Jean-Luc Raymond

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Tag - accompagnement

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dimanche 2 juillet 2006

Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE) : agréments attendus

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Sont attendus en France dans le courant de l’été, les agréments qui devraient être attribués à 4 organismes chargés de traiter les Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE). La commission consultative sur les DEEE a été installée début juin et regroupe tous les acteurs de la filière ; sa première tâche va être d’examiner les demandes d’agrément. La collecte et le recyclage des DEEE ont été imposés par une directive de 2003 qui devait entrer en vigueur en août 2005 et en France, le décret de transposition est paru en juillet 2005. La filière de recyclage des ordinateurs serait donc opérationnelle à la rentrée.


En outre, en vertu d’une autre directive de 2003, les appareils électriques et électroniques mis en oeuvre à partir du 1er juillet 2006 ne doivent plus contenir de plomb, de mercure, de cadmium, et certains autres composants toxiques.


Source :

Collectif (22 mai 2006). “Déchets déquipement électriques et électroniques” [En ligne], Ministère de l’écologie et du développement durable, Paris, 1 p. (Page consultée le 2 juillet 2006)

lundi 26 juin 2006

Diplôme d’Université : Accessibilité des sites Web aux personnes handicapées (Paris 6)

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Depuis 2005, l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) propose en partenariat avec l'association BrailleNet le premier Diplôme d'Université en France sur l'accessibilité du Web : "Accessibilité des sites Web aux personnes handicapées". Cette formation s'inscrit dans le cadre de l'obligation légale pour les sites des services publics d'être accessibles et pour tous de participer à la construction d'une société numérique équitable.


Ce diplôme de 99 heures sur 6 semaines s'adresse aux responsables de projets Internet/multimédia, responsables informatiques, développeurs, intégrateurs HTML, ergonomes, graphistes Web, webmasters. La formation est sanctionnée par l'obtention d'un Diplôme d'Université de niveau Bac+3.

Objectifs opérationnels de la formation diplomante : 

"Organiser une veille stratégique, législative et technologique sur les questions d'accessibilité du Web

Evaluer l'accessibilité d'un site et service Internet et Intranet.

Conseiller pour sa mise en conformité, connaître les outils du marché (évaluation, gestion de contenu…).

Intégrer les normes d'accessibilité à toutes les étapes d'un projet Internet."


Source :

Chagnon, Gilles (juin 2006). "Fiche du diplôme : Accessibilité du Web : enjeux, normes et application" [En ligne], Université Pierre et Marie Curie, Formation permanente, 1 p. (Page consultée le 26 juin 2006)

Le développement d’Internet et des TIC est-il compatible avec l’école ? (Bruno Devauchelle)

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Responsable de formation au C.E.P.E.C. (Centre d'Etudes Pédagogiques pour l'Expérimentation et le Conseil), Bruno Devauchelle signe pour le Café Pédagogique, un éditorial incisif sur l'univers scolaire et les TIC, à savoir la concurrence de plus en plus évidente en l'utilisation des TIC et l'apprentissage scolaire : "Le développement d'Internet et des TIC est-il compatible avec l'école ?" ; extrait :

"Depuis le début de l'informatique, l'école a été progressivement mise à l'écart ; à l'opposé de l'audiovisuel qui a été largement ignoré et d'abord absent de l'école au début puis progressivement (mais très partiellement) intégré.

(…) Or on observe que, malgré les efforts constants des responsables et des acteurs, les usages sociaux se sont développés beaucoup plus vite dans les familles et l'école ne parvient pas à suivre.

(…) Or il me semble que les technologies qui se développent sont à l'opposé du modèle scolaire : la réussite scolaire est vécue comme individuelle, l'enseignant exerce souvent sa profession dans une certaine solitude (pas ou peu de temps de concertation au collège et au lycée), le modèle dissymétrique maître élève est dominant, etc. Or l'interactivité, la communication interindividuelle, la collaboration sont des valeurs portées par le "web social" qui vont à l'encontre de la "forme scolaire" canonique. La fonction sociale de l'école est plus souvent vécue comme une fonction de tri plutôt que d'intégration. Or la socialisation et la sociabilité se développent désormais de plus en plus en s'appuyant sur les services offerts par les technologies. Soucieuse de contrôle et de sécurité, et à juste titre compte tenu du contexte politique, l'école est progressivement mise "hors jeu" (la métaphore est opportune ici) de ce mouvement qui propose de prendre des risques dans les relations, de dépasser les murs des établissements et des maisons, de s'ouvrir au monde, aux informations et aux savoirs sans médiation.

