Dans une économie de la musique qui s'interroge sur son avenir,
certaines initiatives d'artistes et de groupes ne manquent pas d'originalité
pour promouvoir leur production.
Ainsi, le Droo Art Ensemble (sous la houlette du guitariste Marc Drouard,
avec François
Thuillier et Laurent
Dehors) a trouvé une manière originale de faire connaître l'album Jazz
"Petits grands et gros ensemble" avec un carton recto verso de type flyer
présentant d'un côté une offre pour acheter "La pochette du CD" (et
non le CD!) et il est indiqué la mention suivante : "Pour l'achat de toute
pochette, un CD copiable autant de fois que vous voudrez vous sera
offert".
Le clin d'oeil à la dématérialisation des créations sonores est bien sûr
signifié tout comme la possibilité de librement dupliquer l'oeuvre. Au-delà de
l'aspect humoristique, on s'attache aussi à décrire l'importance de ce qui
entoure le CD : le boîtier, le livret et son contenant (textes et
photos).
Là où on a tendance à par trop ignorer ce qu'est la production dans son
ensemble, il s'agit de réaffirmer que le disque est un multi-objet depuis
des décennies qui ne limite pas à une galette noirâtre ou argentée... C'est
sans doute l'un des messages les plus percutants du Drouart Ensemble - Droo Art
Ensemble avec ce flyer.
Contact : Droo Art Ensemble - marc.drouard@neuf.fr
Tag - audio
vendredi 4 mai 2007
Musique à l'heure d'une promotion originale
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 4 mai 2007, 21:55
Musique 2.0 de Borey Sok, Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 4 mai 2007, 21:04
L'un
des livres les plus remarqués de ces deux dernières années sur l'évolution
du marché musical et ses conséquences sur de nouveaux modes marketing qui se
conjuguent à une diffusion des créations par le Web est sans conteste l'ouvrage
de Borey Sok "Musique 2.0" sous-titré "Solutions pratiques pour nouveaux usages
marketing" (paru chez Irma Editions, collection Revolutic en avril 2007),
version remodelée de son mémoire de fin d'études en Master de Marketing : "Le
marketing sauvera-t-il l’industrie du disque de la crise ?" (ISC Paris).
Après le cadre du paysage musical posé (la crise de l'industrie du
disque), Borey
Sok explique comment il est possible de s'adapter à la nouvelle donne
marketing d'un foisonnement de la création dominé par la diffusion Internet et
le peer-to-peer. Il n'annonce pas la fin du support CD mais son déclin, se
concentre sur les nouveaux modes de rémunération de la musique (notamment
l'abonnement et la location de musique) et développe un long point
sur les possibilités offertes de développement de marché via des outils
mobiles. Enfin, Borey Sok aborde le "rôle" renouvelé du
consommateur de musique : "L'internaute "acteur" et l'artiste au centre des
nouvelles solutions" de promotion et de commercialisation des oeuvres sonores.
20 pages d'annexes viennent compléter ce livre résolument pratique qui donne
des clés pour mieux comprendre, appréhender et agir dans l'univers musical
mondial qui se restructure tout en se dématérialisant.
Extrait de "Musique 2.0 : solutions pratiques pour nouveaux usages marketing"
de Borey Sok sur ce paysage musical reconfiguré tout comme la position des
acteurs :
"On ne peut plus parler d'industrie du disque lorsqu'il suffit de produire un fichier numérique pour le retrouver partout dans le monde. L'avenir est dans la convergence des nouvelles technologies. Les regards sont tournés vers le mobile, véritable appareil représentatif de cette fusion des nouvelles technologies.
Pour l'internaute, Internet l'a rapproché des artistes et lui permet de devenir un acteur majeur dans la vie d'un artiste. L'interactivité et la richesse des contenus vont accroître son appétence pour la musique et sa volonté de communiquer avec l'artiste. Il devient donc aussi un acteur actif et non un simple acheteur de CD.
L'opportunité qu'offre le web élargit complètement l'expérience musicale. Il ne s'agit donc plus uniquement d'écouter un chanteur, mais de l'aider à se faire connaître en partageant sa propre expérience.
