Jean-Luc Raymond

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dimanche 1 avril 2007

Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique

Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :

"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)

Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!

Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."

lundi 12 février 2007

Sommes-nous des passeurs de mémoires ? Intervention à Brest pour la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics

J'interviendrai durant la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics qui se déroule les 23 et 24 mars 2007 à Brest. Cette année, les deux jours de rencontres porteront sur le thème : Collectes de mémoires multimédias et lien social.


Seront réunis des acteurs brestois et de Bretagne de l'expression multimédia (institutions, associations, habitants) en les reliant aux multiples initiatives autour de l'histoire et des collectes de mémoires. Le pré-programme de cette rencontre ouverte est en ligne sur un wiki dédié.


Je présenterai à cette occasion un panorama d'initiatives collectives (France, Belgique et monde) reliant des mémoires d'habitants les unes aux autres via les nouvelles technologies pour recréer du sens : "Sommes-nous des passeurs de mémoires ?" dont voici l'explicitation :

"Internet est le creuset de nouvelles solidarités qui s'expriment, de personnes qui coopérent, donnent à voir, partagent leur culture et leur patrimoine local par des textes, des images, des animations et de la vidéo. Ces traces recomposées du passé qui trouvent des liens dans le présent générent des projets culturels participatifs passionnants où l'appropriation des technologies est ressentie comme une aide pour faciliter la prise de parole et l'expressivité des citoyens, nouer des relations intergénérationnelles et construire des ponts entre les cultures.

Prenons le temps d'un voyage sur Internet pour partir à la découverte d'initiatives collectives en France, Belgique et à travers le monde, où des habitants deviennent des passeurs de mémoires en utilisant les technologies (ordinateurs, téléphones mobiles, internet...), donnant du sens à leur participation citoyenne et façonnant une Histoire faite de petits bouts de vies reliés les uns aux autres pour recréer des savoirs."

jeudi 8 février 2007

Gérard Blanchard, Typographie à l'ère de l'informatique et de l'Internet

Typographe, responsable pendant de nombreuses années des Rencontres internationales de Lure, Gérard Blanchard fut un brillant sémiologue et chercheur. J'ai eu la chance de l'avoir comme professeur à l'Université de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle lors de mes études initiales. C'était une personne passionnée et passionnante qui savait transmettre son goût immodéré pour la typographie et l'analyse de l'image, et m'a beaucoup appris sur l'art de la mise en page alors que la Publication Assistée par Ordinateur se faisait naissante.


Gérard Blanchard était un proche de Roland Barthes qui a dirigé sa thèse en 1980. Je viens de redécouvrir un ouvrage de référence de Gérard Blanchard (décédé en 1998) qui fut sa dernière publication : "Aide au choix de la typo-graphie, Cours supérieur, A l'usage des personnes qui pratiquent la PAO (Mac et PC)" (Alexandre Perrousseaux éditeur). Pour les personnes s'intéressant à la typographie, la consultation de ce livre apporte des bases sur la connotation des caractères et typos à travers l'Histoire et jusqu'aux Années 90. Gérard Blanchard évoque le rôle de l'informatique et de l'Internet sur la transformation de la typographie dans un dialogue :

"Le metteur en page. - Typographie ? Pourquoi utilises-tu cette vieille expression ?

L'auteur. - Il n'y en a pas d'autres. On y est confronté tout de suite en ouvrant son ordinateur. Une des premières questions c'est : Quelle typographie ? C'est-à-dire le choix d'un caractère.

Le metteur en page. - Alors, pourquoi l'utilises-tu en séparant les deux mots : typo et graphie ?

L'auteur - Pour montrer que quelque chose d'irréversible s'est produit avec la micro-informatique ; la typo est devenue graphie et la graphie image. La typo-graphie n'est pas seulement une légende d'image, mais une image à part entière qui émerge de plus en plus à la connaissance de notre regard, à cause de son affichage généralisé sur les murs et de son affichage-écran qui commence à poser des problèmes nouveaux de lecture."


