Jean-Luc Raymond

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samedi 18 avril 2009

Pourquoi Baudelaire est moderne ?

Frédéric Dussenne, metteur en scène en résidence au Rideau de Bruxelles, prépare pour le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar) un spectacle mariant textes et musiques autour de l'oeuvre du poète Charles Baudelaire (Théâtre Marni, 23 et 24 avril 2009).

A la lecture de ses propos dans Bozar Magazine (avril 2009, n°48), on comprend que l'oeuvre de Baudelaire est tourmentée, entretient un rapport fort avec une vision moderne de notre monde, dans sa complexité et ses valeurs ; extrait de cet entretien avec Frédéric Dussenne, avec des propos recueillis par Jérôme Giersé :

"Baudelaire est une contradiction. C'est un musicien du français parlé ; son écriture est extrêmement ouvragée, presque précieuse. Et, dans le même temps, son point sur la vie est très dur, concret jusqu'à l'obscène, au trivial. Il cultive ce déséquilibre entre une forme très policée et un fond qui est assez noir. Il y a chez lui la volonté de donner une forme à la réalité la plus noire en lui conférant de la beauté. Il dit de la ville de Paris, dans un poème : "Tu m'as donné ta boue, et j'en ai fait de l'or. (...)

C'est la tension entre la beauté et la "laideur" qui est singulière chez Baudelaire (...)

Je pense que l'attitude de Baudelaire, son point de vue d'artiste, passe par le prisme de son rapport à lui-même. C'est quelqu'un qui parle du monde en se regardant dans le miroir. L'homme, la femme, la poésie et la musique sont des reflets de la même réalité qui se décline en plusieurs modes différents (...)

La forme - la beauté - rend la réalité supportable."

vendredi 17 avril 2009

50 conseils pour rebondir en temps de crise



Hervé Bommelaer est consultant en outplacement au cabinet L'Espace Dirigeants. Ce diplomé de Sciences Po Paris et de l'Essec est auteur de deux livres chez Eyrolles : « Booster sa carrière grâce au Réseau » (2005) et « Trouver le bon job grâce au Réseau » (2007).

Hervé Bommelaer vient de signer « Rebondir en temps de crise » (toujours chez Eyrolles, Mars 2009), un ouvrage qui synthétise un positionnement professionnel choisi en ces temps troublés, une sorte de kit de survie qui rappelle des conseils de bons sens pour agir au quotidien.

Voici les titres des 50 bons réflexes au quotidien d’Hervé Bommelaer pour « Rebondir en temps de crise » :

1. Laissez la panique aux autres
2. Sortez la tête du guidon
3. Informez-vous
4. Ne résistez pas au changement, accompagnez-le
5. Remettez-vous en cause
6. Reprenez en main le volant de votre carrière
7. Rassurez vos patrons
8. Ne laissez pas tomber votre équipe
9. Soignez vos pairs
10. Choyez vos clients
11. Gagnez maintenant les nouveaux clients de demain
12. Trouvez de nouvelles idées et appliquez-les
13. Imitez les survivants
14. Travaillez votre chance
15. Adoptez la maxi-coopération
16. Communiquez, communiquez, communiquez
17. Soignez votre visibilité
18. Ayez un discours sur la crise
19. Vos problèmes personnels n’intéressent personne
20. Sortez dans la cour de récré
21. Soyez plus que jamais connecté
22. Développez de nouvelles connexions
23. Sortez de votre Réseau de clones
24. Investissez du temps dans les associations
25. Ne déjeunez jamais seul
26. Donnez pour obtenir
27. Proposez votre aide
28. N’oubliez jamais de demander
29. Cherchez maintenant votre prochain job
30. Prenez des risques
31. Préparez-vous à l’imprévu
32. Soyez dans l’action plutôt que dans la réaction
33. Fiez-vous à votre intuition
34. Investissez dans la confiance
35. Recherchez la confrontation
36. Racontez des histoires
37. Développez votre intelligence émotionnelle
38. Pensez et agissez de façon disruptive
39. Investissez dans une innovation de rupture : la politesse
40. Trouvez le bon contexte
41. Appliquez la résilience
42. Formez-vous
43. Échappez au syndrome du chic type
44. Faites-vous plaisir
45. Reprenez votre temps en main
46. Trouvez la bonne longueur d’ondes avec les autres
47. Gardez la forme
48. Recherchez les perles rares
49. Fuyez les toxiques
50. Laissez votre empreinte

jeudi 16 avril 2009

Vie privée et Internet, les réseaux sociaux utilisés activement pour des enquêtes