Les artistes, quant à eux, doivent élargir leurs compétences au marketing, à la promotion et à la maîtrise des outils informatiques. De nouvelles portes s'ouvrent devant eux."
mercredi 2 mai 2007
Web 2.0, nouvel âge du net ? Dossier d'Aquitaine Numérique
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 2 mai 2007, 19:05
Dans sa publication
bimestrielle "L'Aquitaine Numérique" (n°5, mai 2007), Aquitaine Europe
Communication consacre un dossier de 8 pages sur le nouveau Web :
"Web 2.0, nouvel âge (du net) ?" (en .pdf, à télécharger à cette
adresse) complet en terme de pratiques, d'enjeux, de modèles
d'affaires, du rôle central de l'internaute. Au sommaire :
1. Massification des accès, démocratisation des outils : Toujours plus d'internautes à haut débit ; des usages qui se diversifient ; équipement numérique à grande vitesse ; capacité individuelle accrue d'édition ; publication pour (presque) tou ; vers un internaute Web 2.0 ?
2. Web communautaire et web lego : Créations de contenus par l'internaute ; création de valeur par les internautes ; le "virage social" du Web ; gratification "sociale" de la participation ; toujours plus de transversalité ; la force de la syndication ; le Web "Lego".
3. Vers un nouvel âge : Les "widgets" débarquent sur le bureau ; "Webisation" des applicatifs ; entreprise 2.0 ; bénéfice 2.0 ? ; Régulation 2.0 ; foisonnement à la marge, concentration au centre.
Ce long article comprend également un lexique de l'usager 2.0, un point
juridique sur le Web 2.0 et 2 mini-interviews : Benjamin Rosoor (gérant
de Web
Report) sur la question de la qualité des contenus et Claire Decroix
(animatrice à l'Echangeur Bordeaux Aquitaine) sur le thème des outils de travail
collaboratifs (blogs, wikis) pour les PME et TPE. Des références
complémentaires au dossier Web 2.0 figurent en ligne à cet URL.
"L’expression «Web 2.0» a commencé à circuler sur internet il y a bientôt deux ans; elle formalise le sentiment qu’après la période initiale de la bulle internet et des désillusions engendrées par son éclatement, une deuxième période aurait commencé, fondée sur des bases à la fois technologiques, sociales et économiques différentes. Le concept comme l’étiquette ont désormais largement débordé de la sphère spécialisée, y compris dans le monde «réel» où apparaissent des services estampillés 2.0, pour peu qu’ils aient une dimension communautaire ou participative – certains y voient une révolution encore plus profonde, de nature à transformer nos sociétés : n’a-t-on pas récemment organisé une conférence «Politique 2.0»? Le présent dossier s’attache à remettre cette évolution en contexte, à en cerner les composantes techniques et sociétales, en un mot : à faire le point avant que ne s’ouvre la prochaine étape, que certains se sont empressés de baptiser… web 3."
dimanche 1 avril 2007
Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 1 avril 2007, 11:14
Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur
a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus
récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La
Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La
gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali
sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :
"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)
Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!
Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."
mardi 27 février 2007
Wikipédia par Michel Serres
Par Jean-Luc Raymond le mardi 27 février 2007, 12:03
Dans la chronique hebdomadaire du dimanche
25 février, Le Sens de
l'info diffusée sur France Info, l'académicien Michel Serres évoque
Wikipédia. Voici la
transcription écrite de cette chronique."Je suis un enthousiaste de Wikipédia parce que ce n'est pas un dictionnaire. A l'Académie, nous faisons un dictionnaire. Là, c'est une encyclopédie c'est-à-dire une collection pas de mots mais de connaissances. Je suis un enthousiaste de Wikipédia pour plusieurs raisons.
La première raison, c'est sa gratuité et je crois que j'ai consacré ma vie à la connaissance, d'une certaine manière parce qu'elle est gratuite. Comme elle est gratuite, elle est productrice. Je prends un exemple : si vous avez du pain et moi 2 euros et si je vous achète du pain parce que j'ai faim ; vous allez avoir deux euros et moi du pain. Cet équilibre qu'on appelle le jeu à somme nulle est le principe même de l'économie, c'est-à-dire, il équilibre. Tandis que si vous savez un théorème ou quelque chose concernant le vivant et que vous me l'enseignez, vous me le donnez mais vous le gardez et par conséquent, ce n'est plus un jeu à somme nulle et c'est producteur de sens illimité. C'est gagnant-gagnant. L'école enseigne le gagnant-gagnant et l'économie n'enseigne que des jeux à somme nulle.
