Jean-Luc Raymond

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lundi 17 juillet 2006

CouchSurfing : échanger de l’hospitalité gratuitement avec 90 000 habitants dans 202 pays

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“Bienvenue sur CouchSurfing.com, une organisation à but non lucratif. Nous ne sommes pas uniquement des membres, nous sommes des participants”.


C’est le message de bienvenue sur la page d’accueil de CouchSurfing, un site Internet qui permet de trouver un lit pour une nuit voire plus dans le monde entier. En Français, on peut parler de tourisme sur canapé ou touristes sur canapé.


Plus de 90 000 internautes baroudeurs (femmes et hommes avec une grande majorité de jeunes) échangent de l’hospitalité pour un budget hôtelier zéro avec le plaisir de vivre chez l’habitant. Chaque membre de CouchSurfing possède une fiche descriptive de présentation et les routards qui se sont déjà arrêtés chez ce membre bienveillant donnent leur avis sur l’accueil délivré.


L’idée revient à un jeune américain à court d’argent qui a monté ce portail, il y a 2 ans. Chez les CouchSurfers, pas de transaction financière, mais le simple plaisir de découvrir une vie, une culture et de partager des moments d’amitié.


Le site portail de CouchSurfing propose de s’inscrire gratuitement à ce réseau mondial, aussi de créer des groupes par affinité et même de monter des projets en commun. Le portail est le ferment et le catalyseur du réseau mondial des CouchSurfers.


38 000 rencontres entre des CouchSurfers ont déjà eu lieu. 44 000 relations amicales se sont créées dans le réseau… Avec des baroudeurs dans 202 pays. Qui dit mieux ?


Mise à jour : à noter qu’il existe un article de Wikipédia francophone sur le CouchSurfing et un blog collectif du “centre d’information des membres francophones du CouchSurfing” : Touristes sur canapé, né au Québec.


Source :

Fenton, Casey (juillet 2006). CouchSurfing.com : The CouchSurfing Project, version 2.0 [En ligne], Casey Fenton Consulting, Conway, New Hampshire, Site (Page consultée le 17 juillet 2006)

samedi 15 juillet 2006

Wiki comme mémoire collective de territoires : à Brest, à Tournefeuille et à Paris

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Le Wiki est-il un outil en ligne adapté de sauvegarde de la mémoire, de traces de cultures, de souvenirs individuels ou collectifs ou du patrimoine d’un lieu ou d’un territoire ? Plusieurs initiatives liées à des territoires montrent qu’une solidarité numérique au service de la mémoire s’agrègent en des wikis. Le wiki est un outil pour constituer une base de connaissances annoncée comme collective mais agrégée autour de textes d’individus.

Wiki-Brest : mémoire d’un territoire, de ses habitants et des associations

Mis en place fin janvier par la ville de Brest, Wiki-Brest est un projet de base de connaissances, d’atlas, de carnets sur Brest et le pays de Brest où chacun(e) peut donner à voir des textes, des images, du son qui évoquent ce territoire. Histoires de lieux, de personnes, de travail, géographie, tranches de vie, cartes postales, chansons… y ont leur place. C’est l’envie d’écriture ensemble (habitants, enseignants, artistes, bibliothécaires, acteurs associatifs, rédacteurs de journaux de quartiers…) qui en croisant les médias relie leur mémoire les unes aux autres pour un projet collectif.

Les articles de Wiki-Brest sont publiés sous la licence GFDL (GNU Free Documentation License) dont l’objet est de rendre tout manuel, livre ou autre document écrit “libre” au sens de la liberté d’utilisation, à savoir : assurer à chacun la liberté effective de le copier ou de le redistribuer, avec ou sans modifications, commercialement ou non.

Wiki-Brest compte déjà plusieurs dizaines d’articles et de contributeurs. C’est plus qu’un espace expérimental d’expression, il s’agit de donner vie avec ce projet à une mémoire locale et de montrer la diversité de la vie à Brest.

