Jean-Luc Raymond

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Tag - commerce

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jeudi 28 décembre 2006

Recherche d'emploi via RSS, l'euphorie de l'e-administration qui retombe en France, nous et les Mass media... (brèves citoyennes de clavier)

Très intéressant et novateur, un article qui porte à l'action par Martin Jacques sur son blog Brouehaha : "Pour une recherche d'emploi à l'aide de RSS" avec une amorce de méthodologie : "En bref, création d'un courriel Gmail pour s'incrire aux sites d'offres d'emplois. Création de requêtes RSS pour les autres sites. Transfert des courriels de Gmail dans le lecteur de fils RSS et donc un seul endroit pour consulter toutes les offres, le lecteur de fils RSS."


L'euphorie autour de l'e-administration est-elle en train de retomber en France ? Comme le souligne Christian Bensi dans son article "Les Français et l'administration électronique en 2006" : "Les raisons qui freinent l'usage d'Internet pour effectuer des démarches administratives y sont abordées. L'absence de contact direct avec une personne, premier handicap traditionnellement cité, ne concerne plus que 18 % des internautes mais reste en tête. Les internautes sont moins anxieux face aux risques de piratage mais cela reste un frein pour 17 % des personnes interrogées. 16 % citent le manque de connaissance relative aux démarches qu’il est possible d’effectuer par le biais des sites d'e-administration. Les risques d’erreur sont cités par 14 % des internautes. La présentation des démarches au sein des sites est qualifiée de peu claire par 6 % des personnes interrogées."


Web 2.0 : Dossier "Médias/ Mondial: L'avenir du Web 2.0" chez EuroTopics en date du 27 décembre 2006 avec revue de Presse de différents journaux en Europe sur cette thématique ; FauxPhoto est une application en ligne de retouches d'images ; MailEmotion pour envoyer un email vidéo simplement en utilisant, par exemple, une webcam.


Didactique : "10 recommandations pour se protéger d'une attaque pirate sur Internet" (relayées par Didier Rossignol Francini d'AOL), différentes options pour faire soi-même son propre calendrier 2007 (par José Luis Orihuela) ; Imagination At Work permet de dessiner en ligne (seul ou à plusieurs), de sauvegarder son dessin et de l'envoyer à une personne ; la Ville de Brest avec l'Espace Culture Multimédia du Fourneau organise 2 sessions d'initiation "Captation et traitement du son" (en janvier et en février) : "s'adressant aux animateurs multimédia et une autre pour les publics "moins à l'aise" d'une journée".


Un bureau virtuel avec Backpack. Explication de Lyonel Kaufmann : "Est-il un rassembleur d'idées ? un bloc-note ? un sac à dos numérique ? un éditeur de sites web ? En tout cas, il offre une forme d'application vraiment nouvelle par ses petites spécificités. Il a été conçu pour vous aider à gérer votre quotidien et vous propose des fonctionnalités collaboratives permettant à plusieurs personnes de travailler sur le même document pour autant que le créateur de celui-ci vous y invite et autorise".


Le Cyberespace de l'Agora (Association Emmaüs, 32 rue des Bourdonnais) organise une journée portes ouvertes le mercredi 17 janvier 2007 de 9h30 à 17h. Bénévoles et usagers seront sur place pour répondre à vos questions sur cet Espace Public Numérique situé dans le plus important centre d'accueil de jour de SDF à Paris.


Economique : La Poste recompose son offre car elle souffre et profite tout à la fois d'Internet (L'Expansion, 21 décembre 2006) ; Rueducommerce.com innove en proposant d'ajouter des séquences vidéo aux petites annonces gratuites diffusées sur son site (via Génération-NT).


Pour réfléchir : "Mass media vs nous les médias", article de François-Bernard Huyghe sur la cohabitation des "vieux" mass media fonctionnant suivant une logique industrielle (un vers tous, contenu standardisé...) avec les médias numériques à la portée de chacun ; à relire "La Société du Spectacle" de Guy Debord

lundi 25 décembre 2006

Envie d'entreprendre, un espace collectif de partage de conseils et de compétences pour la création d'entreprise ou création d'activités

La création d'entreprise ou création d'activité est une aventure où l'isolement est la principale difficulté et les conseils sont les bienvenus. Partant du constat que l'échange d'informations et de compétences est une plus-value essentielle dans l'entrepreneuriat, des femmes et des hommes qui vivent le développement d'une activité partagent sur le blog collectif et coopératif Envie d'Entreprendre leurs fiches conseils sous forme de vécu (dans les catégories : création/reprise d'entreprise, recrutement, management de personnel/d'équipe, marketing, publicité, commercial, le télétravail, la bourse, la franchise, l’expatriation, entreprendre au féminin, la finance, relation avec sa banque...).

