La rubrique Tendances, c'est un abstract de
ce temps qui se résume au présent avec un goût de devenir. Mots en
correspondance ou métaphores d'aujourd'hui, pincées de sens sur notre temps,
concepts de l'instant... Les mots soulignés signifient des traits de Tendances.
Notre planète est en demande non futile de sens. Bonne
lecture!
Moyennisation de la société
"La mutation inachevée de la société française (A partir du livre "Déchiffrer
la Société Française de Louis
Maurin", Editions La Découverte) : Sommes-nous plus libres qu'hier ? Le
processus d'émancipation individuel demeure ambigu. De nouveaux modes
d'influence et de contrôle social se mettent en place dans une société de
communication de masse. En particulier via la télévision. Pour mieux cibler le
consommateur, ses comportements dont fichés de façon de plus en plus détaillée
et intrusive. Nous sommes poussés à accepter de livrer une partie de nous-mêmes
en contrepartie du bénéfice de l'usage de nouveaux biens. Du côté des pouvoirs
publics, la tentation est aussi de plus en plus grande d'utiliser les nouvelles
technologies de l'information pour contrôler de façon étroite les comportements
des citoyens. En même temps, ces nouvelles libertés, dans un contexte d'accès
plus généralisé à la consommation, ont alimenté un discours sur la
"moyennisation" de la société. La salarisation de l'emploi a rendu caduque une
représentation binaire, fondée sur la domination des détenteurs du capital sur
les autres, les prolétaires. Et le déclin du monde ouvrier a réduit la
visibilité des milieux populaires. Mais de l'école à la santé, en passant par
le mariage et la consommation, les univers sociaux continuent largement à
modeler les pratiques et les mécanismes de domination demeurent. Une partie du
déficit de compréhension de la société actuelle vient justement d'une confusion
entre transformation et disparition des groupes sociaux."
(Alternatives Economiques, Octobre 2009)
La gratuité à revers
"Extrait des Mirages de la Gratuité, un article du journaliste Malcolm
Gladwell, journaliste au New Yorker, critiquant l'ouvrage "Free" de Chris Anderson :
"De nombreuses autres formes informations ont décidé de prendre la Gratuité à
revers. On peut consulter le Times gratuitement sur son site Internet. Mais le
Wall Street Journal a découvert que plus d'un million d'abonnés se
réjouissaient de payer pour avoir le privilège de le lire en ligne. (...) Et la
vente par téléphone des applications pour l'iPhone (des idées) rapportera
peut-être bientôt davantage à Apple que la vente de l'appareil lui-même (la
matière). Un jour, l'entreprise pourrait faire cadeau de l'iPhone pour
développer les téléchargements ; elle pourrait faire cadeau des téléchargements
pour stimuler les ventes de l'iPhone ; ou bien elle pourrait continuer de faire
payer les deux, comme aujourd'hui. Qui sait ? La seule loi d'Airain qui vaille
est trop évidente pour mérite un livre : l'ère numérique a tant transformé la
manière dont on fabrique et on vend qu'il n'existe pas de loi
d'airain"."
(Booksmag, Octobre 2009)
L'idée qu'on s'en fait
"L'une des clés du succès n'est pas tant le talent, inné ou non, que l'on
possède, mais l'idée que l'on se fait du talent et de la manière de l'exercer,
estime Carol Dweck,
chercheur en psychologie à l'Université de Stanford, en Californie. Ses travaux
l'ont conduite à identifier deux attitudes très différentes selon les
individus, y compris chez ceux qui ont fait les plus brillantes études.
Certains ont tendance à penser, en ce qui les concerne, que les jeux sont
faits. Leur intelligence et leur talent ont été déterminés une fois pour
toutes, leurs brillantes études en témoignent. Les autres ont tendance à penser
que, quels que soient leurs résultats passés, leur intelligence et leur talent
sont en construction et le resteront. Les premiers ont une vision "fixée" de
leurs facultés, les seconds une vision "de croissance". Ce sont eux qui ont les
meilleures chances de réussir".
(Booksmag, Septembre 2009)
Petites oeuvres
"Lorsque les coûts d'accès à la culture sont élevés, nous préférons les oeuvres
majeures pour amortir ce coût d'accès. Lorsque l'information est gratuite, nous
préférons la multiplication d'éléments qui nous permet de bâtir notre propre
histoire. C'est ainsi que se comprend le titre du livre de Tyler
Cowen "Create Your Own Economy: The Path to Prosperity in a Disordered
World" : la prospérité qu'il évoque ne se mesure pas en unités monétaires mais
est créé par la multiplication d'économies individuelles faites d'interactions
brèves avec des gens partageant nos centres d'intérêt, de réorganisations
d'informations. Dans la culture qui en résulte, chacun produit son oeuvre à
partir de multiples matériaux, à la fois consommateur et producteur. Cela
implique moins de grandes oeuvres universelles et plus de petites oeuvres
personnelles. Ce que montre Tyler Cowen, c'est qu'une culture faite d'un grand
nombre de petites oeuvres n'est pas moins riche qu'une culture faite de
quelques grandes."
