Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le mode déconnecté, nous allons sans doute beaucoup en entendre parler. De quoi s'agit-il au juste ? Une expression qui cherche à s'imposer dans l'univers dit du "Web 2.0".


Le 22 novembre, Indexel l'annonçait : "Ajax supporte enfin le mode déconnecté" avec cette explication en introduction :

"Les frameworks Ajax les plus avancés commencent à proposer un cache local de données pour faciliter le travail hors connexion. Utile pour travailler dans le train, l'avion ou au bout du monde".


Et ce chapô qui suit :

"Comment proposer aux utilisateurs un mode déconnecté ? C'est-à-dire, comment leur permettre d'utiliser leurs applications favorites sans aucune connexion internet ?"

De façon concrète, il s'agit de pouvoir travailler en mode déconnecté (c'est-à-dire hors connexion à Internet) avec des applications diverses et variées (bureautique, retouche photo...) via son navigateur, en générant un cache local des données sur son propre ordinateur.


Jean-Baptiste Boisseau l'affirme sur son blog Le Web 2.0, c'est pas du buzz dès le 24 octobre 2006 : "Le client Web en mode déconnecté arrive" et cite l'exemple de Scrybe, une application de calendrier Web fonctionnant en mode déconnecté. Dans un billet du 13 novembre intitulé "Le mode offline par l'exemple", il complète son exposé en évoquant l'application Moxie, "un petit éditeur de texte en mode en web que vous pouvez utilisez hors ligne sans aucune installation."


De là à imaginer des applications fonctionnant majoritairement via un navigateur Web connecté ou en mode déconnecté et s'affranchissant de logiciels installés sur sa machine ou de plateformes fonctionnant uniquement en ligne, il n'y a qu'un pas à faire qui pourrait devenir commun dans les prochaines années.