L'école, lieu de médiation par excellence, est concurrencée par l'intermédiation que proposent les possibilités technologiques accessibles. Peut-elle, doit-elle accepter de prendre en compte cette différence ? Les usagers des technologies et les jeunes en particulier signalent volontiers cet écart aussi bien dans leurs pratiques que dans leurs propos. Il n'est pas sûr qu'ils le déplorent réellement tant, désormais, l'écart s'accroît et cantonne le système éducatif à une fonction annexe, la familiarisation technique pour les plus démunis. On peut penser que les enseignants par leur attitude ne sont que le reflet de cet état de fait qui les touche eux aussi en tant qu'acteur social qui vivent eux aussi ce décalage au quotidien.

A moins que le système scolaire n'opère un changement radical, il y a peu de chances que la tendance s'inverse."


Source :

Bruno Devauchelle (25 juin 2006). "Le développement d'Internet et des TIC est-il compatible avec l'école ?" [En ligne], Association coopérative pour l'information et l'innovation Pédagogique, n°74, Paris, pp. 6-7 (Page consultée le 26 juin 2006)

Les Français exigent des progrès de l’administration électronique (baromètre Accenture)

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Devant l'engouement de facade d'une administration électronique pour tous et de Français satisfaits par les services électroniques, la 7e édition du baromètre Accenture sur la e-administration vient tempérer des arguments souvent présentés comme des faits accompli : les français ont adopté massivement et avec satisfaction l'administration électronique.


Cette étude mêle deux enquêtes dans 21 pays dans le monde : l'une auprès de citoyens, l'autre auprès de hauts fonctionnaires de pays "leaders" en matière d'administration. La France bénéficie d'une situation contrastée aux yeux des citoyens :

"L'efficacité de la coopération entre les administrations (- 30 %) et les efforts de développement des services en ligne (- 12 %) entre 2005 et 2006 sont sensiblement en baisse)."

"Les Français sont pessimistes lorsqu'ils s'expriment sur leur perception des progrès réalisés dans le domaine de l'administration électronique : l'efficacité de la coopération entre administrations aurait baissé de 30% selon le baromètre d'Accenture."


Pour les internautes, l'exigence d'intégration de services électroniques administratifs s'est accrue. Quant aux non-internautes, cette plus forte "technicité" risque de les laisser de côté une nouvelle fois. La notion de marketing est de plus en plus développée pour faire de l'adoption de la e-administration un effet de masse concourant à des résultats plus rapides.


Accenture délivre des conseils pour améliorer la situation française :

"Pour éviter les risques de frustration, l'Administration française doit développer l'intégration des services en favorisant une approche transversale interorganismes et se montrer exigent concernant la qualité de service rendue sur les différents canaux de relation avec le citoyen."


Sources :

Rédaction (21 juin 2006). "Les Français ne perçoivent pas de progrès réalisés dans l'e-administration" [En ligne], VNUnet.fr, Paris, 1 p. (Page consultée le 26 juin 2006)

Reynard, Lucile, "Internet, le canal d'accès préféré des Français aux services administratifs" [En ligne], Le Journal du Net, Benchmark Broup, Suresnes, 1 p. (Page consultée le 26 juin 2006)

dimanche 18 juin 2006

Information dans les C.P.A.S. en Belgique, rôle de l’informatique et de l’internet auprès de publics cibles prioritaires, précaires et demandeurs d’emploi

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Rapport de recherche belge de Cédric Burton, Véronique Laurent, Françoise Navarre, Claire Lobet-Maris et Yves Poullet (Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, voir site), les "Résultats de l'enquête quantitative préparatoire au colloque des secrétaires de C.P.A.S. d'avril 2006 sur l'informatisation du secteur" (en .pdf) présentés à Herbeumont, les 27 et 28 avril 2006, dans le cadre du projet de recherche "Usages d'Internet dans les C.P.A.S., un cadre pluridisciplinaire" sous 3 axes de recherche (impacts organisationnels de l'informatique, usages sociaux des TIC, construction sociale des TIC) sont instructifs.

