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  <title>Jean-Luc Raymond</title>
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  <description>Blog de Jean-Luc Raymond. Solidarité numérique. Innovation sociale et territoriale. Usages des technologies. Culture. Espaces Publics Numériques</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 16 Jun 2009 19:12:26 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>La vie en ligne et en flux</title>
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    <pubDate>Mon, 18 May 2009 22:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Mes réflexions</category>
        <category>economie</category><category>reseau</category><category>savoir</category><category>territoire</category><category>twitter</category><category>web2</category>    
    <description>    &lt;img title=&quot;twitterfeed.jpg, mai 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200905/.twitterfeed_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'espace-temps contemporain, la vie se confond en la gestion de flux de
différentes natures. Ces flux tendent à disputer la place au mode relationnel
classique. Dans les univers technologiques, les flux s'adoptent, se maîtrisent,
se corrèlent, se rapprochent et jouent de leur multi-diffusion, de la
multiplicité de leur captation, d'un accaparement éphémère de la part de
l'utilisateur qui a des difficultés à en épouser le sens. Les informations se
fanent dans des annexes documentées ou non, archives classées souvent dans des
modes empiriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les &amp;quot;channels&amp;quot; comme signaux de monstration&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le corps de l'existence du flux, se retrouvent les &amp;quot;channels&amp;quot;, ces canaux
qui telle la Citizen Band dans les années 1970-1980 célèbrent le pseudonyme, la
personnalité (plus que la personne), un avatar de soi plus ou moins disposé à
interagir avec d'autres. Le flux oblige à la constance du média, à une
stabilité de la présentation, à des habitudes qui s'appuient plus sur la
monstration (paraître) que la démonstration (parcours réflexif).&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Des individus renseignés&lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
L'économie des flux prédomine aujourd'hui dans une effervescence dont les
modèles économiques demeurent incertains car le flux connaît un coût récurrent
de fonctionnament considérable (bande passante des vidéos chez &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com&quot;&gt;YouTube&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com&quot;&gt;DailyMotion&lt;/a&gt;) bien que se substituant de plus
en plus au téléchargement (cf. le succès de &lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/fr&quot;&gt;Deezer&lt;/a&gt;, service d'écoute de musique en ligne).
L'économie du flux s'appuie sur une économie de l'attention en offrant une
hyper-personnalisation des flux (sélection des sources, des thèmes, des
variations musicales ou des vidéos). Cette nouvelle programmatique s'affiche
abondamment dans les médias comme variable de remplacement des mass media
traditionnels. La monétisation des flux est consubstantielle à la notion de
profil et donc de qualification de l'individu, une représentation en ligne
renseignée (avec précision) dans ses flux d’interactions avec d’autres flux.
Facebook et surtout Twitter s'inscrivent dans ce cadre de flux d'interactions
perturbés par le bruit de la massification de l'utilisation d'une plateforme à
la recherche permanente de signifiances.&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;L'acte de présence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ces agglomérats organisés en flux, chaque personnalité joue d’une
stratégie habile, malhabile ou d’une naïveté (socio-cognitive) pour attraper ce
temps si précieusement disponible. La présence vaut acte de constance,
d’installation d’un pouvoir qui occupe le terrain des mots, des échanges dans
les espaces médiatiques. L’absence est aussi pouvoir sur Internet ; on l’oublie
trop souvent. Occuper le terrain de l’expressivité, c’est proposer du contenu
de flux, du contenu redistribuable… Le devoir de présence devient une obsession
communicationnelle de notre temps (&amp;quot;à la demande&amp;quot;), bien plus que la
problématisation du contenu produit… Drôle d’invariance sublimée et évaporée,
un oubli...&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crédit illustration : Geek And Poke &amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://geekandpoke.typepad.com/geekandpoke/2008/01/social-duties.html&quot;&gt;Social
duties&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;, 21 janvier 2008 sous Licence&lt;/em&gt; &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/de/&quot;&gt;Creative
Commons&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Twitter et enseignement : exemple en philosophie</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/05/04/Twitter-et-enseignement-%3A-exemple-en-philosophie</link>
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    <pubDate>Mon, 04 May 2009 16:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>education</category><category>internet</category><category>philosophie</category><category>twitter</category><category>web2</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 183px; height: 183px;&quot; title=&quot;oiseautwitter.png, mai 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200905/oiseautwitter.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son édition du 30 avril 2009 (n°3322), l’hebdomadaire &lt;a href=&quot;http://www.lavie.fr/&quot;&gt;La Vie&lt;/a&gt; consacre un dossier de 4 pages sur les
réseaux sociaux intitulé &amp;quot;Développez vos relations sur Internet&amp;quot; dans la
rubrique Vivre Ensemble. L’accroche est séduisante : &amp;quot;My Space, Twitter,
Facebook… Les clés pour faire un bon usage des réseaux sociaux&amp;quot;. Vous
retrouverez sur le portail de La Vie, &lt;a href=&quot;http://www.lavie.fr/l-hebdo/vie-quotidienne/article/1195-developpez-vos-relations-sur-internet/retour/11/hash/66fa18e43b.html&quot;&gt;
un article largement consacré à Twitter&lt;/a&gt; ainsi qu’une &lt;a href=&quot;http://www.lavie.fr/l-hebdo/notre-point-de-vue/article/1196-les-reseaux-sociaux-en-quelques-clics/retour/11/hash/dc96c976db.html&quot;&gt;
présentation de 4 réseaux sociaux en quelques clics&lt;/a&gt; : Facebook, Twitter,
MySpace et Beboomer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la version papier de l’hebdomadaire, un encart est consacré à une
utilisation intéressante de Twitter dans un contexte pédagogique. La parole
appartient à un professeur de philosophie : &amp;quot;François Jourde, prof de philo :
Un apprentissage déterminant&amp;quot; ; extrait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Pour mes élèves, j’ai choisi Twitter, qui a l’avantage d’être simple
dépouillé, sans publicité (pour l’instant) et encore en développement. Je leur
ai demandé d’ouvrir un compte afin de se familiariser avec cet outil, puis
d’inviter des personnes à les rejoindre. Peu à peu, notre réseau a formé une
toile qui n’a pas de centre. L’utilisation de Twitter a permis de décomplexer
mes élèves, surtout ceux qui avaient des difficultés à s’exprimer ou à nouer
des contacts à l’extérieur. Certains ont même sollicité des spécialistes pour
enrichir leurs exposés, ce qu’ils n’auraient jamais fait autrement. Avec
l’arrivée des réseaux sociaux, avoir une identité numérique est devenu une
nécessité. Encore faut-il savoir la construire. C’est pourquoi il faut
accompagner les jeunes, afin qu’ils utilisent ces outils de façon intelligente.
Dans le monde actuel, savoir faire communauté est un apprentissage déterminant.
Si Twitter peut y aider, pourquoi s’en priver ?&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Jourde est Professeur de Philosophie et de Psychosociologie de la
communication (Lille, France). Voici l'adresse de son Twitter : &lt;a href=&quot;http://twitter.com/francoisjourde&quot;&gt;http://twitter.com/francoisjourde&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quelle voix pour le texte ?</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/28/Quelle-voix-pour-le-texte</link>
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    <pubDate>Tue, 28 Apr 2009 21:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 176px; height: 252px;&quot; title=&quot;lafureurdelire.jpg, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/.lafureurdelire_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'éditorial de &lt;a href=&quot;http://comment7.wordpress.com/&quot;&gt;Pierre Hemptinne&lt;/a&gt;
pour le nouveau numéro du périodique &amp;quot;La Sélec&amp;quot;(n°4, 15 avril 2009) de &lt;a href=&quot;http://www.lamediatheque.be&quot;&gt;La Médiathèque&lt;/a&gt; (association sans but lucratif
assurant depuis 1956, le prêt de médias audiovisuels en Wallonie et à
Bruxelles) réfléchit sur le goût de la lecture en 2009 :&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Ça fait des décennies que le management, le marketing et les petits guides
de la réussite le serinent sur tous les tons : soyez courts, parlez bref,
écrivez direct, après trois minutes, on zappe, plus de dix lignes, on décroche,
pensez eficace… Et le texte se barre à proportion que le storytelling
instrumentalise la langue. Après on se lamente, forcément, &amp;quot;les jeunes ne
lisent plus&amp;quot; !&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;L’écrivain Danièle Sallenave, après plusieurs interventions dans les
écoles, pour redonner le goût de la lecture, surenchérit : les adultes, les
enseignants ne lisent plus, alors, forcément, les jeunes ! Et de poser la
