Jean-Luc Raymond

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Tag - accompagnement

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samedi 25 novembre 2006

Altermédiation (tendance 016)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Altermédiation, un mot qui cherche à se fondre dans l'univers du rapport homme-machine, de l'accompagnement humain pour s'approprier des outils techniques et technologiques et donner du sens à leur utilisation en créant, participant, échangeant...


Philippe Batreau, juriste, conceptualise cette expression dans un article de Sociétés de l'Information n°30 (septembre 2006) reproduit sur le blog d'Adminet : "La reconnaissance, moteur du web 2.0, par Philippe Batreau" :

"L'altermédiation est donc la médiation informationnelle alternative aux modes traditionnels de communication où, au niveau particulier, l'individu devient son propre média et choisit ses sources d’information ; et où, au niveau général, l'information est profilée, les outils personnalisés aux besoins explicites ou déduits de l'individu. L'information de masse devient personnalisée et signifiante. L'altermédiation ne se conçoit que dans le réseau, pour produire et/ou recevoir l'information / communication / donnée /savoir.

Cette altermédiation à deux faces, individuelle et collective ne fait que satisfaire le besoin de reconnaissance de l'individu, voire de la communauté. L'appropriation, la maîtrise des outils de communication et la construction de son propre réseau pour ne pas subir les réseaux dominants sont des processus d'altermédiation. Le blog est par excellence l'outil altermédiaire de l'ère réticulaire."


Philippe Batreau et Paul Soriano collaborent à un wiki sur l'altermédiation : Altermediation.fr en cherchant à définir une sémantique de l'altermédiation :

"L'alter-médiation est à double sens :

- l'autre médiation, au sens de médiation alternative comme pour alter-mondialisation, la médiation à l'ère réticulaire,

- une médiation tournée vers l'autre, non plus de façon indifférenciée mais personnalisée et signifiante. La prise en compte de l’altérité dans la médiation de masse, qui se décline dans les différents secteurs de la société où l'autre devient alter-ego.

Le marketing direct avec des contacts qualifiés, profilés avec des comportements connus grâce aux cookies de l'ordinateur rentre dans cette altermédiation. Le peer to peer en est un autre exemple. La mise en place de communautés communicantes en dehors des modes traditionnels, en s'exonérant des intermédiaires obligés relève de l'altermédiation."

Logiciel d'administration d'Espace Public Numérique, E-administration au Mali, L'internet sans embrouilles, Fractures dans la société de la connaissance... (brèves citoyennes de clavier)

Nouvelle version du "Guide de l'Internet sans embrouilles" à télécharger édité prochainement pour Sciences et Vie Junior (publics cible : parents et enfants) avec de nouveaux thèmes : les jeux en réseau, l'Internet pédagogique, l'Internet et le téléphone portable, le podcasting et l'utilisation des logiciels libres. Via Mad's blog.


En version bêta, le logiciel ZybaCafe (en GNU-GPL, version anglaise, ex-DireqCafe) permet d'administrer un Espace Public Numérique. À tester.


Infobourg présente une synthèse des travaux du 1er Forum sur la Gouvernance de l'Internet du 30 octobre au 2 novembre 2006 à Athènes : "Un premier pas a été franchi avec le forum sur la gouvernance de l'Internet".


Tout juste paru, le n°45 de la revue scientifique Hermès du CNRS est consacré aux "Fractures dans la société de la connaissance". Cette édition coordonnée par Didier Oillo et Bonaventure Mvé-Ondo fait la part belle à la francophonie et "souhaite contribuer à fonder d'autres paradigmes pour penser la "Société de la connaissance"" avec 4 problématiques "La fracture numérique en recherche de sens. La mise en question des modèles économiques et juridiques. Les limites du virtuel dans les modèles pédagogiques. Les universalismes à l'épreuve de la technique."


Au Mali, l'administration électronique avance avec des pas concrets. Le dernier en date : les citoyens maliens peuvent vérifier leur inscription sur la liste électorale en consultant le site Internet DGE Mali.


A écouter en audio sur le site de la radio BFM, l'enregistrement et podcast de l'émission 01 Business du 23 novembre 2006. Louis Pouzin, l'un des précurseurs de l'Internet et Président du Native Language Internet Consortium, s'y exprime sur l'Histoire de l'Internet et son nouveau projet.


