Création d'entreprise et solidarité numérique, questionnements sur l'appropriation à l'Internet, une coopérative d'activité TIC en Wallonie
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 6 septembre 2006, 21:00 - Lien permanent

Sébastien Cayrolles, créateur de Ceovia, une entreprise de services sur
Internet en Région Dijonnaise ("nouveau média qui va donner enfin
l'occasion aux particuliers et aux professionnels de communiquer
localement"), compte son aventure sur son blog : Scayaux : un créateur d'entreprise à
Dijon.
Habitant de Auxonne, il informe aussi sur l'activité d'une
association locale "qui procure des séances d'aide pour maîtriser
l'informatique" et se questionne dans un autre article sur
Internet comme espace de solidarité avec une piste de solution
technique en problématisant son propos sur la culture numérique :
"Outre ces problèmes techniques de raccord au web, il y a bien évidemment le problème de la culture numérique. Il y a de nombreuses personnes avec qui j'aimerais bien échanger des photos, des séances de webcam, des lectures. Mais je crois qu'il est à peu près impensable de les convertir à Internet en l'état actuel des choses."
Aujourd'hui, les enjeux de créations d'entreprises axées sur des activités
locales numériques se heurtent à des interrogations liées à l'appropriation
d'Internet par les utilisateurs : quelles sont les compétences développées, à
développer ? Celles qui bien évidemment conditionnent des activités économiques
sur des territoires...
Dans le domaine de la création d'entreprise, la solidarité numérique peut jouer
à plein comme cette idée judicieuse qui est devenue réalité, l'association
Technocité Asbl (centre de compétence
de la Région Wallonne en Belgique, qui a pour mission de diffuser très
largement les Technologies de l'Information et de la Communication et d'en
favoriser l'usage par l'initiation, la formation et le
perfectionnement) créée une coopérative d'activité avec le centre
de formation d'Hornu qui a pour but de faciliter l'engagement vers une activité
indépendante. Pour Technocité, Pascal Kaiser décrit cette action :
"On a formé énormément de gens, à 50 % des demandeurs d'emploi. Et nos formations sont high-tech. Elles coûtent cher en matériel et en formateurs. D'où l'idée d’avoir une certaine traçabilitéde ces formations. De permettre de transformer l'essai. Il y a un fort déficit d'esprit d'entreprise. Les jeunes qui débutent comme indépendants ne savent pas se vendre, hésitent à se lancer… Or, ça peut fonctionner très fort en free-lance. C'est pour ça qu'on veut proposer une formule relativement souple qui donnera la possibilité de travailler 1 an comme free-lance tout en gardant son droit au chômage si l'activité s'arrête. On va aussi proposer des coachings en comptabilité à la demande, et surtout la possibilité de se retrouver dans des groupes de personnes tous dans la même situation."