Une expérience intéressante qui réunit des dizaines de contributeurs vécu comme un espace citoyen, participatif et solidaire où les expériences des uns nourrissent celles des autres avec des chroniqueurs permanents et contributeurs associés ; un vrai partage de connaissances concernant le milieu de l'entreprise et de l'économie.

dimanche 24 décembre 2006

Agence de Valorisation des Initiatives Socio-Economiques, acteurs de la filière Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques, Coopératives d'Activités et d'Emploi

L'Agence de Valorisation des Initiatives Socio-Economiques (AVISE) édite un site Internet ressource en matière d'innovation sociale. L'AVISE agit pour une meilleure connaissance et la consolidation des initiatives entrepreneuriales existantes et pour favoriser l'émergence de nouvelles initiatives créatrices d'emploi et porteuses de cohésion sociale. Elle base son action sur la valorisation de projets plaçant l'homme au coeur de l'entreprise et de son développement.


L'AVISE s'adresse aux promoteurs d'initiatives au carrefour du social et de l'économique, ainsi qu'à leurs réseaux ; son action bénéficie également aux services de l'Etat, aux collectivités locales, aux organismes publics ainsi qu'au milieux économiques. Son site fourmille d'idées et de bonnes pratiques de l'Economie Sociale et Solidaire. Elle publie aussi des guides à télécharger gratuitement dont deux ressources utiles pour le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication :


- "Annuaire 2007 DEEE : Choisir les entreprises de l’économie sociale et solidaire" : Qui informe les acteurs de la filière "DEEE" (Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques) sur les ressources que constituent les entreprises de l'économie sociale et solidaire. On y trouve des cartographies rendant compte de leurs implantations sur le territoire national (279 établissements) et des fiches par entreprise sociale qui précisent leurs domaines privilégiés d'intervention,


- "Coopératives d'Activités et d'Emploi - L'entreprise partagée" : Mieux faire comprendre le concept de CAE à partir de témoignages d'acteurs... Dans la collection "Choisir d'entreprendre autrement", la publication "Coopératives d'Activités et d'Emploi - L'entreprise partagée" propose un ensemble de repères, de témoignages et de ressources qui permettent de mieux comprendre la réalité et l'intérêt de cette forme novatrice d'entreprise sociale. Ce mini-guide comprend un carnet d'adresses et une carte de France des Coopératives d'Activités et d'Emploi (CAE) du réseau Coopérer pour entreprendre.

Serious game (tendance 030)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le 4 décembre 2006, se tenait à Lyon, le Serious Game Summit Europe, une conférence sur un genre de jeux vidéos en ligne ou hors ligne qui se développe de façon exponentielle : le serious game ou jeu sérieux en français défini ainsi par l'organisation :

"Des jeux vidéo ou applications interactives pas comme les autres : Maîtriser un incendie en direct, effectuer une opération chirurgicale de pointe, gérer les crises humanitaires à distance, sont autant de possibilités que proposent les Serious Games. Ils adaptent les technologies des jeux vidéo aux marchés traditionnels (administration, santé, défense, industrie, formation)."


Wikipédia explique ce qu'est un jeu sérieux avec l'article Serious Game :

"Catégorie de jeu vidéo éducatif, assez proche du didacticiel, dont le but n'est pas de transmettre un savoir théorique, mais plutôt un savoir pratique (par exemple, America's Army) ou de sensibiliser à un enjeu social (par exemple, Darfur Is Dying). Le serious game (de l'anglais serious, "sérieux" et de game, "jeu") s'adresse généralement aux adultes, mais certains jeux comme ceux qui apprennent aux enfants à bien gérer leur problème médical (cancer, diabète) en font partie. Très souvent le serious game est un gratuiciel. Très souvent aussi, la qualité des serious games se rapproche davantage de celle des jeux libres que des jeux commerciaux."