Spécialiste de l'usabilité/ergonomie Web, Jakob Nielsen définit 3 types de la fracture numérique dans l'article : "Digital Divide: The Three Stages" publié le 20 novembre sur son site : la fracture numérique économique ("economic divide"), la fracture numérique d'usabilité ("usability divide") et enfin la fracture numérique de délégation de pouvoir ou d'habilitation ("empowerment divide").


Une réflexion intéressante de vocabulaire du moment par Jacques Le Goff (Professeur de Droit public à Brest) autour de l'évolution de l'emploi et des formes d'emploi, pour y voir plus clair en ce contexte préélectoral : "Flexibilité et précarité n'ont pas forcément le même sens".

ACG-Art, l'art graphique pour tous

A Monceau-sur-Sambre (Belgique), l'association Asbl ACG-ART (Atelier de Création Graphique et Artistique) créée par Derry Turla, artiste, agrège des initiatives et projets artistiques de plus en plus marqués par l'utilisation de l'Informatique et de l'Internet. L'Asbl ACG-Art existe depuis 2002 et se définit comme un "véritable foyer culturel" en proposant une sensibilisation aux arts graphiques accessible à tous : jeunes, artistes débutants ou confirmés. Cette mixité volontaire des publics associée à des prix très démocratiques pour les ateliers et à une approche individuelle fait que cette démarche connaît un succès grandissant.


Derry Durla désire, à travers les stages de l'Absl, proposer un accès à la culture pour tous. Les artistes d'ACG-ART proposent également des services de Webdesign, pré-presse, traitement de l'image, créations de décors et d'affiches. L'Asbl souhaite prochainement ouvrir un atelier de digigraphie. Contact : derry.turla@acg-art.be.

mardi 21 novembre 2006

Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question, Alain Farmer

Rares sont les dossiers pédagogiques complets sur les outils de communication du Web en proposant un vaste panorama de l'existant. Le dossier "Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question" du chercheur Alain Farmer diffusé sur le site canadien Profweb dresse un état de l'art des possibilités communication sur Internet : courrier électronique, listes de diffusion, clavardage (chat), forum, cybercarnet (blog), wiki et fils RSS (veille). Le chercheur suggère aussi des pistes pédagogiques d'utilisation de ces outils. Un dossier passionnant à feuilleter chapitre par chapitre à cet URL ou bien à télécharger ici en .pdf (19 pages).

"Plus concrètement, ce dossier est composé de trois sections. Cette première section dresse un portrait d'ensemble de la problématique et des outils disponibles. La prochaine section Dans la pratique concrétisera le potentiel pédagogique des outils. Pour chacun, le sujet est exposé en cinq sous-sections : Description, Usage, Avantages, Inconvénients et Suggestions. La section Références utiles clôture ce dossier survol, en vous orientant vers des exemples et des ressources qui vous permettront d'explorer davantage les outils de communication et de collaboration qui auront suscité votre intérêt."

lundi 20 novembre 2006

Chercher de l'emploi dans l'Economie Sociale et Solidaire

Le secteur professionnel de l'Economie Sociale et Solidaire attire de plus en plus de candidats. Le succès récent du 1er Forum National de l'Emploi dans l'Economie Sociale et Solidaire qui s'est tenu les 14 et 15 octobre 2006 à l'Usine de La Plaine-Saint-Denis (93), avec plus de 3500 visiteurs, illustre la vitalité et le développement de ce champ en plein développement en France. Au Canada, l'Economie Sociale et Solidaire est un secteur mature et l'on trouvera sur le site Internet du Chantier de l'Economie Sociale de nombreuses ressources, rapports, études, initiatives et projets sur la thématique.


Comment rechercher de l'emploi dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (dit ESS) en France ? L'association Ressources Solidaires vient d'inaugurer une nouvelle version de son site Internet. C'est le lieu phare par excellence où défricher de nombreuses offres d'emploi et stages dans l'ESS (classés par régions et à l'étranger) et l'association dispose d'une banque de plus de 5000 CVs de personnes souhaitant travailler dans ce secteur. Le site comptabilise 25 000 visites par mois ce qui constitue une audience importante.


D'autres sites affichent des offres d'emploi et stages dans l'ESS. Le CJDES (Centre des Jeunes Dirigeants et des acteurs de l'Economie Sociale) fait figurer sur son site une rubrique offres d'emploi et une candidathèque. Le portail des finances solidaires Finansol comporte un volet Stages et EmploisCoordination Sud actualise des offres d'emploi et missions d'ONG dans le domaine de l'humanitaire et de la solidarité internationale. Emploi Environnement est spécialisé dans les recrutements de métiers liés à l'environnement et au développement durable. Groupe SOS (groupe d'économie sociale et solidaire) propose des recrutements et une candidathèque. La bourse d'échanges de Place-Publique.fr met à disposition un espace d'offres d'emploi et de stages. Enfin, consulter la rubrique "humanitaire, santé, social" du site Cyber-Emploi-Centre.com peut aussi s'avérer utile.

