Jean-Luc Raymond

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mardi 14 novembre 2006

Semaine de la solidarité internationale, 9e édition

Du 11 au 19 novembre 2006, se tient la 9e édition de la Semaine de la solidarité internationale (avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères, du Ministère de l'Éducation Nationale de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Région Ile-de-France, du Conseil Général de l'Essonne, et de la Mairie de Paris).

"En France, tous les jours, des bénévoles, des salariés, s'impliquent dans des projets et des initiatives de solidarité internationale au niveau local, national ou international. Des citoyens, par des gestes concrets (en achetant ou voyageant solidaire, en épargnant éthique, en interpellant les décideurs...) tentent, très simplement, de promouvoir des relations Nord-Sud plus justes et plus équitables. Mais avez-vous entendu parler de ces bénévoles, ces salariés, ces citoyens aux 20 heures ? La solidarité internationale est souvent absente des médias nationaux. Peu de télévisions, de radios ou de journaux nationaux la relaient. C'est pour valoriser ces engagements, dans leur diversité, que la Semaine a été créée. Pour DIRE à voix haute la solidarité internationale et offrir à ses acteurs, une semaine par an, un espace-temps pour faire connaître au grand public les actions menées tout au long de l'année et proposer des pistes d’actions concrètes à la portée de tout un chacun."

Le site Internet de la Semaine de la solidarité internationale répertorie les actions solidaires (recherche multicritères), donne des pistes de gestes solidaires et invite chacun à participer aux animations de ces 8 jours pour un monde plus juste.

lundi 13 novembre 2006

L'Email est mort pour les adolescents, ma définition des sites de réseaux sociaux (Danah Boyd)

La jeune et brillante chercheuse doctorante Danah Boyd qui travaille actuellement pour Yahoo a publié sur son blog deux articles essentiels ces derniers jours :


Le 7 novembre : "What i mean when i say "email is dead" in reference to teens" ("ce que je signifie quand je dis que "l'email est mort" en référence aux adolescents").

En quelques phrases, Danah Boyd développe son argumentation : si les adolescents possèdent des comptes de courrier électronique et qu'ils s'y connectent, en revanche, ils ne s'en servent pas pour converser avec leurs amis. Un article de Steven L. Thorne de 2003 : "Artifacts and Cultures-of-Use in Intercultural Communication" (30 pages, à télécharger ici en .pdf) précise que les enfants entamant par internet une relation de correspondance via l'email la poursuivent sur messagerie instantanée comme média de "socialisation".
En filigrane, la chercheuse explique que ce trait d'utilisation de l'internet est générationnel : les adolescents d'aujourd'hui utilisent prioritairement la messagerie instantanée, MySpaceFacebook et les SMS comme médias principaux de communication avec leurs amis. Même si le courrier électronique est encore usité, ce n'est plus le lieu favori pour les adolescents d'une "communication sociale" ou de "passion émotionnelle profonde" tels nommés par Danah Boyd.


Le 10 novembre : "Social network sites: my definition" ("sites de réseaux sociaux : ma définition").

Pour Danah Boyd, un site de réseau social est :
"A "social network site" is a category of websites with profiles, semi-persistent public commentary on the profile, and a traversable publicly articulated social network displayed in relation to the profile".
("Un site de réseau social" est une catégorie de sites Web avec des profils, un commentaire public du profil semi-persistent et un réseau social publiquement articulé et visitable, montré en rapport au profil").
Danah Boyd explicite ensuite les notions de "profile", "traversable", "publicly articulated social network" et "semi-persistent public comments".
La chercheuse applique cette définition à MySpace, Facebook, Friendster, Cyworld, Mixi, Orkut, etc. et elle explique que cette définition évoluera avec l'avancée de ses travaux.