Les C.P.A.S. sont quasi-équivalents à nos C.C.A.S. (Centre Communal d'Actions Sociales). Cette enquête a porté sur l'ensemble des C.P.A.S. de Wallonie (soit 262 Centres) à partir de questions fermées et ouvertes posées au personnel des C.P.A.S. relevant des opinions, des perceptions et des réalités.

Un volet entier est consacré aux "usagers des C.P.A.S. au regard des T.I.C." avec ces interrogations ?

"La fracture numérique fait-elle partie des problématiques à gérer dans le cadre des missions de base d'un C.P.A.S. ? Quelles sont les initiatives proposées dans cette matière par les C.P.A.S. ? Pour qui ? Avec qui ? Quels sont les avantages et les risques liés à l'intégration des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans des populations socialement défavorisées ? Les travailleurs sociaux sont-ils preneurs de ce type d'expérience ?"

48 % des C.P.A.S. participent à un ou plusieurs projet(s) technologiques intégrant les usagers prenant le plus souvent la forme d'Espaces Publics Numériques, et notamment dans les quartiers défavorisés et des communes importantes (plus de 25 000 habitants). Parmi les freins identifiés de la mise en place d'initiatives TIC pour les usagers, est avancé le manque de coordination des initiatives par les C.P.A.S.

Le libre accès, les activités en ligne et les usages hors ligne sont mentionnés dans les catégories d'usages des services proposés par les centres avec une prédominance pour des activités de découverte et d'initiation dans le cadre d'un encadrement ponctuel et des formations bureautique hors ligne.

En outre :

"Certains projets, minoritaires, proposent des actions d'insertion sociale pour et par l'usage des technologies ; ces dernières pouvant alors être présentées comme porteuses de perspectives nouvelles pour l'intégration des personnes défavorisées (Ecrivain public numérique ; E-Agora démocratie participative ; Emancipation sociale)."

Dans les "projets technologiques" des C.P.A.S., l'accès apparaît comme une nécessité autant sociale qu'économique en s'adressant d'abord aux bénéficiaires des minimas sociaux et aux demandeurs d'emploi.

L'attitude par rapport aux publics cibles dans les C.P.A.S. est la suivante :

"Les usagers ayant recours au service de médiation de la dette sont autant concernés par des usages hors ligne (impression de documents, formation aux logiciels bureautiques) qu'en ligne (recherche sur le Web, qu'elle soit ou non accompagnée d'un encadrement pédagogique) ;

L'ouverture à l'ensemble des citoyens est généralement liée à des EPN qui proposent un libre accès aux infrastructures technologiques ;

La formation aux principaux services Internet s'adresse quant à elle principalement aux demandeurs d'emplois."

Toutefois, l'évaluation des projets technologiques manque de clarté tout comme la vision positive ou non des initiatives auprès des usagers mais "tous les C.P.A.S. participant à plusieurs projets technologiques possèdent une perception positive ou très positive de ce type d'expérience."

Dans les difficultés évoquées par les C.P.A.S. menant un projet technologique : il y a tout d'abord des problèmes d'effectif, des problèmes de qualification et ensuite des difficultés financières. Le rôle pivot des travailleurs sociaux dans la compréhension des opportunités liées aux nouvelles technologies et le travail à partir de programmes locaux et régionaux est souligné. 

Les usagers peuvent tirer 4 types d'avantages de projets TIC dans les C.P.A.S. :

"Un axe visant l'accès à l'information et au savoir ;

Un axe relatif à l'intégration sociale ;

Un axe reprenant des avantages touchant l'efficience professionnelle".