(Enjeux Les Echos, Octobre 2009)
Lanceur d'alerte
"Les lanceurs d'alerte, vous connaissez ? Dans des laboratoires, des
universités, des entreprises... des femmes et des hommes, prenant conscience
que notre société court un risque majeur, se lèvent et tentent de nous en
avertir (...) Cette expression, nous la devons à deux sociologues, Francis
Chateaureynaud et
Didier Torny. "L'alerte, précisent-ils, prend dans le sens où nous
l'entendons, la forme d'une démarche, personnelle ou collective, visant à
mobiliser des instances supposées capables d'agir et, pour le moins, d'informer
le public d'un danger, de l'imminence d'une catastrophe, du caractère incertain
d'une entreprise ou d'un choix technologique." Nous n'avons pas ou pas
seulement affaire ici à la dénonciation d'une situation passée, mais bien à un
appel tourné vers le futur, à propos d'un risque actuel et à venir, et qui
parie donc sur une résolution."
(Imagine Demain Le Monde, Septembre-Octobre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Mur d'entrée d'immeuble. Paris 3e.
Septembre 2009.
mercredi 14 octobre 2009
Moyennisation de la société, Gratuité à revers, Idée qu'on s'en fait, Petites oeuvres, Lanceur d'alerte
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 14 octobre 2009, 08:39 - Tendance
samedi 10 octobre 2009
Profession Twitterer de star ou Twitterer de personnalité
Par Jean-Luc Raymond le samedi 10 octobre 2009, 18:15 - Twitter
Le journaliste Yves Eudes consacre un
truculent article distancié sur un nouveau métier : le nègre Twitter de
star dans l'édition du Monde
Magazine daté du 10 octobre. Si la profession de Twitter pour les stars est
bien établie aux Etats-Unis, elle fait aussi en chemin en Europe et en France ;
des missions exercées dans "l'ombre" et très peu publicisées.En avril 2009, Laura Desjardins consacrait un article à cette profession qui se répand aux Etats-Unis : "Profession: Twitterer de stars" brossant un bref panorama de cette pratique alors naissante avec un aspect réducteur dans les propos relevés d'Annie Colbert qui exerce ce genre de missions : "Le but est que l’on vienne à vous, d’être retweetée".
Outre-Atlantique, la profession s'organise et il devient courant, pour des artistes et des personnalités, que l'offre de webmaster éditorial (site, blog...) se double de la présence et du contenu en ligne sur 4 médias sociaux - réseaux sociaux phare : Facebook, Twitter et MySpace voire YouTube. La gestion du temps chez la personnalité est comptée mais la fidélité du propos est essentielle tout comme celles de l'action de cette même star. Ainsi, un artiste musical connu aux Etats-Unis m'a récemment confié que son Twitterer pro avait publié un message sur Twitter indiquant que ce même client - artiste se trouvait alors dans un avion alors qu'il n'en était rien... Les limites de l'exercice...
Yves Eudes propose un portrait du Twitterer de star ou Twitterer de personnalité très précis et présentant les différentes facettes de ces missions ardues ; un spécialiste portant le pseudonyme de Damien :
Il propose deux types de prestations, car il y a déjà deux écoles chez les Twitterers pro américains : certains se font carrément passer pour la star, d'autres se présentent comme une membre de son entourage, un proche qui la suit partout, un confident. Bien sûr, c'est du boulot. Le Twitterer pro doit s'imprégner de la personnalité de la star, reproduire ses tics de langage.
D'autres Twitterers ont le problème inverse : des tas de choses à raconter ou à vendre, mais peu de suiveurs. Le marché est vaste : génie méconnu, politicien qui tente un come-back ou commercial sur le retour... Damien peut faire en sorte que ces anonymes explosent sur Twitter en quelques jours.
D'abord, établir avec le client le profil-type du "suiveur" idéal - âge, revenus, etc. Puis trouver un logiciel capable de scanner le moteur de recherche interne de Twitter afin de collecter des données sur des millions d'utilisateurs, et faire le tri. Enfin, envoyer des messages aux cibles sélectionnées pour les inciter à suivre le compte Twitter du client. Compliqué, mais une start-up australienne s'est spécialisée dans ce type de prestation. En attendant de s'équiper, Damien pourra sous-traiter.
mardi 6 octobre 2009
Digitainable, Monde transparent, Consubstantielle fragilité démocratique, Ciblage comportemental
Par Jean-Luc Raymond le mardi 6 octobre 2009, 09:25 - Tendance
La rubrique Tendances, c'est un condensé de ce
temps qui s'hume au présent avec un goût d'avenir. Expressions figurées et
imagées d'aujourd'hui, bribes de sens sur notre temps, concepts du moment...