Tournewiki : un site Internet local : Tournefeuille par les tournefeuillais

Tournewiki est un projet qui est né en partenariat avec la médiathèque de Tournefeuille (et son Espace Culture Multimédia). Ce projet consiste à créer un véritable site Internet basé sur la technologie Wiki sur la ville de Tournefeuille, une commune de plus de 22 000 habitants du département de la Haute-Garonne au Sud-Ouest de Toulouse.

Tournewiki se veut “à la fois reflet internet de l’identité de la ville et espace d’échanges, d’expression, d’information [et offrant] aux habitants de Tournefeuille devenus “cyber-citoyens’” une application concrète, quotidienne et humaine de l’outil internet.”

Tournewiki est largement ouvert aux particuliers, associations, entreprises, établissements scolaires pour mettre en ligne et échanger des informations. L’internaute n’est pas un consommateur passif de l’Internet mais se situe comme acteur de son territoire.

Lancé le 23 mars 2005 à l’occasion de la fête de l’internet, e projet continue à se développer et est régulièrement présenté à la population dans le cadre de manifestions culturelles (forum des associations…). Les Internautes sont invités à ajouter ou modifier des articles depuis leurs ordinateurs personnels ou ceux de l’ECM de la Médiathèque où les animateurs multimédias sont à leur disposition pour les informer et les aider. Tout comme Wiki-Brest, Tournewiki compte plusieurs dizaines d’articles thématisés à partir de la page d’accueil du Wiki.

A Paris, les initiatives sont multiples : ParisWiki, contributeurs de Wikipédia et WikiTravel

Il existe tout d’abord ParisWiki qui se veut avant tout un site collaboratif pratique : “Informations utiles quand on vit à Paris…”. Des Parisiens ou non l’alimentent. Il se présente comme un annuaire pointant vers d’autres ressources Internet ou d’autres sites que comme un Wiki textuel, base de connaissances extensive dans le même site.

La base de connaissances Wikipédia est régulièrement alimentée par des Parisiens bénévoles qui mettent en ligne leurs connaissances sur la capitale. Début mai, à la Cité des Sciences et de l’Industrie, la Wikipédia Party avait comme l’un des objectifs de recruter de nouveaux contributeurs parisiens.

Ainsi, Pierre, étudiant, consacre trois heures par jour à écrire sur Wikipédia. Il a cosigné un article sur le boulevard des Maréchaux. Thierry est contributeur sur l’ “Histoire de l’Urbanisme” dans la capitale et sur le “13e arrondissement”. Les pages sur Paris sont très consultées par les touristes, les amateurs d’Histoire, les étudiants en mal de références. Certaines pages de Wikipédia consacrées à Paris tiennent d’une mémoire vivante comme les Chansons sur Paris (plus de 400 titres).

Enfin, pour les amoureux des voyages, WikiTravel vous aide à découvrir Paris sous l’angle du guide de voyage.

Sources :
Collectif (juillet 2006). ParisWiki [En ligne], Inconnu, Site (Page consultée le 15 juillet 2006)
Collectif (juillet 2006). TourneWiki [En ligne], Médiathèque de Tournefeuille, Site (Page consultée le 15 juillet 2006)
Collectif (juillet 2006). Wiki-Brest [En ligne], Ville de Brest, Site (Page consultée le 15 juillet 2006)
Collectif (juillet 2006). Wikipédia Fr [En ligne], Wikimedia Foundation, Saint-Petersburg, Floride, Site (Page consultée le 15 juillet 2006)
Collectif (juillet 2006). WikiTravel Fr [En ligne], Nova Scotia Company, Québec, Canada, Site (Page consultée le 15 juillet 2006)

Précarité, médiation, lien social et TIC : compte-rendu des échanges au Forum des usages coopératifs de Brest et création d’un groupe de travail PSAUME “Populations socialement défavorisées et TIC”

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Dans le cadre du 2e Forum des Usages Coopératifs à Brest du 5 au 7 juillet 2006, un fil rouge de rencontres sur le thème “Précarité, médiation, lien social et TIC” a eu lieu en matinée et en après-midi au cours des 3 journées :

“Cette session est un lieu de partage d’expériences et de réflexions sur l’usage des TIC auprès de populations en quête de réinsertion. Elle interpelle les chercheurs et acteurs de terrain sur la problématique de la médiation, tant elle implique des processus de reconquête de l’estime de soi et de re-création de liens avec les autres”.

