des territoires (SIG, risques, développement durable…)

Projets présentés non définis

Thème 5 : Économie, insertion et emploi (nouveaux métiers, production…)

Projets présentés :

- Développement de la solidarité numérique internationale (par le Club de la solidarité numérique, voir site)

- Centre de ressources pour l’appropriation des TIC par les personnes en situation de handicap (par le Centre Icom’, programme France de Handicap International, voir site)

- E-Commerce équitable (par la société Wonderful Monde, Ethic Attitude, voir site)

- PIP, Point d’Information Public (par le Club de développement et d’ingénierie en logiciel libre)

Thème 6 : Culture et loisirs multimédia (patrimoine, musique, jeux vidéo…)

Projet présenté :

- Intranet Bamako-Grenoble Métiers du livre, de la documentation et des archives (par l’IUT UPMF de Grenoble, voir site)

Thème 7 : Média & Communication

Projet présenté :

- Formation des journalistes guinéens (par France Guinée Coopération, voir site).


Il n’est plus possible de s’inscrire pour présenter un projet dans le cadre de ce forum. En revanche, vous pouvez assister au Forum des acteurs de la solidarité numérique en complétant ce formulaire en ligne.


Source :

Collectif (juillet 2006). Agence Mondiale de Solidarité Numérique [En ligne], Agence Solidarité Numérique, Lyon, Site (Page consultée le 23 juillet 2006)

mercredi 19 juillet 2006

Ordinateur à 1 euro par jour pour les revenus modestes : une mesure contestée

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Dans les annonces du dernier C.I.S.I. (Comité Interministériel pour la Société de l’Information) qui s’est déroulé à l’Hôtel de Matignon, le mardi 11 juillet, a été décidé le lancement d’une offre spécifique d’accès à Internet et d’équipement d’ordinateurs destinée aux revenus modestes, ainsi décrite ainsi par le Journal du Net (le 12 juillet) :

“Cette formule clef en main associera l’achat du matériel, des logiciels et d’un anti virus, un accès Internet haut débit (au minimum 20 méga), l’installation à domicile, quatre heures de formation et trois déplacements pour vérifier que tout fonctionne bien. Cette offre n’est accessible que sous condition de revenu (le seuil d’éligibilité n’est toutefois pas encore connu) et sera assortie d’un micro-crédit de trois ans garanti par l’Etat dont les mensualités de remboursement s’élèveront à un euro par jour.”


Cette offre est décrite in extenso dans le Dossier de Presse du CISI (pages 5 et 6) : “Un PC et l’Internet pour les familles aux revenus modestes” (Internet Accompagné) à compléter par ce communiqué.


Les médias anglo-saxons ont repris en masse cette information et les échos des médias français d’abord factuels se révèlent aujourd’hui beaucoup plus critiques.


Mise à jour au 25 juillet : EducNet (Ministère de l’Education Nationale) vient de publier une revue de Presse non exhaustive d’articles publiés suite à cette mesure : “InfoTIC spécial ‘Un pc et l’internet pour les familles aux revenus modestes’“.


Des commentaires qui traduisent une mesure inadéquate


Le 11 juillet, le quotidien Le Monde délivre l’information avec neutralité par un article de Nathalie Brafman : “Matignon lance l’ordinateur à 1 pour les foyers modestes” ; extrait : 

“Après les étudiants et les néophytes, les foyers à revenus modestes. Lors d’un Comité interministériel pour la société de l’information (CISI), le premier ministre, Dominique de Villepin, présentait, mardi 11 juillet, une vingtaine de mesures pour réduire la fracture numérique.

La plus emblématique est l’accès à l’Internet pour les ménages à revenus modestes. Dès le premier trimestre 2007, une formule “tout compris”, incluant un ordinateur, une connexion Internet haut débit à bas prix (15 euros par mois au maximum) renouvelable sur une période de trois ans pour les familles éligibles et un dispositif de formation-accompagnement à domicile sera proposé pour “1 euro par jour, sur trois ans”.

L’offre inclut un prêt bancaire à taux réduit (garanti par l’Etat), proposé par des banques partenaires. Elle devrait concerner de 1 million à 1,5 million de foyers.

Cette mesure présentée à la va-vite, non réfléchie en terme de solvabilité pour les publics précaires est aujourd’hui de plus en plus sujette à caution. Des acteurs de l’internet français viennent ajouter leurs voix à des médias qui s’interrogent sur la nécessité de cette offre et sur sa pertinence.”


Mais les réactions des internautes au papier sont vives et argumentées.


