Jean-Luc Raymond

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samedi 5 mai 2007

Quartier numérique à Paris, le 2e arrondissement vit à l'heure du multimédia et des services internet à partir du 22 mai pendant 18 mois

A partir du 22 mai, le 2e arrondissement de Paris devient Quartier Numérique avec le slogan "Le quartier se connecte, la vie s'embellit". Pendant 18 mois, ce quartier va être dédié aux nouvelles technologies au service des habitants, commerçants et entreprises.

Quartier Numérique complémentera les services Internet et Wi-Fi dont chacun dispose via un abonnement à un opérateur, par une mise à disposition de connexions gratuites à l'extérieur, et ce pendant 18 mois. Quartier Numérique proposera en outre des services et outils mobiles, de nouvelles technologies permettant de nouveaux usages de votre téléphone mobile et de votre ordinateur.

Dès le 22 mai, le site Quartier Numérique devient un portail Internet mentionnant les initiatives dans le cadre de cette opération et fournissant un agenda d'ateliers et de rencontres. L'initative souhaite faire émerger des initiatives locales : "Le projet vivra grâce à vos initiatives, au retour que vous apporterez sur les technologies et les services qui seront mis à votre disposition. Le Quartier Numérique c’est avant tout une ambition partagée : apporter à la vie de quartier la qualité, la facilité et l'intensité de vie des technologies numériques."

Le 22 mai à 18h30 au Centre Cerise, 46 rue Montorgueil, sera fêté le lancement de Quartier Numérique. Des informations utiles et pratiques, ainsi que l'équipement du nouveau membre de la communauté Quartier Numérique seront présentés et mis à disposition lors de cet évènement.

Ce projet est porté par un groupe d'acteurs urbains et des nouvelles technologies, engagés dans un esprit de collaboration et de soutien : Silicon Sentier, la Mairie du 2ème arrondissement de la Ville de paris, la Région Ile de France et es acteurs privés (Orange, 9 Telecom, Fon, Adael, Wistro, Ozone, Mobiluck, Peer2Phone, Airlist, EMI, Abricoo, Dailymotion, Peuplade, Vpod TV...).

Plus de renseignements sur Quartier Numérique dans ce communiqué de Presse en .pdf qui précise les objectifs de l'initiative tout comme cette page du site Internet de Silicon Sentier.

Contact : Silicon Sentier - Quartier Numerique, Marie-Vorgan Le Barzic, Tél.: +33 1 42 72 19 70
marie@siliconsentier.org - 42, boulevard Sébastopol, 75003 Paris, France.

Thierry Maillet, l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants

Dans le quotidien gratuit Métro du 4 mai, une tribune libre est offerte à Thierry Maillet, auteur du récent ouvrage "Génération participation : de la société de consommation à la société de participation" (M21 Editions). Thierry Maillet s'exprime sur une frange de la population qui se réunit autour de valeurs... techniques et donc technologiques :

"Internet et le téléphone portable ont, il est vrai, modifié la géographie de la France. Ses habitants sont devenus des "consom'acteurs" qui admettent dorénavant que la satisfaction matérielle n'est plus la seule réponse à leurs attentes du vivre-ensemble. Ils s'impliquent et se passionnent pour la politique car ils voient la vie en réseau grâce aux nouvelles technologies. Ils sont jeunes dans leur tête et ne représentent pas une classe d'âge mais une classe de valeurs.

L'avènement de la société numérique engage les sociétés du XXIe siècle dans une voie différente car l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants. L'individu de la génération participation veut coconstruire sa vie avec les pouvoirs existants en participant aux processus de décision comme l'illustre l'augmentation de la vie associative. Cette génération diffuse ses nouvelles idées collaboratives en préférant le "où vas-tu ?" plutôt que le "qui es-tu ?"."

vendredi 4 mai 2007

Musique à l'heure d'une promotion originale

Dans une économie de la musique qui s'interroge sur son avenir, certaines initiatives d'artistes et de groupes ne manquent pas d'originalité pour promouvoir leur production.

