Jean-Luc Raymond

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samedi 19 janvier 2008

Christian Salmon Storytelling et l'invention du storytelling management

Christian Salmon évoque dans son passionnant essai "Storytelling" (La Découverte, 2007) comment les modes relatives au management font leur chemin ; un passage de son ouvrage plus qu'intéressant qui tend à relativiser la communication autour de méthodes de management qui se succèdent les unes les autres comme des "recettes" plus éprouvées qu'on ne le croit dans leur diffusion. Extraits de l'ouvrage de Christian Salmon "Storytelling" pour illustrer ce propos :

"Les gourous sont des pourvoyeurs de modes managériales. La popularité de leurs idées va et vient selon des cycles d'invention (quand l'idée est créée), de dissémination (quand l'idée est portée à l'intention d'un public ciblé), d'adhésion (quand l'idée est acceptée), de désenchantement (quand les évaluations négatives et les frustrations liées à cette idée commencent à émerger), puis de déclin ou d'abandon de l'idée... (...)

Le délai qui s'écoule entre l'apparition d'un nouveau schéma managérial et son pic de popularité s'est considérablement raccourci : il est passé de 14,8 années dans les années 1950 à 1970 à 7,5 dans les années 1980 et 2,6 dans les années 1990. Ces idées sont crées et diffusées à partir d'un réseau de sociétés de consultants, de business school et d'éditeurs, eux-mêmes en concurrence, et dont le succès auprès d'un public spécialisé (managerial audience) dépend de "leur capacité à identifier des attentes latentes et les préférences collectives" de ces consommateurs de management."

Pour comprendre ce qu'entend Christian Salmon par "Storytelling" et comment cette manière très répandue de communiquer imprègne les médias, la communication des entreprises et la communication publique/politique, lire son article pour Lekti-Ecriture : "Les nouvelles fictions du capital" (29 novembre 2006).

lundi 5 février 2007

Virtual commerce (tendance 052)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Sur son blog marketing, Vanina Delobelle emploie l'expression Virtual commerce dans un contexte particulier, celui du monde virtuel Second Life : "Le virtual commerce vous connaissez ?" :

"(...) On connaissait le e-commerce, le m-commerce (...) mais maintenant il existe le virtual commerce ! Alors pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce jeu (...), on est dans un monde virtuel. Mais ce qui est intéressant dans ce monde c'est qu'on peut acheter en "vrai". Ainsi il est possible d'acheter des ordinateurs Dell, des voitures Toyota ou encore une cannette de Coca. Vous configurez en ligne, dans le jeu, le produit que vous souhaitez acheter et ensuite votre monnaie virtuelle sera changée en vrais dollars et vous pourrez acheter directement sur le site du marchand. C'est comme ça que plus de 1,2 millions de dollars de transactions sont effectuées par jour à travers Second Life (...)."


Michel Leblanc évoque ce même terme dès novembre 2006 dans son article : "Le 3D est le futur du Web" :

"cNet a pris pied dans Second Life, de même qu’IBM qui a décidé d’investir massivement dans le jeu. Ils (IBM) ont même inventé un nouveau terme, le v-commerce, pour Virtual commerce. Ils ont déjà 230 employés à plein temps dans l’univers ainsi que plusieurs îles d’expérimentations."


Le 21 janvier 2007, le blog thématique Luxus publie un papier sur l'arrivée de la marque Dior sur Second Life en réemployant l'intitulé Virtual commerce :

"Grande nouvelle dans le domaine du vi-commerce (virtual commerce), Dior est la 1ère marque de luxe à faire irruption dans le monde de 2nd life, auprès de 2.5 millions d’avatars. Sur l’île Belladone, et ce jusqu’à fin juin, seront exposées 4 des 17 pièces de la nouvelle collection créée par Victoire de Castellane."


Le terme Virtual commerce trouve ainsi une nouvelle dénomination. Dans son sens premier, c'est l'un des termes anglais désignant le commerce électronique comme le rappelle le titre de l'ouvrage suivant sur la nouvelle économie : Evans (Philip), Wurster (Thomas), Getting real about virtual commerce, Harvard Business Review, Boston, novembre-décembre 1999 ou encore la page sur l'Electronic commerce de l'Office Québécois de la Langue Française.

lundi 29 janvier 2007

Folksonomies géographiques (tendance 051)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Il faudra s'y faire : les folksonomies deviennent géographiques. En clair, on peut désormais présenter sur une carte sur Internet, les mots-clés (tags) qu'on a associés à des photos postés sur une plateforme. Ce projet expérimental développé par Yahoo s'appelle TagMaps utilise la base cartographique Navteq et des clichés extraits de Flickr mais on imagine facilement l'intégration de systèmes tels Delicious ou Digg.