Internet, passeport pour l'inégalité ? (Nicolas Arpagian, Grégoire Lucas)

Nicolas Arpagian (grand reporter) et Grégoire Lucas (consultant) ont récemment participé à la rédaction de l'ouvrage L'Opinion numérique (sorti en novembre aux Editions Dalloz), sous la direction d'Agathe Lepage (cf. la présentation du livre). Dans une tribune des Echos (daté du mercredi 15 novembre 2006) intitulée : "Internet : passeport pour l'inégalité", les deux auteurs s'interrogent sur le mot "information" comme matière première, comme témoignage ou comme information erronée et nous questionnent sur un fait saillant avec une conclusion très optimiste :

"Avec l'avènement d'Internet, notre société est-elle dès lors condamnée à compter deux sortes de populations ? Celle des initiés, capable de faire le tri parmi le foisonnement d'informations. L'autre, dont les connaissances plus limitées ne lui permettraient pas de discerner la bonne information de la mauvaise. La réponse passe avant tout par l'éducation et l'apprentissage au plus jeune âge des enjeux de la Toile.

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", disait Rabelais. On pourrait penser que la consommation d'Internet dès le berceau, et son usage presque inné chez les jeunes générations, fera émerger une capacité d'utilisation éclairée, une consommation éduquée, au fait de son potentiel et de ses limites. Et que bientôt ses utilisateurs sauront "traiter" et discerner l'information présente sur le Web, et percevoir "in fine", ce qu'elle est et surtout ce qu'elle n'est pas... C'est sans nul doute le meilleur sinon le seul rempart contre certains excès et dérives que l'on peut craindre".


Source :

Arpagian, Nicolas et Lucas, Grégoire (15 novembre 2006). "Internet, passeport pour l'inégalité ?", Les Echos, Point de vue, Paris, 1 p.

dimanche 19 novembre 2006

Entrepreneur de la connaissance (tendance 014)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans le "Petit précis d'efficacité collective Tome 01 : Travailler autrement" édité en par Microsoft France en Creative Commons, au 1er semestre 2006 (à commander gracieusement sur cette page), Richard Collin, expert français en Knowledge Management et Président d'ICCE introduit la notion d'entrepreneur de la connaissance en titrant une partie de son article "Travailler, produire et créer autrement" : "Chacun devient un entrepreneur de la connaissance" et en contextualisant son approche :

"Parce que le monde change très vite, chacun peut et doit devenir "chercheur". Chacun peut et devenir professeur, parce qu'il ne suffit pas de produire des informations et des connaissances, il faut aussi les formaliser et les communiquer. Enfin, chacun peut et doit devenir un manager dans sa propre sphère, parce que la coopération et le dialogue entre savoir-faire différents deviennent des exercices indispensables, parce que la décision et la navigation dans un environnement complexe et incertain sont désormais le lot de tous. L'autonomie et l'initiative se déclinent ainsi sous le visage de l'entrepreneur de la connaissance".


L'expression "entrepreneur de la connaissance" est un vocable tiré du Knowledge Management. Il constitue le leitmotiv d'un article du Pôle productique de Rhône-Alpes : "Que chacun devienne un entrepreneur de la connaissance" :

"Les systèmes à base de connaissances, les blogs et wikis, les messageries intelligentes et multimedia, les outils numériques pour la modélisation et la simulation collent à cette nouvelle vision du savoir, à condition, précisément, que nos modes d'organisation et nos mentalités n'y fassent pas obstacle.
Ainsi, l'organisation la mieux armée est celle dont le plus grand nombre de membres sont des agents d'innovations, des "entrepreneurs" au sein de leur structure (Suit la définition déjà inscrite plus haut)".


Sur son site Internet, le penseur canadien Michel Cartier consacre un article au knowledge worker (entrepreneur de la connaissance) qu'il considère en 2003 comme une nouvelle catégorie de travailleurs : "Les travailleurs de l'information" :

"La nouvelle économie fait donc émerger une nouvelle catégorie de travailleurs : ceux de l'information. Ceux-ci doivent créer, capitaliser et partager le capital de connaissances entre les employés de l'entreprise et les partenaires de celle-ci. Une étude américaine a révélé que lorsqu'une entreprise perd un employé, ce sont 30 000 $ en valeur information qui disparaît de son capital savoir. Ce sont des gens dont le métier est en train de muter (RH et veille par exemple), d'autres dont les pratiques sont remplacées par de nouvelles (CRM) ou certaines qui n'existaient pas il y a cinq ans (Web et multimédia)."