Ainsi, le Droo Art Ensemble (sous la houlette du guitariste Marc Drouard, avec François Thuillier et Laurent Dehors) a trouvé une manière originale de faire connaître l'album Jazz "Petits grands et gros ensemble" avec un carton recto verso de type flyer présentant d'un côté une offre pour acheter "La pochette du CD" (et non le CD!) et il est indiqué la mention suivante : "Pour l'achat de toute pochette, un CD copiable autant de fois que vous voudrez vous sera offert".

Le clin d'oeil à la dématérialisation des créations sonores est bien sûr signifié tout comme la possibilité de librement dupliquer l'oeuvre. Au-delà de l'aspect humoristique, on s'attache aussi à décrire l'importance de ce qui entoure le CD : le boîtier, le livret et son contenant (textes et photos).

Là où on a tendance à par trop ignorer ce qu'est la production dans son ensemble, il s'agit de réaffirmer que le disque est un multi-objet depuis des décennies qui ne limite pas à une galette noirâtre ou argentée... C'est sans doute l'un des messages les plus percutants du Drouart Ensemble - Droo Art Ensemble avec ce flyer.

Contact : Droo Art Ensemble - marc.drouard@neuf.fr

Musique 2.0 de Borey Sok, Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing

L'un des livres les plus remarqués de ces deux dernières années sur l'évolution du marché musical et ses conséquences sur de nouveaux modes marketing qui se conjuguent à une diffusion des créations par le Web est sans conteste l'ouvrage de Borey Sok "Musique 2.0" sous-titré "Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing" (paru chez Irma Editions, collection Revolutic en avril 2007), version remodelée de son mémoire de fin d'études en Master de Marketing : "Le marketing sauvera-t-il l’industrie du disque de la crise ?" (ISC Paris).

Après le cadre du paysage musical posé (la crise de l'industrie du disque), Borey Sok explique comment il est possible de s'adapter à la nouvelle donne marketing d'un foisonnement de la création dominé par la diffusion Internet et le peer-to-peer. Il n'annonce pas la fin du support CD mais son déclin, se concentre sur les nouveaux modes de rémunération de la musique (notamment l'abonnement et la location de musique) et développe un long point sur les possibilités offertes de développement de marché via des outils mobiles. Enfin, Borey Sok aborde le "rôle" renouvelé du consommateur de musique : "L'internaute "acteur" et l'artiste au centre des nouvelles solutions" de promotion et de commercialisation des oeuvres sonores. 20 pages d'annexes viennent compléter ce livre résolument pratique qui donne des clés pour mieux comprendre, appréhender et agir dans l'univers musical mondial qui se restructure tout en se dématérialisant.

Extrait de "Musique 2.0 : solutions pratiques pour nouveaux usages marketing" de Borey Sok sur ce paysage musical reconfiguré tout comme la position des acteurs :

"On ne peut plus parler d'industrie du disque lorsqu'il suffit de produire un fichier numérique pour le retrouver partout dans le monde. L'avenir est dans la convergence des nouvelles technologies. Les regards sont tournés vers le mobile, véritable appareil représentatif de cette fusion des nouvelles technologies.

Pour l'internaute, Internet l'a rapproché des artistes et lui permet de devenir un acteur majeur dans la vie d'un artiste. L'interactivité et la richesse des contenus vont accroître son appétence pour la musique et sa volonté de communiquer avec l'artiste. Il devient donc aussi un acteur actif et non un simple acheteur de CD.

L'opportunité qu'offre le web élargit complètement l'expérience musicale. Il ne s'agit donc plus uniquement d'écouter un chanteur, mais de l'aider à se faire connaître en partageant sa propre expérience.