En fin d'ouvrage, Gérard Blanchard évoque les typo-graphies "nomades" sur le Web :

"Avec le XXIe siècle le temps n'est plus ce qu'il était (...) Aujourd'hui, nous sommes dans les marges de la typo-graphie, que Mallarmé aborda il y a un siècle (...) L'image numérique, l'informatique et les télécommunications (Internet) nous invite à une navigation dans un nouvel espace. C'est une nouvelle guerre de course, entre des textes que balisent des mots clefs, des icônes animés, des signaux sonores et des couleurs qu'il est loisible d'arranger selon les lois encore incertaines d'un blason reconsidéré ou selon une palette de peintre. La création des passages (les liens) est la première obligation exigée par les nouveaux médias. (...)

Outre la répartition des paquets de textes dans des "lieux de mémoires", le son, l'animation, la couleur jouent un rôle capital, mais déroutant pour les amateurs de beaux livres et pour les typographes qui n'en finissent pas d'épuiser l'héritage de Gutenberg à travers ses avatars électroniques."

mercredi 20 décembre 2006

Visuarios, le partage de savoirs en vidéo

Via l'excellent blog de veille de Florence Meichel, la découverte de Visuarios ("broadcast your skills"), une plateforme d'hébergement très originale de vidéos thématiques oeuvrant pour la diffusion et le partage de savoirs-faire dans tous les domaines (apprendre à dessiner un visage, faire une recette de cuisine, apprendre à retoucher une photo avec un logiciel...). Les internautes déposent leurs savoir-faire en vidéo sur le site et peuvent le mettre à disposition d'autres visiteurs pour rediffusion sur des sites ou blogs. Le partage de savoir prend alors tout son sens.


Pour apprendre comment faire, chaque vidéo est démonstratrice, didactique et demande à l'internaute spectateur de devenir acteur en reproduisant les gestes. On appelle cela l'apprentissage par mimétisme ; c'est l'un des fondamentaux de l'espèce humaine et est très répandu chez les enfants : regarder, observer et reproduire une façon de faire, une construction, une élaboration... Visuarios est un outil créé par une société espagnole de Barcelone qui dépasse les frontières car là, c'est l'image qui est plus importante que le texte ou le son. Un véritable mode d'échange pluriculturel.

mercredi 29 novembre 2006

Bien d'expérience (tendance 019)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Expression qui revient en force au-devant la scène médiatique, la notion de bien informationnel pour caractériser les contenus culturels à l'heure de l'Internet et des échanges dématérialisés. Olivier Bomsel, Anne-Gaëlle Geffroy et Gilles Le Blanc abordent cette caractéristique du monde économique actuel et en devenir dans leur récent ouvrage : "Modem le maudit. Economie de la distribution numérique des contenus" paru aux Editions de l'Ecole des Mines de Paris en juillet 2006.

"Les contenus (culturels) sont des flux d'informations particuliers qui se distinguent par leur statut de "bien d'expérience". Les acheteurs ne peuvent connaître la valeur réelle d'un contenu (sa qualité) avant de l'avoir consommé. Ainsi, la spécificité essentielle des industries de la création par rapport aux industries "banales" est l'absence de caractéristiques objectives du produit. On connaît le niveau de bruit, la puissance, la consommation électrique, le détail des accessoires d'un aspirateur. On connaît également les caractéristiques de certains biens informationnels comme les logiciels par exemple. Mais pour un livre, un disque ou un film, la consommation obéit à des modalités différentes. Les contenus sont en fait des biens d'expérience comme le vin, les parfums ou les voitures d'occasion. Il y a une asymétrie d'information sur la qualité de ces biens entre le vendeur et l'acheteur, entre l'amont et l'aval. C'est typique de l'industrie du cinéma : les producteurs achètent à l'aveugle, sélectionnent sans connaître, sur la base d'un "pitch", c'est-à-dire d'un court résumé de l'histoire. (...) La nouveauté de l'économie numérique est la concurrence entre les multiples systèmes de distribution se disputant la croissance des marchés de contenus. Internet n'est avantagé dans la distribution de contenus audiovisuels que pour le peer-to-peer ou la vidéo à la demande... (...) Internet est en position de force dans les secteurs où n'existe pas de distribution numérique alternative. C'est le cas de la Presse écrite et de la musique. Dans le domaine de la musique, on n'a pas le choix, car il n'existe pas de forme alternative à Internet pour distribuer du contenu sous forme dématérialisée, le mode hertzien ne s'y prête pas. Dans d'autres secteurs, tels que la vidéo, Internet affronte la concurrence de la télédiffusion."