Il existe aussi une variante avec l'Edumarket game mentionné par Wikipédia :

"Cet hyponyme de serious game, a été créé en 2006 par les universitaires français Julian Alvarez et Olivier Rampnoux, les créateurs d'un jeu vidéo nommé Technocity. Ce terme vient de l'anglais edu pour "education", de market "marché" et de game, "jeu" et pourrait se traduire par "jeu dont l'intention est d'éduquer sur un type de marché". Ce type d'application met en relation la notion d'advergaming (jeu vidéo publicitaire) et d'edutainment (jeu vidéo éducatif). Ce néologisme a pour le moment une diffusion très limitée. On ne le trouve que sur deux ou trois sites français, un site danois et un site anglais. Partout où on le trouve, le mot fait référence aux jeux Technocity et Food Force."


Les spécialistes du serious game affirment que c'est dans le secteur de la santé que ces jeux vont connaître un engouement très fort dans les années qui viennent :

"Permettant à la fois d'apporter de réelles avancées en terme de formation (enseignement général, anatomie, entraînement des chirurgiens...), et d'accompagnement thérapeutique (diagnostic, suivi des patients, médecine sportive, traitement des pathologies et des phobies...), les "Games for Health" connaissent un véritable engouement tant auprès des praticiens que des patients qui ont pu en mesurer l'efficacité."


Mais c'est sans parler du secteur de la Défense qui finance des développements de serious games. Le secteur de la formation en entreprises en est de plus en plus avide comme le montre cet article : "Les "serious games": quand la formation en entreprise passe par le jeu vidéo" (ZDnet, 15 décembre 2006).


Quelques serious games gratuits : Qwerty Warriors (pour apprendre l'utilisation du clavier Qwerty, des Jeux de l'UNICEFCityZones (de la Police britannique, pour apprendre les règles de la vie en communauté), Virtual-U (gestion d'un établissement scolaire), Hair-Be 12 (par l'Oréal, pour apprendre à gérer un salon de coiffure)...


Il existe un blog spécialisé en français sur les Serious Games : Serious-Games.fr ainsi qu'un blog thématique en anglais : Serious Games Initiative.

vendredi 22 décembre 2006

Home Use blog (tendance 029)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le Home Use Blog (HUB) est un concept marketing et une marque déposée par Danone Research ; une méthode élaborée avec la société Repères. De quoi s'agit-il ? Présenté au SEMO (Salon des Etudes Marketing, Média et Opinion de Paris) en novembre 2006, le Home Use Blog est présenté comme :

"Le test en usage réel par une communauté de bloggers 
 Un nouvel outil qui offre :
. l'accès au quotidien au vécu du produit et à son appropriation par la communauté
. l'observation des dynamiques d'appréciation et d'usage du produit au cours du temps
. l'implication de l'équipe projet pluridisciplinaire via un forum de discussion associé".


LSA revient d'ailleurs sur cette présentation dans un article du 7 novembre 2006 : "Danone présente son "Home Use Blog"".


François Abiven, PDG de Repères (entreprise spécialisée dans les études marketing qualitatives et quantitatives sur mesure) présente plus largement le Home Use Blog dans cette note : "Le Home Use Blog ou le blog au service de l'innovation" et en présente les contours :

"Une communauté de consommateurs qui testent un produit et partagent leurs vécus sur un Blog. En parallèle du Blog consommateur, un forum de discussion assure les échanges au sein de l'équipe projet (société cliente, institut d'études,...).

Le protocole du Home Use Blog est simple :
. nous recrutons 10 à 15 consommateurs,
. chaque participant est reçu individuellement, il est formé à l'utilisation d'un Blog communautaire et reçoit un produit à tester pendant une durée déterminée, 10 à 15 jours dans les études déjà réalisées,
. pendant cette période de test les répondants partagent quotidiennement leurs vécus sur le Blog, via des textes, images, émoticons ... soit un effet d'amplification et d'accélération (1 essai d'usage génère x essais avec validation ou invalidation immédiate) et un effet de régulation et d'épreuve sur la durée des opinions et pratiques."