Les mots soulignés correspondent à des traits de Tendances. Notre monde est en
invitation permanente de signifiance. Bonne lecture!
Digitainable : l'open space intelligent
"L'open space avait montré la voie à la rationalisation des m2. Sa version
2009, étendue, pourrait sceller l'union de la rentabilité financière et du
bénéfice environnemental par réduction de l'empreinte écologique des
entreprises, sur fond de "Clean Tech" alliant numérique et développement
durable. "Digitainable" (digital + substainable), c'est justement la formule
choisie par François
Denieul pour prolonger son défunt "Laboratoire des espaces intelligents" de
l'université Paris XIII. Ce gourou, qui conseille banques et multinationales,
n'oublie pas la question humaine. "Si les entreprises ont besoin de souplesse
dans la gestion de l'espace, l'individu, lui, a toujours besoin de s'approprier
un territoire", explique-t-il. Solution du futur (à l'état de prototype) : un
poste de travail sensible, capable grâce à ses capteurs, de distiller
l'éclairage (LED, bien sûr) approprié, tel un "cocon" lumineux".
(Thalyscope, Septembre-Octobre 2009)
Un monde transparent
"Raphaël
Enthoven, philosophe : "Vous avez aimé 1984 ? Vous adorerez les années
2000, c'est-à-dire l'époque où le danger ne vient pas d'en haut, mais d'à côté.
Méfiez-vous les uns les uns des autres : désormais, ce n'est plus Big Brother
qui vous regarde, c'est votre voisin de portable, que son téléphone transforme
en mini-Fouché. Nous avons moins à craindre un retour de la dictature ou de
l'ordre moral que le despotisme sournois de la transparence, la transformation
de l'espace public en une cage de verre où, devant le tribunal sans appel de
l'opinion publique, l'indiscrétion tient lieu de délation, l'information
disparaît sous le buzz, Internet et la presse trash font office de police
secrète, où la rumeur succède à la calomnie et où l'oeil de Moscou cède la
place à l'oeil de boeuf d'un appareil numérique"."
(L'Express, 1er octobre 2009)
La consubstantielle fragilité démocratique
"Jean-Claude
Guillebaud : "Comment sauverons-nous la démocratie sans l'élixir de la
croissance ? Nul ne le sait. C'est d'ailleurs vers cette Asie mirobolante,
cette Chine affolée d'enrichissement et d'Orient industrieux que la croissance
s'est expatriée. Ainsi, un fantasme nouveau hante-t-il désormais l'Europe,
celui de la consubstantielle fragilité démocratique. Voyez déjà comme nos
démocraties se durcissent, se raidissent tandis que réapparaissent, après
démaquillage, les corporatismes, les frivolités people, les individualismes
obstinés, les égoïsmes nus et cette "avidité des riches" que - bien avant le
Christianisme - condamnait Aristote. Danserons-nous encore longtemps sur le
Pont d'Avignon ?""
(TéléObs, 1er octobre 2009)
Ciblage comportemental des internautes
"Voilà plus d'un an que les grandes régies publicitaires sur Internet mettent
en oeuvre, en catimini, ce "ciblage comportemental". (...) A en croire leurs
promoteurs, une campagne ainsi conçue serait 2 à 3 fois plus efficace qu'une
publicité classique. Plus besoin de se cantonner aux sites proches de son
secteur d'activité pour acheter de l'espace (ciblage contextuel). (...) Tous
les grands ténors du Web - Microsoft, Yahoo, AOL... - ont concocté leur offre.
Google teste une solution qui devrait être commercialisée avant la fin de
l'année (...) Dans son principe, le ciblage comportemental repose sur 2
procédures : le traçage de l'internaute, puis son profilage. La première
opération s'effectue à l'aide d'un cookie. Ce fichier informatique envoyé par
le site visité sur le disque dur de l'internaute permet de tracer l'historique
de sa navigation à chaque connexion. La phase de profilage est plus délicate.
Pour être efficace, une régie doit pouvoir s'appuyer sur une audience
importante (10 à 15 millions de visiteurs uniques) et suffisamment diversifiée
pour constituer un large panel de profils (...) A partir de quand un internaute
est-il suffisamment "cerné" pour être rangé dans une famille donnée (cluster) ?
L'expertise des opérateurs est encore empirique. Chacun utilise ses propres
algorithmes."
(Enjeux Les Echos, Octobre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Galerie Agnès B. Paris 4e. Octobre 2009.
lundi 5 octobre 2009
Formation Real Time Web - Formation Web de l'instantané
Par Jean-Luc Raymond le lundi 5 octobre 2009, 09:15 - Mes missions

En cette rentrée 2009, j'ajoute à mon catalogue de formations, une
nouveauté : une formation Real Time Web - Formation Web en Temps
réel. J'apprécie la traduction : Formation Web de
l'instantané.