Que font les ados devant l'ordinateur ?

Dans le magazine Epok de cette semaine, distribué gracieusement en Fnac, la journaliste Laurence Beauvais a mené l'enquête sur ce que font les ados au quotidien devant leur ordinateur. Elle prend l'exemple de Sacha, 14 ans, collégien en classe de 3e, en titrant son article "Mais qu'est-ce qu'il fabrique devant son ordi ?".


Comme 60 % des Français âgés de 12 à 17 ans, il utilise régulièrement la messagerie instantanée (MSN) et raffole des émoticônes. Sacha fait aussi son shopping en ligne ("Le fonctionnement par porte-monnaie électronique lui évite de réclamer sans arrêt sa carte bancaire à sa mère, il lui suffit de créditer son compte en vendant lui-même ses anciens jeux"), consulte les programmes TV de la soirée.


Profitant de l'heure du dîner familial, il lance plusieurs téléchargements simultanément que ce soit en audio ou en vidéo. La seconde étape sera le transfert de ces fichiers sur CD et sur lecteur mp3. "Est-ce légal ? Non, bien sûr. "Mais puisque tout le monde le fait," argumente Sacha."


Sacha a un skyblog. Il répond aux "com" (comme "commentaires"), invite les internautes à y répondre ("lâchez vos coms") et y publie des photos d'une soirée chez un copain et va visiter les blogs de sa liste d'amis. Sacha joue un réseau ("60 % des jeunes connectés à Internet jouent à des jeux en ligne, en majorité les garçons").


Sacha utilise aussi, certes imparfaitement, mais avec tactique, Internet à des fins scolaires. Il recherche des infos dans un moteur de recherche (Google) pour préparer un exposé et traduit un texte de l'anglais en Français grâce à un outil gratuit en ligne. Plus tard, il recopiera, malin qu'il est, ses éléments à la main pour le rendre à son professeur, faisant croire qu'il a trouvé cela dans des encyclopédies papier.


Le portrait type de l'adolescent "multimédia" 2006 dressé par Laurence Beauvais peut paraître caricatural, mais dans les utilisations mêmes des outils, sans généraliser, la description semble pertinente au regard des études de consommation parues ces derniers mois en France.


Source :

Beauvais, Laurence (17 novembre 2006). "Mais qu'est-ce qu'il fabrique devant son ordi ?", Epok, n°56, pp. 10-14.

samedi 18 novembre 2006

Protection des mineurs sur Internet, B2i, DEEE, Agence Wallonne des Télécoms TV... (brèves citoyennes de clavier)

L'Agence Wallonne des Télécommunications regroupe ses vidéos en une rubrique AWT TV sur son site Internet. On y retrouve les spots informatifs de découverte du Web de Juliette Reine du Net (à quoi sert internet, le courrier électronique, trouver des informations sur internet, faire vos achats sur Internet) et les propos de Marie-Dominique Simonet, Ministre des Technologies nouvelles de la Région Wallonne, sur la lutte contre l'e-exclusion.


La documentaliste Flore Bonhomme, en charge du blog des Espaces Publics Numériques de Haute-Normandie, cherche à développer un article/dossier avec des ressources en ligne sur la protection des mineurs et internet. L'Association du Multimédia Jeunesse propose sur une page, une sélection de sites internet et ouvrages sur ce même thème : Protection des mineurs sur Internet.


Éric Delcroix teste le B2i et a du mal à comprendre le choix des compétences dans le référentiel : "Je n'ai pas le niveau B2i école". Les modalités de mise en oeuvre de l'Arrêté du 14 juin 2006 relatif aux connaissances et capacités exigibles pour le brevet informatique et internet (B2i), qui remplacent celles qui avaient été définies par la Note de service n2000206 du 16 novembre 2000 (BO n°42 du 23 novembre 2000) ont été publiées par la Circulaire n° 2006-169 du 7 novembre 2006 de l'Éducation Nationale.