question avec Al Gore : comment une société qui déserte l’écrit peut-elle s’en
sortir !? Mais derrière le &amp;quot;nous, on n’aime pas lire&amp;quot;, avec lequel les jeunes,
finalement,  renvoient le jugement porté sur eux, Danièle Sallenave
appréhende surtout un manque, voire un besoin de texte, mais selon un désir qui
ne trouve plus son objet, à qui on ne parle plus…&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Boris Vian, informaticien avant l'heure</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/27/Boris-Vian-informaticien-avant-l-heure</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Apr 2009 09:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>creativite</category><category>informatique</category><category>livre</category><category>technologie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 102px; height: 152px;&quot; title=&quot;borisvian.jpg, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/borisvian.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50 ans après sa mort, le génie pluriel de &lt;a href=&quot;http://www.borisvian.fr/&quot;&gt;Boris Vian&lt;/a&gt; (chanteur, auteur, romancier, poète,
ingénieur, inventeur) demeure inclassable. L’homme savait rêver, imaginer et
fut en avance sur son époque. Une vie trop brève, pleine de sens ; une œuvre
pléthorique et un personnage hors du commun que l’on a plaisir à redécouvrir
dans le mensuel &lt;a href=&quot;http://www.lire.fr/&quot;&gt;Lire&lt;/a&gt; (n°374, avril
2009).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Roulmann, expert en livres anciens et auteur de &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.artnet.fr/magazine_fr/livres/DUFRAISSE/Boris%20Vian.asp&quot;&gt;Boris
Vian, le swing et le verbe&lt;/a&gt;&amp;quot; (Textuel) avec Nicole Bertolt, évoque le
travail de Boris Vian à l’AFNOR (Association Française de Normalisation) et à
l’Office du papier :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Il a été déçu de se retrouver à faire de la normalisation de tubes en
verre. Et il avait manifestement pas mal de temps à lui. Il faisait un travail
d’ingénieur, mais assez fonctionnarisé. Ses différents postes sont vite devenus
alimentaires, car l’autre facette de sa vie, la volonté de devenir écrivain,
s’est épanouie à ce moment-là. Il a pu écrire, pendant ses heures de bureau,
&amp;quot;L’Écume des jours&amp;quot; et &amp;quot;L’Automne à Pékin&amp;quot;, entre autres. Mais il a conservé
cet esprit d’ingénieur. Il a déposé en 1955, un brevet tout à fait sérieux de «
roue à élastique ». C’était en fait un pneu sans chambre à air, qui a été
testé, je crois, sur le tramway de Saint-Étienne (…)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
maticien-avant-l-heure&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Dans un texte, il parle d’une &amp;quot;machine à fabriquer du Mozart&amp;quot;. Dans les
années 50, on était au tout début des ordinateurs et il avait été frappé par
une machine qui repérait les passages apocryphes dans Saint-Thomas-d'Aquin. Il
a déclaré qu’en repérant les différentes formules musicales dans l’œuvre de
Mozart, on pouvait écrire du Mozart. Et il ne se trompait pas. Il a eu
l’intuition des développements de l’informatique, des compressions et des
repérages de mots, comme on le fait aujourd’hui avec Google.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Joël de Rosnay, Internet s'auto-organise en un méta-ordinateur mondial</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/26/Joel-de-Rosnay-Internet-s-auto-organise-en-un-meta-ordinateur-mondial</link>
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    <pubDate>Sun, 26 Apr 2009 12:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>cooperation</category><category>internet</category><category>recherche</category><category>savoir</category><category>social</category>    
    <description>    &lt;img title=&quot;joelderosnay.jpg, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/joelderosnay.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le nouveau numéro de &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/research/research-eu/index_fr.html&quot;&gt;Research.eu&lt;/a&gt; -
Magazine de l'espace européen de la Recherche (n°59, Mars 2009),  parole
est donnée au scientifique français &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3%ABl_de_Rosnay&quot;&gt;Joël de Rosnay&lt;/a&gt; qui
s'exprime sur l'avenir de la civilisation numérique et d'un Internet &amp;quot;vivant&amp;quot;
avec des risques inhérent à son développement ; extrait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;(…) La civilisation numérique dans laquelle nous entrons progressivement
ne se résume pas à Internet, mais elle englobe également les télécommunications
(téléphone, télévision), les satellites, les environnements intelligents… Il
reste que l’Internet de demain, avec ses blogs, emails, vidéo, messageries,
systèmes mobiles, favorisera une encore plus grande interaction entre les
utilisateurs. Internet s’est développé comme un système darwinien, de manière
buissonnante comme la vie elle-même, à l’image de l’arbre de l’évolution du
vivant. Il y a peu de planification d’ensemble dans l’évolution du réseau
mondial, mais des myriades d’initiatives individuelles ou de petits groupes. On
assiste à l’auto-organisation d’une intelligence &amp;quot;collaborative&amp;quot; ou
&amp;quot;connective&amp;quot; - termes que je préfère à &amp;quot;collectives&amp;quot; (...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les potentiels sont très grands : par exemple, en repensant les rapports entre
les politiques et les cybercitoyens, ce qu’il faudra de toute façon faire, on
pourrait inventer une véritable cyberdémocratie, bien plus participative, qui
viendrait compléter la démocratie représentative traditionnelle. Cela suppose
évidemment d’œuvrer pour que cette intelligence émergente conduise à ce que
James Surowiecki appelle &amp;quot;The Wisdom of Crowd&amp;quot; (la Sagesse des foules). Mais
rien ne dit que cette sagesse se manifestera toujours dans la bonne direction.
Les foules peuvent aussi devenir folles, amplifier des effets minimes, réagir
de manière épidermique ou se retourner contre ceux qui posent des questions
(…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque principal (au développement de la civilisation numérique) est celui
d’une société duale, qui cumulerait un individualisme forcené (tel qu’on le
voit souvent chez les jeunes) et un tribalisme croissant, un communautarisme de
plus en plus fort, ce qui me fait craindre des mouvements grégaires emmenant
des gens ensemble vers des directions auxquelles ils n’ont pas assez réfléchi.
J’ai déjà écrit que plus le monde se mondialise, plus il se tribalise. C’est à
la fois positif et négatif : les gens tiennent à leur pays, à leur culture, à
leur langue, à leurs racines, à leur territoire, tout cela est un plus. Mais
poussé à l’extrême, cela débouche sur un nationalisme exacerbé qui devient
dangereux.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Usages de Twitter par les stars, communication et marketing</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/25/Usages-de-Twitter-par-les-stars-communication-et-marketing</link>
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    <pubDate>Sat, 25 Apr 2009 11:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>communication</category><category>marketing</category><category>microblogging</category><category>recherche</category><category>savoir</category><category>twitter</category>    
    <description>    &lt;img style=&quot;width: 211px; height: 148px;&quot; title=&quot;twittercloud.png, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/twittercloud.png&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Nouvel Observateur (n°2320, du 23 au 29 avril 2009) s'attarde au phénomène
Twitter et à son appropriation dans un cadre communicationnel et promotionnel
par les stars.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d'utilisateurs est largement mis en avant par Twitter, favorisé par
le service. Rien de plus évident : ces stars permettent, avec facilité, de
publi-informer le grand public sur Twitter, de les inviter à rejoindre la
plateforme pour faire nourrir le &amp;quot;rêve&amp;quot; d'une connivence de proximité avec le
fan : ce fut le cas la semaine dernière avec une séquence Twitter dans le show
américain d'&lt;a href=&quot;http://twitter.com/Oprah&quot;&gt;Oprah Winfrey&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.labnol.org/internet/oprah-winfrey-effect-on-twitter/8274/&quot;&gt;1,2
million de nouveaux utilisateurs&lt;/a&gt; de Twitter en une journée!) ou encore
l'acteur et humoriste anglais &lt;a href=&quot;http://twitter.com/stephenfry&quot;&gt;Stephen
Fry&lt;/a&gt; (qui a aidé à faire connaître Twitter en Grande-Bretagne) et dont
l'audience sur Twitter est très importante (cf. l'effet marketing &lt;a href=&quot;http://blog.hattonmarketing.co.uk/blog/_archives/2009/2/6/4083485.html&quot;&gt;Frying
Point&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Nouvel Observateur s'interroge donc sur Twitter comme média utilisé par les
stars avec cet article : &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2320/articles/a399994-.html&quot;&gt;Le
phénomène Twitter : Stars, Web et ragots&lt;/a&gt;&amp;quot; (couplé à un encadré &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2320/articles/a399995-.html&quot;&gt;Quand
les politiques &amp;quot;twittent&amp;quot;...&lt;/a&gt;&amp;quot; : &lt;em&gt;&amp;quot;Ce site de «microblogging» sur lequel
chacun peut diffuser ses petits commentaires fait fureur, notamment parmi les
célébrités, qui l'utilisent pour tenir leurs fans en haleine.