Les détectives privés utilisent bel et bien Internet et notamment les réseaux sociaux pour enquêter. Goolam Monsoor, gérant du groupe AS Consultant Détective révèle quelques-unes des pratiques dans une mini-interview pour le mensuel Chronic’Art du mois d’Avril 2009 (n°54) ; extrait :

"Les moteurs de recherche facilitent les recherches à un niveau international. Hormis les recherches classiques d’informations sur les sites des entreprises, nos abonnements à des banques de données telles que Société.com, Infogreffe, Cadastre et Kompass nous font gagner du temps. Par ailleurs, le logiciel de géolocalisation par satellite facilite les filatures dans des conditions spécifiques et la transmission des images via Internet nous permet de faire des surveillances à distance. D’autres applications permettent de rechercher les preuves de détournement de clientèle, un savoir-faire, dans des disques durs d’ordinateurs.

Facebook, LinkedIn, Plaxo, Twitter, Copains d’Avant et autres réseaux permettent d’obtenir des informations ouvertes, je dirai même « offertes » au grand public. Il est évident que nous utilisons ces réseaux, puisque les gens y exposent naturellement leur vie privée."

mercredi 15 avril 2009

Robert Redeker, Conduire l'information

Dans la nouvelle édition de Médias (numéro 30 – Printemps 2009), le philosophe Robert Redeker s’interroge sur le statut de l’information, de sa distribution à sa rediffusion, à l’heure du Web, dans une tribune intitulée : Le journalisme au défi d’Internet. Robert Redeker présente la métaphore de l’électricité :

"Dans cette nouvelle forme de société, les informations ne se consomment pas (d’où la double crise du modèle télévisuel charpenté autour de la grand-messe du journal de 20 heures, et de la presse quotidienne version papier) : elles traversent, elles parcourent ; chacun est appelé à les faire circuler, les faire rebondir, les renvoyer (les « forwarder »). Les blogs et les sites participatifs s’inscrivent dans cette nouvelle approche de l’information. Plutôt que produit de consommation, l’information est, désormais, une sorte de courant électrique, électronique, ou de fluide, qui traverse chacun : nous sommes tous des conducteurs d’informations.

Rien n’est plus assuré : le consommateur d’informations tel qu’on a pu le connaître depuis une quarantaine d’années est destiné à sombrer dans la caducité pour la bonne raison que nous entrons, avec Internet, dans un régime inédit de l’information, le conducteur ayant pris la place du consommateur.

Nous ne consommons plus les informations, nous les conduisons à l’instar de ces corps dont on dit qu’ils sont « conducteurs » de courant électrique. Ou bien, pour reprendre la métaphore spirite, parfaitement descriptive ici : le médium, chacun d’entre nous, conduit et reconduit le fluide qui le traverse, l’information. C’est la circulation à la plus grande vitesse possible, celle qui frôle la vitesse infinie, qui constitue l’impératif catégorique de la société de l’information, pas la consommation."

mardi 14 avril 2009

Une actualité en évaporation


Comment se distinguer, se différencier dans les médias, sur Internet et en dehors d’Internet. L’excellent magazine trimestriel XXI (Vingt et un) se pose la question dans l’éditorial de son nouveau numéro (numéro 6, Printemps 2009). Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry pensent que l’ « actualité profonde » et « la force des choses vues », le pouvoir du « raconter » et les reportages, les « histoires » sont une des façons efficaces de mettre en forme une information qui ne s’évapore pas. Leur analyse de l’information liquide est particulièrement intéressante :

"Les « événements » sont désormais traités en temps réel, rien qu’en France, par six radios, trois chaînes de télévision d’information continue, une vingtaine de sites Internet liés aux quotidiens ou aux hebdomadaires, cinq rédactions exclusivement Web qui sont nées depuis deux ans, et une kyrielle de blogs en tout genre. Ces médias s’interpénètrent de plus en plus. Le dernier site à la mode, Twitter, invite ses adeptes à envoyer de très courts messages sur tout ce qu’ils voient, pensent et dénichent. L’internaute devient ainsi une agence de Presse ou un moteur de recherche ambulant pour les autres.