Les artistes, quant à eux, doivent élargir leurs compétences au marketing, à la promotion et à la maîtrise des outils informatiques. De nouvelles portes s'ouvrent devant eux."

mercredi 2 mai 2007

Le principe d'hystérie de l'immédiat de Bernard Stiegler par Jean-Claude Guillebaud

Dans le supplément TéléObs du Nouvel Observateur du 3 mai 2007, le journaliste Jean-Claude Guillebaud évoque les propos du philosophe Bernard Stiegler pour qui le triomphe de l'immédiateté est incompatible avec la vie humaine en général et la vie démocratique en particulier.

Tout se passe comme si le court terme, le tout "tout de suite", l'urgence organisaient désormais nos vies ; extrait de cette chronique :

"C'est encore les brisures du temps - notre temps! - qu'il était question l'autre lundi sur France-Inter. Dans l'émission "la Bande à Bonnaud", l'excellent Bernard Stiegler évoquait l'étrange maladie qui gouverne désormais nos rapports avec la temporalité. Cette variante de l'hystérie obéit aux sautes d'humeur, au principe d'impatience, au "tout de suite". Elle nous voit sauter sans arrêt d'un engouement à l'autre, d'un état d'esprit à son contraire. (...)

Tout se passe comme si, dorénavant, le court terme, l'immédiateté, l'urgence, la saute d'humeur, le tout ou rien, l'instabilité récurrente organisaient nos vies. Les discours que nous tenons sur nous-mêmes - par médias interposés - portent trace de ce sautillement. Un peu comme si le rythme du temps social se calquait de plus en plus sur celui de la Bourse ou, pire encore, de l'informatique qui découpe la temporalité en segments brefs. (...)

D'accord pour dire avec Stiegler qu'une telle instabilité "principielle" est plus pernicieuse qu'on ne l'imagine. Ce triomphe de l'immatériel est incompatible avec ce minimum de cohérence, de suivi, de sérénité qu'exige la vie humaine en général, et la vie démocratique en particulier. Le bonheur lui-même n'est-il pas inséparable d'une paix minimale de l'esprit, d'une relative permanence des choses et des points de vue sur le monde ."

Web 2.0, nouvel âge du net ? Dossier d'Aquitaine Numérique

Dans sa publication bimestrielle "L'Aquitaine Numérique" (n°5, mai 2007), Aquitaine Europe Communication consacre un dossier de 8 pages sur le nouveau Web : "Web 2.0, nouvel âge (du net) ?" (en .pdf, à télécharger à cette adresse) complet en terme de pratiques, d'enjeux, de modèles d'affaires, du rôle central de l'internaute. Au sommaire :

1. Massification des accès, démocratisation des outils : Toujours plus d'internautes à haut débit ; des usages qui se diversifient ; équipement numérique à grande vitesse ; capacité individuelle accrue d'édition ; publication pour (presque) tou ; vers un internaute Web 2.0 ?

2. Web communautaire et web lego : Créations de contenus par l'internaute ; création de valeur par les internautes ; le "virage social" du Web ; gratification "sociale" de la participation ; toujours plus de transversalité ; la force de la syndication ;  le Web "Lego".

3. Vers un nouvel âge : Les "widgets" débarquent sur le bureau ; "Webisation" des applicatifs ; entreprise 2.0 ; bénéfice 2.0 ? ; Régulation 2.0 ; foisonnement à la marge, concentration au centre.


Ce long article comprend également un lexique de l'usager 2.0, un point juridique sur le Web 2.0 et 2 mini-interviews : Benjamin Rosoor (gérant de Web Report) sur la question de la qualité des contenus et Claire Decroix (animatrice à l'Echangeur Bordeaux Aquitaine) sur le thème des outils de travail collaboratifs (blogs, wikis) pour les PME et TPE. Des références complémentaires au dossier Web 2.0 figurent en ligne à cet URL.