Deuxièmement, c'est libre. Alors là, il va y avoir des critiques. Puisque c'est libre, ce n'est pas validé. On a fait des calculs là-dessus et ils sont vraiment éblouissants parce que s'il y a une encyclopédie qui est une bonne référence, c'est l'encyclopédie Britannica. On a calculé qu'il y avait 2,93 erreurs par article dans l'Encyclopédia Britannica tandis qu'il y avait 3,86 erreurs par article dans Wikipédia. La différence est pratiquement nulle. Alors, on se dit que la liberté, là, a donné des résultats extraordinairement bons.
Je vais vous raconter une histoire sur la vérité de Wikipédia. Il y a quelques années, j'ai publié une livre qui s'appelait Rameaux et à la fin de cet ouvrage, il y a un grand chapitre sur Saint-Paul. Un de mes lecteurs américains m'a raconté l'histoire suivante, c'est que lisant ce livre-là, il a voulu vérifier ce que j'avancais dans ce chapitre. Il a trouvé Wikipédia et je disais dans mon chapitre que Saint-Paul avait passé sa jeunesse dans des études à Jérusalem... Et non, dans Wikipédia, il y avait marqué que Saint-Paul dans sa jeunesse avait vendu des ice cream à la vanille dans le New Jersey. Alors, il a été très étonné. Ca lui est arrivé un matin à 10 h 30 et il est revenu sur Wikipédia à midi et cette astuce-là était supprimée.
Par conséquent, la vérité est rétablie par des correcteurs anonymes et libres. C'est une entreprise qui m'enchante parce que, pour une fois, c'est une entreprise qui n'est pas gouvernée par des experts. J'ai une grande grande confiance dans les experts, bien entendu. A qui voulez-vous que je fasse confiance sinon à des experts ? Mais cette confiance envers les experts est limitée puisque les experts, qu'ils soient mathématiciens, astronomes ou médecins ne sont que des hommes. Par conséquent, ils peuvent se tromper et il y a là dans cette entreprise de liberté, de communauté, de vérification mutuelle, quelque chose qui, dans la gratuité, la liberté, m'enchante complètement et me donne une sorte de confiance dans ce que peut être un groupement humain.
Le savoir absolu n'existe pas pour la bonne raison que dès qu'on est un peu dans le savoir, on voit à quel point il évolue à toute vitesse. J'ai dit dans une autre émission qu'aujourd'hui, les professeurs de sciences n'enseignent que la moitié de ce qu'ils ont eux même appris. Le savoir est dans une progression exponentielle. Comment voulez-vous qu'il soit un jour absolu ? Il y a une telle grande différence entre le savoir et la connaissance, ou l'entendement et l'intelligence, que la marge de progrès est infinie.
Revenons aux difficultés de Wikipédia aujourd'hui et je voudrais ajouter sur la gratuité que Wikipédia n'est pas le seul site qui soit gratuit. Si vous prenez l'Open Source par exemple, vous pouvez vous procurer des logiciels gratuitement qui sont, du point de vue de leur performance, 10 fois
supérieurs aux logiciels qu'on utilise habituellement et qui sont fournis par des ingénieurs qui sont parfaitement bénévoles. D'ailleurs, Wikipédia est dirigée par une française qui s'appelle Florence Nibart-Devouard qui est parfaitement bénévole, elle aussi. Il n'y a que des bénévoles et cela donne vraiment tort à tous nos prophètes de malheur. Il y a aujourd'hui une encyclopédie libre, gratuite à la disposition de tout le monde et qui est le plus souvent vraie.