Il y a donc 3 niveaux d'associations imbriquées : le lieu de prise de vue de la photo (coordonnées géographiques), les mots-clés personnalisés affectés à l'image et la situation géographique representée sur le support médiatique Internet. TagMaps permet de naviguer sur la carte et de rechercher des photos par mots-clés et par lieu et de les pré-afficher sur le côté avec des vignettes. On peut explorer cette carte mondiale de jour et de nuit.


Evidemment, on imagine des classifications collectives cartographiques qui seront pertinentes ou non dans une sorte de tryptique Internet ou bien une recherche multi-critères à 3 facettes. Plus d'explications sur TagMaps à cet URL (notamment le module de recherche World Explorer et l'application ZoneTag qui permet de poster des photos sur FlickR à partir d'un téléphone portable et de la géolocaliser). Via Social-Computing.

dimanche 28 janvier 2007

Sobjet (tendance 050)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Sylvain Héraut a suggéré par courrier électronique, le néologisme "sobjet". Le 6 janvier 2007, le mot est employé par Vicente Verdu, économiste et journaliste espagnol, auteur de l'ouvrage à paraître "Moi et toi, objets de luxe", à l'occasion d'un entretien publié dans le quotidien Libération : "Le consommateur est devenu critique et conscient de ses droits" où il est question de la figure du consommateur dans la société occidentale :

"Selon vous, cette culture de la consommation a créé une nouvelle figure, à la fois sujet et objet, le «sobjet». Expliquez-nous.

Nous sommes dans un espace général où croît la subjectivité de l'objet, tout comme l'objectivité du sujet. D'où cette créature hybride du «sobjet». On peut donner l'exemple de la relation homme-femme. Fini l'équation l'homme-sujet et la femme-objet. La femme est devenue protagoniste, et l'homme jouit de la satisfaction masculine d'être objet de désir. Dans le monde des marques, même phénomène. Auparavant, les produits n'avaient que des propriétés pratiques ; désormais, ils véhiculent des histoires et des sentiments. «Dessiné pour les sens», dit le slogan de Nokia pour son portable 8800, car les objets naissent aujourd'hui avec la mission de nous séduire, de nous occuper et nous accompagner. Les produits ont aujourd'hui de l'éloquence, ce sont des personnalités. La mascotte est le prototype du «sobjet», le chien de compagnie étant à la fois sujet et objet. De la même façon, les relations humaines relèvent de cette notion mixte. L'autre est à la fois protagoniste et instrument. C'est une sorte d'humanisme utilitariste et affectif. L'autre n'est ni transcendantal ni esclave, il est un mélange des deux."


En Espagnol, on parle de Sobjecto qui est d'ailleurs un personnage de théâtre dans "Mujerfranquicia", une pièce expérimentale de Raquel Tomàs (2006) :

"Quatre personnages cherchent à tirer un rendement optimal d’eux-mêmes et de tout ce qui les entoure. La Mujerfranquicia (La Femmefranchise) ne sait pas qui elle est, mais tout le monde veut lui ressembler. L’Hombreaplazos (L’Hommeàéchéances) ne sait pas ce qu’il veut, mais investit toujours à terme. La NiñaOmega3 (La FilleOméga3) ne sait pas parler, mais elle n’arrête pas de poser des questions. El Sobjeto (Le Sobjet) ne sait pas ce qu’il vaut, mais il achète tout. Quatre velléités de super héros réunies dans le même chapitre d’une histoire éternelle."

samedi 27 janvier 2007

Cyberintimidation (tendance 049)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le terme cyberintimidation est né au Québec et semble souvent employé dans le milieu de l'éducation au Canada. Le portail du gouvernement Fédéral Canadien Strategis évoque ce mot et le définit ainsi :

"L’intimidation n’a rien d’agréable pour personne. Maintenant, elle existe même sur Internet. Ceux qui pratiquent la cyberintimidation utilisent des outils de communication modernes (courriel, messagerie instantanée, téléphone cellulaire, bavardoirs, blogues, etc.) pour menacer leurs victimes et les maltraiter tout en racontant des mensonges et en répandant des rumeurs à leur sujet. D’une certaine façon, la cyberintimidation est pire encore que l’intimidation normale parce que tu ne peux y échapper. La cyberintimidation t’atteint par tous les moyens, sans parler des sites web et des blogues qui racontent toutes sortes de choses sur toi. Cyber ou pas, l’intimidation se pratique par des brutes qui ont en fait une faible estime d’eux-mêmes. Ces gens-là veulent se prouver à eux-mêmes en dominant les autres."