TIC Aquitaine publie un article de synthèse sur le recyclage des DEEE (Déchets d'Équipements électriques et Électroniques) avec 2 cibles : les consommateurs et les collectivités locales. Le Ministère de l'Économie et des Finances propose un Guide pratique en 40 questions réponses pour être conforme à la réglementation européenne sur les Déchets Electriques et Electroniques.


44 associations marocaines sont déclarées éligibles en 2006 pour pouvoir bénéficier d'un pack gratuit d'ordinateurs visant à lutter localement contre l'exclusion numérique, un projet multipartenarial baptisé : "Assoclic, pour une chaîne de solidarité numérique".


Patrick Vuitton de l'AVICCA (Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel) en interview pour le Journal du Net : "La fibre annonce une nouvelle fracture numérique".

Innovation sociale pédagogique, des projets scolaires concrets porteurs de sens : prix de l'innovation éducative et Taxibrousse

L'innovation sociale peut se passer de la formalisation des Technologies de l'Information et de la Communication dans bien des projets qui visent à favoriser davantage de compréhension et de respect de l'autre.


Taxibrousse relie les pratiques Nord-Sud


L'agence de Presse pédagogique canadienne Infobourg rapporte sur son site la belle initiative de Taxibrousse, une ASBL belge (association) qui propose des stages d'entraide au Sénégal, auxquels des élèves et des enseignants de la Belgique, de la France et du Québec participent : "Taxibrousse : "Je veux aider", "je veux apprendre", "je veux partager"". Ces stages d'entraide et de formation (de 15 jours à 3 mois) pour les enseignants et les élèves font renaître chez ceux qui y participent la notion d'entraide et de partage avec des projets pédagogiques humanitaires. Ce sont 400 personnes qui sont parties depuis 2002 au Sénégal, année où le projet Taxibrousse est né de l'idée Jean-Marc Quinet. Les vécus de ces stages rapportés sur le site Internet de l'ASBL Taxibrousse témoignent de la richesse sociale des échanges.


Claude Leblanc, enseignant au Collège Beaubois de Pierrefonds (au Québec) a participé à Taxibrousse :

"Pendant cinq jours, durant leur semaine de relâche, 16 élèves de 4e et 5e secondaire et leurs deux accompagnateurs se sont envolés pour le Sénégal pour y faire de la remédiation avec les jeunes sénégalais. (...) Selon monsieur Leblanc, le plus difficile pour ses élèves a été "de revenir dans une société matérialiste où ce sont les possessions matérielles qui déterminent la valeur d'une personne, et non la personne elle-même"."


Un des prochains projets de Taxibrousse prévu en août 2007 : "Nous souhaitons mettre sur pied une petite équipe d'enseignants férus d'informatique pour former leurs homologues sénégalais".


Prix de l'innovation éducative 2006 : des actions "trans-"


Le Café pédadogique consacre un reportage au Prix de l'innovation éducative 2006 remis cette année par Philippe Meirieu à deux collèges, une école, un lycée professionnel en France. La Ligue de l'enseignement et l'association "Pour l'école" parrainent cette opération qui valorise des actions innovantes dans les domaines pédagogique et éducatif conduites dans des établissements du premier et du second degré.


Les Lauréats 2006 : l'école maternelle Pablo Picasso de Perpignan a fabriqué des jeux scientifiques pour des enfants aveugles en associant les parents d'élèves. Le collège Jean-Vilar de Grigny (Essonne) s'est illustré en montant une exposition autour du "Pendule de Foucault" avec des élèves en grande difficulté, transformant ainsi leur attitude vis-à-vis des disciplines scientifiques. Le collège Laplace à Créteil (Val-de-Marne) a construit tout un travail avec une maison de retraite : "les élèves ont écrit des textes à partir des récits de vie des personnes âgées" et d'autres collégiens en Zone d'Éducation Prioritaire ont travaillé avec des artistes de l'Opéra pour façonner un spectacle. Enfin, le lycée professionnel Croix Cordier de Tinqueux (Marne) a constitué un recueil sur les poilus reposant dans les cimetières communaux, chaque élève parrainant une tombe.


Ces projets sont porteurs de partage de savoir, de reconstitution de la mémoire et de partage entre des groupes de vie bien différents. Philippe Meirieu a décrit ces projets comme "trans-" : "transgénérationnels, transdisciplinaires, transculturels. En effet, les 4 projets lancent des ponts entre les hommes."


L'UNAF indique sur son site l'ensemble des 11 projets primés. La ligue de l'enseignement présente les lauréats 2006 et invite les écoles et les collèges à participer au Prix de l'innovation éducative 2007.

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