vendredi 10 novembre 2006

Creative Commons, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

Les licences Creative Commons sont de plus en plus utilisées sur les publications personnelles et collectives dans le partage de la création. Le Journal du Net publie un point complet et synthétique sur les licences Creative Commons sous la plume de Guillaume Devaux "Creative Commons : une réécriture du droit d'auteur à l'ère du Web" en 5 questions/réponses : 1. Quelle est l'origine des Creative Commons ? ; 2. Qu'est-ce qu'une licence Creative Commons ? ; 3. Quel est l'objectif de ces licences ? ; 4. Que se passe-t-il en cas d'usage commercial d'une oeuvre sous licence Creative Commons ? ; 5. Comment expliquer le succès des Creative Commons, en particulier sur Internet ?


Sur la définition de Creative Commons :

"La licence Creative Commons est un dérivé flexible du droit d'auteur adapté à tous les supports, numériques ou non, et qui repose sur un tronc commun : l'autorisation tacite de reproduction non exclusive de l'œuvre. A ce tronc commun, viennent se greffer quatre conditions complémentaires auxquelles les créateurs d'œuvres peuvent choisir de souscrire ou non : le respect du nom de l'auteur, le choix d'une utilisation non commerciale par les utilisateurs de l'oeuvre, la limitation de la réutilisation de tout ou partie de l'œuvre et l'autorisation du partage à l'identique, c'est-à-dire l'obligation de rediffuser selon la même licence. Autrement dit : si l'œuvre initiale est modifiée, le résultat sera tributaire des mêmes conditions d'utilisation et sera donc lui-même modifiable. La licence Creative Commons est donc un contrat conclu entre l'auteur et le destinataire de l'œuvre autorisant ce dernier à utiliser l'œuvre selon ces conditions préderminées. Une signalétique simplifiée résume les caractéristiques générales des licences, facilitant ainsi l'information des utilisateurs non juristes."


A compléter par une vidéo en anglais signalée par Henri Labarre sur son blog 2803 : Les Creative Commons expliquées simplement, par le film sous-titré en français Soyez Créatifs diffusé sur le site ressource Creative Commons France

Wikinomics ou wikinomie (tendance 005)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Journaliste et fin observateur des technologies et de leurs usages depuis des années, Francis Pisani évoque sur son blog un nouveau mot : "Encore un nouveau terme : Wikinomics".


Ce mot est le titre d'un ouvrage de Don Tapscott et Antony D. Williams à paraître en janvier 2007 chez Portfolio : Wikinomics: How Mass Collaboration Changes Everything (Wikinomics: comment la collaboration de masse change tout).


L'idée de ce livre et du terme Wikinomics (à traduire par Wikinomie ?) soutenu par le think tank New Paradigm est relevée par Francis Pisani :

"Alors que les hiérarchies ne disparaissent pas, de profonds changements dans la nature de la technologie, de la démographie et de l'économie globale sont en train de donner lieu à la montée de nouveaux modèles de production basés sur la communauté, la collaboration, et l'auto-organisation plus que sur la hiérarchie et le contrôle."


On peut en savoir plus sur le site Internet consacré à la promotion de l'ouvrage : Wikinomics, y télécharger l'introduction et le premier chapitre du livre en .pdf : "1. Wikinomics: The Art And Science of Peer Production". Les deux auteurs y expliquent l'emploi du terme Wikinomics :

"To succeed, it will not be sufficient to simply intensify existing management strategies. Leaders must think differently abut how to compete and be profitable, and embrace a new art and science of collaboration we call wikinomics. This is more than open source, social networking, so-called crowdsourcing, smart mobs, crowd wisdom, or other ideas that touch upon the subject. Rather, we are talking about deep changes in the structure and modus operandi of the corporation and our economy, based on new competitive principles such as openness, peering, sharing, and acting globally."


Plus loin, ils caractérisent le mot wikinomics (wikinomie) en 4 idées fortes de l'économie mondialisée où les "armes" de la collaboration massive jouent à plein :

"The new art and science of wikinomics is based on four powerful new ideas: openness, peering, sharing, and acting globally. These new principles are replacing some old tenets of business."