Décryptage&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retiendra les propos intéressants et critiques de Stéphane Hugon, sociologue
au &lt;a href=&quot;http://www.ceaq-sorbonne.org/&quot;&gt;CEAQ&lt;/a&gt; (Centre d'Etudes sur
l'Actuel et le Quotidien, Université René Descartes - Sorbonne, Paris 5) sur le
service Twitter et ses utilisations :&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Une expérience sociale hypnotique (...) C'est ce qui fait le côté
fascinant de tous ces réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Le contenu en
tant que tel est proche de zéro. Ce qui compte, c'est l'interaction, le flux
d'informations... (...) Contrairement à ce qui passe dans les médias
traditionnels, sur internet l'information n'a de valeur que si elle est validée
par le public (...) Il n'y a plus de modèle charismatique. L'espace utopique,
c'est désormais celui du quotidien&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://semiologie-television.com/&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Virginie Spies&lt;/a&gt;, sémiologue (Maître de Conférences à l'Université d'Avignon
et chef du Département des Sciences de l’Information et de la Communication),
&lt;a href=&quot;http://twitter.com/semioblog&quot;&gt;usagère de Twitter&lt;/a&gt;, décrypte, quant
à elle, l'intérêt de Twitter pour les stars :&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le people, c'est le VIP de proximité, quelqu'un à qui le public peut
s'identifier Demi Moore, elle, joue sur les deux tableaux, un peu comme
Angelina Jolie. Ce sont des icônes glamour, mais aussi des people, bref, elles
habitent à la fois dans Gala et dans Voici (...) Comme des marques, elles se
doivent d'être présentes sur tous les supports.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/25/Usages-de-Twitter-par-les-stars-communication-et-marketing#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Médias sur Twitter, quelle présence ?</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/24/Medias-sur-Twitter-quelle-presence</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:92ce5452462d5041282766af1af26d81</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 12:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>media</category><category>microblogging</category><category>twitter</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img title=&quot;mediatwitter.png, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/mediatwitter.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour son édition du 20 avril 2009, l'hebdomadaire professionnel français
&lt;a href=&quot;http://www.cbnews.fr/&quot;&gt;CB News&lt;/a&gt; (Communication &amp;amp; Business News)
fait sa une sur Twitter : &amp;quot;Micro-blogging : Le coup de foudre du marché pour
Twitter&amp;quot; avec au sommaire :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un éditorial (&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.cbnews.fr/edito&quot;&gt;Let's Twit Again&amp;quot;&lt;/a&gt;) et
une double-page intitulée &amp;quot;Le chant de Twitter envoûte la planète&amp;quot; avec trois
pavés repères (une brève présentation en 3 questions ; l'intérêt de Twitter
pour les médias et les marques ; la définition des Gazouillis par Twitter)
ainsi que 4 articles : &amp;quot;Marques : ne pas hésiter à suivre les followers&amp;quot; ;
&amp;quot;Médias : ils se cherchent, les journalistes s'y trouvent&amp;quot; et &amp;quot;Agences et
bloggers : Devine qui je suis&amp;quot; avec la particularité de mettre en avant assez
peu d'exemples français et francophones de Twitter en communication, marketing
et promotion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein du dossier de l'hebdomadaire, on notera ce passage intéressant sur les
Twitter de médias :&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Quotidiens, newsmagazines, chaînes de télé et, évidemment, sites Internet ont
envahi le site le plus en vue du moment (Twitter). Ces médias déposent sur des
comptes officiels les titres des articles mis en ligne et des liens pour y
accéder directement dans le but d’informer leur communauté et, surtout, de
générer du trafic. Une démarche utile s’il s’agit de diffuser un « breaking
news » ou de faire buzzer une info exclusive, mais qui se révèle
contre-productive quand les éditeurs publient la liste complète de leurs
nouvelles pages, abreuvant leurs followers de dizaines de mises à jour par
heure. (…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un journal n’apporte rien à son compte officiel, mieux vaut suivre l’exemple
du&lt;/em&gt; &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://twitter.com/chicagotribune&quot;&gt;Chicago Tribune&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, qui a simplement
mis&lt;/em&gt; &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://www.chicagotribune.com/about/chi-chicago-tribune-twitter-users,0,6082714.htmlstory&quot;&gt;
les comptes de ses journalistes en avant&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. Ces derniers profitent de la
réactivité de Twitter pour publier leurs infos en temps réel, décrire les
coulisses des évènements, donner du off et dénicher des liens
improbables.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A noter que CBNews possède un &lt;a href=&quot;http://twitter.com/cb_news&quot;&gt;Twitter
privé&lt;/a&gt; (sur invitation).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'Innovation sociale, qu'est-ce que c'est ?</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/22/Innovation-sociale-qu-est-ce-que-c-est</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fe657873532e7f3858dd9a95139b5ca1</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Apr 2009 21:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>economie sociale et solidaire</category><category>innovation</category><category>media</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 162px; height: 259px;&quot; title=&quot;alternativeseconomiques.jpg, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/.alternativeseconomiques_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.alternatives-economiques.fr&quot;&gt;Alternatives
Economiques&lt;/a&gt; vient de publier la 2e édition de &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-de-a-a-z_fr_pub_824.html&quot;&gt;L’Economie
Sociale de A à Z&lt;/a&gt;&amp;quot;, un numéro hors-série pratique (n°38 bis – mars 2009) qui
défriche l’Histoire, les concepts et les acteurs d'une Economie Sociale
pluriforme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rodolphe Vidal (ESSEC) y livre une définition avisée de l’Innovation sociale,
un concept de plus en plus galvaudé, qui est pourtant une expression du champ
sémantique de l'Economie sociale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Innovation sociale. L’innovation sociale apparaît de plus en plus dans les
réflexions et les pratiques. Elle est appelée à jouer un rôle majeur au niveau
de l’articulation de l’action privée et des choix collectifs, par exemple sur
les questions de développement, qu’il soit local, urbain, social ou soutenable.
Il n’y a cependant pas de définition officielle partagée par l’ensemble des
acteurs de l’innovation sociale.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Celle-ci fait partie du vaste domaine de l’innovation, un domaine largement
structuré par l’innovation technologique. En ce sens, elle est d’abord à la
fois le résultat et le processus transformant une ou des idées en réalisations
concrètes : nouvelles pratiques, actions, stratégies, organisations, produits
ou services, mais aussi nouvelles institutions.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Bien qu’elle combine souvent différentes modalités et différentes fins,
l’innovation sociale se distingue des innovations technologiques, économiques
ou commerciales sous deux aspects : dans ses objectifs et son intentionnalité,
elle cherche en priorité à répondre à des enjeux ou à des besoins sociaux non
ou mal satisfaits, enjeux et besoins qu’elle aura souvent contribué à
construire ; dans ses modalités, elle découle en priorité de nouveaux
arrangements, modes de relation, modes de participation, modes de vie, de
nouvelles organisations, collaborations ou coopérations entre acteurs,
organisations ou communautés de la société.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Elle s’appuie sur des collectifs d’acteurs, existant préalablement ou bien
se construisant dans le cadre du processus d’innovation, dans des communautés
de proximité matérielle, mais aussi de proximité de valeurs, de dialogue ou sur
les territoires. L’innovation sociale procède de la société civile, dont elle
renforce le rôle et la place dans la société.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/22/Innovation-sociale-qu-est-ce-que-c-est#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/22/Innovation-sociale-qu-est-ce-que-c-est#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.jeanlucraymond.net/feed/rss2/comments/396506</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Interview Twitter, le privé révélé dans un mode public, l'oversharing comme mode de partage</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/21/Interview-Twitter-le-prive-revele-dans-un-mode-public-l-oversharing-comme-mode-de-partage</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cbfe59589c06c6163a880efb21c2cac2</guid>
    <pubDate>Tue, 21 Apr 2009 02:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Mes réflexions</category>
        <category>media</category><category>mes reflexions</category><category>methodologie</category><category>microblogging</category><category>twitter</category><category>universite</category><category>veille</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 183px; height: 183px;&quot; title=&quot;twitterbird.png, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/twitterbird.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de faire un choix parmi les sollicitations d'interview sur
&lt;a href=&quot;http://twitter.com/jeanlucr&quot;&gt;mon activité liée à Twitter&lt;/a&gt;, une
plateforme que j'utilise assidument depuis 2 ans. Je coordonne régulièrement
des &lt;a href=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/post/2008/12/14/Formation-Twitter-et-microblogging&quot;&gt;formations
Twitter&lt;/a&gt; ainsi que des missions de conseils pour l'utilisation de Twitter
dans le monde de l'entreprise, de la communication, du marketing et de la
publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai répondu récemment aux questions de Bertrand Audrin, étudiant en Sciences
de l'Information et de la Communication à l'&lt;a href=&quot;http://www2.unine.ch/&quot;&gt;Université de Neuchâtel&lt;/a&gt; (Suisse) qui s'intéresse à
l'importance des réseaux de microblogging dans la révélation de l'actualité. Je
me suis volontiers plié à l'exercice... Voici le texte envoyé à Bertrand
Audrin.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que spécialiste de l'information et de la communication, que
pensez-vous de la croissance exponentielle que vit Twitter: phénomène de mode
ou naissance d'un nouveau média ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Twitter est un média (microblogging) dans un média (web). Il inaugure une
nouvelle forme d'outils du Web qui consiste à faire de ce qui est privé, des
mentions publiques. Par sa plasticité (interface de programmation) et
l'écosystème qui l’entoure, la plateforme (interfaces clients, outils annexes,
plateformes Web liées) situe son intérêt non pas dans ce qui se fait son
essence (la limite des 140 caractères) mais ce qui se joue dans sa périphérie
immédiate. Les outils annexes entretiennent un rapport de dépendance par
rapport à Twitter dans une distanciation relative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense que le microblogging en est encore à ses balbutiements, telle que
l'était la forme blog dans les années 2001-2002. Le fait que les médias et
l'univers marchand s'y intéressent très fortement montre que l'outil Twitter
est utile dans différents domaines, façons de l'utiliser : communication,
marketing, distribution, diffusion, alertes, créations. Plus la forme est
restreinte (là, elle est textuelle) plus elle donne lieu à des champs possibles
d'imagination. Twitter est simple car textuel. Il évacue en quelque sorte la
complexité du blogging et de l'éditorial tout en recréant un contenu. Twitter
est très paradoxal dans son approche. C'est ce qui le rend souvent déconcertant
lorsque je débute ma présentation de l'outil de microblogging en Formation
Twitter (des sessions que je conduis régulièrement depuis un an et demi, en
Belgique notamment). L'usage de Twitter n'est absolument pas prédéterminé. La
phrase &amp;quot;What are you doing ?&amp;quot; est un prétexte à &amp;quot;hacker&amp;quot;, à &amp;quot;braconner&amp;quot; (au
sens de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_de_Certeau&quot;&gt;Michel de
Certeau&lt;/a&gt;) ce qui est demandé pour utiliser Twitter différemment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les polarités d'extension au-delà de l'outil via des applications tierces
rendent son avenir très malléable et comme base d'utilisations en situation de
mobilité à venir. L’outil Twitter va, par ailleurs évoluer ; celui-ci est
encore très jeune dans sa forme. La puissance du réseau social Twitter est
fortement liée désormais à une expansion très importante du nombre
d'utilisateurs ce qui le rend de plus en plus incontournable comme outil grand
public... Donc, sollicité directement en corollaire par l'univers
publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, on assiste à des groupes d'utilisateurs qui s'agrègent en grappes de
conversations selon les contrées de notre monde : les &lt;a href=&quot;http://www.twittermoms.com/&quot;&gt;TwitterMoms&lt;/a&gt; américaines, les bibliothécaires
en France, des webdesigners francophiles en Roumanie, des étudiants en
journalisme au Brésil… Il n'y a pas une seule sphère du microblogging mais
réellement plusieurs sphères et une multitude d'ensembles plus ou moins
importants en nombre d'utilisateurs et en nombre de messages échangés qui
cohabitent souvent, mais qui s'ignorent indépendamment les uns des autres. Il y
a déjà des microblogging très empreints de différences culturelles comme il y a
des Web.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a beaucoup parlé de Twitter dans la révélation de l'actualité ces derniers
temps, est-ce le retour du journalisme citoyen ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un leurre que de parler de journalisme citoyen pour Twitter. Le terme
&amp;quot;information&amp;quot; tel que je l'emploie signifie une info justement
vérifiée/recoupée au sens journalistique. Dire qu'un témoignage est une
information ne suffit pas, car il faut en saisir des éléments contextualisants.