Prochainement, j'aurai l'occasion de développer sur ce blog cette notion de
"Real Time Web" qui va prendre de l'ampleur en tant que pratique personnelle
mais aussi dans le monde des entreprises, des institutions et de l'économie
sociale (associations...).
La première session de formation Real Time Web que je
coordonne aura lieu à Paris, le 12 octobre 2009. Ci-dessous, une présentation
sommaire.
Pour plus d'infos (participation, programmation d'une session de formation...) : jeanluc.raymond@gmail.com

Formation Real Time Web - Formation Web de l'instantané
Contexte
Le monde de l'internet et de ses pratiques évolue. De la facilité d'écriture et de mise en ligne de ses contributions (blogs...) à l'échange au sein de réseaux dits "sociaux" entre connaissances (Facebook...) ou pour des pratiques professionnelles (Viadeo, LinkedIn...), des outils ont favorisé la mise en ligne collaboratives de productions audiovisuelles (FlickR pour les photos, DailyMotion ou YouTube pour la vidéo...), la capitalisation de connaissances (marque-pages jouant sur la popularité tels Del.icio.us...) et la personnalisation de pages (Netvibes...) remodelant l'utilisation du Web pour les entreprises et les particuliers. Le microblogging (Twitter...) ajoute une dimension d'échanges et de publication instantanées avec un écosystème d'applications liées.
Qu'est-ce que le Web de l'instantané ?
Au-delà de ces aspects, une nouvelle tendance forte émerge sur l'Internet aujourd'hui : la création de services, outils en ligne, moteurs de recherche spécialisés... autour de la diffusion d'instants, de témoignages et d'informations sur un mode en temps réel et de façon publique. On appelle cela le "real time Web" (ou Web en temps réel) ou encore Web de l'instantané.
Ce nouveau paradigme de l'internet se présente comme un flux très abondant de données diffusées de manière continu et une surabondance, un journal minute par minute de ce qui se dit, se fait et se pense... Avec une recherche permanente de construction ou reconstruction d'une identité numérique ou empreinte numérique au sein de ce flot de données en circulation sur Internet : le lifestreaming.
Les mondes de la communication, des médias, du marketing, les entreprises et organisations se doivent de comprendre les mécanismes du Real Time Web et de mettre en place des projets d'action cohérents.
Contenu de formation
Au cours de cette journée, il est proposé de découvrir quelques outils et utilisations qui refaçonnent de façon prégnante cet Internet d'aujourd'hui en devenir autour de cette notion de Web de l'instantané :
- La notion de "hub" (noeud de réseau) : l'identité d'une personne, d'une marque, d'une association, d'une organisation ou d'une entreprise sur Internet n'est plus associée à un site internet qui "centralise" les informations mais à un faisceau d'une présence différenciée sur le Web. Quels sont les outils et les exemples de bonnes pratiques qui permettent d'assurer une telle présence en ligne ?
- La capitalisation et recontextualisation de l'information publiée et disponible sur le Web sur un espace Internet pluriel (lifestreaming) qui permette d'agréger des articles, photos, vidéos, annotations... Et ceci de façon simplifiée. Des outils permettent aussi de créer de nouvelles narrations et une capacité d'expression individuelle ou collective ; faisons connaissance avec ces applications,
- L'analyse des flux de données diffusées et d'informations capitalisables à travers des nouveaux moteurs de recherche spécialisés, des outils statistiques, des agrégateurs d'infos de nouvelle génération qui permettent de filtrer et garder en mémoire les éléments qui vous intéressent. Quels logiciels en ligne utiliser pour quels objectifs ?
- Le rôle de l'attention : Dans cet internet où l'instantanéité est de mise... Quelle est la place pour un recul critique ? Quelles compétences sont nécessaires pour agir et mettre en place des projets en tenant compte de cet Internet ?
samedi 3 octobre 2009
Syndrome Blackberry, Consommation de la data, Réalité augmentée, Autocontrôle
Par Jean-Luc Raymond le samedi 3 octobre 2009, 19:18 - Tendance
La rubrique
Tendances, c'est un condensé de ce qui pointe le bout de son nez. Expressions
ou termes d'aujourd'hui, bribes de pensées sur notre temps, concepts du
moment... Les mots soulignés correspondent à des traits de Tendances. Notre
monde est en recherche permanente d'instances. Bonne lecture!