"L’expression «Web 2.0» a commencé à circuler sur internet il y a bientôt deux ans; elle formalise le sentiment qu’après la période initiale de la bulle internet et des désillusions engendrées par son éclatement, une deuxième période aurait commencé, fondée sur des bases à la fois technologiques, sociales et économiques différentes. Le concept comme l’étiquette ont désormais largement débordé de la sphère spécialisée, y compris dans le monde «réel» où apparaissent des services estampillés 2.0, pour peu qu’ils aient une dimension communautaire ou participative – certains y voient une révolution encore plus profonde, de nature à transformer nos sociétés : n’a-t-on pas récemment organisé une conférence «Politique 2.0»? Le présent dossier s’attache à remettre cette évolution en contexte, à en cerner les composantes techniques et sociétales, en un mot : à faire le point avant que ne s’ouvre la prochaine étape, que certains se sont empressés de baptiser… web 3."

mardi 1 mai 2007

Ecrire pour le web : conseils pratiques

C'est l'un des blogs les plus pratiques du moment, lancé par la consultante belge Muriel Vandermeulen : Ecrire pour le Web est un carnet Web qui délivre des conseils avisés sur la thématique précitée qui se décline en lisibilité, en acessibilité, à réfléchir aussi bien à la forme qu'au fond, au contenu.

Un vademecum sur l'écriture Web pratico-pratique qui ne se perd pas en circonvolutions avec des articles développant une méthodologie claire basée sur des exemples et des ressources francophones et anglo-saxonnes sortant quelque peu des sentiers battus, qui vous aideront pour mener à bien des projets Web.

The long tail, l'ère de l'hyperchoix par Geoffrey Delcroix

Dans l'édition d'Avril 2007 (n°329) du magazine scientifique d'analyse et de prospective Futuribles, Geoffrey Delcroix, chargé d'études, analyse le phénomène de Long Tail conceptualisé par le journaliste Chris Anderson dans son article de Wired magazine en octobre 2004, qui fait désormais référence.

Dans son papier "L'ère de l'hyperchoix" pour Futuribles, Geoffrey Delcroix met en perspective The Long Tail : "Les marchés de biens culturels fonctionneraient désormais grâce au principe de la "longue traîne", selon lequel les quelques produits culturels qui se vendent le plus sont côtoyés par des "niches" de produits plus discrets mais qui trouvent aussi leur public. (...) Grâce au e-commerce, il devient possible de disposer d'une multitude d'articles sur Internet pour une durée indéfinie et des coûts minimaux. Un concept qui au final, il faut l'admettre, se révèle également favorable aux consommateurs et à la diversité culturelle."

Il explicite les deux principes et neuf règles de la longue traîne :

"Deux principes :
1) Rendre tout disponible.
2) Aider l'utilisateur à trouver.

Neuf règles :
1) Posséder un inventaire large sans les stocks qui vont avec.
2) Faire travailler les clients.
3) Il n'existe pas une seule méthode de distribution idéale.
4) Il n'existe pas un type de produit normé (par exemple, pour vendre de la musique, il est possible de vendre des disques compacts, des chansons à l'unité...).
5) Il n'existe pas un prix unique.
6) Partager des informations.
7) Penser "et" et pas "ou".
8) Il faut avoir confiance dans le marché pour faire son travail.
9) Il faut comprendre le pouvoir de la gratuité."

lundi 30 avril 2007

T'es où? Internet, téléphonie, jeu vidéo. Pratiques des enfants et adolescents

C'est un petit livre qui tient dans la poche avec des mots d'enfants et d'adolescents d'aujourd'hui sur l'Internet, la téléphonie portable et les jeux vidéo ; des phrases issues d'entretiens, de forums sur la santé, prononcées dans des Espaces Publics Numériques (EPN) ou dans des discussions de familles... Des mots qui font réfléchir, naître la discussion comme le décrit l'avant-propos :

"Quelle place les technologies de l'information, de la communication et des loisirs numériques occupent-elles dans notre vie quotidienne ? Qu'en faisons-nous ? Quelle influence ont-elles sur notre pensée, nos façons d'être, nos relations ? En particulier entre générations ? Quelles réponses apportent-elles à nos désirs, à nos peurs ? Comment modifient-elles nos représentations du monde ? Quelles nouvelles questions font-elles émerger ?..."