Il faut pourtant se méfier des illusions d’optique. Les études montrent que 70% des informations qui circulent dans ces gigantesques accélérateurs de particules sont… les mêmes dépêches, indéfiniment dupliquées. À chaque jour son « buzz », sa rumeur qui enfle, sa polémique, sa révélation sur laquelle nous sommes aussitôt sommés d’avoir un point de vue. À peine avons-nous forgé une opinion que l’information est aussitôt remplacée par une autre, toute aussi capitale que la précédente et ainsi de suite.

Cette circulation circulaire de l’information finit par créer une représentation du monde virtuelle, chaotique et inintelligible, qui n’a plus de liens avec ce que chacun d’entre nous peut vivre, ressentir et voir."

samedi 14 mars 2009

Clarika, Bien mérité



Clarika "Bien mérité". Nouvelle chanson de la fée magique de la chanson française, Clarika, que j'ai eu la chance de découvrir, il y a plus de 10 ans. "Bien mérité" est extrait de l'album "Moi en Mieux" à paraître le 16 mars 2009. Voilà un morceau dont les paroles font sens avec un clip vidéo inventif...

Clarika "Bien Mérité" (paroles et musique Clarika, Jean-Jacques Nyssen)


La petite carte en plastique
Que l'Etat m’a donnée
Ah ouais
Je l'ai bien méritée
Naître en République
Dans une clinique chauffée
Ah ouais
Je l'ai bien mérité
Les bancs de mon école
Le pouvoir d'étudier
Ah ouais
Je l'ai bien mérité
Aller voir mon docteur
Quand j'me sens fatiguée
Ah ouais
Je l’ai bien mérité
La douceur de l'enfance
L'amour qu'on m'a donné...

Bah ouais, c'est vrai,
J'y avais pas pensé
Bah oui, pardi
On me l'a toujours dit
Bon sang, c'est sûr
C'est la loi de la nature
C'est l’évidence
T'avais qu'à naître en France

Et tant pis pour ta gueule
Si t'es né sous les bombes
Bah ouais
Tu l'as bien mérité
T’avais qu'à tomber
Du bon côté de la mappemonde
Bah ouais
Tu l'as bien mérité
Si la terre est aride
Y'a qu’à trouver d'la flotte
Bah ouais
Un peu de nerf mon gars
Pour la remplir, ta hotte
Bah ouais
On prend pas un bateau
Si on sait pas nager
Bah non
On n’a que c'qu’on mérite
Alors t'as mérité

Bah ouais
C’est vrai
J’y avais pas pensé
Bah oui
Pardi
On me l’a toujours dit
Bon sang, c’est sûr
C’est la loi de la nature
C’est l’évidence
T’avais qu’à naître en France
C’est l’évidence
T’avais qu’à naître en France

Bah ouais
J'y avais pas pensé
Bah tiens, c'est bien
Donnons-nous les moyens
C'est l'évidence
T'avais qu'à naître en France
C'est l'évidence
T’avais qu'à naître en France

lundi 12 janvier 2009

Zygmunt Bauman : 3 traits caractéristiques des réseaux sociaux

Zygmunt Bauman est un sociologue et philosophe polonais et anglais qui a traversé le 20e siècle avec une description du monde qu’il désigne « liquide », les liens sociaux devenant de plus en plus difficiles à décrire car improbables à saisir.

Dans son dernier ouvrage traduit en français "S'Acheter une vie" (Editions Jacqueline Chambon ; septembre 2008), passionnant s’il en est, Zygmunt Bauman franchit un pas, en indiquant que les individus sont à la fois les promoteurs des produits et les produits dont ils assurent la promotion, le marketing et la communication. Nous sommes tout à la fois la marchandise et le vendeur, les biens et leurs prescripteurs… Dans un même espace social : le « marché ».

Aussi, pour accéder à une position sociale favorable, il convient que les individus se reconditionnent sans cesse en produits pour attirer une attention continue ou discontinue. Cette captation permanente de l’attention est un fait majeur de notre monde contemporain occidental. Autrement dit, sans consommation, nous ne sommes pas.

Dans le 3e chapitre de l’ouvrage (« La culture consumériste »), Zygmunt Bauman définit 3 angoisses du monde moderne qui épousent étrangement 3 traits caractéristiques des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn...) :

L’angoisse d’être de rester en tête

« Le fait d’être « en tête » présage une possibilité de sécurité, de certitude et de certitude de la sécurité – précisément les types d’expérience qui font le plus terriblement défaut à la vie de consommation, bien qu’elle soit guidée par le désir de les acquérir.