Syndrome Blackberry
"Marco Diani : "Il existe désormais
dans la recherche scientifique mondiale ce qu'on appelle le BlackBerry Syndrom
c'est-à-dire le Syndrome des interruptions. C'est gravissime et il y a des
recherches très avancées qui vous disent que vous ne pouvez plus fonctionner
normalement en tant que processeur humain si vous êtes interrompus toutes les
15 secondes d'une manière ou d'une autre, que ce soit par un ordinateur, un
coup de fil ou un mail.""
(Europe 1, Le Temps de le dire, Pierre-Louis Basse, 26 septembre
2009)
La consommation de la data
"Combien y a-t-il d'utilisateurs d'iPhone en France ? Xavier Couture (Directeur
des contenus d'Orange) : "1,1 million d'iPhone Orange selon nos dernières
statistiques." Comment l'utilisent-ils ? Xavier Couture : "Orange France a
constaté que, dans la consommation de la data - c'est-à-dire, à la fois
Internet et la télévision -, les propriétaires d'iPhone sont infiniment plus consommateurs
que les autres. 6 à 8 fois plus"."
(Médias, Automne 2009)
Réalité Augmentée ou RA
"Frédéric Joignot : "La réalité augmentée (RA) consiste à superposer une
créature ou un espace virtuel au réel. Elle dédouble notre monde qui rétrécit.
Ainsi Sony propose déjà un "chien virtuel", Eye Pet, avec qui jouer à la balle
chez soi, en le faisant apparaître n'importe où (voir la vidéo sur YouTube).
Mais la RA se développe surtout sur les téléphones portables. Apple propose
Métro Paris, une application pour iPhone utilisable en pleine rue, qui cherche
la station la plus proche d'où vous vous trouvez et vous y guide. Google offre
sur la plate-forme Android la carte du ciel Sky Map, qui décrit le ciel
au-dessus de vous. Le logiciel Kooaba,
lui, reconnaît l'affiche ou le package d'un produit culturel, film, CD, DVD ou
jeu vidéo. Vous prenez l'objet en photo, et Kooaba vous propose les liens vers
le site officiel, Wikipédia, YouTube, etc. C'est la réalité augmentée. Ce n'est
que le début"."
(Le Monde Magazine, 26 septembre 2009)
Autocontrôle dans le cadre du travail
"Marin
Ledun (Chercheur en Sciences Humaines et Sociales, Ecrivain) et Brigitte
Font Le Bret (Psychiatre et Médecin du travail à Grenoble) s'expriment sur
l'évaluation individuelle à l'origine du mal-être des salariés : "Les critères
arbitraires du "savoir-être" et de "l'employabilité" sont évalués en plus du
savoir acquis et du savoir-faire issu de l'expérience. Un double autocontrôle
s'instaure : celui de chaque individu sur ses performances, et celui des
équipes de travail sur chaque membre. Le modèle de l'autocontrôle (et la peur
de perdre son emploi) gagne sur les 2 tableaux : il court-circuite les
tendances à former des contre-pouvoirs collectifs par l'individualisation des
salariés mis à concurrence, et il déplace la responsabilité des dirigeants vers
la pression incontestable de la "demande" et de la concurrence."
(Le Monde, 26 septembre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Paris 6e. Mai
2009.
vendredi 25 septembre 2009
Crisogène, Archipels urbains, Webnapperon, Buzz-moi
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 25 septembre 2009, 21:24 - Tendance

Suite sur ce blog de la rubrique Tendances. Expressions ou termes du moment, bribes d'idées sur notre temps, concepts à la mode... Les mots soulignés correspondent à des amorces de Tendances. Notre monde est en perpétuel recherche de repères. Bonne lecture!
Crisogène comme crise
"D'abord la société se judiciarise : tout dommage doit être réparé et chaque
accident, avoir son responsable. On veut des coupables, on adore les victimes ;
ensuite, les salariés se distancient de l'entreprise et balancent plus
volontiers : les contre-pouvoirs associatifs se sont structurés et bénéficient
d'un énorme capital de confiance ; le Web 2.0 sert de formidable caisse de
résonance et relaie sans aucune médiation une "opinion publique" sans visage
ayant la capacité terrifiante de surveiller et punir. Mais la crise médiatique
fleurit surtout sur la nouvelle charge morale qui pèse sur l'entreprise. Finie,
l'époque où l'on demandait juste à une boîte de produire des bien, aujourd'hui,
on exige de la moralité des dirigeants - voir la multiplication des crises
liées aux salaires des patrons - et des politiques. (...) Par-dessus tout, on
exige le respect de la Valeur Sacrée : l'écologie. "On voit de plus en plus de
crises qui naissent de la nécessité de communiquer sur autre chose que son
propre savoir-faire" explique Christophe Reille, conseiller en
communication. "Avoir un rôle citoyen est devenu une préoccupation stratégique
pour les entreprises. En conséquence, lorsqu'il y a une grande différence entre
les attentes de l'opinion publique et la réalité des pratiques, on est dans une
situation hautement crisogène". Le communicant de crise se trouve précisément
là, entre la moralisation des rapports sociaux, la compassion placée au coeur
du discours public et notre goût pour la mise en récit de l'actualité, surtout
quand elle est trop ennuyeuse ou complexe."