Sur l'emploi de la racine Wiki, Don Tapscott et Antony D. Williams font une analogie avec un nouveau lieu de travail :

"The "wiki workplace" wraps up the journey with a look at how mass collaboration is taking root in the workplace and creating a new corporate meritocracry that is sweeking away the hierarchical silos in its path and connecting internal teams to a wealth of external networks."

jeudi 9 novembre 2006

Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir

Dans son nouvel ouvrage de prospective, Une brève histoire de l'avenir, Jacques Attali dessine le futur de l'homme et de la société "hyper". Il prédit que les progrès techniques vont bouleverser le travail, le loisir, l'éducation, la santé, les cultures et les systèmes politiques. La seule rareté de notre monde sera le temps. Dans un point consacré aux technologies, Jacques Attali y décrit le phénomène d'ubiquité nomade, à l'horizon 2030, chacun étant connecté dans l'espace et dans le temps. Extrait :

"Avant 2030, chacun, sauf les plus pauvres, sera connecté en tous lieux à tous les réseaux d'information par des infrastructures à haut débit, mobiles (HSPDA, WiBro, WiFi, WiMax) et fixes (fibre optique). Chacun sera ainsi en situation d'ubiquité nomade. Cela a déjà commencé : Google vient de mettre à disposition des habitants de la ville californienne où est situé son siège, Mountain View, et de ceux de San Francisco, un accès gratuit et universel à Internet sans fil à haut débit. En Corée, des villes entières sont maintenant équipées de réseaux de téléphonie mobile HSDPA, dix fois plus performants que la 3G, et d'accès à Internet mobile (WiBro). Ces infrastructures numériques permettront aussi aux collectivités de mieux gérer la sécurité urbaine, les encombrements dans les transports et la prévention des catastrophes.

Cette mise en réseau des membres de la classe créative dispersés en plusieurs lieux favorisera la création en commun à distance, sans avoir à se réunir dans un même "coeur", de logiciels, de services, de produits, de productions. Des langages permettront d'écrire des programmes accessibles au plus grand nombre et de structurer l'information pour donner accès simultanément aux données et au sens."

(...)

"On assistera à l'ultrapersonnalisation des contenus en fonction des besoins et centres d'intérêt de chaque individu : combinaison de textes, fichiers audio et vidéo sélectionnés selon ses centres d'intérêt. Les distinctions entre presse, radio, télévision et "nouveaux médias" seront de moins en moins pertinentes. Les médias devront, pour survivre, accepter cette marche inéluctable vers des médias gratuits, participatifs et ultra-personnalisés.

Les livres deviendront aussi accessibles sur des écrans bon marché et aussi fins que du papier e-paper et e-ink : nouvel objet nomade en forme de rouleau, donnant ainsi une réalité commerciale aux livres électroniques. Ils ne remplaceront pas les livres, mais auront d'autres usages, pour des oeuvres éphémères, sans cesse actualisées, et écrites spécialement pour ces nouveaux supports."

Sur l'ouvrage de Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir, à consulter : Jacques Attali interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 (25 octobre 2006) et Un entretien avec Christophe Barbier pour l'Express (26 octobre 2006), 


Source :

Attali, Jacques (octobre 2006). Une brève histoire de l'avenir, Fayard, Paris, pp.188-192.

mercredi 8 novembre 2006

De A à Z, Internet, Les nouveaux usages, hors-série de 60 millions de consommateurs

L'Institut National de la Consommation (I.N.C.) vient de publier un hors-série très pratique (n°129) : "De A à Z, Internet, Les nouveaux usages, hors-série de 60 millions de consommateurs, pour surfer efficace et utile". En couverture, l'accent est porté sur le Web 2.0, podcast et wiki comme dans l'éditorial de Marie-Jeanne Husset (directrice de la rédaction) titré : "Le Web fait sa révolution" ; extrait :