Ce même jour, le journaliste Ludovic Blécher titre son papier comme une simple addition : “L’ordi + le haut-débit + la hot-line + la formation = 1 euro (1)“, un article très factuel sur l’annonce de la mesure :

“”Si on fait une analogie avec la voiture, notre offre, c’est un la 205 neuve avec le permis de conduire et trois ans d’essence inclus”, détaille Benoît Sillard, le directeur de la délégation aux usages de l’Internet. Il ne promet pas des ordinateurs derniers cris mais s’engage sur des machines labellisées meilleur rapport qualité-prix. Une bonne façon, selon lui, de toucher les 20% de Français qui ne sont toujours pas connectés simplement parce que c’est trop cher.”


… Mais les commentaires sont eux, peu complaisants, sur cette initiative ; extraits :

“Ne serait-il pas plus judicieux de permettre à chaque personne dans ce pays d’avoir le pouvoir d’achat suffisant pour accéder au confort de base dans une société prétendument évoluée ? Au lieu de ça, on invente des rustines : une rustine pour permettre aux pauvres d’avoir internet, une rustine pour permettre aux pauvres de se loger, une autre pour leur permettre d’étudier, etc, etc. Qu’on combatte la pauvreté au lieu de rafistoler un système inégalitaire !” (Kem 80)

“Il est vrai qu’on peut avoir un bon ordi pour peu d’argent. Il suffit soit d’être un peu bricoleur en récupérant des épaves laissées par des acheteurs compulsifs qui consomment des ordinateurs plus vite que leur ombre. L’autre point… est qu’on peut également se fournir sur ebay ou d’autres points de déstockages… Mais cela ne sera pas évident pour une faille RMIste de s’équiper et de surfer à moins que des providers du coeurs s’occupent de cela…” (Yannick Comenge)

“(…) Sur le territoire, existe un ensemble de structures associatives, communales qui, au quotidien, travaillent sur l’appropriation sociale des technologies de l’information et des communications (TIC), sur l’accessibilité des personnes (quelles soient « les plus modestes » ou « les moins modestes ») à l’Internet et bien d’autres outils multimédias. Pensons aux Espaces publics numériques (EPN), aux Espaces Cultures multimédias (ECM), aux points d’accès publics à Internet (PAPI), aux Points d’accès à la Téléformation (PAT), aux Ateliers Pédagogiques Personnalisés (APP)… pour ne citer que ces structures qui maillent notre hexagone. Malheureusement, ces structures, à l’utilité sociale indéniable (qualité des équipements, accompagnement humain, socialisation des lieux…) connaissent des difficultés financières. Le paradoxe de l’opération du gouvernement est de privilégier une logique individualiste d’acquisition d’équipement à une stratégie de renforcement de ces structures multimédias compétentes, reconnues… (…)” (Franck B.)


Libération se montrera plus incisif dans son article du 17 juillet (cf. dans la suite de cette note).


Les assistantes sociales, relais de partenaires privés ; est-ce la bonne solution ?


01Net donne la parole au promoteur et responsable de l’opération (”Un PC à 1 euro par jour pour les revenus très modestes“, Hélène Puel, le 11 juillet) :

“”Le plan Internet accompagné ciblait un public très large. Il apparaît aujourd’hui que les seniors et les foyers aux revenus modestes n’y ont pas accès. Contre un euro par jour, ils pourront obtenir un PC équipé, couplé à l’Internet à haut débit. Les offres commerciales comprendront également quatre heures de formation, et trois déplacements à domicile de la part de sociétés de services labellisées pour les aider à mieux appréhender ce nouveau matériel”, commente Benoît Sillard, sous-directeur aux NTIC au ministère de l’Education nationale et délégué interministériel aux usages de l’Internet (DUI).”

“Afin de toucher cette population, le gouvernement va faire appel aux réseaux sociaux. «L’accès à ces offres pourra se faire par l’intermédiaire des mutuelles ou des assistantes sociales qui orienteront ces familles vers les bons partenaires», imagine Benoît Sillard. En 2007, la DUI devrait déployer d’autres mesures vers d’autres populations, comme les chômeurs ou les personnes âgées résidant en maison de retraite.”


Est-ce vraiment le rôle de travailleurs sociaux d’orienter vers les personnes vers des commerces et des services non publics, quels qu’ils soient ?


Le débat est vif dans les réactions du papier de 01Net.