La référence au fait d’ « être en tête du peloton du style » semble promettre une forte valeur marchande et une demande abondante (traduites l’une comme l’autre par une certitude de reconnaissance, d’approbation et d’inclusion). Dans le cas d’une tentative globalement réduite à la présentation d’emblèmes, une tentative qui commence par l’achat d’emblèmes, puis passe par l’annonce publique de leur possession avant d’être perçue comme achevée une fois que la possession devient publique, cela se traduit alors par un sentiment d’ « appartenance ». »

Le message s’accompagne d’une date limite d’utilisation

« Le message ne vaut que « pour les mois à venir », pas plus. Il s’accorde bien avec l’expérience du temps pointilliste composé d’instants, d’épisodes à durée déterminée et de nouveaux départs ; il libère le présent, qu’il convient d’explorer et d’exploiter à fond, des distractions du passé et du futur qui auraient pu empêcher la concentration  et gâter l’ivresse du libre choix. Il offre un double bonus : celui d’être momentanément à la page, tout en comportant une garantie contre tout décrochage futur (du moins pour ce qui est du futur prévisible, si tant est qu’il existe). Les consommateurs chevronnés comprendront ce message ; celui-ci les poussera à se presser et leur rappellera qu’ils n’ont pas de temps à perdre.

Ce message comprend donc un avertissement, qu’on aurait tort d’ignorer : les bénéfices qu’on retire d’une réponse rapide à l’appel, pour mirifiques qu’ils puissent être, ne sont pas éternels. Toute assurance de sécurité acquise devra être renouvelée une fois les « mois à venir » passés. « Le degré de la vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli ». Pourquoi ? Parce que si la conquête de la scène implique d’en tenir à l’écart d’autres personnes, alors la conquête de la scène connue sous le nom d’ « attention publique » (plus exactement, l’attention du public désigné pour être recyclé sous la forme de consommateurs) exige d’en écarter d’autres objets d’attention – d’autres personnages et d’autres intrigues, y compris celles que les chercheurs d’attention avaient montées hier (…) Dans le monde moderne liquide, la lenteur annonce la mort sociale. »

Le choix du look

« On peut se choisir un look, choisir, en soi – choisir un look -, n’a pas d’intérêt puisque c’est ce qu’on doit faire, et que l’on ne peut s’en désister ou y échapper qu’au risque de se faire exclure. On n’est pas non plus libre d’influencer l’ensemble des choix disponibles (de looks) : il n’en reste pas d’autres puisque toutes les possibilités réalistes et recommandables ont déjà été présélectionnées, pré-écrites et prescrites.

(…) La pression du temps, la nécessité de se faire bien voir aux yeux du « peloton du style » au cas où ses membres vous regarderaient, au cas où ils remarqueraient et mémoriseraient votre tenue et votre maintien, ou le nombre strictement limité des choix que vous pouvez faire (« une demi-douzaine », pas plus). Ce qui compte vraiment, c’est ce que ce soit vous qui ayez maintenant les choses en main. Et vous devez les avoir en main : le choix vous revient peut-être, mais n’oubliez pas qu’il est obligatoire de choisir (…) Dans la culture de consommation, choix et liberté désignent la même condition ; on aura donc raison de les traiter en synonymes, du moins au sens où l’on ne peut s’abstenir de choisir qu’en abdiquant en même temps sa liberté ».

Les mots de Zygmunt Bauman font réfléchir sur ce que nous sommes comme êtres dans cette réalité virtuelle si attachée au réel.

dimanche 11 janvier 2009

Roland Piquepaille

Roland Piquepaille passed away. Une bien triste nouvelle en ce mois de janvier : le décès de Roland Piquepaille, 62 ans, lundi dernier. Ingénieur et blogueur français établi à Paris, Roland Piquepaille éditait depuis des années, son blog Roland Piquepaille's Technology Trends (initialement IT Technology Trends) avec une passion sans faille, un carnet Web sur l'innovation, les découvertes scientifiques, ces technologies qui font bouger le monde, qui interrogent sur notre avenir... En prenant soin de vulgariser avec ses mots, des images et illustrations.