"Avec le Web 2.0 se concrétise, plus de dix ans, après, l'utopie initiale d'Internet : la participation et la collaboration des internautes eux-mêmes à la Toile. Le Web 2.0 regroupe ainsi des services beaucoup plus faciles à utiliser, qui ne nécessitent pas le téléchargement d'un programme. Il permet aussi des usages réellement communautaires. (...) Simplicité et diversité des usages réellement communautaires (...) Le Web 2.0 permet enfin à chacun de créer son propre site pour y abriter son journal intime, son blog. (...) Simplicité et diversité des usages caractérisent donc le Web nouveau. L'internaute ne se contente plus de surfer, il devient producteur de contenus, textes, photos, vidéos, etc., qu'il peut partager avec tous ceux qui le souhaitent. C'est la culture de l'échange et de la rencontre qui s'affirme. Certains y voient le paradis de la communication idéale ininterrompue. D'autres, l'enfer, et ils prédisent les pires dérives."

Particulièrement bien conçu, ce hors-série de 60 millions de consommateurs aborde l'internet par la praticité et par le biais d'utilisations thématiques en employant des mots simples et parlants : Albums photos, Archivages, Bonnes causes, Dossier médical personnel, Recherche d'emploi, Renseignements juridiques, Troc, Vidéo à la demande. 61 sujets phare sont explicités avec des captures d'écran, liens de référence et des cadres récapitulatifs intitulés "l'essentiel".


Source :

Collectif (Décembre 2006). "De A à Z, Internet, Les nouveaux usages" (En ligne). 60 Millions de consommateurs, Hors-série n°129, 100 p.

jeudi 2 novembre 2006

Visage de l'Internet marocain

La connaissance de l'utilisation de l'Internet en Afrique est très parcellaire. Il est assez difficile de donner un visage aux habitudes des internautes de ces pays, d'en dégager des tendances fortes. Le réseau de chercheurs d'Africanti observe depuis plusieurs années l'internet et les nouvelles technologies du Sud. C'est l'une des rares initiatives francophones d'ampleur sur le sujet à compléter par le catalogue de liens d'Africanti et des sites plus locaux ou régionaux.


Le rôle joué par les diasporas (notamment en Europe) pour l'appropriation d'Internet dans les pays africains reste peu souligné dans les grands médias de l'actualité d'Internet. Celle-ci constitue un apport majeur dans l'invitation à la communication pour les familles en Afrique, dans le fait de pouvoir rester en contact avec "le pays" par courrier électronique, mais aussi en pouvant consulter des sites internet de la Presse quotidienne comme Le Soleil (Sénégal), L'Essor ou Le Républicain (au Mali). Le portail panafricain Afrik.com, créé en 2000 par des journalistes, demeure aujourd'hui un site incontournable qui couvre l'actualité de 52 pays du Sud. On ne mesure pas assez ici, en Europe Occidentale, le rôle joué par ces médias.


Autre fait pour être "relié" au pays, les forums d'expression. Ils sont nombreux, dans différentes langues, foisonnants d'expression, d'opinions, de questions et de réponses et d'infos. La plupart des personnes qui y interviennent sont issues de la diaspora mais ont en commun une culture. C'est le cas de Yabiladi par exemple, un étonnant "portail du Maroc et des Marocains dans le monde avec une série de services dédiés aux Marocains : Forum, chat,...". Se plonger dans les forums de Yabiladi est un exercice passionnant : on y découvre les traditions marocaines, des recettes de cuisine, des conseils pour le voyage... Mille et une choses sur des sujets divers avec une réactivité et un échange permanent ; une agora virtuelle dont les préoccupations sont réelles. Yabiladi reprend également des informations marocaines et laisse aux internautes la possibilité de les commenter.