Le 12 juillet, c’est TF1 Multimédia à son tour, qui s’interroge dans ses colonnes sur le projet de l’ordinateur à un euro pour les revenus modestes (via l’article “L’ordinateur à un euro, pour qui ?“) à savoir si le défaut d’accès au numérique est seulement une question d’équipement et de revenus, en insistant sur la fracture numérique générationnelle et le besoin de formation. Les avis politiques divergent sur cette mesure comme ce point de vue :

“”Sans vouloir entrer dans une opposition systématique”, le député PS Patrick Bloche se demande pour sa part si, au-delà de l’accès, il ne faudrait pas “privilégier, encourager et expliquer les usages. On n’utilise pas internet comme on regarde la télévision”. Il aurait préféré la “création d’espaces publics numériques”, des lieux où les gens seraient suivis, conseillés dans leur apprentissage du web et de ses usages.”


Une mesure propre à faciliter l’endettement des personnes aux revenus modestes


Si l’on se réfère aux chiffres de l’I.N.S.E.E. les plus récents sur la répartition de la consommation des ménages en pourcentage (”Structure des dépenses selon le revenu du ménage, par unité de consommation“, enquête budget de famille 2000-2001), on constate qu’un crédit de l’ordre de 30 euros serait très difficile à supporter par des ménages avec un revenu de moins 10 000 Euros par an, c’est-à-dire les populations les plus fragilisées.


Les risques d’endettement sont importants comme le souligne le quotidien l’Humanité dans son édition du 12 juillet sous la plume du journaliste Cyrille Poy (”Le crédit à la rescousse de la fracture numérique“) :

“Cette opération a le grand avantage de prétexter de la fracture numérique pour augmenter la facture des ménages en terme de crédits à la consommation.”


Christophe Guillemin de ZDNET France précise à qui sera destinée, a priori, cette mesure (article du 11 juillet 2006 : “Le gouvernement étend son dispositif “Internet accompagné” aux familles modestes“) :

“Le plafond de ressources des familles éligibles devrait être fixé en septembre/octobre, sur la base des critères utilisés pour l’obtention du tarif social d’électricité. Une tarification spéciale réservée aux ménages ayant des ressources annuelles inférieures à 5.520 euros, soit environ 460 euros par mois.”


Ce qui aggrave encore plus la solvabilité de cette offre pour les publics visés, sans compter qu’il faut compter ajouter à cette offre le prix de l’électricité et pour beaucoup l’installation d’une ligne téléphonique. Dans de telles circonstances financières, on peut se demander comment cet accès individuel peut être utile, si l’on considère que seules 4 heures seront offertes en formation à domicile ?


01Net a fait des calculs et conclut laconiquement sur la mesure :

“Auront le droit à cette aide financière les foyers touchant moins de 5 520 euros de revenus par an. S’il n’évolue pas, ce plafond constitue de facto une sérieuse restriction à ce plan d’équipement. En effet, pour ces familles, une facture de 30 euros mensuels représentera près de 7 % de leurs revenus. Elles pourraient avoir d’autres priorités…”


Ce chiffrage est repris par ActuChomage.org dans un papier en ligne : “Le PC à 1 euro par jour pour les pauvres“.


Quid de la pérennité de la mesure après 3 ans ?


L’Express pose une question qui fâche (dans un article du 11 juillet : “Un PC+Internet à 1 euro par jour contre la fracture numérique“, Thomas Bronnec) ; que se passera-t-il après 3 ans pour les foyers qui se sont équipés ; réponse de l’instigateur de la mesure :

“Se pose aussi la question du prix de la connexion Internet et du renouvellement de l’ordinateur à l’issue de la période de 3 ans. Or, « c’est encore flou », admet Benoît Sillard, délégué aux usages de l’Internet auprès du gouvernement. « Les évolutions technologiques dans le secteur sont trop rapides pour que l’on puisse se projeter si loin. Mais nous ferons en sorte que le coût d’accès à Internet ne dépasse pas les 1 euro par jour ».”


Des actions concrètes pour lutter contre l’exclusion numérique


Cette annonce non finalisée a au moins le mérite de mettre en relief des initiatives plus consistantes liées à l’accès à internet, à l’équipement et à l’appropriation de l’ordinateur et de l’internet :


Philippe Guerrier, journaliste de VNUnet, se souvient d’une expérience intéresse en matière de lutte contre l’exclusion numérique pour les publics modestes (”Comment connecter la France “d’en bas”“, 11 juillet) :

“Des prestataires avaient déjà tenté de développer des formes d’accès Internet en collaboration avec des bailleurs de logements sociaux. Par exemple, en 2003, le programme-cadre Facil (acronyme de Favoriser l’Accès à la Communication Internet aux Locataires de l’habitat social) avait été mis en place. Ce dispositif, qui alliait un ordinateur avec un accès Internet, avait été déployé dans le Cottage Social des Flandres, un organisme d’habitat social du Nord-Pas-de-Calais. Mais, depuis, le programme Facil est tombé dans les limbes.”