Roland Piquepaille a été l'un de mes modèles phares dans l'univers des blogs. J'ai eu la chance de le connaître dès 2003 via Howard Rheingold, Roland participant tout comme moi, au blog collectif Smartmobs.com. Nous partagions de temps à autre un verre ou un déjeuner. C'était devenu un rendez-vous régulier où nous échangions nos découvertes de veille, discutions de la façon d'écrire, de partager sur le Web et au-delà du Web. Il était également passionné par la culture américaine et l'univers politique outre-Atlantique.

Roland Piquepaille me fit découvrir l'outil Del.icio.us, sa méthode de travail au quotidien pour recueillir efficacement des informations sur Internet. Il avait des modèles dans le monde du Web dont Dave Winer et Jonathan Schwartz.

Ex-employé de Silicon Graphics et de Cray Research entre autres, blogueur historique sur le logiciel Radio Userland, Roland Piquepaille avait une terrible exigence envers lui-même, une rythmique implacable : mettre en ligne chaque jour sur son blog, un seul et unique billet toujours étonnant, inédit, surprenant... En sélectionnant minutieusement ses sources. Sa façon de faire s'inscrivait hors du temps : Roland a toujours été très lu dans le monde anglo-saxon, mais sa modestie ne l'a jamais poussé à le claironner sur les médias ou ailleurs.

L'aura et la qualité des articles de Roland Piquepaille en ont fait une figure de proue de Slashdot. Depuis plusieurs années, il travaillait pour ZDNet en maintenant le blog Emerging Tech. Il a également édité pendant un an et demi, un blog sur le blogging en entreprises avec de nombreuses interviews : Blogs for Companies.

De Roland, je garderai en mémoire l'appétit d'apprendre, de comprendre, de partager ses découvertes, une curiosité d'esprit sans faille, une constance d'action au-delà des modes du Web, une qualité d'écriture et de synthèse remarquables et une réelle modestie, de celui, qui pour moi, était le plus grand blogueur français.

Mes pensées à son épouse américaine Suzanne et à sa famille.

Rest In Peace.

Mise à jour : Slashdot indique qu'une cérémonie aura lieu au Père Lachaise, Paris, le lundi 12 janvier à 10h30.

dimanche 21 décembre 2008

Facebook, vide d'absence et différenciations générationnelles

Dans la nouvelle édition de la revue Médias (n°19 - Hiver 2008), Bruno Marlière signe un article sur sa découverte de Facebook (en trois jours chrono), de la création de son compte à l'exploration de l'utilisation de  la plateforme "relationnelle", un papier plein d'étonnements, d'humour et de questions : "Comment Facebook est devenu ma cour de récré".

Extrait de cette aventure, le 3e jour :

"Après quatre heures de vertige, je ferme à regret la fenêtre de récréation Facebook et fais ressurgir ma salle de classe, ma page Word. Un léger vide m'envahit, un vide de séparation, de celui que chacun ressent quand il raccroche au téléphone et quand le "bon ben, salut!" semble dérisoire, faible, mal assuré. C'est un vide d'impossibilité de faire, de celui que chacun a ressenti lorsque, dispensé de piscine car enrhumé, il restait assis au bord du bassin à regarder ses copains de classe faire des longueurs. C'est un vide d'absence.

Dire que Facebook est une drogue est faux. Ou alors l'amour est une drogue, l'amitié aussi. Aimer se marrer, manger avec des potes, se raconter des histoires, jouer, aimer tout court, c'est seulement aimer la vie. Dès lors, comment ne pas comprendre l'attraction pour un réseau perpétuellement connecté, où séparation et disparition ne sont qu'actes volontairement et individuellement consentis ?

Entre la page Bruno Marlière et celle de Léa, ma fille de 17 ans, il y a un monde, il y a des siècles. Pourtant, c'est le même outil. Mon Facebook semble statique, littéraire, confiné, organisé, comparé à celui de Léa, si mouvant, rapide, synthétique, expansionniste et surprenant."


Bruno Marlière indique là que l'utilisation de Facebook varie selon les générations avec des différences marquées dans la rapidité des interactions, les textes courts qui y sont présents (micro-publication) et les notes éditées. Les différenciations d'utilisations générationnelles de Facebook sont peu mises en avant dans les médias.

dimanche 14 décembre 2008

Formation Twitter et microblogging

Formation Twitter et microblogging en Belgique

Si vous vous intéressez à Twitter et au microblogging, je coordonne nouvellement une formation gratuite sur ce thème, le 17 décembre 2008 (de 9h à 17h) dans les locaux de Technofutur TIC (Gosselies, Belgique) : “Créer et animer un Twitter et microblog en mode interactif : Communiquer en ciblant et diffuser de l’information avec une plus-value” auquel peuvent s’inscrire les Espaces Publics Numériques et les habitants en Belgique.