Ainsi, la semaine dernière, Yabiladi a publié sur son site un article de l'hebdomadaire marocain TelQuel (du 27 octobre 2006) : "L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" qui donne une vision critique de l'utilisation de l'Internet au Maroc, un dossier complexe, apparemment passionné, qui conte la jeune histoire du Web dans ce pays, une population d'internautes qui semble saisir à bras le corps la "vague" de l'expression. Un article très intéressant, car non monolithique sur la diversité de l'Internet au Maroc où l'on montre que la nouveauté technologique n'est pas forcément adoptée par les utilisateurs.


En lisant de tels papiers, on comprend mieux le développement d'Internet dans les pays du Sud et on peut aussi avoir un autre regard sur le Web mondialisé vu de la vieille Europe. Extrait :

"Les premiers frémissements de ce raz-de-marée verbal se sont fait sentir avec l'apparition du service gratuit de chat vocal en ligne PalTalk en 2000. Une sorte de "jouqa" (foule) bruyante, où se retrouvaient des internautes des quatre coins du globe. Dans le tas, les chatteurs marocains étaient parmi les plus actifs. Ils ont pris d'assaut les salons de discussions pour y dire tout et son contraire, avec une préférence prononcée pour trois thèmes de prédilection : le sexe, la religion et… l'engueulade gratuite. Un engouement qui trouve son origine dans la nature même du service : en remplaçant le texte par la parole, "le chat vocal a décomplexé ceux qui avaient un problème avec l'écrit", analyse Rachid Jankari, pour expliquer la lame de fond qui a inondé le Net marocain.


Et malgré la vogue des logiciels de messagerie vocale (MSN Messenger, Yahoo! Messenger…) et de téléphonie sur Internet (Skype), PalTalk reste toujours aussi encombré de participants marocains. C'est que ce souk de la parlotte offre l'avantage d'être un espace de rencontres plus ou moins anarchique." (...)


"Il y a quelques années à peine, l'Internet marocain balbutiait comme un bébé, tétant le sein d'une connexion aussi lente qu'une tortue neurasthénique. Aujourd'hui, la Toile marocaine ressemblerait plutôt à un adolescent en pleine crise de croissance. Le pays compte désormais 5000 cybercafés, environ 3 millions d'utilisateurs et 400 000 abonnés, dont 80% à une connexion haut débit, sésame indispensable pour accéder au multimédia. Ainsi, de consommateurs passifs figés devant une page web fixe, les internautes sont devenus acteurs du monde virtuel, via leurs sites personnels, leurs blogs, leurs vidéos ou bien les exploits des hackers marocains. Certes, comme tout ado trop vite grandi, le web marocain est encore brouillon et commet pas mal d’erreurs de jeunesse. Les hormones en ébullition, on s'enflamme vite à cet âge. Ce qui a le don de crisper les milieux conservateurs, prompts à crier au loup au premier scandale sexuel impliquant des Marocains. Mais bonne nouvelle : l'internaute marocain, même s'il dérape bien souvent, est en voie de s'approprier l'outil Internet."



Source :

Hamdani, Hassan et Smyej, Hicham (27 octobre 2006). "Enquête. L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" (En ligne) TelQuel, n°244, Rabat, Maroc, Dossier (page consultée le 2 novembre 2006)

mardi 31 octobre 2006

Internet chez les jeunes américains : de la personnalisation de la Messagerie instantanée à la personnalisation de MySpace

Aux Etats-Unis, The Center For Media Research publie tout au long de l'année des articles sur les usages d'Internet et des nouvelles technologies comme médias. Sa publication en ligne Research Brief vient de mettre en lumière une tendance intéressante via l'article "Teens Shift IM Buddy Iicons to Social Networking" reprenant des éléments d'une étude Nielsen/Netratings : l'utilisation abondante des banques de smileys, émoticônes et petits personnages figuratifs ("buddy icons") utilisés habituellement par les adolescents dans le contexte de la messagerie instantanée (MSN Messenger ou Live messenger, AOL IM, Yahoo Messenger...) avec des sites tels que Originalicons.comBlunt Truth ou Buddy4u.com déclinerait en faveur de sites offrant des outils aidant à fournir un contenu supplémentaire aux espaces personnels sur les plateformes de "réseaux sociaux" ("social networking") telles que MySpace ou YouTube avec des sites proposant des paroles de chansons (PLyrics.com), la possibilité de mettre en ligne des messages audio par téléphone (Snapvine), des images et fonctionnalités prêtes à l'emploi pour améliorer son profil de présentation (POQbum), des répertoires de citation ou des modèles de mise en page (WhatEverLife).


