L'évènement autour du Web de ce
mois de février à Paris est la rencontre Internet Mon Amour, le dimanche 17
février 2008 de 18h à 20h au Centre Pompidou (Petite Salle) ; l'entrée est
libre. Thème de ce rendez-vous : "Faut-il avoir peur du Web 2.0 ?" avec un
invité qui compte dans l'univers des réseaux et de l'Internet : Geert Lovink,
activiste, critique d'art et créateur de l'un des médias contributifs les plus
anciens de l'Internet (1995) : la liste de diffusion NetTime, accessible en plusieurs langues et
considérée comme l'un des ferments du Net.Art et d'une culture critique du Web.
John Perry Barlow, Bruce Sterling ou Hakim Bey y ont souvent contribué.
Dialogueront avec Geert Lovink : Agnès de Cayeux, artiste, Géraldine Gomez,
curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste, Valentin
Lacambre, figure historique de l'Internet indépendant français, fondateur
d'Altern et de Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et
cyberféministe, Annick Rivoire, créatrice du site poptronics.fr, Anne Roquigny, curatrice nouveaux
médias.
Informations sur ce rendez-vous sur
le site du Centre Pompidou et sur la page Internet Mon Amour.
Geert Lovink a permis de théoriser sur la notion de média tactique
(ABC des
médias tactiques, 1997), une notion d'actualité : "C'est ce qui se
passe quand les médias bon marché issus de la révolution de l’électronique
domestique et permettant une diffusion étendue (que ce soit les chaînes d’accès
public ou l’Internet), sont exploités par des groupes ou des individus qui se
sentent lésés ou même rejetés par l’environnement culturel existant. Les Médias
Tactiques ne se contentent pas de rendre compte des événements ; n’étant jamais
impartiaux, ils y prennent toujours part, et c’est cela, plus que toute autre
chose, qui les distingue des médias dominants."
Geert Lovink n'est pas seulement un témoin des activités du réseau ; il en est
un acteur et ses positions éclairent les utilisations en cours de l'Internet
tout comme ses perspectives en termes d'échanges, de coopération, d'économie,
de pratiques sociales et culturelles. Son éclairage sur le Web 2.0 et nouveau
Web apporte une dimension de réflexion et de recul critique manquant
singulièrement à la vague d'outils et de services se positionnant sur un marché
local ou mondial.
En 2006, Geert Lovink a fait paraître Zero Comments: Blogging and Critical
Internet Culture (Routledge, mai 2006), un ouvrage de 344 pages qui développe
une théorie générale du blogging foncièrement critique. Il est directeur de
l'Institute of Network Cultures à Amsterdam.
Pour aller plus loin sur les réflexions passées et présentes de Geert Lovink,
quelques documents à consulter :
- Entretien, propos recueillis le 4 juillet 1997 à Kassel ;
- Interview pour le magazine Transfert (28 septembre 2000) au sein du dossier "L'autre mondialisation en marche" ;
- Plusieurs articles de Geert Lovink (publiés en 2003 et 2004) pour la revue Multitudes : "Notes on the State of Networking", "Un monde virtuel est possible : des médias tactiques aux multitudes numériques", "Virtual world is possible : from tactical media to digital multitudes", "Après le boom de la Net-économie", "After the Dotcom Crash" ;
- Interview pour le dossier Transversales du quotidien Libération (12 janvier 2008) : "Web 2.0 : "L'anonymat n'est plus qu'une notion nostalgique"" ;
- Interview pour Eurotopics (28 janvier 2008) : "Survivre à l'ère de l'information" ;
- Interview pour le mensuel Chronic'Art (4 février 2008) : "Netocrate #2 : Geert Lovink, le datadandy" ;
- et bien entendu le site officiel de Geert Lovink.
Du 23 au 27
mai, la Ville de Mantes-La-Jolie organise au Parc des Expositions le premier
Festival des Robots avec des compétitions de robots, des conférences, expos et
animations. L'entrée est gratuite. Une excellente initiative pour découvrir
quels sont les robots d'aujourd'hui et réfléchir à leur place au quotidien et
dans la vie professionnelle dans l'avenir.
A partir du 22 mai, le 2e arrondissement de Paris devient
Philosophie
Magazine du mois de mai 2007 consacre sous la plume du
journaliste Marc Fernandez un article de 6 pages au modèle
encyclopédique proposé par
Dans le cadre du lancement, le 23 janvier, de l'exposition
permanente "
Le Salon
L'Espace
Public Numérique Cyberagora -
"Repenser
la solidarité, l'apport des sciences sociales" de Serge Paugam est un ouvrage
différent sur la solidarité. Il comprend 992 pages et a réuni 50 contributeurs
(49 Euros aux Presses Universitaires de France, collection Le Lien social).
Imposant, ce livre est une élaboration collective de chercheurs et de penseurs
suite à un séminaire pluridisciplinaire du CNRS et de l'Ecole des Hautes Etudes
en Sciences Sociales : "Repenser la solidarité au 21e siècle"
Le
journaliste 