Jean-Luc Raymond

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dimanche 1 octobre 2006

Le blog Bruits et Chuchotements sur le devenir des bibliothèques et les outils collaboratifs professionnels

Le blog Bruit et Chuchotements s'avère une lecture pertinente si l'on s'intéresse au devenir du monde des bibliothèques et de la documentation sans cesse "secoué" par les technologies de l'information et de la communication. Son auteur cherche à trouver du lien entre des outils "collaboratifs" et à les rendre utiles pour ses confrères bibliothécaires.

Il maintient aussi un fil d'actualités personnalisé sur des projets innovants agissants du monde des livres comme SpecFlic 2.0, installation interactive sous d'une performance multisupports (acteurs + décor + diffusion d'un film vers les PC et téléphones du public, cf. photo ci-dessus), qui s'est déroulée le 9 août dans la cour de la Bibliothèque de San Jose en Californie et qui imagine un bibliothécaire devenu en 2030 "l'Infosphérien", celui qui aide l'usager à voyager dans l'Infosphère, réceptacle mental de l'information universelle. Dans 25 ans, la bibliothèque sera-t-elle un musée ?

La notion de services se développe de plus en plus dans les bibliothèques donnant lieu à de fines analyses, avec comme corollaire des stratégies marketing souvent éloignées des conceptions culturelles classiques d'une bibliothèque de service public et non de services au public. Ce débat sur fond d'arguments budgétaires introduit un système économique dans l'antre des bibliothèques donnant lieu à des débats : Des services (Des services pour concrétiser le rôle social des bibliothèques ; Les services se développent sous la pression & la motivation ; Offrir du bruit ou du calme ? Les deux).

En lien chez Bruit et Chuchotements, Bibliopédia, un wiki "pour le partage d'expériences et de ressources en bibliothèques et centres de documentation" avec de nombreuses ressources pratiques, méthodologiques et de connaissances des publics.

samedi 30 septembre 2006

Utilisation du wiki dans un contexte coopératif et collaboratif d'organisation de taille importante

Via le blog Collaboratif, très intéressante présentation de la bibliothécaire et auteur américaine Meredith Farkas, très active au sein de l'American Library Association (A.L.A.)  sur l'utilisation des Wikis dans un contexte coopératif d'organisation de taille importante : Wiki The Ultimate Tool For Online Collaboration qui donne une définition du wiki, qui explique ce pour quoi il est intéressant d'utiliser des wiki et comment leur utilisation dans un contexte de conférence, d'organisation ou d'association peut s'avérer judicieuse. Meredith Farkas clôt sa présentation par quelques conseils pour un wiki participatif et coopératif qui fonctionne techniquement et utilisé par des personnes. À compléter par une seconde présentation de Meredith Farkas sur l'édition d'un wiki, la question du spam et du vandalisme sur un wiki et enfin un point sur la gestion d'un wiki : Wikis : Getting to the Nitty Gritty.

Source :

Farkas, Meredith (2006). Information Wants To Be Free (En ligne), Meredith Gorran Farkas, Vermont, Blog (Page consultée le 29 septembre 2006)

mercredi 6 septembre 2006

Fracture numérique, Inégalités d'accès et d'appropriation à Internet pour les enfants américains de 3 à 12 ans

La nouvelle étude américaine du National Center for Education Statistics "Computer and Internet Use by students in 2003" (72 pages, téléchargeable ici en .pdf) offre un panorama statistique de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les élèves américains (niveau inférieur au grade 12, à partir de 3 ans jusqu'à 12 ans). On y apprend que plus de 66 % des écoliers utilisent un ordinateur et 25 % se connectent à Internet.


La banalisation de l'usage des TIC est soulignée par ce rapport qui indique toutefois des disparités importantes et la persistance d'un fossé numérique très ancré dans le monde scolaire. Ainsi, les écoliers du privé utilisent plus l'ordinateur à la maison que les moyens informatiques disponibles à l'école, ce qui est le contraire pour les enfants défavorisés. L'accès public à l'internet collectif se révèle donc indispensable pour rendre moins inégalitaire l'appropriation à l'internet.


La Presse américaine (via une dépêche de l'agence Associated Press) relève en outre dans cette étude des critères communautaires discriminatoires d'usage de l'Internet aux États-Unis. Si les populations "blanches" d'élèves sont 67 % à utiliser Internet, les hispaniques ne sont que 44 % et les populations noires 47 %. Cela pose un problème évident pour l'employabilité future de personnes issues des minorités.