En Moldavie récemment ou à Mumbai, beaucoup de médias ont (faussement) relayés
que Twitter était une source d'informations. &lt;a href=&quot;http://www.journalistiques.fr/post/2009/04/06/Le-Monde-fabrique-une-legende-urbaine&quot;&gt;
Pour Mumbai&lt;/a&gt;, l'info a été démentie par la Presse anglo-saxonne. Pour les
mouvements de manifestations en Moldavie, la supercherie était aussi de mise
&lt;a href=&quot;http://www.themediatrend.com/wordpress/?p=756#more-756&quot;&gt;d'après des
recoupements&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Twitter a sa force dans les alertes (enlèvements, tremblements de terre,
incendie, etc.) mais cela ne suffit pas pour faire de chaque utilisateur de
Twitter, un journaliste en puissance. La force et la faiblesse de Twitter est
de se situer dans l'age de &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-daum18-2009apr18,1,2097274.column&quot;&gt;Oversharing&lt;/a&gt;&amp;quot;,
le partager toujours plus qui lui-même se situe dans une économie du flux,
&lt;a href=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/post/zygmunt-bauman-3-traits-caracteristiques-des-reseaux-sociaux&quot;&gt;une vie
liquide&lt;/a&gt; comme le décrit le sociologue Zygmunt Bauman. Dans ce flux,
l'information peut difficilement surnager. En revanche, c'est la capillarité
des tweets en réaction à un évènement qui est foncièrement intéressante comme
un effet boule de neige : positif, négatif... mais surtout émotionnel, une
capacité à mobiliser l'esprit et à capter l'attention. Or, nous sommes dans une
économie de l'attention qui capte le temps de l'individu et son émotion via des
outils Web. C'est cette mobilisation qui peut être employée de différentes
manières.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque qu'une information fausse soit répandue existe-t-il, ou celle-ci se
trouverait-elle étouffée dans l'océan de tweets ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est difficile à dire, car il n'y a pas eu à ma connaissance d'exemple probant
analysé scientifiquement qui puisse faire preuve de quelconque autorité sur ce
sujet. La valeur d'un tweet dépend souvent de sa capacité de rediffusion. Or,
pour être rediffusé à un nombre important de followers, le tweet se doit de
l'être par un compte ayant beaucoup de followers. On peut se dire qu'un compte
avec beaucoup de &amp;quot;followers&amp;quot; a ou n'a pas d'autorité ; c'est une fausse
question ou assertion. C'est plus la crédibilité qui compte et la crédibilité
est encore très fortement liée aux grands médias : CNN, BBC, les quotidiens...
Un simple individu hors du champ journalistique a peu de chance de voir une
info rediffusée à grande échelle sur Twitter.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand il s'agit de parler de microblogging, on envisage plutôt un système
nombriliste, dans cette optique, comment se déplace-t-on vers un média sérieux
?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sérieux est peut-être un terme impropre, car Twitter même participe à cette
construction du divertissement (entertainment) à l'aspect médiatique (news and
views). Il participe donc grandement à une réplication des médias de masse en
associant le pouvoir de la publicité, à celui de la communication, au
marketing, à l'émotionnel et à l'information (cf. les écrits du philosophe
Bernard Stiegler et d&lt;ins&gt;'&lt;/ins&gt;&lt;a href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/&quot;&gt;Ars
Industrialis&lt;/a&gt;). Il y a un mix de tout cela dans Twitter, une combinaison de
positionnements individuels et ou collectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombrilisme est plutôt un égocentrisme très fortement présent dans les
blogs, bien que peu avoué. D'ici à dire qu'il en est de même dans Twitter, il
n'y a qu'un pas. Twitter est fortement individualisé dans l'expression (effet
de &amp;quot;reply&amp;quot;) mais chaque message (hors message direct) s'adresse à une multitude
: c'est un espace privé révélé au public. En ce sens, c'est ce qu'il y a de
réellement nouveau avec Twitter : une capacité d'ouverture qui est maîtrisée
dans un monde ouvert (Facebook est l'antithèse de Twitter sur ce
plan-là).&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Twitter est-il assimilable à un réseau social, ou peut-on le considérer comme
un flux d'information continu ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A un flux, oui. Un flux textuel ordonnancé de façon antéchronologique. Chaque
Tweet publié est évanescent par nature. Il s'oublie dans la &amp;quot;timeline&amp;quot; dès lors
que prononcé. C'est dire que Twitter est un outil d'engagement, au toujours
plus si l'on veut gagner en visibilité. C'est du &amp;quot;personal branding&amp;quot; exacerbé
(la marque, c'est moi) et il est d'ailleurs marquant de constater le nombre de
consultants et travailleurs individuels qui se trouvent sur Twitter, notamment
dans le monde anglo-saxon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Twitter est un outil d'exposition d'une image de soi recomposée, refaçonnée
dans un effort de &amp;quot;vente&amp;quot; de ses services, de mise en avant de ses
compétences... C'est une image assez instantanée de Twitter. Elle correspond à
un média qui s'affirme statistiquement comme utilisé majoritairement par des
personnes entre 30 et 50 ans. Il augure différemment de MySpace (population
adolescente) et du raz-de-marée Facebook (l'existence par les autres). Twitter
est d'abord un espace personnel maîtrisé et contrôlé qui interagit dans un
flux, avec un flux mais dans une capacité de choix avant tout textuel parce que
l'outil est textuel avant d'être hypertextuel.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'internaute lambda peut-il aisément aller pêcher ses informations exclusives
sur les systèmes de microblogging ? Comment doit-il s'y prendre
?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois que l'équipe de Twitter se cherche. Elle perçoit difficilement comment
l'utilisation de l'outil évolue. Si aujourd'hui, la tendance est au RT
(&amp;quot;retweet&amp;quot; pour s'affirmer sur Twitter), rien ne dit qu'il en sera de même dans
6 mois et qu'une utilisation nouvelle et mobile de Twitter s'affirmera
davantage. En ce sens, Twitter avait mésestimé la capacité du moteur de
recherche &lt;a href=&quot;http://search.twitter.com/&quot;&gt;TwitterSearch&lt;/a&gt; qu'elle a
racheté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette fonctionnalité est devenue centrale dans Twitter : se servir de
TwitterSearch, c'est donner du sens au pouvoir du consommateur qui conseille,
donne avis, précise, indique. Twitter est un annuaire de contenus de
témoignages conversationnels : TwitterSearch comme relais indispensable de
signifiance, et ce moteur de recherche a une valeur par la consistance de son
contenu aussi bien que par son caractère instantané. De ce fait, Google est
très éloigné de la vague de Twitter et apparait comme un géant aux pieds
d’argile : contenu pléthorique, signifiance brouillée et qualité de restitution
de la requête pas toujours, de loin, très pertinente. Google ne se situe pas
dans une économie du flux ; la société peine à réagir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans tout outil Web, la valeur de l'information recueillie dépend plus de
la stratégie humaine mise en place que d'une gadgétisation dans l'utilisation
d'une multiplicité d'applications. C'est la composante Temps qui s'affirme
avant tout : Combien de temps puis-je consacrer quotidiennement à Twitter ?
Quel est mon objectif ? Quelle est la cible ? Quelle méthodologie vais-je
mettre en place ? Quelles sont les sources pertinentes sur Twitter et quelles
sont celles qui fournissent des &amp;quot;signaux faibles&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’effectue des missions de conseil auprès d'entreprises et d'ONG qui souhaitent
être présents sur Twitter avec des résultats significatifs dans le dialogue
entamé avec des utilisateurs de Twitter qualifiés et quantifiés. C'est ce
dialogue qui importe : inviter chaque personne présente sur Twitter à ne pas se
situer dans un espace Web traditionnel. Les Twitter de flux RSS autocentrés sur
la rediffusion de liens de leur propre site ou flux de façon uniforme et
répétée n'ont aucun intérêt, car il y a là une incompréhension notoire même des
possibilités de Twitter… Triste reproduction de Twitter comme le fil RSS d'un
site ou le méta- de son propre site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, Twitter peut être un média des annexes pour un média traditionnel.
Évoquer les dessous, les à côté d'un média, résumer ce qui est prégnant ou
l'émotion de vie ou de fonctionnement d'une chaîne TV, d'une station de radio,
d'un journal papier... Mettre en forme une ambiance, conter des mini-histoires
sont des façons de se différencier pour un média, de créer une expérience avec
les lecteurs/contributeurs. Impliquer les lecteurs/contributeurs au sein du
média est une préoccupation qui paraît évidente pour qui comprend bien Twitter
et son fonctionnement.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et réciproquement, le citoyen moyen peut faire part d'un fait à n'importe quel
instant; quelles sont les chances qu'il soit entendu ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore faible sur Twitter, je le pense sincèrement. Il n'y a pas beaucoup de
salut en dehors des médias traditionnels et aussi de plateformes vidéo comme
YouTube (le visuel a gagné la partie sur le Web de la rediffusion) ou encore de
Facebook pour la réactivité événementielle. Le flux est bien un flot sur
Twitter et pour se distinguer, il est nécessaire de se spécialiser, d'habituer
une audience, de la fidéliser. Les cercles relationnels communs, bien souvent,
se greffent de nouveau tels quels sur Twitter. Utiliser Twitter, ce n'est pas
par essence &amp;quot;S'entretenir avec soi-même&amp;quot; ; c'est créer du sens parce que
l'autre/les autres font que &amp;quot;nous&amp;quot; existons dans un cadre relationnel. Un
pluriel qui a le sens de la multitude. Sans cette multitude, l’écho demeure
faible.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réseaux de microblogging sont-ils un territoire à enjeux pour les médias
traditionnels? Doivent-ils avoir le rôle de suiveur, ou de blogueurs
?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, ils le sont à la condition que les médias traditionnels ne répliquent pas
seulement leur info telle quelle sur Twitter. Ils doivent réinventer des
utilisations qui les engagent à faire vivre une expérience au
lecteur/contributeur/consommateur. Ce sont des enjeux qui sont très liés au
marketing car la question médiatique actuelle essentielle concernant Twitter
est : Où se trouve le business model de la présence média sur Twitter ? Et
au-delà de cette question : Est-ce rentable ? Y-a-t-il un retour sur
investissement ? À cette question, est fortement associé l'intérêt éditorial.