La présentation complète du concept du Home Use Blog (HUB) (21 pages, en .pdf) est téléchargeable à cette adresse.

jeudi 21 décembre 2006

Veilleur du Web (tendance 028)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans un article du quotidien Les Echos du 20 décembre (cahier Innovations), on parle d'une fonction relativement nouvelle au sein de l'entreprise ou reconnue comme telle, le "veilleur du Web" : "Ecouter la rumeur pour anticiper la crise" :

"On les appelle "les veilleurs du Web". Ils travaillent seuls ou en équipe au sein du département veille de l'entreprise. Leur mission ? Ecouter les rumeurs qui circulent sur les blogs, podcasts et autres forums de discussion pour repérer les signaux faibles et alerter le dirigeant. Aucun bruit de fond ne doit échapper à leur vigilance : ressenti d'un internaute sur un nouveau produit ou sur les effets secondaires d'un médicament, atteinte à l'image de marque, commentaire d'un concurrent... Tout contenu en ligne peut revêtir une dimension stratégique. "Une crise peut mettre du temps à éclater, mais écouter la musique d'ambiance qui se joue sur le Net permet d'identifier les signes précurseurs", déclare Pierre-Antoine Lorenzi, PDG de Serenus Conseil, cabinet spécialisé en management des risques.

"La blogosphère agit comme une cage de résonance. Une crise peut se produire à n'importe quel moment, partout dans le monde. Il faut pouvoir écouter les rumeurs, fédérer les sources d'information et sélectionner celles qui sont les plus pertinentes", insiste Aline Duru, responsable du département veille chez Total. Le groupe travaille avec une équipe de quatre veilleurs et réfléchit actuellement à une approche globalisée de la veille."


On retrouve toutefois l'expression "veilleur du web", il y a presque 10 ans, le 6 mars 1997, dans un papier de L'Expansion : "Les petits malins d'Internet. Ils font fortune avec peu d'argent et beaucoup d'idées". Comme quoi, cette fonction à la croisée du marketig et de la communication n'est pas nouvelle :

"Jean-Christophe Beau, veilleur du Web, www.a-media.com (site non disponible)

Il a attrapé le virus d'Internet chez Peugeot, en initiant la présence du constructeur sur le Web. En janvier 1996, Jean-Christophe Beau refuse poliment une promotion et part créer sa société à Lyon, Média Track, "un compromis entre la veille technologique et la pige publicitaire", explique-t-il. Son équipe de neuf personnes passe toutes ses journées à surfer sur le Web, traquant les nouvelles relatives au secteur automobile. Ses clients ont pour nom Peugeot, Opel, et bientôt Renault, BMW, Mercedes et Ford. Tous doivent se plier à cette règle d'airain : Jamais de papier. Les rapports hebdomadaires sont accessibles sur le Web pour les abonnés "équipés" d'un mot de passe. Il en coûte à l'utilisateur de 7 000 (pour le rapport simple) à 30 000 francs (pour un dossier très complet) par mois.

Média Track travaille également à la demande, comme pour L'Oréal, qui souhaitait comprendre les enjeux du secteur cosmétique sur Internet. La société bâtit même des plans média en ligne afin d'aider les entreprises à augmenter le trafic sur leur site Web. Elle se charge d'inscrire le site sur des moteurs de recherche efficaces et de placer les bandeaux publicitaires aux bons endroits sur Internet."

mardi 12 décembre 2006

Achats en ligne, MIRAVI, intérêt du buzz 2.0... (brèves citoyennes de clavier)

Pour les fêtes, le Forum des Droits sur l'Internet a édité une nouvelle version de son guide pratique gratuit qui vous conseille pour bien acheter en ligne sachant qu'un cyber-acheteur averti en vaut deux : "Achats en ligne. Suivez le guide".


Pédagogique et bluffant, le nouveau site de l'Agence Spatiale Européenne : MIRAVI (Meris Image Rapid Visualization) qui permet d'observer la Terre (notamment les phénomènes climatiques) via des images satellites fréquemment mises à jour.


Sur le Web 2 ou nouveau Web, 2 articles de réflexion : "L'internaute, acteur majeur du Web" par Christian Bensi (sur le sujet crucial de la relation formelle et informelle entre Web collaboratif et information) et "L'intérêt du Buzz 2.0 en questions" par Sébastien Sauteur (sur le thème Web 2.0 et collectivités territoriales avec une mise en perspective à partir de sa pratique de terrain dans un organisme médico-social).


Recherche : Notes de David Weinberger sur la brillante présentation de la doctorante américaine Danah Boyd sur les usages par les jeunes américains des réseaux sociaux sur Internet lors de la conférence LeWeb3 à Paris ce jour.