(Technikart, Septembre 2009)
Un monde d'archipels urbains
"Marcel
Hénaff, anthropologue et professeur à l'Université de San Diego : "Quelque
chose s'est passé dans les villes européennes, qui n'a paseu lieu dans les
villes au Moyen-Orient, de Chine ou du Japon : la formation ce que nous
appelons un "espace public". A Athènes, l'assemblée était originairement faite
du cercle des guerriers, dégageant en son milieu un espace neutre, où l'on
déposait le butin et d'où devait se prendre la parole. (...) Cette idée d'un
espace public ouvert à tous, fondamentale dans notre culture politique, est
restée en grande partie étrangère aux villes des autres cultures. Elle est liée
à notre philosophie : c'est l'idée selon laquelle, à la parole autoritaire ou
magique, doit succéder une parole débattue, contradictoire, falsifiable, celle
de la science. (...) Je crois en effet que nous sommes en train de sortir du
modèle centré, qui était celui des villes européennes mais aussi asiatiques.
Nous allons vers des conurbations, vers un monde d'archipels urbains de plus en
plus étalé. Cette évolution correspond à l'apparition d'une nouvelle
complexité, d'un autre mode de relation entre le local et le global. La
globalisation a fait naître la peur d'une homogénéisation. Avec l'essor de la
ville-réseau, nous nous trouvons au contraire, comme le montre Los Angeles,
nébuleuse de villes-îles dans la Mégapole, devant un triomphe du vernaculaire,
une multiplication des communautés locales et une nouvelle chance qui leur est
offerte."
(Philosophie Magazine, Septembre 2009)
Webnapperon : une histoire de
cartes-objets
"La personne âgée pose la carte d'anniversaire sur le napperon (webnapperon) et aussitôt ses petits-enfants
apparaissent dans un film vidéo sur l'écran numérique ; puis elle place un
boîtier de CD sur le napperon et peut écouter ses musiques préférées ; un autre
geste pour déposer une boîte de médicaments, et les données de la prescription
s'affichent à l'écran. Magique, le napperon ? Plutôt technologique, car ce qui
s'apparente à un tour de passe-passe suppose au préalable une configuration
réunissant trois éléments : un écran ou cadre-photo avec une connexion
internet, un lecteur de cartes RFID (codes-barres sans fil) placé sous le
napperon et autant d'étiquettes RFID qu'il y a de cartes ou d'objets
correspondant aux applications souhaitées. Bien entendu, les tags RFID sont
collés sur les cartes ou les objets. Ultime condition, la famille ou les
proches auront auparavant publié sur un site internet dédié les contenus
destinés à être "lus" par la personnage âgée. Les contenus associés aux
cartes-objets sont reconnus et affichés en provenance du Web et grâce à des
flux RSS et des podcasts (informations/émissions radios). Le webnapperon permet
également d'envoyer des messages SMS via Twitter."
(La Gazette des Communes, 7 Septembre 2009)
Buzz-moi
"Christophe Donner à propos du nouveau livre d'Aurélia Aurita : "Buzz-moi : "Tout le
monde en a parlé, il y a eu un buzz, elle en a vendu des milliers, 3 ans après,
elle raconte, toujours en images, les aventures d'une jeune auteure catapultée
dans les sphères de la gloire. Elle n'a pas peur de dire les choses, de donner
des noms (...) Et elle, en tant que quoi elle est là ? Blandine entre dans la
fosse aux lions. Interruption de programme. La mire. Comme si on l'avait
anesthésiée pour l'opération. Le soulagement qu'elle ressent en sortant lui
fait croire qu'elle en gardera un bon souvenir. En vérité, elle ne se souvient
de rien, pas même d'avoir d'avoir été charcutée, promue, bouffée toute crue. Et
ça ne lui sert pas de leçon. (...) On reconnaît le sommet de la gloire quand la
rédactrice de Elle vous interroge sur le sommet de la gloire. (...)
Heureusement, il y a les lecteurs. Les rencontres. Les gens humbles,
authentiques, timides, des muets (...)"
(Le Monde 2, 12 septembre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Paris 1er. Septembre
2009.
mardi 15 septembre 2009
Sound Design, Trop de proximité nuit, Followers as consumers, Remplir le vide : Tendances
Par Jean-Luc Raymond le mardi 15 septembre 2009, 09:32 - Tendance

Reprise sur ce blog de la rubrique Tendances. Mots ou expressions du temps,
bribes de réflexion sur notre temps, concepts en vogue... Les mots soulignés
correspondent à des amorces de Tendances. Notre monde est en perpétuel
devenir. Bonne lecture!