Le rapport met clairement en évidence qu'un accès limité à Internet en temps réfrène l'autonomie de l'élève à acquérir des compétences numériques et informationnelles et notamment la capacité à rechercher sur Internet. L'étude indique aussi que le revenu du foyer, l'éducation des parents et la présence de 2 parents (couples) influe sur la présence d'un ordinateur au moins au sein de la sphère familiale et favorise une meilleure appropriation de l'utilisation de l'Internet. Aux États-Unis, chez les enfants, on n'observe plus de différences dans des obstacles à l'utilisation de l'ordinateur pour les filles.


De même, les écoles publiques combinent une utilisation hors ligne et en ligne de l'ordinateur ce qui est beaucoup moins fréquent dans les écoles privées favorisant l'utilisation prépondérante de l'internet. Enfin, l'internet à usage scolaire est seulement l'une des composantes de l'utilisation de l'ordinateur pour les enfants, tout comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et les jeux vidéo.


Source :

Chapman, Chris & DeBell Matthew (September 2006). Computer and Internet Use by Students in 2003 - Statistical Analysis Report (En ligne), Institute of Education Sciences, National Center for Education Statistics, U.S. Department of Education, Washington D.C., Report, 72 p. (Page consultée le 6 septembre 2006)

mardi 5 septembre 2006

William J. Mitchell, la ville du XXIe siècle

William J. Mitchell est professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology, voir son site) et à la tête du MIT's Program in Media Arts and Sciences qui comprend le MIT media Lab.


Dans le numéro 91 de la revue scientifique en sciences humaines et sociales Sociétés, il s'interroge via l'article "L'espace entre les mots : Symboles, espace et ville" sur l'organisation de l'espace urbain comme constitutive de la relation de la communication dans une dimension narrative ; l'espace comme comme environnement qui se dote technologiquement d'éléments, de symboles et d'informations importés et valorisés in situ ; extrait :

"Ces déplacements, dislocations, insertions et combinaisons d'information numérique en rapport avec les environnements architecturaux et urbains ont toujours été lourds de conséquences, et le seront encore davantage à l'avenir. Un acheteur jadis était cantonné au monde clos d'un magasin ; on peut maintenant passer un coup de fil de son portable pour savoir quoi acheter pour le dîner, ou surfer sur Internet pour comparer les prix. Au moment de payer, un appareil sans fil lira les codes barres sur les produits achetés, les encaissera tout en mettant à jour le système d'inventaire des stocks. Un responsable politique peut désormais rester en contact au moyen de son Blackberry et donner des instructions, le tout sans quitter la salle de réunion, ni interrompre le débat qui s'y tient. L'étudiant dans son amphithéâtre n'interagissait auparavant qu'avec les éléments fournis par le professeur ; il peut désormais taper sur Google le sujet de l'intervention depuis son ordinateur portable, et rassembler des ressources accumulées autour du sujet du cours. (...) 

Contrairement à ce qu'on imaginait couramment il y a quelque temps pourtant, l'ubiquité qui caractérise les réseaux numériques n'a pas tout simplement gommé les différences entre les lieux, permettant à n'importe quoi de se produire n'importe où, à n'importe quel moment. Au contraire, cela s'est mué en mécanisme d'injection permanente d'informations au sein de contextes autrefois inaccessibles, ajoutant une nouvelle couche de sens. 

À mesure que ces différents modes et moyens de communication ont fait leur apparition les uns après les autres, ils se sont partiellement substitués à leurs prédécesseurs ; on peut, par exemple, choisir de décrocher le téléphone ou d'envoyer un e-mail au lieu de donner rendez-vous quelque part à un ami pour une conversation en tête à tête. La plupart du temps cependant, les nouvelles formes d'information se surajoutent et viennent compléter ce qui existait auparavant. Le mot écrit n'a pas mis un terme aux échanges parlés, et le mot électronique n'a pas tué l'imprimerie.

Toutes les pratiques de communication que j'ai décrites ici - de la discussion entre personnes rassemblées à portée de voix à propos de choses à portée de main à l'inscription et la lecture d'étiquettes, la construction et le téléchargement de pages web accessibles à l'échelle planétaire, l'envoi et à la réception d'e-mails jusqu'aux réunions en ligne depuis son ordinateur - travaillent ensemble à la fois dans le but de donner sens aux édifices et aux villes et d'en tirer du sens. Les fonctions sociales et culturelles des espaces construits sont devenues indissociables de l'opération simultanée de multiples systèmes de communication à l'oeuvre autour et à l'intérieur d'eux. On ne peut plus (n’a-t-on jamais pu ?) comprendre l'architecture en tant que médium autonome fait de masses, d'espaces et de lumière ; elle sert de nos jours de base construite à la rencontre et à l'extraction de sens à partir de flots d'information auditive, textuelle, graphique et numérique se recoupant au travers de réseaux planétaires."