Comment écrire sur Twitter ? Qu'y dire ? Twitter présente une forme textuelle
fluctuante, mais le peu de caractères à mettre en forme invite le rédacteur
professionnel à adopter un discours proche de l'argumentation promotionnelle,
communicationnelle et publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bien y regarder, il y a peu de médias qui réinventent leur média sur Twitter.
Quelques exemples sont toutefois intéressants comme Rue89 avec &lt;a href=&quot;http://twitter.com/twittpiques&quot;&gt;Twittpiques&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://twitter.com/chroniques2mars&quot;&gt;cette expérience d'étudiants&lt;/a&gt; de
l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, l'an dernier lors des élections
municipales en France. Ce dernier exemple montre que le microjournalisme, qui
est étudié dans des travaux de recherche au Brésil actuellement, est très
naissant avec une forme non aboutie, qui se cherche… une forme passionnante
pour qui s’y intéresse.&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment voyez-vous l'avenir des services du genre de Twitter ? Ont-ils le
potentiel nécessaire pour devenir des grands acteurs dans le domaine de
l'information ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Twitter est un outil qui s'inscrit dans une pléiade d'outils qui peuvent donner
à voir l'information autrement. C'est la nature même du journalisme Rich Media
que de saisir les outils Web, audio et vidéo, cartographies, lignes du temps...
Comme facilitateurs de compréhension, de décryptage et d'approfondissement de
l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'apprécie ainsi l'approche du journaliste français &lt;a href=&quot;http://www.journalistiques.fr&quot;&gt;Alain Joannès&lt;/a&gt; qui est exigeant sur cette
question d'une info vraiment pluriforme &lt;a href=&quot;http://www.journalistiques.fr/post/2009/03/13/Un-colloque-en-rich-media-avec-VuVox-collage&quot;&gt;
Rich Media&lt;/a&gt;. Twitter peut être une des pièces du dispositif Rich Media mis
en place par un média traditionnel. Le Rich Media replace les annexes de
l'information dans un schéma global d'explicitation et cela s’avère dans notre
monde, indispensable : donner des clés mais ne pas expliquer à la place de…
Belle idée, non ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/21/Interview-Twitter-le-prive-revele-dans-un-mode-public-l-oversharing-comme-mode-de-partage#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Jean-Michel Salanskis, Incompétence obsessionnelle</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/20/Jean-Michel-Salanskis-Incompetence-obsessionnelle</link>
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    <pubDate>Mon, 20 Apr 2009 09:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>competence</category><category>philosophie</category><category>savoir</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 120px; height: 166px;&quot; title=&quot;jeanmichelsalanskis, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/jeanmichelsalanskis.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu’est-ce que l’incompétence ? En quoi fait-elle peur ? Pourquoi
déstabilise-t-elle ? Professeur de philosophie des sciences, logique et
épistémologie à l'Université de Nanterre, &lt;a href=&quot;http://jmsalanskis.free.fr/&quot;&gt;Jean-Michel Salanskis&lt;/a&gt; s’intéresse à la notion
d’incompétence dans le Journal de bord de &lt;a href=&quot;http://www.philomag.com/&quot;&gt;Philosophie Magazine&lt;/a&gt; du mois d’avril 2009
(numéro 28). L’incompétence est anxieuse. Elle est un signe de l’inconstance de
notre temps ; extrait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;L’étudiante tergiverse pendant deux heures avant de commencer à rédiger
son devoir sur table. Ce qu’elle voit seulement, c’est elle-même, dénuée de la
compétence d’une telle écriture, et cette pensée l’écrase. (…)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Je tremble avant de donner une conférence, retrouvant au dernier moment
l’idée de mon incompétence, fût-elle oubliée par le monde : je vais être
démasqué. Malgré nos façades habiles, l’incompétence n’est-elle pas la vérité,
secret de notre fragilité ?&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;De là, nos conduites d’échec, vérifiant l’anticipation horrible que nous ne
saurons pas faire ce à quoi nous avons été convoqués. Mais pourquoi est-il si
important d’y arriver, de réussir ? Tellement crucial de passer l’étrange test
d’une performance, en toute occasion et dans tous les domaines ? Ce qui compte
dans la vie n’est-il pas plutôt le sentiment fugace qui accompagne nos moments,
et, parfois, les bénit ? Toutes les déconfitures ne sont-elles pas relatives ?
Ne passent-elles pas bien souvent inaperçues, parfois de nous-mêmes ? Et
d’ailleurs, tout cela n’est-il pas dérisoire vis-à-vis de la finitude de notre
condition ? Mieux vaudrait savoir aller au-devant des autres ou saisir les
qualités imprévues des détours du temps. (…)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;La terreur de l’incompétence nous fait souffrir et nous rabaisse, mais la
dignité individuelle n’est pas séparable du degré de succès auquel chacun peut
prétendre. Protégeons en chacun l’espoir angoissé de mieux faire. Prévenons le
mépris en offrant le crédit de la considération a priori. Réduisons la peur et
le tremblement en leur offrant le secours de la compréhension. Mais ne privons
personne de son combat d’excellence : le faire est, à y bien réfléchir, une
forme d’abandon, comme l’esquisse de l’élimination symbolique de la
personne.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pourquoi Baudelaire est moderne ?</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/18/Pourquoi-Baudelaire-est-moderne</link>
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    <pubDate>Sat, 18 Apr 2009 23:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>livre</category><category>philosophie</category><category>savoir</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 135px; height: 180px;&quot; title=&quot;baudelaire, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/baudelaire.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frédéric Dussenne, metteur en scène en résidence au Rideau de Bruxelles,
prépare pour le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (&lt;a href=&quot;http://www.bozar.be/home.php?lng=fr&quot;&gt;Bozar&lt;/a&gt;) un spectacle mariant textes et
musiques autour de l'oeuvre du poète Charles Baudelaire (Théâtre Marni, 23 et
24 avril 2009).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ses propos dans Bozar Magazine (avril 2009, n°48), on comprend
que l'oeuvre de Baudelaire est tourmentée, entretient un rapport fort avec une
vision moderne de notre monde, dans sa complexité et ses valeurs ; extrait de
cet entretien avec Frédéric Dussenne, avec des propos recueillis par Jérôme
Giersé :&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Baudelaire est une contradiction. C'est un musicien du français parlé ;
son écriture est extrêmement ouvragée, presque précieuse. Et, dans le même
temps, son point sur la vie est très dur, concret jusqu'à l'obscène, au
trivial. Il cultive ce déséquilibre entre une forme très policée et un fond qui
est assez noir. Il y a chez lui la volonté de donner une forme à la réalité la
plus noire en lui conférant de la beauté. Il dit de la ville de Paris, dans un
poème : &amp;quot;Tu m'as donné ta boue, et j'en ai fait de l'or. (...)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;C'est la tension entre la beauté et la &amp;quot;laideur&amp;quot; qui est singulière chez
Baudelaire (...)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Je pense que l'attitude de Baudelaire, son point de vue d'artiste, passe
par le prisme de son rapport à lui-même. C'est quelqu'un qui parle du monde en
se regardant dans le miroir. L'homme, la femme, la poésie et la musique sont
des reflets de la même réalité qui se décline en plusieurs modes différents
(...)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;La forme - la beauté - rend la réalité supportable.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>50 conseils pour rebondir en temps de crise</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/17/50-conseils-pour-rebondir-en-temps-de-crise</link>
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    <pubDate>Fri, 17 Apr 2009 10:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Tendance</category>
        <category>conseil</category><category>crise</category><category>emploi</category><category>entreprise</category>    
    <description>    &lt;img style=&quot;width: 223px; height: 223px;&quot; title=&quot;tempsdecrise, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/.rebondirentempsdecrise_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé Bommelaer est consultant en outplacement au cabinet &lt;a href=&quot;http://oconihout.free.fr/&quot;&gt;L'Espace Dirigeants&lt;/a&gt;. Ce diplomé de Sciences Po
Paris et de l'Essec est auteur de deux livres chez Eyrolles : « Booster sa
carrière grâce au Réseau » (2005) et « Trouver le bon job grâce au Réseau »
(2007).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé Bommelaer vient de signer « Rebondir en temps de crise » (toujours chez
Eyrolles, Mars 2009), un ouvrage qui synthétise un positionnement professionnel
choisi en ces temps troublés, une sorte de kit de survie qui rappelle des
conseils de bons sens pour agir au quotidien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les titres des 50 bons réflexes au quotidien d’Hervé Bommelaer pour «
Rebondir en temps de crise » :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Laissez la panique aux autres&lt;br /&gt;
2. Sortez la tête du guidon&lt;br /&gt;
3. Informez-vous&lt;br /&gt;
4. Ne résistez pas au changement, accompagnez-le&lt;br /&gt;
5. Remettez-vous en cause&lt;br /&gt;
6. Reprenez en main le volant de votre carrière&lt;br /&gt;
7. Rassurez vos patrons&lt;br /&gt;
8. Ne laissez pas tomber votre équipe&lt;br /&gt;
9. Soignez vos pairs&lt;br /&gt;
10. Choyez vos clients&lt;br /&gt;
11. Gagnez maintenant les nouveaux clients de demain&lt;br /&gt;
12. Trouvez de nouvelles idées et appliquez-les&lt;br /&gt;
13. Imitez les survivants&lt;br /&gt;
14. Travaillez votre chance&lt;br /&gt;
15. Adoptez la maxi-coopération&lt;br /&gt;
16. Communiquez, communiquez, communiquez&lt;br /&gt;
17. Soignez votre visibilité&lt;br /&gt;
18. Ayez un discours sur la crise&lt;br /&gt;
19. Vos problèmes personnels n’intéressent personne&lt;br /&gt;
20. Sortez dans la cour de récré&lt;br /&gt;