Là où les présences en ligne adolescentes étaient très liées en 2003 à l'interaction dans un modèle synchrone communicationnel, l'essor des blogs et MySpace ou plateformes apparentées a fait naître ces 2 dernières années de façon exponentielle un marché de la personnalisation d'espace en ligne pour les 12-17 ans et donc d'une construction identitaire en ligne sur le Web.


Une tendance à mettre en relief avec le temps consacré à Internet par les jeunes américains connectés chaque semaine : 6 h 39 (en 2003) pour les 2-11 ans contre 9 h 24 en 2006 pour cette même tranche d'âge. Les 12-17 ans passaient 21 h 04 par semaine sur Internet en septembre 2003 contre 26h48 en septembre 2006.


Source :

Loechner, Jack (October 20, 2006). "Teens Shift From IM Buddy Icons to Social Networking" (En ligne), Research Brief, The Center For Media Research, MediaPost Publications, New York City, 1 p. (Page consultée le 31 octobre 2006)

Bausch, Suzy and Han Leilani (October 11, 2006). "U.S. Teens Graduate From Choosing IM Buddy Icons To Creating Elaborate Social Networking Profiles, According To Nielsen/Netratings" (En ligne), Press Release, Nielsen/NetRatings, New York City, 3 p. (Page consultée le 31 octobre 2006)

vendredi 20 octobre 2006

TICE et Développement, revue scientifique publiée par l'Université de Yaoundé sur les problématiques numériques et d'enseignements

TICE et Développement est le nom d'une jeune revue scientifique publiée en ligne par l'Université de Yaoundé 1 (Cameroun) en partenariat avec l'Agence Universitaire de la Francophonie sur le thème : "Recherche sur les TICE dans les pays francophones du Sud". Les chercheurs africains peuvent ainsi vulgariser leurs travaux scientifiques plus facilement. La publication fonctionne sur la base d'un partenariat entre les universités du Nord (Mons, Montréal, Strasbourg) et celles du Sud (Dakar, Alger, Maurice, Yaoundé, Tunisie). Tous les 6 mois, avec un nouveau numéro, TICE et développement met en avant les travaux des enseignants et chercheurs en charge de la formation des enseignants :

"La revue se propose aussi de constituer et d'étendre des réseaux de chercheurs en vue de mettre en commun les protocoles de recherche, les outils épistémologiques relatifs aux TICE. On pense par exemple aux données et aux outils d'interprétation, puis au mode de validation des résultats. La revue se propose enfin d'analyser la place des TICE dans la société traditionnelle et dans les systèmes éducatifs de nos pays respectifs. Les thématiques qui constitueront le contenu de TICE ET DÉVELOPEMENT vont donc concerner les usages des TICE dans les sociétés francophones, leur impact dans les systèmes éducatifs et les modes d'apprentissage et d'appropriation. Trois axes thématiques sont retenus :
- L'analyse des pratiques de terrain incluant non seulement l'enseignement, mais aussi l'évaluation ;
- La recherche pour l'innovation de l'enseignement/apprentissage ;
- Les travaux de recherche sur l'intégration des TICE dans la société et sur la contribution des TIC à la culture citoyenne."