Il y a des vandales partout mais ce que je trouve d'extraordinaire dans l'organisation de Wikipédia, c'est qu'elle est auto-organisée pour lutter contre les vandales. D'une certaine manière, c'est un miracle d'auto-organisation, d'auto-gestion. On a l'impression qu'en matière de liberté et de vérité, l'honnêteté l'a emporté sur le vandalisme ce qui est rare dans notre monde moderne."
jeudi 22 février 2007
Formation Web 2.0
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 22 février 2007, 00:17 - Mes missions
Depuis juin 2006,
j'ai modélisé et je conduis régulièrement une formation Web 2.0 au centre
de compétence TechnofuturTIC à Gosselies (Charleroi, Belgique), lieu aidé par la
Région wallonne et des Fonds structurels européens, qui propose des formations
techniques de tout niveau et des séminaires sur les enjeux et l'innovation
dans le domaine les Technologies de l'Information et de la Communication. Ma
prochaine session de formation Web 2.0 à TechnofuturTIC se déroulera en
avril.
La plupart des séminaires sont en accès gratuits pour les Wallons et la mixité des
publics (fonctionnaires territoriaux, chefs d'entreprises, cadres , employés,
personnes du secteur associatif, checheurs d'emploi...) accueillis lors des
sessions en font des ferments de questions, réponses mais surtout des échanges
constructifs et nutritifs car chacun selon sa problématique, ses centres
d'intérêt peut apprendre de l'autre, comprendre un positionnement professionnel
ou associatif, ou saisir un projet qui se façonne. Cet univers est
véritablement passionnant. Il enrichit intellectuellement et techniquement
aussi bien les stagiaires que le formateur.
Une formation Web 2.0 participative
Conduite sur deux jours, la formation Web 2.0 intitulée "Réseaux
sociaux et web collaboratif : enjeux du Web 2.0", permet par une approche
participative des stagiaires de définir un visage du « nouveau Web », à
réfléchir sur les usages d’outils qui façonnent le Web d’aujourd’hui et de
demain avec, bien entendu, une mise en pratique effective et un recul critique
nécessaire.
Des ressources écrites sur le Web 2.0
A la place de la traditionnelle présentation PowerPoint donnée aux stagiaires,
il est offert à chaque participant un dossier documentaire de plus de 30 pages
comprenant : des définitions du Web 2.0, un glossaire spécialisé, une liste
d’outils, services et plateformes Web 2.0, des références de sites et blogs sur
le sujet ainsi que des schémas explicatifs sur le Web 2.0.
En complément, il est délivré à chaque stagiaire une Revue de Presse exhaustive
(couvrant un an d’actualités) de plus de 50 pages sur le Web 2.0.
Un contenu de formation en constante évolution
Ces deux ressources sont mises à jour à chaque session tout
comme le contenu de la formation qui présente 20 % de nouveautés à chaque
nouvelle session.
Des résultats et l'avis des stagiaires
A l’issue de ces sessions, des stagiaires ont créé des blogs,
utilisent Del.icio.us dans
leur travail de veille, placent leurs vidéos sur YouTube et échangent avec d’autres
internautes… Les messages suivants sont un aperçu de l’avis de stagiaires à la
suite de la formation.
«Merci pour ces informations et pour les 2 jours de formation. C’est vrai
que si Internet évolue techniquement tous les jours dans un monde «virtuel», il
est aussi important de garder l’aspect humain et donc ce contact direct au
travers de sessions où chacun peut partager et exprimer ses
expériences.»
Olivier D., Charleroi, créateur d’entreprise.
«Un tout grand merci pour la documentation et pour la formation.»
Elise G. Bruxelles, cadre dans une association Européenne dans l’industrie
chimique.
«Je recommande vivement cette formation sur le Web 2.0. C’est une mine
d’informations.»
Caroline M., Bruxelles, chef de projet dans une agence Web.
«Et encore bravo pour votre remarquable prestation.»
Roland M., Bruxelles, dirigeant d’association de projets Européens.
«Netvibes est un outil
intéressant que je consulte maintenant régulièrement.»
Richard B., Hotton, employé communal.
«Plus j'y repense, plus j'ai trouvé cette formation pleine de choses très
très utiles. Je suis en train d'en faire une synthèse pour mes
collègues.»
Sophie F., Bruxelles, cadre dans une association Européenne.