21. Soyez plus que jamais connecté&lt;br /&gt;
22. Développez de nouvelles connexions&lt;br /&gt;
23. Sortez de votre Réseau de clones&lt;br /&gt;
24. Investissez du temps dans les associations&lt;br /&gt;
25. Ne déjeunez jamais seul&lt;br /&gt;
26. Donnez pour obtenir&lt;br /&gt;
27. Proposez votre aide&lt;br /&gt;
28. N’oubliez jamais de demander&lt;br /&gt;
29. Cherchez maintenant votre prochain job&lt;br /&gt;
30. Prenez des risques&lt;br /&gt;
31. Préparez-vous à l’imprévu&lt;br /&gt;
32. Soyez dans l’action plutôt que dans la réaction&lt;br /&gt;
33. Fiez-vous à votre intuition&lt;br /&gt;
34. Investissez dans la confiance&lt;br /&gt;
35. Recherchez la confrontation&lt;br /&gt;
36. Racontez des histoires&lt;br /&gt;
37. Développez votre intelligence émotionnelle&lt;br /&gt;
38. Pensez et agissez de façon disruptive&lt;br /&gt;
39. Investissez dans une innovation de rupture : la politesse&lt;br /&gt;
40. Trouvez le bon contexte&lt;br /&gt;
41. Appliquez la résilience&lt;br /&gt;
42. Formez-vous&lt;br /&gt;
43. Échappez au syndrome du chic type&lt;br /&gt;
44. Faites-vous plaisir&lt;br /&gt;
45. Reprenez votre temps en main&lt;br /&gt;
46. Trouvez la bonne longueur d’ondes avec les autres&lt;br /&gt;
47. Gardez la forme&lt;br /&gt;
48. Recherchez les perles rares&lt;br /&gt;
49. Fuyez les toxiques&lt;br /&gt;
50. Laissez votre empreinte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Vie privée et Internet, les réseaux sociaux utilisés activement pour des enquêtes</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/16/Vie-privee-et-Internet-les-reseaux-sociaux-utilises-activement-pour-des-enquetes</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Apr 2009 10:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>identite numerique</category><category>internet</category><category>microblogging</category><category>reseau social</category><category>twitter</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 114px; height: 164px;&quot; title=&quot;facebook, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/.facebook_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les détectives privés utilisent bel et bien Internet et notamment les
réseaux sociaux pour enquêter. Goolam Monsoor, gérant du groupe &lt;a href=&quot;http://www.as-detective.com/&quot;&gt;AS Consultant Détective&lt;/a&gt; révèle quelques-unes
des pratiques dans une mini-interview pour le mensuel &lt;a href=&quot;http://www.chronicart.com/&quot;&gt;Chronic’Art&lt;/a&gt; du mois d’Avril 2009 (n°54) ;
extrait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Les moteurs de recherche facilitent les recherches à un niveau
international. Hormis les recherches classiques d’informations sur les sites
des entreprises, nos abonnements à des banques de données telles que
Société.com, Infogreffe, Cadastre et Kompass nous font gagner du temps. Par
ailleurs, le logiciel de géolocalisation par satellite facilite les filatures
dans des conditions spécifiques et la transmission des images via Internet nous
permet de faire des surveillances à distance. D’autres applications permettent
de rechercher les preuves de détournement de clientèle, un savoir-faire, dans
des disques durs d’ordinateurs.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Facebook, LinkedIn, Plaxo, Twitter, Copains d’Avant et autres réseaux
permettent d’obtenir des informations ouvertes, je dirai même « offertes » au
grand public. Il est évident que nous utilisons ces réseaux, puisque les gens y
exposent naturellement leur vie privée.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/16/Vie-privee-et-Internet-les-reseaux-sociaux-utilises-activement-pour-des-enquetes#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Robert Redeker, Conduire l'information</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/15/Robert-Redeker-Conduire-l-information</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a19527f38aed3a8818153499053e164b</guid>
    <pubDate>Wed, 15 Apr 2009 10:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>information</category><category>internet</category><category>media</category><category>reseau</category><category>savoir</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;width: 157px; height: 203px;&quot; title=&quot;revuemedias, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/revue-medias.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nouvelle édition de Médias (&lt;a href=&quot;http://www.revue-medias.com/&quot;&gt;numéro 30 – Printemps 2009&lt;/a&gt;), le philosophe
Robert Redeker s’interroge sur le statut de l’information, de sa distribution à
sa rediffusion, à l’heure du Web, dans une tribune intitulée : Le journalisme
au défi d’Internet. Robert Redeker présente la métaphore de l’électricité
:&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans cette nouvelle forme de société, les informations ne se consomment pas
(d’où la double crise du modèle télévisuel charpenté autour de la grand-messe
du journal de 20 heures, et de la presse quotidienne version papier) : elles
traversent, elles parcourent ; chacun est appelé à les faire circuler, les
faire rebondir, les renvoyer (les « forwarder »). Les blogs et les sites
participatifs s’inscrivent dans cette nouvelle approche de l’information.
Plutôt que produit de consommation, l’information est, désormais, une sorte de
courant électrique, électronique, ou de fluide, qui traverse chacun : nous
sommes tous des conducteurs d’informations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rien n’est plus assuré : le consommateur d’informations tel qu’on a pu
le connaître depuis une quarantaine d’années est destiné à sombrer dans la
caducité pour la bonne raison que nous entrons, avec Internet, dans un régime
inédit de l’information, le conducteur ayant pris la place du
consommateur.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous ne consommons plus les informations, nous les conduisons à l’instar
de ces corps dont on dit qu’ils sont « conducteurs » de courant électrique. Ou
bien, pour reprendre la métaphore spirite, parfaitement descriptive ici : le
médium, chacun d’entre nous, conduit et reconduit le fluide qui le traverse,
l’information. C’est la circulation à la plus grande vitesse possible, celle
qui frôle la vitesse infinie, qui constitue l’impératif catégorique de la
société de l’information, pas la consommation.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/15/Robert-Redeker-Conduire-l-information#comment-form</comments>
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      </item>
    
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    <title>Une actualité en évaporation</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/14/Une-actualite-en-evaporation</link>
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    <pubDate>Tue, 14 Apr 2009 10:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>information</category><category>internet</category><category>media</category><category>savoir</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img style=&quot;width: 298px; height: 199px;&quot; title=&quot;vingetun, avr 2009&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200904/.vingtetun_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment se distinguer, se différencier dans les médias, sur Internet et en
dehors d’Internet. L’excellent magazine trimestriel XXI (Vingt et un) se pose
la question dans l’éditorial de son nouveau numéro (&lt;a href=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/04/14/%20http://www.leblogde21.com/article-29908214.html&quot;&gt;numéro 6, Printemps
2009&lt;/a&gt;). Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry pensent que l’ «
actualité profonde » et « la force des choses vues », le pouvoir du « raconter
» et les reportages, les « histoires » sont une des façons efficaces de mettre
en forme une information qui ne s’évapore pas. Leur analyse de l’information
liquide est particulièrement intéressante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Les « événements » sont désormais traités en temps réel, rien qu’en
France, par six radios, trois chaînes de télévision d’information continue, une
vingtaine de sites Internet liés aux quotidiens ou aux hebdomadaires, cinq
rédactions exclusivement Web qui sont nées depuis deux ans, et une kyrielle de
blogs en tout genre. Ces médias s’interpénètrent de plus en plus. Le dernier
site à la mode, Twitter, invite ses adeptes à envoyer de très courts messages
sur tout ce qu’ils voient, pensent et dénichent. L’internaute devient ainsi une
agence de Presse ou un moteur de recherche ambulant pour les
autres.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Il faut pourtant se méfier des illusions d’optique. Les études montrent que
70% des informations qui circulent dans ces gigantesques accélérateurs de
particules sont… les mêmes dépêches, indéfiniment dupliquées. À chaque jour son
« buzz », sa rumeur qui enfle, sa polémique, sa révélation sur laquelle nous
sommes aussitôt sommés d’avoir un point de vue. À peine avons-nous forgé une
opinion que l’information est aussitôt remplacée par une autre, toute aussi
capitale que la précédente et ainsi de suite.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Cette circulation circulaire de l’information finit par créer une
représentation du monde virtuelle, chaotique et inintelligible, qui n’a plus de
liens avec ce que chacun d’entre nous peut vivre, ressentir et voir.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Clarika, Bien mérité</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2009/03/14/Clarika-Bien-merite</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:17781f5da53ddf63471cf0c328a57c8d</guid>
    <pubDate>Sat, 14 Mar 2009 17:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Tendance</category>
        <category>art</category><category>musique</category>    
    <description>    &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k3C5GLDTm2mSToXY5E&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k3C5GLDTm2mSToXY5E&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clarika &amp;quot;Bien mérité&amp;quot;. Nouvelle chanson de la fée magique de la chanson
française, &lt;a href=&quot;http://www.clarika.net&quot;&gt;Clarika&lt;/a&gt;, que j'ai eu la chance
de découvrir, il y a plus de 10 ans. &amp;quot;Bien mérité&amp;quot; est extrait de l'album &amp;quot;Moi
en Mieux&amp;quot; à paraître le 16 mars 2009. Voilà un morceau dont les paroles font
sens avec un clip vidéo inventif...&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clarika &amp;quot;Bien Mérité&amp;quot; (paroles et musique Clarika, Jean-Jacques