Dans le forum de Clubic ; 86 commentaires à ce jour suite à l’article publié sur l’opération “1 euro pour les revenus modestes” ; parmi lesquels cette action concrète :

“Je monte des vieux PC ( P2-2X P2-P3 ) gratuitement pour des gens qui n’ont pas les moyens de se payer des machines plus recentes car ils préfèrent mettre leur argent dans autre chose que ça. Les gens qui n’ont jamais touché un PC, la puissance et tout le bordel ils s’en foutent complètement.”


Doutes évidents sur l’opération “PC à un euro” pour les personnes à faibles revenus
 


Le papier le plus critique sur cette mesure est celui de Damien Dubuc pour Libération (le 17 juillet 2006) titré : “Doutes sur le déclic à 1 euro ” avec une réflexion en 3 parties et une parole donnée à Benoit Sillard (Délégation aux Usages de l’Internet) et à Michel Briand (Maire-adjoint de Brest, impliqué depuis bien des années dans l’accès public à l’Internet par des actions concrètes) :

“- Cette offre vaut-elle le coût ?

- Cette offre va-t-elle permettre de toucher les familles aux revenus les plus modestes ? 

- L’accès individuel au Net est-il le meilleur moyen de réduire la fracture numérique ?”


Sur ce dernier point, les deux avis des intéressés s’opposent :

“”Il faut aller au-delà de la réduction des coûts et développer des solutions collectives, affirme Michel Briand. Comme ces locataires d’HLM de Moulins (Allier), connectés depuis 2003 via leur poste de télévision grâce aux travaux de l’office HLM. “Il y a besoin d’un travail de proximité pour accompagner les personnes les plus éloignées de l’informatique, c’est-à-dire de l’écrit. L’accompagnement par une hot line est nécessaire, mais pas suffisant.” Exact, reconnaît la DUI, qui insiste sur la formation et l’accompagnement dont bénéficieront les usagers. Sans toutefois en préciser les modalités.

En revanche, elle s’inscrit en faux par rapport à l’idée de solutions collectives. “Regardez les espaces publics numériques : il en existe près de 3000, où Internet est en accès libre, mais ils ne touchent que 3 à 5 % de la population. Les solutions collectives, nous les défendons aussi, mais elles ne sont pas les plus adaptées pour permettre un accès massif aux nouvelles technologies.” Benoît Sillard, qui défend ses projets bec et ongles, sait qu’il ne convainc pas toujours : “Nos propositions vont faire bouger tout le monde, y compris ceux qui sont contre. Ça va les titiller et les pousser à faire des propositions alternatives.”"


Michel Briand insiste sur l’implantation de solutions d’accès et d’apprentissage au plus près des populations ciblées c’est-à-dire au sein des groupes de logements sociaux. Il explique le rôle essentiel de l’accompagnement humain pour des personnes en difficulté (niveau d’alphabétisation, problèmes psychologiques, proximité et confiance aux acteurs sociaux locaux).


À l’opposé, Benoit Sillard réfléchit en termes de chiffres et d’une massification de l’accès par des solutions d’accès individuels, venant même jusqu’à sous-estimer le rôle essentiel et non négligeable des EPN (Espaces Publics Numériques, dont il est pourtant le coordinateur État depuis 2002) dans l’appropriation et l’apprentissage de l’ordinateur clairement quantifié par les études annuelles GFK et Ipsos depuis 2002, EPN qui jouent un vrai rôle via les animateurs multimédias et structures de proximité à but non lucratif ; des démarches d’espaces multimédias associatifs ou soutenus par des collectivités territoriales.


Une mesure caduque et des amorces de solutions en réflexion


Depuis l’annonce de cette mesure qui présente des failles aussi bien dans sa modélisation économique, dans son aspect équitable que dans les objectifs poursuivis, des élus, animateurs multimédias, internautes et acteurs de l’Internet citoyen s’interrogent vivement sur l’opportunité de maintenir cette initiative en l’état et dans ses axes déclarés.


Reviennent alors des idées fortes citoyennes de l’internet : une réflexion à mener autour d’un service universel de l’Internet (comme il a existé un service universel du téléphone), un accompagnement de proximité pour les personnes souhaitant s’initier à l’ordinateur et à internet, un accès mutualisé à bas coût de l’internet dans les logements sociaux, une éducation critique aux nouveaux médias et aux nouvelles technologies…

dimanche 2 juillet 2006

Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE) : agréments attendus

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Sont attendus en France dans le courant de l’été, les agréments qui devraient être attribués à 4 organismes chargés de traiter les Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE). La commission consultative sur les DEEE a été installée début juin et regroupe tous les acteurs de la filière ; sa première tâche va être d’examiner les demandes d’agrément. La collecte et le recyclage des DEEE ont été imposés par une directive de 2003 qui devait entrer en vigueur en août 2005 et en France, le décret de transposition est paru en juillet 2005. La filière de recyclage des ordinateurs serait donc opérationnelle à la rentrée.