Au Canada, on évoque le phénomène lié à la pratique de l'Internet et à l'utilisation d'outils technologiques chez les adolescents comme le souligne l'article "Tasse-toi, ti-gars!" (publié dans l'actualité en décembre 2005) :

"Autant de cas de «cyberintimidation» (de l'anglais cyberbullying ), phénomène dont sont victimes de plus en plus d'adolescents un peu partout dans le monde. Selon une étude de l'Université de Calgary, publiée en mai, un élève de 1re secondaire sur quatre aurait déjà été intimidé de la sorte. Qu'elle se fasse par courriel ou message texte, dans un site Web ou un salon de clavardage, cette forme d'intimidation se propage à la vitesse des ondes.

«La cyberintimidation fait d'autant plus de ravages qu'elle n'est limitée ni dans le temps ni dans l'espace », observe le Canadien Bill Belsey, un des meilleurs experts mondiaux en la matière. Et elle peut entraîner des répercussions graves, allant jusqu'à la dépression, au suicide (des cas ont été signalés aux États-Unis et en Angleterre) et même au meurtre – au Japon, une jeune victime a fini par tuer son cyberagresseur."


CyberAverti.ca cite le cas de Danny, élève en secondaire 3, "Opprimé par la cyberintimidation". Enfin, le Réseau Education-Médias explique comment "Contrer la cyberintimidation".

samedi 20 janvier 2007

Spam pump and dump (tendance 048)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Sur son blog, Jean-Pierre Cloutier évoque le phénomène boursier du spam pump and dump qui prend de l'ampleur et n'est malheureusement pas nouveau : "Le pourriel pump and dump" :

"Depuis un peu plus de deux mois, c'est le "pump and dump" qui, du moins dans ma boîte de courriel, représente la majorité des messages non sollicités. L'astuce pour les fraudeurs consiste d'abord à acheter un certain volume d'actions d'un titre boursier dormant ou coté en cents (penny stock), puis par un pourriel prenant la forme d'une recommandation d'achat de susciter de l'intérêt pour le titre dans le but d'en faire artificiellement gonfler le prix (pump) et, par la suite, une fois atteint le seuil souhaité de liquider rapidement le portefeuille (dump) et d'encaisser la marge. Évidemment, la vente en bloc du portefeuille des fraudeurs fait s'effondrer le titre et les investisseurs qui ont mordu à l'arnaque subissent des pertes."


Le blog Legitiname, dans un article de septembre 2006, parle aussi de ce type de spam : "Pump and dump : quand le spam rejoint la bourse" qui représenterait actuellement 15 % des spam :

"La fraude financière se taille une nouvelle entrée sur Internet. Le "pump and dump" (aussi appelé "stock dump") consiste à gonfler artificiellement le prix d'une action dans le but de réaliser une forte plus-value lors de la revente."


Le 2 septembre 2006, le site Informatique Weka précisait que le stock spam influe sur les cours de la Bourse :

"Un récent exemple de pump and dump montre la puissance du processus. À la fin du printemps 2006, le cours de l'action Southern Cosmetics s'est brutalement mis à grimper de manière totalement anormale. En volume, elle s'est échangée six fois plus qu'à l'accoutumée. Rien de la part de Southern Cosmetics ne laissait présager un tel mouvement vers le haut. En fait, le point de départ du mouvement est le 21 juin. Des centaines de milliers d'internautes jouant à la Bourse en ligne ont reçu un stock spam les informant de l'imminence d'un accord commercial entre Southern Cosmetics et Naomi LLC, une autre société spécialisée dans les cosmétiques et produits de beauté."

lundi 15 janvier 2007

NégaWatts (tendance 047)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


On doit le concept de négaWatts à l'américain Amory Bloch Lovins, écologiste professionnel et auteur de plusieurs livres sur l'efficacité énergétique auprès des entreprises et du grand public. Comme l'indique la base de connaissances Wikipédia, on parle de négaWatts lorsqu'on utilise moins d'énergie pour assurer un même service.


Pour illustrer ce concept, le gouvernement britannique a pris la décision d'interdire la mise en vente d'appareils disposant d'une fonction de veille : téléviseurs, lecteurs musicaux, DVD, équipement informatiques... Une mesure radicale. La veille "provoque plus de 8 pour cent de la consommation électrique des ménages".


Wikipédia précise un exemple à propos des négaWatts :

"L'exemple le plus courant consiste à remplacer une classique ampoule de 100 Watts par une lampe fluorescente de 20 Watts revient à utiliser 5 fois moins d'énergie pour assurer un même niveau d'éclairage. La puissance électrique nécessaire est ainsi réduite de 80 Watts. En d'autres termes, le remplacement de cette lampe génère "80 Watts en moins", soit une production de 80 négaWatts.