Nyssen)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La petite carte en plastique&lt;br /&gt;
Que l'Etat m’a donnée&lt;br /&gt;
Ah ouais&lt;br /&gt;
Je l'ai bien méritée&lt;br /&gt;
Naître en République&lt;br /&gt;
Dans une clinique chauffée&lt;br /&gt;
Ah ouais&lt;br /&gt;
Je l'ai bien mérité&lt;br /&gt;
Les bancs de mon école&lt;br /&gt;
Le pouvoir d'étudier&lt;br /&gt;
Ah ouais&lt;br /&gt;
Je l'ai bien mérité&lt;br /&gt;
Aller voir mon docteur&lt;br /&gt;
Quand j'me sens fatiguée&lt;br /&gt;
Ah ouais&lt;br /&gt;
Je l’ai bien mérité&lt;br /&gt;
La douceur de l'enfance&lt;br /&gt;
L'amour qu'on m'a donné...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bah ouais, c'est vrai,&lt;br /&gt;
J'y avais pas pensé&lt;br /&gt;
Bah oui, pardi&lt;br /&gt;
On me l'a toujours dit&lt;br /&gt;
Bon sang, c'est sûr&lt;br /&gt;
C'est la loi de la nature&lt;br /&gt;
C'est l’évidence&lt;br /&gt;
T'avais qu'à naître en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et tant pis pour ta gueule&lt;br /&gt;
Si t'es né sous les bombes&lt;br /&gt;
Bah ouais&lt;br /&gt;
Tu l'as bien mérité&lt;br /&gt;
T’avais qu'à tomber&lt;br /&gt;
Du bon côté de la mappemonde&lt;br /&gt;
Bah ouais&lt;br /&gt;
Tu l'as bien mérité&lt;br /&gt;
Si la terre est aride&lt;br /&gt;
Y'a qu’à trouver d'la flotte&lt;br /&gt;
Bah ouais&lt;br /&gt;
Un peu de nerf mon gars&lt;br /&gt;
Pour la remplir, ta hotte&lt;br /&gt;
Bah ouais&lt;br /&gt;
On prend pas un bateau&lt;br /&gt;
Si on sait pas nager&lt;br /&gt;
Bah non&lt;br /&gt;
On n’a que c'qu’on mérite&lt;br /&gt;
Alors t'as mérité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bah ouais&lt;br /&gt;
C’est vrai&lt;br /&gt;
J’y avais pas pensé&lt;br /&gt;
Bah oui&lt;br /&gt;
Pardi&lt;br /&gt;
On me l’a toujours dit&lt;br /&gt;
Bon sang, c’est sûr&lt;br /&gt;
C’est la loi de la nature&lt;br /&gt;
C’est l’évidence&lt;br /&gt;
T’avais qu’à naître en France&lt;br /&gt;
C’est l’évidence&lt;br /&gt;
T’avais qu’à naître en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bah ouais&lt;br /&gt;
J'y avais pas pensé&lt;br /&gt;
Bah tiens, c'est bien&lt;br /&gt;
Donnons-nous les moyens&lt;br /&gt;
C'est l'évidence&lt;br /&gt;
T'avais qu'à naître en France&lt;br /&gt;
C'est l'évidence&lt;br /&gt;
T’avais qu'à naître en France&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Zygmunt Bauman : 3 traits caractéristiques des réseaux sociaux</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/zygmunt-bauman-3-traits-caracteristiques-des-reseaux-sociaux</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Mes réflexions</category>
        <category>economie</category><category>reseau</category><category>territoire</category><category>web2</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Zygmunt_Bauman&quot;&gt;&lt;img title=&quot;zygmuntbauman.gif, jan 2009&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 211px; height: 328px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200901/zygmuntbauman.gif&quot; /&gt;Zygmunt Bauman&lt;/a&gt; est un sociologue et
philosophe polonais et anglais qui a traversé le 20e siècle avec une
description du monde qu’il désigne « liquide », les liens sociaux devenant de
plus en plus difficiles à décrire car improbables à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son dernier ouvrage traduit en français &amp;quot;S'Acheter une vie&amp;quot; (Editions
Jacqueline Chambon ; septembre 2008), passionnant s’il en est, Zygmunt Bauman
franchit un pas, en indiquant que les individus sont à la fois les promoteurs
des produits et les produits dont ils assurent la promotion, le marketing et la
communication. Nous sommes tout à la fois la marchandise et le vendeur, les
biens et leurs prescripteurs… Dans un même espace social : le « marché ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour accéder à une position sociale favorable, il convient que les
individus se reconditionnent sans cesse en produits pour attirer une attention
continue ou discontinue. Cette captation permanente de l’attention est un fait
majeur de notre monde contemporain occidental. Autrement dit, sans
consommation, nous ne sommes pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le 3e chapitre de l’ouvrage (« La culture consumériste »), Zygmunt Bauman
définit 3 angoisses du monde moderne qui épousent étrangement 3 traits
caractéristiques des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn...) :&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;L’angoisse d’être de rester en tête&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;« Le fait d’être « en tête » présage une possibilité de sécurité, de
certitude et de certitude de la sécurité – précisément les types d’expérience
qui font le plus terriblement défaut à la vie de consommation, bien qu’elle
soit guidée par le désir de les acquérir.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;La référence au fait d’ « être en tête du peloton du style » semble
promettre une forte valeur marchande et une demande abondante (traduites l’une
comme l’autre par une certitude de reconnaissance, d’approbation et
d’inclusion). Dans le cas d’une tentative globalement réduite à la présentation
d’emblèmes, une tentative qui commence par l’achat d’emblèmes, puis passe par
l’annonce publique de leur possession avant d’être perçue comme achevée une
fois que la possession devient publique, cela se traduit alors par un sentiment
d’ « appartenance ». »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Le message s’accompagne d’une date limite d’utilisation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« Le message ne vaut que « pour les mois à venir », pas plus. Il s’accorde
bien avec l’expérience du temps pointilliste composé d’instants, d’épisodes à
durée déterminée et de nouveaux départs ; il libère le présent, qu’il convient
d’explorer et d’exploiter à fond, des distractions du passé et du futur qui
auraient pu empêcher la concentration  et gâter l’ivresse du libre choix.
Il offre un double bonus : celui d’être momentanément à la page, tout en
comportant une garantie contre tout décrochage futur (du moins pour ce qui est
du futur prévisible, si tant est qu’il existe). Les consommateurs chevronnés
comprendront ce message ; celui-ci les poussera à se presser et leur rappellera
qu’ils n’ont pas de temps à perdre.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Ce message comprend donc un avertissement, qu’on aurait tort d’ignorer :
les bénéfices qu’on retire d’une réponse rapide à l’appel, pour mirifiques
qu’ils puissent être, ne sont pas éternels. Toute assurance de sécurité acquise
devra être renouvelée une fois les « mois à venir » passés. « Le degré de la
vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli ». Pourquoi ?
Parce que si la conquête de la scène implique d’en tenir à l’écart d’autres
personnes, alors la conquête de la scène connue sous le nom d’ « attention
publique » (plus exactement, l’attention du public désigné pour être recyclé
sous la forme de consommateurs) exige d’en écarter d’autres objets d’attention
– d’autres personnages et d’autres intrigues, y compris celles que les
chercheurs d’attention avaient montées hier (…) Dans le monde moderne liquide,
la lenteur annonce la mort sociale. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Le choix du look&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;« On peut se choisir un look, choisir, en soi – choisir un look -, n’a pas
d’intérêt puisque c’est ce qu’on doit faire, et que l’on ne peut s’en désister
ou y échapper qu’au risque de se faire exclure. On n’est pas non plus libre
d’influencer l’ensemble des choix disponibles (de looks) : il n’en reste pas
d’autres puisque toutes les possibilités réalistes et recommandables ont déjà
été présélectionnées, pré-écrites et prescrites.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;(…) La pression du temps, la nécessité de se faire bien voir aux yeux du «
peloton du style » au cas où ses membres vous regarderaient, au cas où ils
remarqueraient et mémoriseraient votre tenue et votre maintien, ou le nombre
strictement limité des choix que vous pouvez faire (« une demi-douzaine », pas
plus). Ce qui compte vraiment, c’est ce que ce soit vous qui ayez maintenant
les choses en main. Et vous devez les avoir en main : le choix vous revient
peut-être, mais n’oubliez pas qu’il est obligatoire de choisir (…) Dans la
culture de consommation, choix et liberté désignent la même condition ; on aura
donc raison de les traiter en synonymes, du moins au sens où l’on ne peut
s’abstenir de choisir qu’en abdiquant en même temps sa liberté ».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots de Zygmunt Bauman font réfléchir sur ce que nous sommes comme êtres
dans cette réalité virtuelle si attachée au réel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Roland Piquepaille</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/roland-piquepaille</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4259fef567403d6edde2aa81700e9f42</guid>
    <pubDate>Sun, 11 Jan 2009 12:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Mes réflexions</category>
        <category>blog</category><category>savoir</category><category>veille</category>    
    <description>    &lt;img title=&quot;rolandpiquepaille.png, jan 2009&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.jeanlucraymond.net/public/200901/rolandpiquepaille.png&quot; /&gt;Roland Piquepaille passed away. Une
bien triste nouvelle en ce mois de janvier : le &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://blogs.zdnet.com/emergingtech/?p=1138&quot;&gt;décès de Roland Piquepaille&lt;/a&gt;,
62 ans, lundi dernier. Ingénieur et blogueur français établi à Paris, Roland
Piquepaille éditait depuis des années, son blog &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.primidi.com/&quot;&gt;Roland Piquepaille's Technology Trends&lt;/a&gt;
(initialement IT Technology Trends) avec une passion sans faille, un carnet Web
sur l'innovation, les découvertes scientifiques, ces technologies qui font
bouger le monde, qui interrogent sur notre avenir... En prenant soin de
vulgariser avec ses mots, des images et illustrations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roland Piquepaille a été l'un de mes modèles phares dans l'univers des blogs.
J'ai eu la chance de le connaître dès 2003 via Howard Rheingold, Roland
participant tout comme moi, au blog collectif &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.smartmobs.com/2009/01/09/farewell-roland-piquepaille-62-smart-mobs-blogger&quot;&gt;
Smartmobs.com&lt;/a&gt;. Nous partagions de temps à autre un verre ou un déjeuner.