Contenu de la formation
L'accès à Internet de plus en plus généralisé permet d'envisager
de nouveaux modes de relations collaboratives entre les individus dans la
sphère privée et dans le milieu des Asbl, le monde de l’entreprise et les
entités administratives.
D’une micro-informatique à base de logiciels installés sur son ordinateur,
l’utilisateur travaille, partage, interagit et coopère en ligne via de
multiples applications gratuites disponibles sur le Web qui replacent
l’individu au cœur de la production d’informations ; données qui peuvent se
lier à d’autres et être la source de nouveaux projets et activités, jouer un
rôle prépondérant dans le domaine de la veille et du marketing viral.
Ce séminaire de fomation propose de faire le point sur ce qu’on appelle le
Web 2.0 et sa réalité par une approche concrète du concept (aspects techniques,
collaborations sociales, transformations organisationnelles et modèles
économiques) via la présentation, des exercices guidées et la mise en
perspective d’outils internet :
- blogs,
- syndication de contenu,
- marqueurs et réseaux sociaux,
- cartographies d’échanges,
- logiciels collaboratifs en ligne,
- partage audio et vidéo,
- etc.
Sont également abordés des notions générales du Web 2.0 qui transforment et
structurent l’Internet d’aujourd’hui et de demain :
- le journalisme citoyen,
- les indicateurs d’influence,
- l’intelligence coopérative,
- et les tendances majeures de l’utilisation de l’Internet par les moins de 25 ans.
lundi 22 janvier 2007
L'Abbé Pierre : appel du 1er février 1954, Abbé Pierre (1912 - 2007)
Par Jean-Luc Raymond le lundi 22 janvier 2007, 08:29


L'Abbé Pierre a marqué le siècle et les esprits. Prêtre, résistant et
fondateur d'Emmaüs, organisation destinée à aider les pauvres et les
réfugiés, l'Abbé Pierre est décédé à l'âge de 94 ans.
Hiver 54, on meurt dans les rues des villes de France. Le 1er février 1954, à
midi, Henri Grouès dit l'Abbé Pierre lance un appel sur les ondes de Radio
Luxembourg. Cet appel citoyen fait exploser le standard de la station de radio
où le dons affluent. Il n'existe pas d'enregistrement original de cet appel. Au
début des années 90, l'Abbé Pierre l'a
réenregistré ; en voici le texte :
"Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l’avait expulsée… Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu. Devant l’horreur, les cités d’urgence, ce n’est même plus assez urgent !
Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l’un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l’autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots : « TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS, ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T’AIME »
La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l’hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure.
Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France. Merci !
Chacun de nous peut venir en aide aux “sans abri”. Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain :
• 5000 couvertures,
• 300 grandes tentes américaines,
• 200 poêles catalytiquesDéposez les vite à l’hôtel Rochester, 92 rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève.
Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l’asphalte ou sur les quais de Paris.
Merci !"
jeudi 28 décembre 2006
Recherche d'emploi via RSS, l'euphorie de l'e-administration qui retombe en France, nous et les Mass media... (brèves citoyennes de clavier)
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 28 décembre 2006, 12:35 - Brèves citoyennes de clavier
Très intéressant et novateur, un article qui porte à l'action par
Martin Jacques sur son blog Brouehaha : "Pour une recherche
d'emploi à l'aide de RSS" avec une amorce de méthodologie : "En bref,
création d'un courriel Gmail pour s'incrire aux sites d'offres d'emplois.
Création de requêtes RSS pour les autres sites. Transfert des courriels de
Gmail dans le lecteur de fils RSS et donc un seul endroit pour consulter toutes
les offres, le lecteur de fils RSS."
L'euphorie autour de l'e-administration est-elle en train de
retomber en France ? Comme le souligne Christian Bensi dans son article
"Les Français et l'administration électronique en 2006" :
"Les raisons qui freinent l'usage d'Internet pour effectuer des démarches
administratives y sont abordées. L'absence de contact direct avec une personne,
premier handicap traditionnellement cité, ne concerne plus que 18 % des
internautes mais reste en tête. Les internautes sont moins anxieux face aux
risques de piratage mais cela reste un frein pour 17 % des personnes
interrogées. 16 % citent le manque de connaissance relative aux démarches qu’il
est possible d’effectuer par le biais des sites d'e-administration. Les risques
d’erreur sont cités par 14 % des internautes. La présentation des démarches au
sein des sites est qualifiée de peu claire par 6 % des personnes
interrogées."