Les négaWatts peuvent être produits par une amélioration de l'isolation et de l'efficacité énergétique des bâtiments, la régulation du chauffage pour réduire la consommation d'énergie, l'autopartage et le co-voiturage, la relocalisation des circuits économiques, le transfert du transport routier sur les rails, la construction de commerce et de restaurant proche des zones résidentielles..."


En France, l'association négaWatt a pour objectif de promouvoir et développer le concept et la pratique "négaWatts" à tous les niveaux de la société.

dimanche 14 janvier 2007

Cistes (tendance 046)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Les cistes (ou le geocaching) ? Drôle de mots dont le site des cistes fait ainsi l'historique :

"Selon le Petit Larousse, une ciste, dans la Grèce antique, était une corbeille ou un coffret comportant des offrandes destinées aux dieux. Max Valentin, père des chasses au trésor ludiques francophones et auteur, notamment, de la célèbre Chouette d’Or (qui reste introuvable depuis plus de 12 ans en dépit des efforts de centaines de milliers de chercheurs), a choisi le mot "cistes" pour adapter au contexte français un concept qui fait fureur outre-Atlantique sous le nom de Geocaching."


Les cistes, c'est une chasse au trésor qui prend en compte Internet où les indices y sont déposés. Ce mode de chasse de trésor se développe en France avec des passionnés bénévoles de ce modèle de jeu. Les cistes sont des boîtes hermétiques dissimulées dans la nature (dans un lieu public et jamais enterrées) et qui renferment des petits objets originaux (pas de denrée périssable). Pour qu'on puisse les trouver, les cacheurs auront laissé quelques indices sur Internet afin de les localiser. Ils glissent aussi dans leur trésor un carnet avec un stylo pour que les trouveurs puissent y laisser un message. Le cacheur peut aussi lancer un défi supplémentaire en glissant un bourdon dans la ciste, c'est-à-dire un message qui amènera le trouveur à voyager de ciste en ciste jusqu'à un lieu déterminé. Une fois la boîte découverte, ce dernier ne devra, quant à lui, pas oublié de remplacer le petit objet qu'il aura choisi par un autre. Ce jeu de piste moderne est généralement familial.


Pour jouer aux cistes, on peut consulter le site Internet Cistes.netle site des Cistes et New Forez - Le forum sur la piste des cistes.

samedi 13 janvier 2007

Vidéo à la demande (tendance 045)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


La Video On Demand ou Vidéo à la Demande (VOD) consiste à louer une vidéo (film, match, concert, émission de télévision...) par Internet ou par un réseau cablé. C'est le principe de la location mais dématérialisée, sans avoir à se déplacer et avec un choix bien plus vaste. Le fichier reste visible 24 heures après le début de la première lecture. Plusieurs acteurs, dont des chaînes de télévision publiques ou privées, des opérateurs de VOD privés, fournisseurs d'accès internet et opérateurs de téléphonie privée, proposent déjà un service de Video On Demand (ou Vidéo à la Demande).


L'article de Wikipédia sur la Vidéo à la demande décrit les procédés techniques de la VOD.

mercredi 10 janvier 2007

Papier équitable (tendance 044)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le papier équitable est l'objet d'un article dans Le Journal de Montréal dans un article du 6 janvier 2007 : "Place au papier équitable" par la journaliste Jessica Nadeau. Le papier équitable n'est pas 100 % recyclé. Il s'agit d'un papier écologique certifié Forest Council Stewardship (FSC). Il est précisé avec des arguments commerciaux, économiques et écologiques :

"La papetière québécoise Domtar s'est lancée dans la production de papier écologique certifié dit papier équitable. "Domtar serait la première société nord-américaine de produits de la forêt à s'engager à ce que toutes les étapes de sa chaîne d'approvisionnement entrent dans le cadre d'une certification Forest Stewardship Council (...) L'idée, c'est de réduire au maximum les impacts sur l'écosystème à toutes les étapes de la production. Sa nouvelle gamme de papier (équitable), EarthChoice, est faite à 35 % de fibres recyclées et la certification assure aux consommateurs que le papier provient de forêts gérées de façon écologique (...) Pour être certifié FSC, il faut respecter une dizaine de critères qui permettent d'assurer le renouvellement des forêts et la protection durable des plantes et des animaux (...) En plus d'encourager la réflexion sur la consommation responsable, cette initiative permet de réduire les fameux gaz à effets de serre".

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