Le personnel des C.P.A.S. est convaincu de l'utilité de l'utilisation des TIC dans le contexte du travail au quotidien et dans le rôle de mise à disposition accompagnée de l'informatique et de l'Internet auprès des publics des centres. Les résultats de cette étude confortent les conclusions observées de plusieurs recherches françaises en sociologie des usages de ces dernières années dans des contextes d'utilisation collective des TIC pour une primo-appropriation.

Source :

Burton, Cédric, Laurent, Véronique, Navarre, François, Lobet-Maris, Claire et Poullet, Yves (27 avril 2006). "Usages d'Internet dans les C.P.A.S., un cadre pluridisciplinaire. Résultats de l'enquête quantitative préparatoire au colloque des secrétaires de C.P.A.S. d'avril 2006 sur l'informatisation du secteur", Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, Enquête, 98 p. (Page consultée le 19 juin 2006)

lundi 5 juin 2006

“Le téléphone gratuit pour les sans-abri à San Francisco” (Les Echos)

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Le quotidien économique Les Echos du 5 juin relève cette initiative à San Francisco en faveur des sans-abris

"Doit-on être privé de téléphone quand on est déjà pauvre et sans abri ? Non, répond Grand Central. Cette start-up de la Silicon Valley vient de s'associer avec la municipalité de San Francisco pour connecter des centaines de SDF parmi les 7.000 que compterait la ville. Depuis plusieurs semaines, ils ont à leur disposition un numéro de téléphone relié à une messagerie vocale. Ils peuvent écouter gratuitement leurs messages à partir de n'importe quel téléphone public de la ville, grâce à un code d'identification personnel. « Un numéro de téléphone peut être un élément essentiel pour un retour vers l'emploi », explique Alex Tourk, directeur adjoint du programme.

L'initiative de Grand Central ne relève pas seulement de la philanthropie ou du coup de pub. Son fondateur, Craig Walker, qui a déjà fait fortune dans des aventures entrepreneuriales liées à Internet, confie que le service à vie offert aux sans-abri de la ville précède une offre plus complète, payante cette fois, qui sera lancée cet été dans la Silicon Valley. Les services de communications gratuits, car sponsorisés par des grandes firmes ou de la publicité classique, sont de plus en plus à l'ordre du jour dans les modèles économiques de la nouvelle génération de firmes Internet qui se relancent actuellement aux Etats-Unis."

Le service a déjà bénéficié à 237 personnes. L'initiative n'est pas sans rappeler Community Voice Mail, un service américain à but non lucratif qui fournit gratuitement l'accès à des boîtes aux lettres vocales pour des personnes exclues.

Sources :
Anonymous (June 2006). Project Homeless Connect [En ligne], City of San Francisco, Site (Page consultée le 5 juin 2006) 
Ktitareff, Michel (5 juin 2006). "Le téléphone gratuit pour les sans-abri à San Francisco" [En ligne], Les Echos, En marge, Paris, 1 p. (Page consultée le 5 juin 2006)
Lazarus, David (April 12, 2006). "Startup will help homeless" [En ligne], San Francisc Chronicle, San Francisco, 1 p. (Page consultée le 5 juin 2006)
Raymond, Jean-Luc (12 décembre 2005). "Community Voice Mail aux Etats-Unis : lutter contre l'exclusion grâce à des boites aux lettres vocales" [En ligne], Jean-Luc Raymond, Paris, Blog (Page consultée le 5 juin 2006)
Roesch, Andrea (June 2006). "GrandCentral - Project C.A.R.E." [En ligne], GrandCentral Communications, San Francisco, Rubrique (Page consultée le 5 juin 2006)

jeudi 4 mai 2006

Cleveland City is starting a program of computer training for poor people

“Officials in Cleveland are starting a program Tuesday aimed at closing the digital divide in the nation’s poorest big city. Two computer-training centers are opening Tuesday as the first step in a $22 million program to make thousands of low-income residents computer proficient. Only half of Clevelanders have home Internet access, compared with 85 percent of people nationwide. Officials said the goal of the Computer Learning in My Backyard program is to certify 30,000 students in five years with computer skills that would be used in entry-level jobs.”


Cleveland Offers Computer Training To Poor, May 3, 2005 (NewsNet 5, Cleveland, Ohio).

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