Web 2.0 : Dossier "Médias/ Mondial: L'avenir du Web 2.0" chez EuroTopics en date
du 27 décembre 2006 avec revue de Presse de différents journaux en
Europe sur cette thématique ; FauxPhoto est une application en ligne de retouches d'images
; MailEmotion pour
envoyer un email vidéo simplement en utilisant, par exemple,
une webcam.
Didactique : "10 recommandations pour se protéger d'une attaque pirate sur
Internet" (relayées par Didier Rossignol Francini d'AOL), différentes
options pour faire
soi-même son propre calendrier 2007 (par José Luis Orihuela)
; Imagination At Work permet de dessiner en ligne (seul ou à plusieurs),
de sauvegarder son dessin et de l'envoyer à une personne ; la Ville de Brest
avec l'Espace Culture Multimédia du Fourneau organise 2 sessions d'initiation
"Captation et traitement du son" (en janvier et en février) :
"s'adressant aux animateurs multimédia et une autre pour les publics "moins
à l'aise" d'une journée".
Un bureau virtuel avec Backpack. Explication de Lyonel Kaufmann : "Est-il un rassembleur
d'idées ? un bloc-note ? un sac à dos numérique ? un éditeur de sites web ? En
tout cas, il offre une forme d'application vraiment nouvelle par ses petites
spécificités. Il a été conçu pour vous aider à gérer votre quotidien et vous
propose des fonctionnalités collaboratives permettant à plusieurs personnes de
travailler sur le même document pour autant que le créateur de celui-ci vous y
invite et autorise".
Le Cyberespace de l'Agora (Association Emmaüs, 32 rue des Bourdonnais)
organise une journée portes ouvertes le mercredi 17 janvier 2007 de 9h30 à 17h.
Bénévoles et usagers seront sur place pour répondre à vos questions sur cet
Espace Public Numérique situé dans le plus important centre d'accueil de jour
de SDF à Paris.
Economique : La Poste recompose son offre car elle souffre et
profite tout à la fois d'Internet (L'Expansion, 21 décembre
2006) ; Rueducommerce.com innove en proposant d'ajouter des séquences
vidéo aux petites annonces gratuites diffusées sur son site (via Génération-NT).
Pour réfléchir : "Mass media vs nous les médias", article de
François-Bernard Huyghe sur la cohabitation des "vieux" mass media fonctionnant
suivant une logique industrielle (un vers tous, contenu standardisé...) avec
les médias numériques à la portée de chacun ; à relire "La Société du
Spectacle" de Guy Debord
mardi 26 décembre 2006
Wifi communautaire à Blanquefort, ARTE Radio qui fait des émules, site Internet L'Ecole Ensemble... (brèves citoyennes de clavier)
Par Jean-Luc Raymond le mardi 26 décembre 2006, 23:58 - Brèves citoyennes de clavier
La municipalité de
Blanquefort (15 000 habitants) a décidé d'une voie originale et citoyenne
pour partager les accès à Internet des citoyens : délivrer un routeur
Wifi Fon aux foyers
qui le souhaitent. Coût de l'opération : 20 000 euros soit un faible
investissement au regard d'une infrastructure Wifi habituelle pour couvrir
toute une ville. ZDnet délivre des explications sur cette opération décidée par
Vincent Feltesse, Maire de Blanquefort : "Blanquefort couvre son territoire en haut débit grâce au Wi-Fi
communautaire". "Le partenariat entre Fon et la commune
de Gironde ne devrait pas rester un cas isolé. "Nous sommes en discussion avec
trois autres villes françaises ayant le même profil, entre 15.000 et 20.000
habitants", nous confie Jean-Bernard Magescas, responsable de Fon en
France."