Nicolas Jullien, chercheur et coordinateur du réseau MARSOUIN propose sur le site de P.S.A.U.M.E. (Populations Socialement défavorisées et TIC : Analyse des (non-)Usages, des Médiations et des Expériences) un Compte-rendu des échanges des trois jours de rencontre :

* Mercredi 5 juillet : Aller au-devant des publics éloignés (animatrice : Annabelle Boutet).

Intervenants : Nathalie Lareur (A.G.E.H.B. Le Phare), Yves Bucas-Français (espace multimédia Cyberagora, Association Emmaüs), Régine Roué (Centre Social Kérourien)

* Jeudi 6 juillet en matinée : Quel(s) public(s) pour les espaces publics (animatrice : Annabelle Boutet).

Intervenants : Catherine Bigot (Conseil Régional de Bretagne), Emmanuel Mayoud (CyberPlourin), Paul Person (Club informatique pénitencier, Brest), Gaël Ferragu (Résidence Ker Digemer, Bellevue, Brest) 

* Jeudi 6 juillet en après-midi : Invitation au dialogue entre chercheurs et acteurs (animateurs : Annabelle Boutet et Nicolas Jullien)

Intervenants : Florence Gallemand (CURAPP, Université de Picardie Jules Verne), Pascal Plantard (CREAD, Université Rennes 2), Serge Proulx (LabCMO, Université de Québec, Montréal)

* Vendredi 7 juillet en matinée : Illettrisme et ordinateur (animatrice : Annabelle Boutet)

Intervenants : Pascal Kieger (ASF Espace Formation, Gouesnou, Finistère), Abdel Boureghda (Centre ICOM, Handicap International, Lyon)

* Vendredi 7 juillet en après-midi : Invitation au dialogue entre chercheurs et acteurs (animateurs : Annabelle Boutet et Nicolas Jullien)

Intervenants : Paola Bazan Becerra (Programas Nuevas Technologias, ITDG, Pérou), Claire Lobet (Directrice de Recherche de Namur), Françoise Navarre (chercheuse en psychologie à l’Asbl C.I.G.E.R.), Véronique Laurent (chercheuse F.U.N.D.P. Namur).

Pour faire suite à ce fil de rencontres, le projet de recherche P.S.A.U.M.E. mené par le laboratoire des usages de Brest et la Ville de Brest propose la création d’un groupe de travail sur le sujet des “populations socialement défavorisées et TIC : Analyse des (non-)Usages, des Médiations et des Expériences” s’adressant aux acteurs impliqués dans ces pratiques de médiation, d’observation participante et de travail auprès des populations socialement défavorisées avec l’ouverture d’une liste de diffusion PSAUME et la restructuration du site Internet PSAUME pour accueillir les contributions. On s’appuie ici sur le travail réalisé dans deux projets de recherche antérieurs les projets Psaume et Internet de rue et les rencontres avec ATD Quart-monde, Emmaüs et d’autres acteurs en 2005-2006 en intégrant les apports des laboratoires présentant aux rencontres.

Source :
Jullien, Nicolas (12 juillet 2006). “Compte-rendu des échanges des trois jours de rencontre. Forum des usages coopératifs 2006” [En ligne], PSAUME, MARSOUIN, Brest, 1 p. (Page consultée le 15 juillet 2006)

dimanche 4 juin 2006

Idealiste.org : Action sans frontières

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Depuis 1996, la plateforme d'échanges Idealiste.org donne la possibilité aux Organisations Non Gouvernementales et associations caritatives à but non lucratif de mettre en ligne leurs offres d'emploi, de stages, possibilités de bénévolat, évènements à venir sur un même site Internet simple à utiliser.

Le succès de ce point de rencontre "virtuel" pour des actions de solidarité concrets et réels né dans le monde anglo-saxon : 28 000 personnes par jour consultent Idealiste.org pour une moyenne de 1 million de pages consultées chaque semaine. Le site Internet compte plus de 65 000 inscrits dans 165 pays, acteurs de la solidarité mondiale.