Source :

Mitchell, William J. (2006). Trad. Bosqué, Clément. "L'espace entre les mots : Symboles, espace et ville" in Sociétés n°91, De Boeck, Bruxelles, pp.20-21

lundi 4 septembre 2006

Sébastien Blondeel, Wikipédia, comprendre et participer

Sébastien Blondeel, ancien élève de l'École Normale Supérieure de Lyon, vient de consacrer un ouvrage à la base de connaissances Wikipédia dans la nouvelle collection à petit prix de Eyrolles : "Connectez-moi!" (ouvrages pratiques très bien conçus) : "Wikipédia : comprendre et participer" :

"Ce livre explique comment l'explorer et y participer, dans quelles limites réutiliser son contenu et quels sont ses secrets de fonctionnement (financement, contexte politique)."


Plusieurs chapitres de ce guide sont téléchargeables gratuitement à partir de cette page du site Internet de l'éditeur :

"Table des matières - Fichier .pdf (169 Ko)
Avant-propos -
Fichier .pdf (278.2 Ko)
Chapitre 1 : Présentation et contexte -
Fichier .pdf (1.1 Mo)
Chapitre 3 : Exploration et recherche -
Fichier .pdf (1.1 Mo)
Chapitre 4 : Réutiliser le contenu de Wikipédia -
Fichier .pdf (384.2 Ko)
Annexe : Projets proches -
Fichier .pdf (233.9 Ko)
Index (pages supplémentaires qui complètent l'édition papier) -
Fichier .pdf (176.3 Ko)"


Source :

Blondeel, Sébastien (28 avril 2006). Wikipédia : comprendre et participer (En ligne), Eyrolles, Collection Connectez-moi!, Paris, 152 p. (Page consultée le 4 septembre 2006)

vendredi 1 septembre 2006

Initiatives de solidarité numérique 2005-2006 de IRDC Canada : en Asie, au Pakistan et en Inde

IRDC (ou en français CRDI - Centre de Recherches pour le Développement International) vient de publier son rapport annuel d'activités (86 pages en .pdf. à télécharger à cette adresse). Parmi les initiatives relatives aux Technologies de l'Information et de la Communication, IRDC soutient des projets de développement dont :

- "L'informatisation de langues locales" (initiative décrite à la page 37) dirigé par le National University of Computer and Emerging Sciences du Pakistan qui a permis de créer et de former dans 7 pays des équipes regroupant des chercheurs, praticiens, linguistes... pour mettre au point des outils comme des jeux et polices de caractères, vérificateurs d'orthographe, correcteurs grammaticaux et systèmes de reconnaissance de la parole en 9 langues dont chacune présente des difficultés particulières. Le logiciel Nepalinux 1.0 lancé en décembre 2005, comprend un correcteur orthographique d'environ 22 000 mots népalais d'usage courant,

- "JuriBurkina, accès direct et gratuit à l'information juridique" (initiative décrite à la page 44) : fournir un accès intégral à l'information juridique publique, dont la loi et la jurisprudence, aux juristes et aux citoyens du Burkina Faso via un logiciel d'exploitation libre mis au point par LexUM, le Laboratoire d'informatique juridique de l'Université de Montréal. JuriBukina est en ligne et peut être consulté par tout internaute,

- "L'impact des TIC sur l'allègement de la pauvreté dans la région rurale de Pondichéry en Inde" (initiative décrite page 53) : Donner accès à de l'information fondamentale sur l'économie et l'environnement à 12 000 personnes de 7 villages via des Espaces Publics Numériques appelés "centres de savoirs communautaires". Ce projet est coordonné sur place par la MS Swaminath Research Foundation.


A souligner que IRDC a la particularité de disposer d'un financement conséquent de Microsoft Corporation (lire à ce sujet ce communiqué de Presse, le descriptif du partenariat Unlimited Potential ou encore ce communiqué) pour développer les activités de Telecentre.org, une plateforme d'échanges, de mise en réseau et développement des télécentres prioritairement dans les pays en voie de développement et plus largement à travers le monde.


Source :

Collectif (31 août 2006). Rapport annuel du CRDI 2005-2006 (En ligne), Centre de Recherches pour le Développement International, Ottawa, 86 p. (Page consultée le 31 août 2006)

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