"Le modèle d'ARTE Radio fait des émules" signale le quotidien Le Monde
dans un article de Macha Séry. Cette station de radio 100% internet née il y a
quelques années, est atypique car sans publicité, axée sur les sons, proposant
des reportages aux formats courts... Et avec un auditoire fidèle. "Cette
curiosité s'explique par le modèle atypique inventé par Arteradio.com. Avec
400 000 visiteurs par mois en moyenne, dont 90 000 abonnés au podcast, Arte
Radio a été pionnière en offrant la possibilité de télécharger par Internet les
nouveautés hebdomadaires de son magazine audio qui paraît chaque
mercredi."
Serge Soudoplatoff (ex-France Telecom, direction de l'innovation)
publie un article passionnant sur AgoraVox : "Forums sur
Internet et participation collaborative" qui explicite la richesse et
l'expression massive des échanges sur les forums de discussion en France.
"Le forum de discussion est la forme première et puissante d'expression
d'une intelligence collective, et un puissant lieu d'émergence d'opinions.
Internet a renforcé cette caractéristique, et quelques analyses qualitatives et
quantitatives de ces forums montrent que les internautes ne s'y sont pas
trompés" (...) "Si l'on analyse ces forums selon les valeurs du Web 2.0 alors
ils sont, bien plus que les blogs, encore bien plus que les études de marchés,
d'extraordinaires lieux d'émergence de formes et d'opinions."
Excellente initiative de l'UNAPEI avec la mise en ligne
du site Internet Lecole-ensemble.org et un DVD
offert aux enseignants et étudiants en IUFM pour faire mieux comprendre la
scolarisation des enfants handicapés. "Ce DVD propose des ressources
pédagogiques, ludiques et animées adaptées aux divers programmes des cycles du
primaire et diffusables sur un téléviseur afin d’organiser des séances de
travail collectives. Le DVD s'adresse aux enfants de tous âges avec des thèmes
comme la différence, le civisme, la tolérance, le développement durable, la
génétique, etc. Animations, reportages et interviews, fiches d’information et
ressources pédagogiques... pour travailler avec les élèves de façon
ludique."
Sur le portail Menara : "Nouli Ahmed Amine: dessiner autrement", reportage étonnant
sur Amine, un adolescent handicapé de 13 ans au Maroc qui utilise l'ordinateur
en manipulant la souris avec son pied gauche. Créatif, il fait des dessins sur
ordinateur. "Amine vient de terminer le dessin de sa première bande
dessinée : Niâma et l'ours. Amine aimerait bien trouver des sponsors pour
étudier avec lui la possibilité de publier sa première bande
dessinée."
mercredi 20 décembre 2006
Ego-navigation (tendance 027)
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 20 décembre 2006, 23:55 - Tendance
Nouvelle rubrique
: tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet
de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de
sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ
énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile,
lieu en devenir...
Un phénomène se développe avec les connexions permanentes à Internet (ADSL,
Wifi, cable...). Il s'agit de l'ego-navigation ou "egosurfing" en
anglais), l'un des phénomènes de désordre psychologique lié à l'Internet décrit
par Christian Leduc dans un article du 19 décembre 2006 pour Branchez-Vous :
"Etes-vous dépendant à Internet ?" :
"Parmi les dépendances recensées dans le texte à saveur humoristique du magazine britannique se retrouve en premier lieu l'«ego-navigation» : lorsque vous effectuez constamment des recherches dans Google sur votre personne pour s'assurer de votre réputation sur le Web. Si vous extrapolez ensuite vos recherches sur vos amis, vos collègues ou votre ancienne flamme, vous faites alors du «voyeurisme grâce à Google», constate le New Scientist."
Branchez-Vous fait référence à un papier de Richard Fischer pour New
Scientist de décembre 2006 qui décrit des phénomènes de dépendance à l'Internet
et donne la parole à des chercheurs sur ce thème : "Just
Can't Get Enough".
Ces "maladies modernes" sont liées à l'utilisation de moteurs de recherches, de
lecteurs mp3, de logiciels et de plateformes de réseaux sociaux ou dites "Web
2.0" :
"Blog streaking, Cheesepodding, Crackberry, Cyberchondria, Egosurfing, Infornography, You Tube narcissism, Google-stalking, MySpace impersonation, Powerpointlessness, Wikipediholism Excessive."
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