Entrepreneuriat : le MEDEF de Paris publie un guide pratique de l'Intelligence économique pour les PME à télécharger ici (en .pdf, 52 pages), le nouveau portail Guide & Support de CORDIS est en ligne (service d'information qui vous tient au courant des activités et initiatives de la Communauté européenne dans le domaine de la recherche et du développement (R&D) et de l'innovation).

lundi 20 novembre 2006

Chercher de l'emploi dans l'Economie Sociale et Solidaire

Le secteur professionnel de l'Economie Sociale et Solidaire attire de plus en plus de candidats. Le succès récent du 1er Forum National de l'Emploi dans l'Economie Sociale et Solidaire qui s'est tenu les 14 et 15 octobre 2006 à l'Usine de La Plaine-Saint-Denis (93), avec plus de 3500 visiteurs, illustre la vitalité et le développement de ce champ en plein développement en France. Au Canada, l'Economie Sociale et Solidaire est un secteur mature et l'on trouvera sur le site Internet du Chantier de l'Economie Sociale de nombreuses ressources, rapports, études, initiatives et projets sur la thématique.


Comment rechercher de l'emploi dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (dit ESS) en France ? L'association Ressources Solidaires vient d'inaugurer une nouvelle version de son site Internet. C'est le lieu phare par excellence où défricher de nombreuses offres d'emploi et stages dans l'ESS (classés par régions et à l'étranger) et l'association dispose d'une banque de plus de 5000 CVs de personnes souhaitant travailler dans ce secteur. Le site comptabilise 25 000 visites par mois ce qui constitue une audience importante.


D'autres sites affichent des offres d'emploi et stages dans l'ESS. Le CJDES (Centre des Jeunes Dirigeants et des acteurs de l'Economie Sociale) fait figurer sur son site une rubrique offres d'emploi et une candidathèque. Le portail des finances solidaires Finansol comporte un volet Stages et EmploisCoordination Sud actualise des offres d'emploi et missions d'ONG dans le domaine de l'humanitaire et de la solidarité internationale. Emploi Environnement est spécialisé dans les recrutements de métiers liés à l'environnement et au développement durable. Groupe SOS (groupe d'économie sociale et solidaire) propose des recrutements et une candidathèque. La bourse d'échanges de Place-Publique.fr met à disposition un espace d'offres d'emploi et de stages. Enfin, consulter la rubrique "humanitaire, santé, social" du site Cyber-Emploi-Centre.com peut aussi s'avérer utile.

dimanche 19 novembre 2006

Entrepreneur de la connaissance (tendance 014)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans le "Petit précis d'efficacité collective Tome 01 : Travailler autrement" édité en par Microsoft France en Creative Commons, au 1er semestre 2006 (à commander gracieusement sur cette page), Richard Collin, expert français en Knowledge Management et Président d'ICCE introduit la notion d'entrepreneur de la connaissance en titrant une partie de son article "Travailler, produire et créer autrement" : "Chacun devient un entrepreneur de la connaissance" et en contextualisant son approche :

"Parce que le monde change très vite, chacun peut et doit devenir "chercheur". Chacun peut et devenir professeur, parce qu'il ne suffit pas de produire des informations et des connaissances, il faut aussi les formaliser et les communiquer. Enfin, chacun peut et doit devenir un manager dans sa propre sphère, parce que la coopération et le dialogue entre savoir-faire différents deviennent des exercices indispensables, parce que la décision et la navigation dans un environnement complexe et incertain sont désormais le lot de tous. L'autonomie et l'initiative se déclinent ainsi sous le visage de l'entrepreneur de la connaissance".


L'expression "entrepreneur de la connaissance" est un vocable tiré du Knowledge Management. Il constitue le leitmotiv d'un article du Pôle productique de Rhône-Alpes : "Que chacun devienne un entrepreneur de la connaissance" :

"Les systèmes à base de connaissances, les blogs et wikis, les messageries intelligentes et multimedia, les outils numériques pour la modélisation et la simulation collent à cette nouvelle vision du savoir, à condition, précisément, que nos modes d'organisation et nos mentalités n'y fassent pas obstacle.
Ainsi, l'organisation la mieux armée est celle dont le plus grand nombre de membres sont des agents d'innovations, des "entrepreneurs" au sein de leur structure (Suit la définition déjà inscrite plus haut)".