L'expression bien d'expérience n'est pas nouvelle. En 2001, lors d'un séminaire sur la propriété intellectuelle et l'économie des biens informationnels, le chercheur en économie Michel Gensollen évoque l'information comme bien d'expérience comme l'un des mécanismes de formation de la valeur de l'information :

"L''information comme bien d'expérience : l'analyse précédente (l'information comme bien public) néglige le fait que l'information est un bien d'expérience, c’est-à-dire que le consommateur ne peut savoir ex ante si une information dont il connaît l'adresse lui convient ou non ; plus généralement, il est coûteux de rechercher une information, et plus encore lorsqu'on ne sait pas précisément ce qu'on cherche ; la valeur de l'information réside donc également dans les processus d'indexation, de recherche et, éventuellement, de certification de la qualité des données ; cette fonction proprement éditoriale, qui justifiait en fin de compte la rémunération des éditeurs, est remplie aujourd'hui sur Internet plus efficacement par d'autres acteurs : moteurs de recherche, forums de discussion, critiques des consommateurs, etc."

lundi 27 novembre 2006

Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action

Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le Centre for Social Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada), dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et économiques.


Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs, entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des initiatives sociales.


Le Centre for Social Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail, services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de l'aide organisationnelle aux innovateurs.


Le Centre for Social Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations, fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode "virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du secteur associatif et caritatif.


Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs locaux.


Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer, échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein développement.

lundi 20 novembre 2006

E-Artcasting (tendance 015)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'E-Artcasting est un mot juste né d'un blog en espagnol et en anglais du même nom qui cherche à repérer des technologies "sociales" utilisées dans les musées d'Art à travers le monde, des nouvelles façons de communiquer et d'interagir avec le public (podcasting, partage de photos, systèmes d'e-learning...).
L'E-Artcasting serait donc une approche qui permet d'explorer l'Art à travers l'utilisation de nouveaux outils, de leur impact et de leurs possibilités. Selon les initiateurs du blog, l'E-Artcasting s'inscrit dans la lignée du nouveau Web (Web 2.0). Le concept d'E-Artcasting est à suivre...

dimanche 19 novembre 2006

Un projet culturel pour conserver et explorer la mémoire locale à New York, Best Before

Innovant dans sa démarche de collecte et d'exposition de traces du passé, les habitants de New York City ont participé de manière active à une exposition temporaire dans le cadre du projet Best Before ("Meilleur avant"). D'août à octobre 2006, ils ont pu trouver devant leur domicile, une pochette plastique dans laquelle ils étaient invités à placer un objet de leur passé, un bien dont l'utilisation a expiré, à donner pour mémoire au lieu de jeter. Les citoyens New Yorkais pouvaient également indiquer sur un formulaire, la description de l'utilisation de l'objet, son emplacement habituel et le pourquoi de son expiration.


Une fois la collecte effectuée, les objets ont été rassemblés au Lower Manhattan Cultural Council pour être exposés du 13 au 29 octobre sous la forme une installation (sous la forme de lignes du temps) et avec des clichés retraçant l'historique du projet. On peut voir quelques photos de l'expo à cette adresse. Ces objets sont marqués par leur usage et la relation entretenue avec la personne qui s'en s'est servie. Ils sont le reflet d'un moment inscrit dans une vie, d'un passage de la sphère privée vers la sphère publique construisant un documentaire exposé sur des réalités d'une culture urbaine. Ils contextualisent la ville par la vie de ses habitants, rendent plus proche les habitudes des foyers.


Les objets gardent la mémoire de leur utilisation avec le site Internet Best Before consacré à ce projet culturel vivifiant qui présente quelques-uns des objets recueillis.

dimanche 12 novembre 2006

Paris en images, le patrimoine photographique de Paris sur un site Internet

La Ville de Paris en association avec France Télécom vient de lancer un site Internet expérimental : Paris en Images avec la célèbre agence photos Roger-Viollet pour favoriser l'accès au patrimoine photographique de Paris. 15 000 photos sont consultables et également téléchargeables sur téléphone mobile et assistant personnel (PDA). On y découvre des oeuvres d'Atget, Brassaï, Gustave Le Gray, Disdéri, Hippolyte Blancard... La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et le Musée Carnavalet ont contribué par leurs fonds au site Paris en Images. Le site Internet patrimonial propose des ballades thématiques en 3D dans un quartier de la capitale et ainsi de visionner l'évolution de celui-ci.