C'est un petit bouquin qui met à côté de ces témoignages d'adolescents, des phrases en écho de jeunes adultes, animateurs et animatrices d'EPN, enseignants, salariés de l'Information Jeunesse d'Ile-de-France et du CIDJ.

Comme un effet de miroir, Maxence Rifflet, talentueux photographe récemment récompensé aux Rencontres d'Arles fait prendre la pose à ces jeunes dont les expressions sur les nouvelles technologies font sens.

C'est un bel ouvrage. Il est intitulé "T'es Où ?", un recueil supervisé par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative qui vient de paraître, après un an de travail, et diffusé à 10 000 exemplaires en France dans le Réseau d'Information Jeunesse. Un livre d'Art qui n'est pas vendu mais qui se garde précieusement comme mille et un mots et des milliers de pixels apposés sur ces outils technologiques que les jeunes apprivoisent.

Quelques témoignages tirés de ce livre :

"L'informatique ? On n'a pas appris, on a essayé."
Romain, 14 ans

"Internet, c'est tellement grand que j'ai toujours peur de trouver des choses horribles."
lenaig_ewilan, 14 ans

"La difficulté avec Internet, c'est qu'il faut savoir ce que l'on cherche pour savoir ce que l'on veut."
Alex, 17 ans

"Les parents disent souvent : "Internet, je ne comprends pas bien, mais je l'ai pris pour que mes enfants réussissent à l'école."
Fabrice, 26 ans

"Je fais tout comme avant, sauf que je fais Internet en plus."
Clément, 14 ans

"Je ne me suis jamais engueulée autant qu'avec MSN!"
Hélène, 15 ans

"Pour les accros, des fois, la fille passe après la console ou l'ordi. Et ça, ça craint sérieux."
Dark sly, 18 ans

"Je l'ai inscrit dans un espace numérique labellisé par l'Etat pour qu'il soit protégé par l'Etat."
Sayda, 55 ans

"J'ai peur que quelqu'un sache ce que je cherche sur le Net."
California, 16 ans

"J'aime pas kan lordi beugg."
Boudchou57, 12 ans

"Avec Internet, je suis dans une certaine solitude tout en n'étant pas seule!"
Fiona, 16 ans

Renseignements sur ce livre : Pierre Bressan (pierre.bressan@jeunesse-sports.gouv.fr) ou Pascale Monrozier (pascale.monrozier@jeunesse-sports.gouv.fr).

Michel Serres et les enjeux scientifiques des prochaines années

Il y a chez Michel Serres cet accent inimitable, cette volonté d'expliquer, de dire et d'argumenter, d'expliquer les possibles et les évolutions de notre monde. 

Michel Serres est interviewé par Xavier Lacavalerie dans l'édition du 28 avril de l'hebdomadaire Télérama avec un regard posé sur les savoirs et les sciences ; extrait sur les enjeux scientifiques des années à venir :

"Avec l’atome, la pénicilline, la pilule, Internet, les grands enjeux de ces cinquante dernières années furent de l’ordre du savoir. Peut-on aujourd’hui répondre enfin aux deux questions fondamentales que nous nous posons depuis toujours : qui sommes-nous ? et d’où venons-nous ? Oui : grâce à la biochimie, à la physique, à la paléoanthropologie. Mais je ne peux prévoir dans quelles directions les découvertes à venir vont s’orienter. Ce que je sais, c’est qu’aucune institution, aucun politique ne tient compte de l’immense savoir que nous avons acquis. Au point que je reformulerais votre question, en demandant : savez-vous qui sont aujourd’hui les décideurs ? Sans doute ne sont-ils pas ceux que l’on croit, sans doute ne sont-ils pas ce que la société du spectacle donne à voir, à grande lumière et bruit étourdissant. La nouveauté arrive toujours sur des pattes de colombe..."

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