En fin d'article, vous trouverez le descriptif de formation. N'hésitez pas à vous inscrire à cette adresse.

Formation Twitter et microblogging

Mon offre de formation Twitter et microblogging est également disponible en France en inter ou en intra.

Gestion de projets et coaching Twitter et microblogging

Mes compétences concernent également la gestion de projet et le coaching Twitter et microblogging.

En août et septembre 2008, je suis intervenu pour le compte d'une Organisation Non Gouvernementale internationale à Bruxelles (Belgique) en gestion de projet : Création, animation et gestion d'un Twitter de communication et d'échanges sur les activités grand public de l'ONG. Résultat en 75 jours : Création d'une communauté en ligne active de 500 internautes autour de cet espace Web Twitter.

Formation Twitter et microblogging : "Créer et animer un microblog en mode interactif : Communiquer en ciblant et diffuser de l'information avec une plus-value"

Présentation

Au début des années 2000, le blog a révolutionné le Web. Aujourd’hui, le microblogging suit le même chemin. Nouvel outil en devenir, le microblog permet de communiquer avec des articles de moins de 150 caractères (via le Web, la messagerie instantanée et les SMS) et est déjà utilisé dans le monde par plus de 5 millions de personnes… Une croissance exponentielle ! Entreprises, associations, médias et services publics investissent les services de microblogging et inventent des usages jour après jour.

Les microblogs sont de nouveaux types blogs à messages courts (moins de 150 caractères) permettant :

  • de formaliser des usages d'indication de présence (informer de ses activités en cours),
  • de communiquer au sein de groupes formels ou informels de personnes,
  • de rester en contact et d'échanger avec des relations professionnelles, et de cultiver son réseau,
  • de publier des notes rapides et d'indiquer des liens intéressants…

Public

Toute personne ayant à créer un microblog dans le contexte d'une entreprise ou d'une organisation.

Prérequis
 
Utilisation courante de fonctions de base sur Windows XP ou Vista, d'un navigateur Internet, d'un moteur de recherche, d'un client de messagerie ou outil de courrier électronique et du traitement de texte.
 
Contenu

Objectifs pédagogiques :

Connaître l'univers et les potentialités des outils de microblogging en communication et marketing. Créer et gérer un microblog au quotidien. Savoir utiliser des outils complémentaires aux microblogs pour ajouter un plus à son projet Web et/ou mobile Web.

Contenu du stage :

Les microblogs : Pourquoi faire dans un contexte d'entreprise ? Les choix techniques

  • Les basiques du microblogging : articles courts, canaux de distribution/diffusion et de réception de l'information (Web, RSS, messagerie instantanée, SMS, Web mobile), flux continu, la notion de multi-applicatif (blogs, réseaux sociaux, RSS),        
  • Panorama, fonctionnalités et comparatif des outils existants : Twitter, Pownce, Jaiku, Plurk...       
  • Usages phares des microblogs en mode projet, information/communication, veille/intelligence économique, marketing, systèmes d'alerte.


Création et gestion d'un microblog :

  • Création et gestion d'un microblog sur Twitter : mise en page et importance de l'avatar, paramètrage, apprentissage des spécificités de l'écriture microblog,    
  • Les multiples modes de partage, de communication, d'interaction et d'échanges avec les microblogueurs,     
  • La netiquette du microblogging : règles d'usage et modes de socialisation,    
  • Usages en mode collectif et capitalisation de l'information : l'agrégation de contenu.


Les plus du microblogging

  • Utilisation des clients légers Web et plug-in de navigateurs pour optimiser son utilisation du microblogging,    
  • Outils spécialisés microblogs : moteurs de recherche, géolocalisation,    
  • Rôle et utilisation des API (interfaces de programmation) et des mashups pour des fonctionnalités additionnelles au microblogging, 
  • Les tendances émergentes techniques du microblogging : agrégateurs de microblogs, microblogging vidéo, microblogs marque-pages...   
  • Utilisations innovantes des microblogs : microcommunication et microjournalisme, micromarketing, créativité et microapprentissage.

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