Sound Design : Quelques notes valent
mieux qu'un long discours
"Après des décennies de dictature de l'image, l'identité sonore est désormais
reconnue comme un argument de vente et une valeur ajoutée dans la
communication, constate Julian Treasure, PDG de la Sound Agency à Londres et auteur de Sound
Business. Une prise de conscience liée aux évolutions technologiques -
podcasts, mp3, plate-formes de téléchargement - qui sont autant de nouveaux
moyens d'aller à la rencontre du public. (...) Chez Brandy Sound, on parle de "déterminisme" et de
"bonding". "Le but est de créer une intimité entre la marque et le consommateur
en entraînant ce dernier sur le registre émotionnel", explique Olivier Covo,
son directeur associé et... ancien d'Apple."
(Les Echos, Série Limitée n°76, Septembre 2009)
Trop de proximité nuit : effet
limite
"Professeur de Sciences Politiques à l'Université de Lille 2, Rémi
Lefebvre met en garde contre le culte de la proximité : "L'imaginaire de la
politique fut longtemps marqué par la grandeur et la distance. Celle-ci était
gage d'impartialité, de neutralité, d'efficacité et d'égalité. Cette légitimité
s'est affaiblie. Les élus doivent montrer qu'ils sont en prise avec le
"terrain", autre mot magique. L'action publique doit être réactive et
territorialisée. Le terme de proximité s'est un peu usé. Mais la légitimité que
le terme désigne reste centrale (...) La proximité, cela peut être aussi
l'enfermement territorial ou identitaire le "court-termisme", l'absence de
perspectives, la réponse en temps réel aux demandes des citoyens, et donc le
consumérisme.""
(La Gazette des Communes, 31 août 2009)
Twitter: Don't Speak to your followers as
consumers
"The key thing about Twitter is not to speak to your followers as consumers.
Instead, you need to engage them as real people. If you ask them what they
think about your programming, you have to have a real give-and-take. This is
what motivate people to follow us on Twitter and helps us strengthen their ties
to us," said Andrea Chiu, an associate producer with CBC's Radio programming department."
(Radio World International Edition, August 2009)
La consommation : façon de remplir le
vide
"Philippe Moati, professeur à
l'Université de Paris-Diderot, directeur de recherches au CREDOC : "(Avec la
crise), il n'y a pas réellement de prise de distance par rapport à la
consommation mais une aspiration à ce qu'elle tienne enfin ses promesses. Les
offreurs ont jusqu'ici concentré leurs efforts sur le déclenchement de l'acte
d'achat. L'enjeu pour eux est désormais la satisfaction du client en visant,
au-delà de l'achat, les usages et les effets utiles. (...) Il faut bien
comprendre que la consommation comme affirmation de soi est d'abord une façon
de remplir le vide. Réduire son emprise suppose que le vide soit rempli par
autre chose, par l'idéologie, par la culture, par d'autres formes de production
du lien social. La crise ne devrait donc pas remettre en cause la place de la
consommation dans notre société. Elle pourrait accélérer le passage à un modèle
de consommation davantage centré sur les effets utiles pour les consommateurs
et pour la société dans son ensemble.""
(Alternatives Economiques, Septembre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Paris 4e. Septembre
2009.
mercredi 9 septembre 2009
Qu'est-ce que Twitter en 10 tweets ?
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 9 septembre 2009, 08:30 - Twitter

Qu'est-ce que Twitter en 10 tweets ? Une définition de
Twitter en 10 tweets ; voici un petit exercice amusant de définition et de
concision auquel je me livre :
1. Twitter est un média social hybride donnant la possibilité de
publier des messages sous forme de mises à jour de 140 caractères tout au
plus
2. Pour publier des messages, s'enregistrer sur Twitter.com . Choisissez une image profil, renseigner
la biographie et changer le fond de page
3. Utiliser Twitter: communiquer avec des personnes, partager
un centre d'intérêt... Les clés: Objectif, stratégie, personnalité, contenu,
style
4. Choisissez l'option "Find people" (trouver des personnes)
pour rechercher des profils. Cliquez sur "Follow" (suivre) comme "ami sur
Twitter"
5. Répondez publiquement à un message publié (tweet) en
utilisant le signe @ suivi (sans espace) du nom d'utilisateur Twitter ou
l'icône Flèche
6. Envoyer un Message Direct ("Direct Message") à un ami Twitter
("Follower" qui doit aussi vous suivre) à partir de son profil puis
"Message"
7. Signaler un article et/ou un lien publié sur Twitter, c'est le
"Retweet": tapez RT ou "ReTweet" puis @ et le nom d'utilisateur suivi du
tweet
8. Twitter en groupe en créant un Hashtag: # suivi (sans
espace) de l'intitulé de l'évènement, du sujet indexe chaque tweet publié sur
le thème
9. Profitez de la fonction "Search": le moteur de recherche Twitter Search pour interroger en temps réel
les tweets et Twitter par critères
10. Twitter est multi-plateforme: on peut consulter et publier
des tweets via Internet, un téléphone avec connexion Web. L'instantanéité
prime
Tweet subsidiaire
11. Les applications liées à Twitter: lecture/écriture,
photos, vidéo, localisation... Associées à votre compte. A vous de choisir
lesquelles
A savoir...