L'inscription sur Idealist.org est gratuite tout comme les ressources mises en ligne par une personne ou une organisation. C'est l'un des points forts de ce réseau solidaire qui s'est constitué avec le temps. Le site existe désormais en français.

Sources :
Collectif (mai 2006). Idealiste.org [En ligne], Etats-Unis, Site (page consultée le 4 juin 2006)
Collectif (may 2006). Idealist.org [En ligne], Etats-Unis, Site (page consultée le 4 juin 2006)

dimanche 7 mai 2006

Nidouillet, café des enfants social et solidaire à Caen avec 6 blogs pour expliquer et présenter le projet

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Il y avait déjà le Cafézoïde à Paris qui est un modèle du genre. Alexandra Blanchon, maman d'une enfant de 6 ans, s'est inspirée de cette expérience réussie du café pour enfants associatif parisien pour créer à Caen (17 rue des Boutiques. Tél. : 06 12 96 87 88), un lieu de convivialité-café intitulé "Nidouillet" au sens social du terme où les enfants accompagnés des parents peuvent pratiquer des activités d'éveil conçues et élaborées ensemble dans le respect de règles comme la libre expression, la démarche participative, l'éco-citoyenneté, le commerce équitable…


L'idée d'Alexandra est née après la naissance de sa fille où elle s'est retrouvée avec d'autres mamans pour échanger sur leurs pratiques éducatives et artistiques. Ce déclic leur fera créer l'association Carte Blanche (animation des temps du midi à l'école). Alexandra va suivre dans la foulée une formation auprès de la couveuse d'entreprise de l'Université de Caen pour affiner son projet.


L'ARDES (Association Régionale pour le Développement de l'Economie Solidaire) l'a soutenu en 2004 pour la création d'un café des enfants nomade lors des journées du développement durable à Louvigny (Picardie) qui rencontre un grand succès et génère un partenariat avec une galerie d'art.


Le Café des Enfants "fixe" Nidouillet a vu le jour le 17 mars à Caen, dans le quartier de la Folie-Couvrechef. Alexandra a mobilisé 24000 Euros via des partenaires privés (Fondation Vinci, Fondation JM Bruneau) et publics (Direction Régionale Jeunesse et Sports, Ville de Caen, Région de Basse-Normandie) et a loué un local au pied des immeubles. Au 1er trimestre 2006, se poursuivent les travaux d'aménagement des locaux avant l'ouverture.


L'adhésion annuelle (1 Euro par enfant, 5 Euros par adulte) permet aux participants d'accéder au "bar" et aux activités libres en journée. Les associations du quartier participent à l'animation du lieu tout comme les parents qui imaginent des activités et partagent leur savoir-faire lors d'une matinée "boîte à outil". Ce sont les petites et grandes idées qui font fonctionner Nidouillet.


Solidaire "numériquement", le café pour enfants Nidouillet a décidé de ne pas créer de site internet mais de communiquer sur ses activités via un réseau de 7 blogs qui montre le dynamisme de la structure et son attachement à des valeurs d'expression et de transparence sur Internet :

- Nidouillet présente le programme d'activités et les nouveautés du café associatif pour enfants,

- Fonctionnement pour savoir comment marche le Nidouillet,

- L'Association qui propose en ligne les statuts de Nidouillet,

- Exposition et produits : "dans le café des enfants, les murs sont expos et un coin pour le commerce équitable et commerce artisanal",

- Le Journal des enfants : "tous les jours le lieu sera vécu par vous, par les enfants et nous, voici le journal semaine par semaine du Nidouillet",

- Des Partenaires : "le Nidouillet sans ses multiples partenaires n'existerait",

- et l'Histoire de l'aménagement de Nidouillet : La construction d'un lieu : "voici le Nidouillet qui se construit au jour le jour".


Sources :

Associated Press (3 avril 2006). “Un Café pour les enfants ouvert en France” [En ligne], Cyberpresse, Montréal, 1 p. (Page consultée le 7 mai 2006)

Zazial, Christiane (6 novembre 2003). “Un café pour les enfants : Le Cafézoïde”  [En ligne], France 5 Les Maternelles, Paris, 1 p. (Page consultée le 7 mai 2006)

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