C'était devenu un rendez-vous régulier où nous échangions nos découvertes de
veille, discutions de la façon d'écrire, de partager sur le Web et au-delà du
Web. Il était également passionné par la culture américaine et l'univers
politique outre-Atlantique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roland Piquepaille me fit découvrir l'outil &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://delicious.com/rpiquepa&quot;&gt;Del.icio.us&lt;/a&gt;, sa méthode de travail au
quotidien pour recueillir efficacement des informations sur Internet. Il avait
des modèles dans le monde du Web dont &lt;a href=&quot;http://www.scripting.com/&quot;&gt;Dave
Winer&lt;/a&gt; et &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://blogs.sun.com/jonathan/&quot;&gt;Jonathan
Schwartz&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ex-employé de Silicon Graphics et de Cray Research entre autres, blogueur
historique sur le logiciel &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://radio.userland.com/&quot;&gt;Radio Userland&lt;/a&gt;, Roland Piquepaille avait une
terrible exigence envers lui-même, une rythmique implacable : mettre en ligne
chaque jour sur son blog, un seul et unique billet toujours étonnant, inédit,
surprenant... En sélectionnant minutieusement ses sources. Sa façon de faire
s'inscrivait hors du temps : Roland a toujours été très lu dans le monde
anglo-saxon, mais sa modestie ne l'a jamais poussé à le claironner sur les
médias ou ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aura et la qualité des articles de Roland Piquepaille en ont fait une figure
de proue de Slashdot. Depuis plusieurs années, il travaillait pour ZDNet en
maintenant le blog &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://blogs.zdnet.com/emergingtech/&quot;&gt;Emerging Tech&lt;/a&gt;. Il a également édité
pendant un an et demi, un blog sur le blogging en entreprises avec de
nombreuses interviews : &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.blogsforcompanies.com/&quot;&gt;Blogs for Companies&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Roland, je garderai en mémoire l'appétit d'apprendre, de comprendre, de
partager ses découvertes, une curiosité d'esprit sans faille, une constance
d'action au-delà des modes du Web, une qualité d'écriture et de synthèse
remarquables et une réelle modestie, de celui, qui pour moi, était le plus
grand blogueur français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mes pensées à son épouse américaine Suzanne et à sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rest In Peace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mise à jour :&lt;/em&gt; &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://meta.slashdot.org/article.pl?sid=09%2F01%2F09%2F1456216&amp;amp;from=rss&quot;&gt;Slashdot
indique&lt;/a&gt; &lt;em&gt;qu'une cérémonie aura lieu au Père Lachaise, Paris, le lundi 12
janvier à 10h30.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Facebook, vide d'absence et différenciations générationnelles</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2008/12/21/Facebook-vide-d-absence-et-differenciations-generationnelles</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 09:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Revue de Presse</category>
        <category>internet</category><category>jeunesse</category><category>media</category><category>reseau</category><category>reseau social</category><category>revue de presse</category><category>savoir</category><category>web2</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans la nouvelle édition de la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.revue-medias.com/&quot;&gt;revue Médias&lt;/a&gt; (n°19 - Hiver 2008), Bruno
Marlière signe un article sur sa découverte de Facebook (en trois jours
chrono), de la création de son compte à l'exploration de l'utilisation de 
la plateforme &amp;quot;relationnelle&amp;quot;, un papier plein d'étonnements, d'humour et de
questions : &amp;quot;Comment Facebook est devenu ma cour de récré&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extrait de cette aventure, le 3e jour :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Après quatre heures de vertige, je ferme à regret la fenêtre de récréation
Facebook et fais ressurgir ma salle de classe, ma page Word. Un léger vide
m'envahit, un vide de séparation, de celui que chacun ressent quand il
raccroche au téléphone et quand le &amp;quot;bon ben, salut!&amp;quot; semble dérisoire, faible,
mal assuré. C'est un vide d'impossibilité de faire, de celui que chacun a
ressenti lorsque, dispensé de piscine car enrhumé, il restait assis au bord du
bassin à regarder ses copains de classe faire des longueurs. C'est un vide
d'absence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que Facebook est une drogue est faux. Ou alors l'amour est une drogue,
l'amitié aussi. Aimer se marrer, manger avec des potes, se raconter des
histoires, jouer, aimer tout court, c'est seulement aimer la vie. Dès lors,
comment ne pas comprendre l'attraction pour un réseau perpétuellement connecté,
où séparation et disparition ne sont qu'actes volontairement et
individuellement consentis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre la page Bruno Marlière et celle de Léa, ma fille de 17 ans, il y a un
monde, il y a des siècles. Pourtant, c'est le même outil. Mon Facebook semble
statique, littéraire, confiné, organisé, comparé à celui de Léa, si mouvant,
rapide, synthétique, expansionniste et surprenant.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
Bruno Marlière indique là que l'utilisation de Facebook varie selon les
générations avec des différences marquées dans la rapidité des interactions,
les textes courts qui y sont présents (micro-publication) et les notes éditées.
Les différenciations d'utilisations générationnelles de Facebook sont peu mises
en avant dans les médias.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2008/12/21/Facebook-vide-d-absence-et-differenciations-generationnelles#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Formation Twitter et microblogging</title>
    <link>http://blog.jeanlucraymond.net/post/2008/12/14/Formation-Twitter-et-microblogging</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9fb8e87d61fdcef5bf32b501b0d33175</guid>
    <pubDate>Sun, 14 Dec 2008 15:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Luc Raymond</dc:creator>
        <category>Mes missions</category>
        <category>association</category><category>belgique</category><category>coaching</category><category>europe</category><category>formation</category><category>gestion de projet</category><category>internet</category><category>mes missions</category><category>microblogging</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Formation Twitter et microblogging en Belgique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous vous intéressez à Twitter et au microblogging, je coordonne
nouvellement une formation gratuite sur ce thème, le 17 décembre 2008 (de 9h à
17h) dans les locaux de Technofutur TIC (Gosselies, Belgique) : “&lt;a style=&quot;font-weight: bold;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.technofuturtic.be/code/fr/detail.asp?ID=765&quot;&gt;Créer et animer un
Twitter et microblog en mode interactif : Communiquer en ciblant et diffuser de
l’information avec une plus-value&lt;/a&gt;” auquel peuvent s’inscrire les Espaces
Publics Numériques et les habitants en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin d'article, vous trouverez le descriptif de formation. N'hésitez pas à
vous inscrire &lt;a href=&quot;http://www.technofuturtic.be/code/fr/detail.asp?ID=765&quot;&gt;à cette
adresse&lt;/a&gt;.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Formation Twitter et microblogging&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon offre de formation Twitter et microblogging est également disponible en
France en inter ou en intra.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gestion de projets et coaching Twitter et microblogging&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes compétences concernent également la gestion de projet et le coaching
Twitter et microblogging.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En août et septembre 2008, je suis intervenu pour le compte d'une
Organisation Non Gouvernementale internationale à Bruxelles (Belgique) en
gestion de projet : Création, animation et gestion d'un Twitter de
communication et d'échanges sur les activités grand public de l'ONG. Résultat
en 75 jours : Création d'une communauté en ligne active de 500 internautes
autour de cet espace Web Twitter.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Formation Twitter et microblogging : &amp;quot;Créer et animer un microblog en mode
interactif : Communiquer en ciblant et diffuser de l'information avec une
plus-value&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Présentation&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 2000, le blog a révolutionné le Web. Aujourd’hui, le
microblogging suit le même chemin. Nouvel outil en devenir, le microblog permet
de communiquer avec des articles de moins de 150 caractères (via le Web, la
messagerie instantanée et les SMS) et est déjà utilisé dans le monde par plus
de 5 millions de personnes… Une croissance exponentielle ! Entreprises,
associations, médias et services publics investissent les services de
microblogging et inventent des usages jour après jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les microblogs sont de nouveaux types blogs à messages courts (moins de 150
caractères) permettant :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;de formaliser des usages d'indication de présence (informer de ses
activités en cours),&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de communiquer au sein de groupes formels ou informels de personnes,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de rester en contact et d'échanger avec des relations professionnelles, et
de cultiver son réseau,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de publier des notes rapides et d'indiquer des liens intéressants…&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Public&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute personne ayant à créer un microblog dans le contexte d'une entreprise ou
d'une organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Prérequis&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Utilisation courante de fonctions de base sur Windows XP ou Vista, d'un
navigateur Internet, d'un moteur de recherche, d'un client de messagerie ou
outil de courrier électronique et du traitement de texte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;ins&gt;Contenu&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Objectifs pédagogiques :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître l'univers et les potentialités des outils de microblogging en
communication et marketing. Créer et gérer un microblog au quotidien. Savoir
utiliser des outils complémentaires aux microblogs pour ajouter un plus à son
projet Web et/ou mobile Web.&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Contenu du stage :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les microblogs : Pourquoi faire dans un contexte d'entreprise ? Les
choix techniques&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les basiques du microblogging : articles courts, canaux de
distribution/diffusion et de réception de l'information (Web, RSS, messagerie
instantanée, SMS, Web mobile), flux continu, la notion de multi-applicatif
(blogs, réseaux sociaux,
RSS),        &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Panorama, fonctionnalités et comparatif des outils existants : Twitter,
Pownce, Jaiku, Plurk...       &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Usages phares des microblogs en mode projet, information/communication,
veille/intelligence économique, marketing, systèmes d'alerte.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Création et gestion d'un microblog :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Création et gestion d'un microblog sur Twitter : mise en page et importance
de l'avatar, paramètrage, apprentissage des spécificités de l'écriture
microblog,    &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les multiples modes de partage, de communication, d'interaction et
d'échanges avec les microblogueurs,     &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La netiquette du microblogging : règles d'usage et modes de
socialisation,    &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Usages en mode collectif et capitalisation de l'information : l'agrégation
de contenu.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les plus du microblogging&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Utilisation des clients légers Web et plug-in de navigateurs pour optimiser
son utilisation du microblogging,    &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Outils spécialisés microblogs : moteurs de recherche,
géolocalisation,    &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Rôle et utilisation des API (interfaces de programmation) et des mashups
pour des fonctionnalités additionnelles au microblogging, &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les tendances émergentes techniques du microblogging : agrégateurs de
microblogs, microblogging vidéo, microblogs
marque-pages...   &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Utilisations innovantes des microblogs : microcommunication et
microjournalisme, micromarketing, créativité et microapprentissage.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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