Les n°1 et n°2 sont consultables en ligne. Thèmes des prochains numéros :
TICE et Développement n° 3 : Quelles plates-formes d'enseignement à distance pour l'Afrique ?
TICE et Développement n° 4 : Dispositifs et pédagogie pour un enseignement en ligne ?
TICE et Développement n° 5 : Quelles normes pour l'enseignement en ligne en Afrique ?
Info via le Café pédagogique.


Source :

Essono, Louis Martin Onguene (octobre 2006). TICE et Développement (En ligne), Université de Yaoundé 1, Cameroun, Site (Page consultée le 20 octobre 2006).

mercredi 18 octobre 2006

Ile Sans Fil lance le Hub des Artistes Locaux à Montréal, connecter les communautés à leurs artistes

Île Sans Fil (voir site) est l'initiative d'un groupe communautaire à but non lucratif qui s'est donné pour mission de fournir un accès à internet sans fil public et gratuit aux utilisateurs de portables et de PDA à travers la ville de Montréal au Canada en utilisant des logiciels libres et du Wifi afin de partager des connexions Internet haut débit. Les personnes dotées d'un outil Wifisé peuvent se connecter à partir de points d'accès gratuits (cafés, boutiques, organismes et individus), 105 hotspots répartis sur Montréal. Ce sont plus de 24000 personnes qui utilisent régulièrement les accès d'Île Sans Fil.


Plus que de l'accès Wifi, Île Sans Fil vise à ce que les gens qui utilisent des connexions Wifi entrent en contact, que de l'information locale soit fournie en ligne et que le lieu physique "point d'accès Île Sans Fil" puisse favoriser l'interaction entre les usagers du Wifi. Pour cela, un portail permet de voir et de communiquer avec les autres personnes connectées dans la même air d'accès.


Aujourd'hui, Île Sans Fil va plus loin avec le projet HAL (Hub des Artistes Locaux) : "Connecter les communautés à leurs artistes" (lire le communiqué de Presse) en partenariat avec des médias locaux (la radio étudiante CHOQ.FM et CUTV, Concordia University Television) qui associe culture et mobilité, diffusion médiatique interactions sur un territoire restreint, celui des points d'accès Wifi d'Île Sans Fil :

"Première internationale, HAL encourage les Montréalais à découvrir leurs artistes et producteurs locaux par l'entremise de juke-boxes sans-fil, capables de diffuser du contenu audio et vidéo à haute résolution. Notamment, HAL permet une riche diffusion médiatique, basée sur un concept géographique - un contenu culturel unique est rendu disponible à des endroits spécifiques (...) Il suffit de démarrer le logiciel iTunes (disponible pour Windows et Mac) et de cliquer sur le lien HAL qui apparaîtra au même instant. À ce jour, 12 hotspots d'Île Sans Fil sont munis de la technologie HAL et un treizième sera rendu disponible d'ici la fin du mois de décembre prochain.

Le projet HAL promeut le mandat d'Île Sans Fil, soit l'autonomisation des communautés locales de Montréal, à travers la création et l'implantation d'une technologie basée sur la communauté (...) Tout comme les autres projets d'ISF, l'ensemble de la technologie et des connaissances développées par l'entremise de HAL sera partagé publiquement afin d'encourager son adoption par d'autres communautés."


Sur cette page, vous trouverez plus d'informations sur HAL : Pourquoi HAL ? Comment fonctionne HAL ? Où puis-je trouver HAL ? Comment utiliser HAL ? Quel est le contenu disponible sur HAL ? La liste des partenaires, une Foire Aux Questions et une carte des HAL déployés.


D'un accès Wifi qui "individualise" la connexion Internet, Île Sans Fil s'intéresse au collectif et au partage de ressources culturelles sur un territoire produites par des artistes producteurs médiatiques qui n'ont pas de place où diffuser leurs contenus ; une initiative technologique qui tient à favoriser la culture locale.


Source :

Collectif (octobre 2006). Ile Sans Fil (En ligne), Ile Sans Fil, Montréal, Site (Page consultée le 18 octobre 2006)

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