À cette occasion, la Ville de Paris a confié la numérisation de ses archives disséminées de daguerréotypes et photos à La Parisienne de Photographies, une Société d'Économie Mixte (qui intègre désormais l'agence photographique Roger-Viollet), ayant pour mission de numériser 500 000 supports en 8 ans. Le site Paris en Images permet la consultation des images en basse résolution et proposera à la vente des reproductions pour les médias et les éditions permettant de contribuer au financement de la numérisation et de la préservation des supports.


Sur le site Paris en Images, un observatoire pédagogique a été mis en place qui présentera différents travaux. Le premier projet pédagogique a consisté en un travail de reconduction photographique pour 25 élèves d'une classe de CM1 de l'école Julien Lacroix dans le 20e arrondissement : reproduction en couleur dans les mêmes conditions de prise de vue des photos de leur quartier et ses environs datant du début du siècle. Les élèves ont aussi photographié le même lieu semaine après semaine afin d'observer les évolutions et changements. Analyser une photographie, observer son quartier, tels étaient les objectifs de cette initiative. Les enfants ont utilisé un outil Rich Media développé par France Télécom : TélénetCité qui a permis de conjuguer différents formats de contenus (textes, image et vidéo).


Source :

Guillot, Claire (10 novembre 2006). "La Ville de Paris diffuse son patrimoine photographique" (En ligne), Le Monde, Paris, 1 p. (Page consultée le 12 novembre 2006).

samedi 7 octobre 2006

Festival Pocket Films au Centre Pompidou du 6 au 8 octobre 2006 : installations artistiques interactives mobiles

En parallèle de la Nuit Blanche parisienne, la 2e édition du Festival Pocket Films investit le Centre Pompidou pour 3 jours jusqu'au 8 octobre 2006 en mettant en compétition des créations de films réalisés avec des téléphones mobiles ; productions qui s'orientent davantage cette année vers la 3G, technologie plus souple lorsqu'il s'agit d'enregistrer, diffuser et envoyer des vidéos.


Pour cette édition, le Festival Pocket Films innove avec un espace d'exposition et d'expérimentation, "les installations" (à la mezzanine du Centre Pompidou) accordant une large place à des artistes contemporains qui utilisent la téléphonie mobile dans le processus de création, comme média d'interaction ou intermédiaire avec le spectateur-acteur, ou encore comme support de l'oeuvre.


Parmi les oeuvres exposées, "Time code erroné" de Bernard Lallemand (un film 3D qui permet au visiteur de pénétrer dans un espace mental, l'ensemble étant constitué de différentes strates de la mémoire captée avec un téléphone mobile via de la vidéo), "Le visage" de Yaël Perlman, Chen-Huei Sun et Didier Besnoit (une sculpture en mouvement composée de téléphones portables forme un visage hybride), "Je m'échappe tous les jours" d'Ivar Wu (dans un espace délimité, les spectateurs reçoivent sur leur téléphone via Bluetooth, des fragments d'une fiction composée de textes, photos, séquences vidéos filmées ; une histoire à emporter dans son téléphone mobile), "Edison Mobile Remake" de Catherine Ramus (en scannant des codes-barres affichés en 2D sur un mur, le visiteur reçoit sur son téléphone mobile 5 films de l'inventeur américain Thomas A. Edison et leur remake tourné avec téléphone portable par Catherine Ramus), "Fais-moi signe" de Julien Lassort (lauréat du grand prix du Web Flash Festival 2006 pour Breaking Phone ; avec cette nouveau projet, deux visiteurs peuvent communiquer en visiophone, mais sans le son ; des vidéos aident les spectateurs à communiquer en langue des signes).


Source :

Collectif (octobre 2006). Festival Pocket Films (En ligne), Forum des images, Paris, Site (Page consultée le 7 octobre 2006).

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