Je fournis du conseil spécialisé sur l'utilisation de Twitter : formation Twitter (depuis 2007) et consulting (depuis 2008) : Création, Editorial, Coaching concernant Twitter et le microblogging.
Références: TPE-PME, Grandes entreprises, Institutions, ONG.
N'hésitez pas à me contacter : jeanluc.raymond@gmail.com
lundi 24 août 2009
Michel Serres, crise dans l'éducation et droit d'auteur sur Internet
Par Jean-Luc Raymond le lundi 24 août 2009, 18:37 - Revue de Presse

Le quotidien Les Echos poursuit ses entrevues "Grands témoins" en
interrogeant des personnalités sur la Crise du Siècle. Quel
est leur regard et leur point de vue sur cet évènement majeur. Dans son édition
du jour, le philosophe Michel Serres
présente son approche de la Crise et plus largement de la conjonction des
crises récentes. Il considère notamment que l'éducation subit des
bouleversements majeurs sous-estimés et s'intéresse aux questions de régulation
avec la question du Droit d'auteur sur Internet ; extraits
:
Crise majeure dans l'éducation
"Est-ce que l'ampleur de la tempête de l'automne a modifié un peu votre vision ?
Si nous nous étions vus n'importe quand au cours des 25 dernières années j'aurais pu vous décrire l'ampleur de la tempête que subissent les instituteurs, les professeurs du secondaire et du supérieur. La génération a changé, le savoir a changé, la transmission a changé... Ce que nous avons subi dans l'enseignement est un tsunami de la même importance que ce que vous avez vécu dans la finance. La vôtre de crise a fait plus de bruit, mais la société n'a pas prêté au tsunami vécu par ses enfants une attention à la mesure de l'évènement. Elle préfère son argent à ses enfants. Je me dis souvent que les gens ne se rendent pas compte de ce que vont être les prochaines générations adultes. Je vois l'importance de votre crise, les milliards en jeu, l'effondrement de certaines fortunes. Mais avez-vous conscience de l'effondrement des savoirs ? Il n'y a plus de latin, il n'y a plus de grec, il n'y a plus de poésie, il n'y a plus d'enseignement littéraire. L'enseignement des sciences est en train de s'effondrer partout."
"Toutes les lois qu'on veut faire sur les droits d'auteur et la propriété sur Internet, c'est de la rigolade"
"Vous accordez beaucoup d'importance au droit. Notre monde a beaucoup de problèmes de régulation : finance, droits d'auteur sur Internet...
Dans une société, il y a des zones de droit et des zones de non-droit. La forêt était jadis une zone de non-droit infestée de malandrins et de voleurs. Un jour, pourtant, un voyageur traversant la forêt de Sherwood constata que tous les voleurs portaient une sorte d'uniforme ; ils portaient tous un chapeau vert et ils étaient sous le commandement de Robin Hood. Robin, qu'est-ce que ça veut dire ? Celui qui porte la robe du juge. Robin incarne le droit qui est en train de naître dans un lieu où il n'y avait pas de droit. Toutes les lois qu'on veut faire sur les droits d'auteur et la propriété sur Internet, c'est de la rigolade. Internet est un lieu de non-droit comme la forêt dont nous parlions. Or un droit qui existe dans un lieu de droit n'est jamais valable dans un lieu de non-droit. Il faut que dans ce lieu de non-droit émerge un nouveau droit. Dans le monde de demain doit émerger un nouveau droit. Si vous voulez réguler le monde d'aujourd'hui avec le vieux droit, vous allez échouer, exactement comme on a fait sur Internet. Il faut attendre que dans la forêt d'Internet on puisse inventer un droit nouveau sur ce lieu de non-droit. Plus généralement, dans cette crise qui fait entrevoir un nouveau monde, ce n'est pas le droit ancien qui va prévaloir."
mercredi 12 août 2009
Pourquoi ?
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 12 août 2009, 22:22 - Mes réflexions

Lundi 10 août 2009
17h30
Saint-Jean-de-la-Porte (Savoie, France)
POURQUOI ?
Audrey, Robin, Nathalie...
Vous me manquez tant.
Je vous aime infiniment.
Jean-Luc
--
Mise à jour (24 août 2008) : Ces quelques mots pour vous remercier de vos témoignages de sympathie dans les commentaires, par courrier électronique...
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