Sur son site Internet, le penseur canadien Michel Cartier consacre un article au knowledge worker (entrepreneur de la connaissance) qu'il considère en 2003 comme une nouvelle catégorie de travailleurs : "Les travailleurs de l'information" :

"La nouvelle économie fait donc émerger une nouvelle catégorie de travailleurs : ceux de l'information. Ceux-ci doivent créer, capitaliser et partager le capital de connaissances entre les employés de l'entreprise et les partenaires de celle-ci. Une étude américaine a révélé que lorsqu'une entreprise perd un employé, ce sont 30 000 $ en valeur information qui disparaît de son capital savoir. Ce sont des gens dont le métier est en train de muter (RH et veille par exemple), d'autres dont les pratiques sont remplacées par de nouvelles (CRM) ou certaines qui n'existaient pas il y a cinq ans (Web et multimédia)."

samedi 18 novembre 2006

Disruptif (tendance 013)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'adjectif disruptif est d'abord employé dans le champ sémantique de l'électricité comme l'indique Patrimoine de France dans son dictionnaire :

"Adj. XVIe siècle, au sens de "qui sert à rompre". Dérivé savant du latin disruptum, supin de disrumpere, "briser en morceaux, faire éclater". ÉLECTR. En parlant d'un courant électrique. Qui transperce un isolant en désorganisant sa structure mécanique et chimique, momentanément ou définitivement. Décharge disruptive, claquage disruptif. Champ électrique disruptif."


En septembre 2004, le journaliste Luc Fayard (01 Informatique) voit une nouvelle utilisation du mot dans le contexte publicitaire (voir la page Web de disruption) et son utilisation dans un contexte technologique : ""Disruption" de la technologie" :

"A l'origine, l'adjectif "disruptif" - étymologiquement : "qui éclate" - a été astucieusement appliqué par un publicitaire français à ses projets pour persuader ses clients qu'ils étaient meilleurs que ceux de ses concurrents. Depuis, le mot a fait florès, et tout le monde l'exploite à tort et à travers. Notamment les fournisseurs, pour qui toute nouvelle technologie est forcément un levier de changement, voire de "disruption". Linux ? Disruptif, bien sûr, car il éclate les modes traditionnels de conception et de commercialisation du logiciel. Le grid ? Disruptif par sa révolution de l'architecture matérielle. UMTS ? Disruptif encore, parce qu'il change radicalement les modes de travail en facilitant la mobilité non-stop."


L'emploi de "disruption" se généralise et Francis Pisani précise son emploi dans le Monde de l'Entreprise (16 février 2006) : "Vous dites "disruptif" ?" :

"Les entrepreneurs de Silicon Valley adorent les "disruptive technologies" ou technologies de rupture (on dit aussi "perturbatrices"). Elles changent le panorama existant et permettent de faire des affaires fulgurantes. Quand tout se passe bien, s'entend. Il y a toute une théorie là-dessus (voir Wikipedia en anglais et en français)."


L'innovation disruptive est un modèle élaboré par Clayton M. Christensen et explicité sur cette page de 12Manage : "Disruptive Innovation (Innovation disruptive) (Christensen)". Le chercheur breton en Économie Raphaël Suire (Université de Rennes 1) emploie le terme disruptif en introduction d'un papier scientifique d'octobre 2003 (en .pdf, 29 pages) : "Des réseaux de l'entrepreneur aux ressorts du créatif : quelles stratégies pour les territoires ?" :

"Nous soutenons l'idée que le comportement disruptif est le produit d'un encastrement socio-technico-économique et d'une inscription territoriale de ces réseaux. Dès lors, les territoires doivent redessiner les contours de leur stratégie dans le sens d'une attractivité et d'une rétention mieux définies."


Avec le nouveau Web (ou Web dit "2.0") et l'évolution du marché de l'Internet, le terme est revient soudainement d'actualité dans son emploi. Par exemple, dans les propos du sociologue Jean-Louis Missika, dans une interview pour le Monde 2 de ce week-end sur l'avenir de la télévision :

"Nous vivons une période comparable à celle de la révolution industrielle, au début du XIXe siècle. Nous sommes confrontés à ce qu'on appelle une "technologie disruptive", c'est-à-dire qui bouleverse les règles du jeu et les positions de force des principaux acteurs sur le marché (de la télévision). À l'heure d'aujourd'hui, personne ne sait si des médias aussi puissants que TF1 ou Canal+ seront encore indépendants dans les prochaines années..."

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