En outre, en vertu d’une autre directive de 2003, les appareils électriques et électroniques mis en oeuvre à partir du 1er juillet 2006 ne doivent plus contenir de plomb, de mercure, de cadmium, et certains autres composants toxiques.


Source :

Collectif (22 mai 2006). “Déchets déquipement électriques et électroniques” [En ligne], Ministère de l’écologie et du développement durable, Paris, 1 p. (Page consultée le 2 juillet 2006)

dimanche 7 mai 2006

Nidouillet, café des enfants social et solidaire à Caen avec 6 blogs pour expliquer et présenter le projet

nidouillet.png

Il y avait déjà le Cafézoïde à Paris qui est un modèle du genre. Alexandra Blanchon, maman d'une enfant de 6 ans, s'est inspirée de cette expérience réussie du café pour enfants associatif parisien pour créer à Caen (17 rue des Boutiques. Tél. : 06 12 96 87 88), un lieu de convivialité-café intitulé "Nidouillet" au sens social du terme où les enfants accompagnés des parents peuvent pratiquer des activités d'éveil conçues et élaborées ensemble dans le respect de règles comme la libre expression, la démarche participative, l'éco-citoyenneté, le commerce équitable…


L'idée d'Alexandra est née après la naissance de sa fille où elle s'est retrouvée avec d'autres mamans pour échanger sur leurs pratiques éducatives et artistiques. Ce déclic leur fera créer l'association Carte Blanche (animation des temps du midi à l'école). Alexandra va suivre dans la foulée une formation auprès de la couveuse d'entreprise de l'Université de Caen pour affiner son projet.


L'ARDES (Association Régionale pour le Développement de l'Economie Solidaire) l'a soutenu en 2004 pour la création d'un café des enfants nomade lors des journées du développement durable à Louvigny (Picardie) qui rencontre un grand succès et génère un partenariat avec une galerie d'art.


Le Café des Enfants "fixe" Nidouillet a vu le jour le 17 mars à Caen, dans le quartier de la Folie-Couvrechef. Alexandra a mobilisé 24000 Euros via des partenaires privés (Fondation Vinci, Fondation JM Bruneau) et publics (Direction Régionale Jeunesse et Sports, Ville de Caen, Région de Basse-Normandie) et a loué un local au pied des immeubles. Au 1er trimestre 2006, se poursuivent les travaux d'aménagement des locaux avant l'ouverture.


L'adhésion annuelle (1 Euro par enfant, 5 Euros par adulte) permet aux participants d'accéder au "bar" et aux activités libres en journée. Les associations du quartier participent à l'animation du lieu tout comme les parents qui imaginent des activités et partagent leur savoir-faire lors d'une matinée "boîte à outil". Ce sont les petites et grandes idées qui font fonctionner Nidouillet.


Solidaire "numériquement", le café pour enfants Nidouillet a décidé de ne pas créer de site internet mais de communiquer sur ses activités via un réseau de 7 blogs qui montre le dynamisme de la structure et son attachement à des valeurs d'expression et de transparence sur Internet :

- Nidouillet présente le programme d'activités et les nouveautés du café associatif pour enfants,

- Fonctionnement pour savoir comment marche le Nidouillet,

- L'Association qui propose en ligne les statuts de Nidouillet,

- Exposition et produits : "dans le café des enfants, les murs sont expos et un coin pour le commerce équitable et commerce artisanal",

- Le Journal des enfants : "tous les jours le lieu sera vécu par vous, par les enfants et nous, voici le journal semaine par semaine du Nidouillet",

- Des Partenaires : "le Nidouillet sans ses multiples partenaires n'existerait",

- et l'Histoire de l'aménagement de Nidouillet : La construction d'un lieu : "voici le Nidouillet qui se construit au jour le jour".


Sources :

Associated Press (3 avril 2006). “Un Café pour les enfants ouvert en France” [En ligne], Cyberpresse, Montréal, 1 p. (Page consultée le 7 mai 2006)

Zazial, Christiane (6 novembre 2003). “Un café pour les enfants : Le Cafézoïde”  [En ligne], France 5 Les Maternelles, Paris, 1 p. (Page consultée le 7 mai 2006)

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